Quelques instants(gram) de ma semaine #2

Après la semaine #1, on poursuit donc cette idée de petite revue en images de ma semaine (oui je sais, en même temps, tenir 2 semaines de suite ne relève pas ENCORE de l’exploit.)

Les deux premières années de vie d’un enfant sont géniales. A 11 mois, la Dauphine n’a toujours que deux dents, mais progresse par ailleurs à pas de géants. Désormais elle peut tenir debout sans appui, mais à vrai dire ça ne la passionne guère. Ce qu’elle aime, c’est arpenter l’appartement de long en large à quatre pattes, et porter à la bouche toute chose. Surtout ce qui ne devrait pas traîner. (Ici, un verre de vin, vide, posé par terre dans sa chambre. Appelez moi Sue Helen. Mère & fille.)

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Pour mon retour aux affaires, et mon premier déplacement 2012 (à Fort de France), j’ai encore été gâtée par Air France. Cette fois, ils m’ont interdit l’accès à mon vol Lyon / Orly, car l’avion était trop chargé (trop de bagages sur un petit vol et sans doute du surbooking). Mes 11 kg de bagage (oui pour les Antilles, je voyage léger) avons donc été re-routés sur Roissy, où j’ai attendu mon bagage UNE HEURE, pris la navette pour Orly (et hop, encore UNE HEURE de perdue), avant de récupérer le vol de 16 h pour Fort de France (alors que j’étais prévue sur le 13 h avec un collaborateur). HOP 3 HEURES dans la vue, à l’insu de mon plein gré.

Autant dire que malgré la compensation accordée par AF et les DM de son community manager (DM = messages privés sur Twitter), j’ai été UN PEU fumasse. Car il s’est avéré que j’ai eu la preuve sous mes yeux de la « prime au râleur ». Alors que je suis restée zen et (relativement) souriante face au personnel AF, un monsieur a largement braillé son mécontentement, se jugeant prioritaire parce qu’il était fidélisé « silver ». J’ai fait un grand sourire, espérant de fait que mon statut « gold » et d’abonnée AF me permettraient d’accéder au vol (que j’avais payé à prix fort) sans trop de difficulté. Las, alors même que j’étais prioritaire pour accéder aux deux places qui se sont finalement libérées (j’ai entendu même mon nom au talkie walkie), c’est bien le braillard qui a pris le vol, et moi non.

(Vive la France, comme dirait l’autre.)

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Autant dire, la prochaine fois, je ferais moi aussi des moulinets avec les bras.

Sur place, m’attendaient mon hôtel à Schoelcher, et sa vue depuis ma piaule. Que j’admirais dès 6 heures du matin grâce au décalage horaire …

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Sur place, beaucoup de travail (parce que oui, je suis payée pour bosser, c’est foufou hein), mais une pause midi a quand même pu se faire les pieds dans l’eau, aux Anses d’Arlet, ma plage martiniquaise favorite.

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Un petit tour au marché aussi à l’heure du déjeuner, pour honorer les commandes de rhum, épices et vanille (j’y retourne le 29/01 pour ceux qui ont râté le coche).

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Et hop, retour dès jeudi soir, avec un petit rhum 15 ans d’âge au lounge avant le décollage, du JM, le meilleur.

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Au retour à la civilisation, j’ai été joie, je suis tombée par hasard sur un nouveau David Lodge, qui aparamment cause féminisme et amours libres, c’est prometteur en tous cas.

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Et surtout, de retour au bureau, dès vendredi midi, m’attendait sagement Monsieur le Pompier de New York du mois de Janvier, AKA James.

Bonjour James.

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(Oui, je fais aux gars comme aux animaux de compagnie poilus, je leur gratouille le ventre, comme ça ils se roulent à mes pieds en poussant des petits grognements, j’aime beaucoup.)

Message de service

A l’heure où je vous cause, je ne sais pas qui de la SNCF ou de mon employeur aura ma peau.

Sans doute une coalition habile entre les deux. Je savais que ce mois de septembre allait être difficile. En vrai, il est affreux affreux affreux.

La semaine dernière : Lyon / Paris /Lille / Paris / Blois / Paris / Chateauroux / Lyon.

Cette semaine : Lyon / Paris / Rouen / Caen / Paris / Calais / Lyon.

La semaine prochaine : Lyon / Paris / Auxerre / Paris / Nancy / Roissy / Casablanca / Lyon.

YOUHOU quoi.

Comme dirait l’autre, tout a une fin, et il est donc fort probable que ce loooong tunnel de déplacements foireux aussi. En attendant, je serre les dents et je râle, sur touitteur notamment.

