Je vais bien, ne t’en fais pas(*)

(* Titre piqué à Olivier Adam, l’écrivain français contemporain que je préfère, je crois.)

Fin de semaine un peu chargée, grosse réunion client à préparer, déroulée hier à La Défense (le quartier le plus déprimant de Paris), raté pour la Journée de la Procrastination. L’ambiance reste morose sur quelques secteurs économiques « baromètres » (ceux qui se prennent de plein fouet les conséquences effectives et directes de la moindre capacité des ménages à consommer). On sent bien que la crise / la crise / la crise dont se gargarisent les politiques est encore bien là, et qu’on en est pas sortis. Les chefs d’entreprises me disent qu’en 2009 les projets avaient continué à avancer, plus ou moins facilement, on serrait les dents en se disant que 2010 serait meilleur. Las, la reprise attendue peine à se pointer, du coup 2010 risque d’être vraiment hard core, on a grignoté les réserves en 2009, cette fois ci on va se serrer la ceinture pour de vrai (youhou).  Pourtant j’avais sorti mes collants à trous trous pour aérer les gambettes et distraire les yeux, le temps était magnifique, jusqu’à ce que je quitte Paris, l’orage a pu arriver ensuite (moi mégalo … ?).

Puis hier soir, avec l’Epoux, on s’est fait un petit bain de jouvence. Ou on a pris un méchant coup de vieux, c’est selon si l’on voit le verre à moitié plein ou à moitié vide. Concert de Coeur de Pirate donc, au Transbo, qui reste tout de même la meilleure salle de concert lyonnaise. Bon son, taille humaine, bonne bière. Le public était assez varié, mais avec tout de même une bonne proportion de petites minettes et autres ados prépubères qui font des coeurs avec leurs doigts. Kikoolol.

Toujours est il que j’étais un peu inquiète, concert à 19 h 30, sachant qu’une première partie n’était pas indiquée et que l’album entier de Coeur de Pirate fait très exactement 36 minutes, je me disais, c’est plié, à 20 h 06 on peut aller se pieuter. En vrai, il y avait bien une première partie, assez sympathique, et Coeur de Pirate a eu le bon goût de nous faire quelques reprises (Phoenix, sa fameuse reprise d’Umbrella de Rihanna), et des nouvelles chansons. Ce qui nous a permis de tenir jusqu’à 22 h 15. Chouille.

(Je vous mettrais bien des photos du concert, mais elles sont sur l’iPhone de l’Epoux, j’attends toujours – c’est comme les photos de 2009 pour mes voeux de la nouvelle année mais c’est une disgression – qui les a prises du haut de son mètre 89. Je vous raconte pas comme les ados crisaient grave d’être derrière lui. Quand on dit que les nouvelles générations sont de plus en plus grandes, c’est une vaste fumisterie, elles sont certes très agitées ces jeunes filles, mais plutôt naines.)

Chouette concert en tous cas, Béatrice est très touchante (et ressemble à mort à France Gall, mais bon, personne dans la salle ne devait même savoir qui est cette vénérable dame, donc on se l’est dit dans le creux de l’oreille, comme des enfants comme deux vieux cons), souriante au piano, avec ses tatouages et ses cheveux blonds paille, son accent québecois bien marqué (qu’est ce que c’est sexy les accents). Ses chansons sont bien interprétées en live, elle s’accompagne très bien au piano, et s’entoure de bons musiciens. Quand tu penses qu’elle a 20 ans, ça te fout un coup de vieux, 12 ans de plus qu’elle. Pfiou.

(D’ailleurs, voir ses cheveux m’a fait repenser que je voulais une couleur, hop, j’y vais demain, à moi le blond platine.)

On va essayer d’attendre le vrai printemps et l’été pour continuer à aller écouter de la musique, en lorgnant sur la programmation des Nuits de Fourvière par exemple, qui hélas ne me paraît pas très réjouissante, en tous cas peu innovante.