Le cul à Kim, une autre forme d’engagement sociétal

Elle présente à mon sens la plus belle face postérieure que je connaisse (et pas seulement parce qu’elle ressemble à la mienne), Kim Kardashian récidive et nous présente sa lune. Pleine.

(Vu chez Balibulle.)

(Toutes les photos de W Magazine sont .)

Mis à part le fait que la « carrière » de KK ne présente aucun intérêt majeur (c’est un peu Paris Hilton en brune et nettement plus fessue), je salue volontiers ses prestations déshabillées et exposant sa chair. En effet, je reste persuadée que c’est en faisant la promotion assumée de ce type de physiques que l’on oeuvre pour leur meilleure acceptation. Un contre-poids (c’est le cas de le dire) aux fils de fer que nous exposent à longueur de pages les médias (à commencer par la presse féminine, y compris dans leurs incursions « rondes et sexy« ), comme il y a un an de cela les photos « à plis » de Lizzie a fait son petit effet.

Que l’on se méprenne pas, je ne fais pas l’apologie du « fat is beautiful » et du gras, histoire de prêcher pour une paroisse qui serait la mienne (le poids n’est pas seulement un problème esthétique, c’est aussi parfois / souvent un problème de santé). Comme l’a bien dit Caroline sur son blog à plusieurs reprises, soyons honnêtes, les rondes / grosses aspirent bien souvent à ne pas l’être. Et pas seulement parce qu’elles se trouvent laides, mais aussi parce que c’est socialement peu acceptable, en tous cas rarement valorisé.

Donc quand Kim nous montre son (beau) cul, je suis toujours bienveillante, car je pense qu’elle oeuvre aussi à faire que la normalité / la beauté prenne un autre prisme. Tout rond le prisme.

Le mien ? il est comme celui de Kim (en toute modestie).

Hier, j’ai encore fait une promesse inconsidérée sur touitteur.

Je m’énervais sur l’envahissement des twitts dans ma timeline (je vais faire un tri je pense, trop de geeks là dedans) sur la manifestation de Le Meur, Le Web. Je n’ai rien contre le Loic national, même s’il ressemble (et de plus en plus) à Steven Seagal, et que son évènement est majoritairement masculin (quoi qu’en dise Emery (=> d’ailleurs mon grand, bonjour la condescendance dans les propos, je ne te félicite pas). Juste il y a un moment où y’en a marre de sans arrêt lire la même chose partout estampillée #leweb, sans parler de la pub même pas déguisée pour une marque de café qui arrose apparamment copieusement les participants. Le webeux / bloggueur est un homme sandwich, ça se confirme (et boit le même café que Georges C., mais hélàs, la comparaison s’arrête souvent là).

La contrainte de touitteur étant de s’exprimer en 140 caractères (pas facile tous les jours), je me suis donc contentée d’un sobre mais explicite « MON CUL SUR LA COMMODE #leweb ».

Bien entendu, maintenant le monde entier mes 8 followers réclament une photo de mon cul sur la commode. L’Epoux est pas d’accord. Il dit qu’on a pas de commode. Ce qui n’est pas faux. Et puis accessoirement, mon cul, c’est un peu la partie de mon corps que j’assume moyen (y’en a d’autres, mais celle là en particulier). Heureusement que je le vois assez peu somme toute. Souvent, quand je croise des filles dans la rue et qu’elles sont très callypiges, je tire l’Epoux par la manche, et lui demande « dis donc, le mien (de cul), il est comme le sien là ? ». J’ai droit à des réponses variables « non plus haut, non moins carré, non plus large« .

Au fil du temps, je me suis fait une idée à peu près précise de ce que doit être mon derrière pour le commun de l’humanité. Et un peu idéalisée.

Comme celui de Kim Kardashian (image piquée à Mélodie Nelson, poétesse québecoise que j’aime beaucoup). Prend de la place quoi. Sauf que moi, à la différence de Kim je m’achète des culottes à ma taille, au lieu de piquer celles de ma petite soeur.

Mais je n’ai qu’une parole, et dès que je trouve une commode, je fais la photo.