Par contre, si ça intéresse quelqu’un j’ai trouvé un chouette restau à Caen. Oui oui.

La vie est brève, et le désir sans fin (*)

(* Titre d’un roman de Patrick Lapeyre, que je n’ai pas lu, mais quel titre.)

Au cas où vous vous inquiéteriez pour moi, et de ma faible présence par ces lieux blogosphériques, je tiens à ne pas vous rassurer. Je suis sous l’eau. Du boulot avec des vrais bouts de déplacement follement exotiques et dépaysants (je vous laisse juger : Lyon / Paris / Lille / Blois / Châteauroux / Lyon), à passer entre les gouttes des grèves et autres blocages (paraît il que ça recommence la semaine prochaine, je suis joie). Et les joies de la rentrée.

Plein de choses que j’aurais envie de faire :

:: écouter l’Héritier me raconter les misères que lui fait sa nounou : l’obliger à manger seul, lui faire manger des crudités, du fromage (sa phrase choc : « c’est dégoutant »)

:: aller au cinéma (quand je pense que je n’ai toujours pas vu Twilight, bordel de couille)

:: lire de vrais livres,

:: regarder mes ongles pousser,

… enfin bref, vivre bordel, et pas survivre (surtout s’il faut bosser jusque 67 ans).

La bonne surprise de la semaine, c’est que ma frangine arrive sur touitteur. Vu comme elle l’air de maîtriser l’outil, et au regard du nom de scène très très distingué qu’elle s’est choisi, @kekette69 (paraît il que c’est ma faute, puisque c’est effectivement moi qui l’appelle ainsi depuis de longues années), je pense que y’a moyen de se marrer.

Allez, des bécots. Prenez soin de vous.

Moi, je veux un AVION qui vole ….

Normalement, ce dimanche, je devais m’envoler pour Saint Denis de la Réunion, et moult obligations professionnelles. Via Orly.

C’était sans compter sur le volcan islandais au nom de commode suédoise. La looze des transports, ça faisait longtemps ….

Comme tout le monde, Air France m’a annoncé l’annulation de mon vol via un SMS et un mail des plus laconiques (c’est un euphémisme). C’est bien la peine d’être voyageur Flying Blue Elite Gold (la snob de base).

Hier soir, quelle ne fut pas ma surprise, en me connectant au site d’AF, de découvrir qu’un vol avait été affrété entre Toulouse et St Denis, avec une liaison … en bus entre Roissy et Toulouse. Possibilité dont je n’ai jamais été informée. Pas que le plan était particulièrement réjouissant, mais ils auraient pu tout de même m’en faire la proposition.

Parce que c’est pas pour faire genre je suis quelqu’un d’indispensable (nul n’est indispensable, je le sais bien), mais y’a quand même 75 personnes qui m’attendent, invitées depuis un mois, pour des réunions de la plus haute importance stratégique.

Donc je vais me lancer ce lundi dans un sport de haute voltige : la course à l’échalote au billet d’avion. J’ai vu un vol qui me branche bien, un Marseille St Denis, mais bon, faut que je voie comment je rallie Lyon / Marseille, puisque … y’a la grève SNCF !!

J’ai donc décidé d’invoquer et prier Véronique J., sainte patronne des aviateurs moustachus.

Haaaan ouuu haaaaaan ouuu.


Véronique Jeannot – Aviateur

(j’espère que les aisselles sont mieux épilées que la moustache, hein Véro ?)

Sasa World Tour (ad nauseam)

Allez, hop hop hop. On est partis pour une nouvelle semaine de bonheur.

Là, petit transit par Paris (merci à Denis & Sylvie de m’avoir fait passer une soirée fort sympathique), afin de s’acheminer par le train de lundi 7 h 07 pour Amiens (chouiiiille).

Et rebelote Paris mardi soir et mercredi.

Et Limoges jeudi et vendredi.

VDM.

Grise (mine).

Et pas seulement parce que c’est lundi.

Pas seulement parce que cette après-midi j’anime un séminaire (pas très rigolo, mais stratégique il paraît, avec des millions de patates en jeu) avec 45 personnes. Et que ce matin, à la machine à café, les copines bienveillantes m’ont signalé que ma robe était un peu trop fendue – en haut et en bas – et carrément transparente (alors que bleue marine, le truc incompréhensible).

Et que demain je pars à Limoges.

Et que mercredi je serais à Guéret.

Et jeudi à Tulle.

Et re à Limoges vendredi.

Youhouuuu.

La saison 10 du Sasa World Tour démarre sous les meilleurs auspices (mais on me dit dans l’oreillette que Cayenne m’attend sans doute en octobre).

