Quelques instants(gram) de ma semaine #19

Un lundi où je ne vais pas à Paris, ça n’existe pas.

(Référence à Prévert, on trouve la poésie où on peut … En tous cas je trouve la nouvelle verrière de la Gare de Lyon très réussie.)

Le mardi, c’était la joie, j’étais au bureau, exerçant comme tant de fois mon sport favori > la conf call avec les pieds sur le bureau. On réfléchit mieux les jambes surélevées. Si (peut être un peu de sang remonte au cerveau ?).

Le mercredi, ce fut encore une joie plus grand, enfin une soirée entre filles, à faire siffler les oreilles des fâcheux, et à siffler tout court, des coupettes de champagne. Ce soir là, gros schisme entre celles qui croient l’amitié hommes / femmes possible et celles que non.

Je me situe dans le camp des nonnistes.

Jeudi, c’était encore conf call. Mais on s’en fout, la vie est belle, on continue de faire sortir des placards et des boîtes les sandales d’été. Le 31 mai, il était temps.

D’ailleurs, dès le vendredi, c’était le 1er juin.  James, Monsieur Juin, a pris possession du calendrier pour le mois. Espérons que nous aussi nous puissions bientôt nous balader torse poil dans les villes.

Ensuite petit WE de 2 jours, que c’est court en fait. Surtout juste après une semaine de boulot de 5 jours (pas l’habitude).

Je pense que je suis déjà arrivée à ma limite de compétences en matière de coiffures de petites filles. Je maîtrise :

1. la barrette sur le côté (qu’elle garde 14 minutes en moyenne haute)

2. le bandeau dans les cheveux (3 minutes de survie avant arrachage sauvage)

3. le royal palmier dont le taux de survie dépasse la demi heure. C’est moins distingué mais c’est plus pratique.

J’ai également pratiqué quelques menus travaux manuels, à la demande pressante de ma progéniture (« Mamaaaaaaaan, joue à la pâte à modeler avec moaaaaa »). Pfff.

Ci dessous, mes créations originales en pâte à modeler.

Ma créativité est sans bornes, je sais.

Samedi, la Dauphine est tombée en amour avec l’affreux cadeau sexiste de son papa : une poussette miniature pour trimbaler ses poupées (j’ai demandé où était l’aspirateur et le fer à repasser, je n’ai pas obtenu de réponse vraiment satisfaisante). En attendant, si elle pouvait dormir avec sa poussette, elle le ferait. Ce qui permet à son frère de squatter la vraie poussette délaissée pendant qu’elle traîne partout son horrible poupon ROSE (assorti à la poussette ROSE).

Pour l’éducation féministe, on perd GRAVE des points là.

Dimanche, le fond de l’air s’est brutalement rafraîchi et devenu subitement bien humide. En cause une brusque dégradation du thermomètre, mais également une séquence hautement lacrymale, à base d’Héritier qui te récite un poème de 8 lignes appris par coeur pour l’occasion. Je m’y connais tellement en enfants, que je ne savais pas que des enfants de 4 ans étaient capables de mémoriser un texte complet ainsi (et en fait si, apparemment mon enfant n’en est pas un génie pour autant). Autant dire que les pisse froids qui accusent la Fête des Mères de tradition mercantile et pétainiste peuvent aller se brosser. Moi je suis très contente de l’écouter annoner un poème certes bateau et à la rime relativement pauvre, mais tout tremblotant d’émotion, et m’offrir un cadre jaune fluo décoré avec des gomettes plastique vertes entourant sa trombine d’ange.

Bonne semaine les affreux, et bisous à vos mamans.

Ma meilleure fête des mères

Bon, ça n’est que la 2ème, donc j’ai une marge de progrès, mais là quand même, j’ai été vernie les enfants.

D’abord, ce matin, j’ai eu le droit au petit déjeuner au lit (même si après avoir préparé et donné le biberon à l’Héritier). J’aime lire ELLE au lit avec des miettes de pain qui me gratouillent les fesses.

Ensuite, j’ai eu une TRES BELLE carte confectionnée par l’Héritier et sa nounou.

Extasions nous 3 minutes. Le devant.

C’est donc un paon, confectionné avec des contours de minime à mon fils.

L’intérieur. Oooooooooooh. C’est beau.

Bon, ça y est, je me suis assez extasiée sur les réalisations de l’Héritier ?

(et du goût quelque peu discutable de sa nounou pour les stickers fleuris)

Voici enfin mon vrai kadal de fêtes des mères (on remercie bien fort le portefeuille du père de l’Héritier).

De splendides chaussures de chez Zapa, pour aller avec la robe (Zapa) que je me suis offerte pour un mariage la semaine prochaine (Noémie, bon courage pour la dernière ligne droite !).

(C’est là qu’on voit que je suis assez naze côté blog-de-fille, avec cette photographie daubique, on dirait que mes orteils sont des cosmonautes, alors qu’en fait pas du tout, je vous assure.)

Et bien entendu, cette journée de Fêtes des Mères ne serait pas un succès complet sans cette formidable soirée politique d’élections européennes.

Alors évidemment, tout n’est pas satisfaisant. La participation est inférieure à 40%, et c’est navrant. Le PS se ramasse la tronche, et laisse la part belle à Europe Ecologie (et tant mieux pour eux, les mauvais reports sont ceux qui vont vers l’extrême droite). Mais ce qui est profondément jouissif, c’est la DOUDOUNE de Bayrou et du MODEM (proche de 8%, yepeee). Si seulement cette rouste pouvait nous permettre de nous débarasser à titre définitif du génie des Pyrénées, cette défaite n’aura pas été inutile.

Là il est 21 h 13, j’ai entendu Martine Aubry battre sa coulpe sur France 2, je patiente gentillement que Bayrou se pointe. (L’Epoux est atteré par le brushing quelque peu trop dynamique de Christine Lagarde.)

Et sinon, quand nous sommes allés accomplir notre devoir électoral, on est passé saluer Francis (et Romain aussi).

(Raaah la la la, l’Epoux avait mis un tee-shirt orange à l’Héritier ce matin, shame on him !)

22 h : Bayrou nous a fait 30 secondes de contrition. Boooouh.

22 h 27 : Xavier Bertrand, il me colle des boutons. Plein. C’est assez pénible.

Bon, c’est comme les soirs de NS (l’audience en moins), on se fait les pronostics ? Fillon démissionne, et kisékon nous colle à la place ?