Non, ce lundi est tout gris, parce que Sim est mort. Et que c’est encore un petit bout d’enfance qui se dissout dans le grand trou noir (après Carlos, 2009, annus horribilis).

(Hop, le lien.)

(Maintenant, dans les soirées en ville, on ne pourra plus hululer « comment, mais il est pas mooort Sim ? » Ben si, il est mort.)

Allez, on sourit, on profite, et dans les prochains jours, reportage photo sur le plateau de Millevaches (si si si, ça existe, et c’est dans le Limousin).

(Youhou.)

Fly me to zeee moooon

J’ai une devise un principe de vie : râlez, râlez, il en restera toujours quelque chose.

La Reine Mère se plaît à raconter souvent cette anecdote (comme ça ceux qui me connaissent et connaissent ma mère auront la joie de la redécouvrir pour une centième fois). Il paraît que quand j’étais petite fille, je réclamais tout le temps (étonnant non ?) : à manger, des jouets, des sappes, une confiserie, … (souvent à manger en fait). Un jour, agacée, elle finit par me renvoyer dans mes buts, en me disant que c’est pas beau de réclamer tout le temps, que les gens donnent mais qu’il faut les laisser avoir des gestes de générosité, pas leur imposer, gna gna gna. Le lendemain de ce sermon, je suis allée voir la Reine Mère, dépitée, et lui ai confié « tu vois j’ai fait comme tu m’as dit, aujourd’hui, j’ai rien réclamé« . Elle me félicite, tout en me demandant pourquoi j’ai l’air si contrariée. Ce à quoi j’ai répondu. « Ben tu vois, j’ai rien réclamé, mais du coup, J’AI RIEN EU. »

CQFD.

Depuis, je maintiens donc une position permanente de revendication. En toute chose et en tout point. Alors autant dire qu’Air France et moi, rapport aux retards réguliers sur leurs vols, entretenons des rapports tout aussi réguliers, à base de réclamations de ma part, et de plates excuses de la leur.

Je tenais donc à citer ici les efforts du service relations clients de la dite maison, qui ont coup sur coup été bien réactifs et commerciaux.

1. Le lendemain de mon Nice / Lyon qui a eu 1 h 30 de retard, j’ai reçu le mail suivant.

Mademoiselle (sont chou de m’appeller Mademoiselle)

Lors de votre voyage du 15 juin 2009 dernier, votre vol a été retardé.

Nous vous prions de bien vouloir nous excuser des inconvénients qui ont pu en découler. Nous travaillons de manière constante à l’amélioration de notre ponctualité afin d’assurer notre engagement de qualité.

Compte tenu de votre fidélité et afin d’atténuer le souvenir de cet incident nous avons le plaisir de vous offrir très prochainement 2.000 Miles Flying Blue.

En souhaitant que votre prochain voyage sur nos lignes se déroule à votre entière satisfaction, veuillez agréer, Mademoiselle, l’expression de nos respectueuses salutations.

Air France

Relations Clientèle

Atténuer le souvenir de cet incident … Comme c’est joliment dit. Une heure trente à poireauter dans un hall d’aéroport avec zéro news.

2. Lors de mon Paris / Maurice, deux jours après, 7 heures de retard tout de même, je n’ai pas eu l’honneur de recevoir un gentil mail réconfortant. J’ai supposé que c’était parce que le vol était affrété à Mauritius Airlines. Qu’à cela ne tienne, j’ai envoyé une lettre de réclamation. Réclamer, réclamer. Et hop.

Aujourd’hui même, j’ai reçu un joli courrier papier, et zou 5.000 miles.

Comme quoi, il se confirme que depuis toute petite, je suis dans le vrai, qui ne réclame rien, n’a rien …

Bon du coup ma carte Flying Blue, je me la garde encore un peu … Même si pour un Paris / NY aller – retour, il faut 50.000 miles.

Vous me croyez si je vous dis ….

…. QUE MON VOL DE CE JOUR POUR MAURICE A 7 HEURES DE RETARD ????

 

Si.

Une panne à réparer qu’ils m’on dit au comptoir (alors que j’arrivais de ma province).

7 heures pour réparer une panne ?

Et c’est quel genre de panne ?

Et c’est quoi comme avion ? un 447 peut être ?

Et c’est quoi déjà ma compagnie ? (ah voui, Air France, of course)

Sans déconner, je pense que dans une vie précédente, j’ai du gravement nuire à un membre éminent et puissant de l’aviation civile, je vois que ça. J’ai un putain de bad karma avec les avions, vraiment j’en viendrais à flipper pour de vrai.

Je flotte donc depuis 14 h dans un espèce de no man’s land.

Ayant enregistré mes bagages à Lyon, impossible de rebrousser chemin vers la cité riante qui s’appelle Paris je crois, je passe donc ma journée dans un salon Air France, à grignoter des saloperies et à boire des mini-canettes de soda de 150 ml (encore un truc qui va me réussir en termes de tour de taille). C’est dans ces cas qu’on est contents de notre sur-équipement de cadre excité. Le blackberry, la carte 3G et le PC tournent de concert.

Mais je m’emmerde un peu, quand même. Du coup j’emmerde les autres. Au téléphone, par mail. Et qu’ils ne se plaignent pas, parce que si ça se trouve c’est la dernière fois !

Des fois …

… je lis des trucs, et je me dis que ce monde est complètement fou.

Comme ça là par exemple.

D’un autre côté, je pourrais arrêter de lire de la merde, c’est vrai …

PS : j’entame encore cette semaine une de mes pérégrinations merdiques dont mon employeur a le secret. A moi Caen, Metz, la Défense, j’en frétille de joie par avance. Du coup, demain soir, à l’heure de la Nouvelle Star, je serais dans un train entre Caen, Paris et Metz. La looze. Vous me raconterez ?

Le bonjour de Cayenne

Une petite pensée pour vous, mes petits chéris, qui devez subir très probablement les dégâts collatéraux de la grève générale d’aujourd’hui. Pour une fois que je réussis (sans le faire exprès certes, mais tout de même) à organiser un déplacement AVANT les grèves …

J’ai tout de même réussi à piquer une (mini) crise de nerfs un peu honteuse avant de partir. Il faut dire qu’Air France m’avait concocté un trajet un peu bancal, avec un transit difficile entre CDG et Orly (moins de 2 heures pour faire le transfert d’aéroport par navette Air France, à une heure de pointe). Le chauffeur m’a interdit de monter dans son car (alors que j’étais déjà short sur les délais) au prétexte que je n’avais pas de billet de transfert, ce que personne ne m’avait demandé d’acquérir. La fatigue physique et nerveuse aidant (ça fait plusieurs jours que je dors très mal, et j’avais subi la veille une des pires journées de ma vie de consultante), j’ai craqué, et me suis mise à pleurer à gros bouillons.

Je sais c’est naze de pleurer, mais là, c’était le nervous break down. J’hulule donc « ben très bien, je retourne au comptoir Air France, je vais chercher un billet, enlevez ma valise de la soute du car, je vais rater ma correspondance pour Cayenne, ouiiiiiiiiiiiiin« . Evidemment, comme c’est toujours celle qui chouine qui a raison (même si elle a un peu la honte), tous les passagers dardaient le chauffeur d’un regard noir, hé hé hé.

Un stewart qui passait par là me prend donc par le bras (les vannes étaient ouvertes, je continuais à pleurer généreusement) et me ramène au comptoir. Qui me confirme que je n’ai pas besoin de billet de car, puisque je suis voyageur Gold (statut privilégié réservé aux pauvres hères comme moi qui passent la moitié de leur vie dans les transports aériens, et l’autre dans les trains). Ce qui était écrit sur le billet que j’avais tendu au chauffeur. En revenant sur le parking, le dit chauffeur était toujours là, à m’attendre, et au lieu de s’excuser de m’avoir fait sortir de mes gonds me rétorque (authentique) : « ah ben fallait me sortir la carte gold au lieu de votre billet, si vous croyez que j’ai le temps de lire les billets des passagers …. »

C’est là que je lui ai balancé un low quick dans la gueule.

Breeeef. J’ai séché mes larmes, reniflé un coup, et croisé les doigts très fort pour avoir mon avion. Ce qui fut chose faite. Aléluia, pour une fois, le petit dieu (ingrat) des transports fut dans ma poche.

Ici, tout va bien. Il fait 29° degrés à Cayenne, le taux d’humidité doit atteindre les 80% et rien n’a changé, ou presque, depuis ma dernière visite, il y a presque 3 ans.

La ville est toujours aussi délabrée, bancale, mais attachante.

Le rhum vieux te ramone toujours autant les écoutilles.

La présence de militaires (en charge de la surveillance et de la sécurité de la base spatiale de Kourou) et de légionnaires est toujours aussi … plaisante à l’oeil.

Le carnaval bat encore son plein.

Et la GROSSE amélioration de mon hôtel depuis 2006 : maintenant y’a le wifi dans les piaules !

(à quoi ça tient, la satisfaction parfois ….)