Sasa au Japon – part 2 – Kyoto

Chose promise, chose due (ouiiii avec un peu de retard, certes), après Tokyo l’hyper-active, Kyoto la provinciale (enfin 3 millions d’habitants tout de même).

Pour nous y rendre nous avons pris le fleuron national du train à grande vitesse, le Shinkansen. Carrément plus spacieux que le TGV (et sans voitures de 1ère classe, tout le monde a le droit au confort), tous les sièges dans le sens de la marche, vraiment bien. Le contrôleur te fait la courbette avant de te contrôler (je pense envoyer quelques rustres du Lyon / Paris en stage d’immersion quelques semaines, ça ne sera pas du luxe).

A bord, on a déjeuner avec des bento. C’est trop kawaiiii la présentation (même si tu as faim environ deux heures après).

Kyoto, c’est la patrie du papa de Astro le petit robot (si si si), d’ailleurs, en sortant de la gare ….

En arrivant nous sommes allés poser nos bagages dans l’hôtel qui nous avait été recommandé par un gentil lecteur. Alors même si comme a fait remarquer l’Epoux ça nous a coûté une demi-couille (celle de l’Epoux bien entendu, je tiens bien trop aux miennes), ça en valait la peine. The Screen est vraiment très beau, avec peu de chambres (une quinzaine à tout casser), chacune faite par un designer différent, et un service de qualité (mais ça au Japon, c’est partout. Les gens sont d’une gentillesse, c’est très déstabilisant pour qui est français et donc coutumier de rapports un peu plus … expéditifs dirons nous pudiquement).

Par exemple dans notre chambre, tous les murs étaient tapissés de miroirs.

En remerciement, une photo de ma pomme dans la baignoire de notre piaule (évidemment, comme c’est l’Epoux qui prend la photo, fallait pas espérer découvrir grand chose ….).

A Kyoto donc la ville est développée autour de canaux et entourée de forêts, elles mêmes peuplées de temples. A Kyoto on a pas eu trop de choune avec le temps, il a plus 1,5 jours sur 3. Le bon côté c’est qu’au lieu de se déplacer en vélo, comme le souhaitait l’Epoux, on a utilisé des taxis. C’était mieux. Surtout qu’au Japon, les taxis sont comme les contrôleurs de train, polis, et dotés de gants blancs. Tiens si on envoyait aussi quelques chauffeurs de taxi en stage d’immersion au Japon ?

Un couillon avec un pébroque en plastique s’est glissé sur cette photo, sauras tu le retrouver ?

A Kyoto, c’est un peu comme à Bali, y’a des temples à ne plus savoir qu’en faire. A chaque fois, le cérémonial est le même : hop tu fais brûler de l’encens, hop tu balances des pièces à travers le temple, hop tu mets un coup de gong, et hop tu repars vers le suivant, après avoir acheté quelques quolifichets, et attaché un papier avec tes souhaits sur un espèce d’étendoir à souhaits comme l’illustre une photo ci dessous.

(Vous remarquerez que j’ai une appréhension quelque peu sommaire des moeurs votives japonaises, mais en même temps, y’a pas moyen d’avoir des caisses d’infos quand tu es sur site.)

Alors à Kyoto, y’a aussi le jardin za-zen le plus connu du Japon. C’est ci-dessous pour info. Je suis restée, au gran dam de l’Epoux, complètement erméthique à cette poésie. En fait, pour être très exacte, j’ai dit « mais bordeeel, c’est quoi ce foutage de gueule, y’a 3 rochers posés en vrac, avec des graviers ratissés autour, c’est ça le za-zen ??? »

Ben oui c’est ça.

 Il y aussi des jardins un peu plus verts, voire carrément tous moussus, et ça c’est plutôt bien joli. J’ai largement préféré aux jardins za-zen.

La technique de ratissage reste tout de même assez impressionnante, soit dit en passant. Pour preuve :

On a également visité le Pavillon d’Or, très très bling bling. L’Epoux était tout content de lui, car depuis quelques temps, je l’asticotais sur la soit disant civilisation pluri millénaire japonaise, pas foutue de conserver un monument, temple ou autre plus de 60 ans. Certes tout est en bois. Certes ils misent un max sur les jardins za-zen, leurs cailloux moussus etc. Mais quand même. Et donc là il pensait me couper la chique en me présentant une oeuvre datant du XVII ème siècle.

Las, en fait, si le 1er Pavillon d’Or a bien été conçu dans ces eaux là, celui que nous avions sous les yeux a été construit en 1955, suite à la démolition du précédent, qui filait en quenouille. Tout ça pour dire que datant de 1955, encore heureux qu’il brille un peu.

(Maintenant je comprends un peu mieux l’ébahissement des japonais quand ils viennent en France. Cette remarque tout à fait chauvine vous est offerte gracieusement par Sasa.)

(Enfin, 1955 ou pas, j’avoue que c’était très joli.)

Là, c’est le Pavillon d’Argent. Plus modeste.

D’autres temples, en vrac (ne me demandez pas les noms, de toutes manières on a jamais su même en étant sur place.)

Là, j’en ai profité pour adresser une prière au petit dieu des rats, en lui demandant de bien vouloir rappeller à lui son congenère qui occupe indumment mon appart.

Les maisons japonaises traditionnelles sont très belles, épurées, à la limite du dépouillement (encore un coup du za-zen). Certaines paraissent du coup vides, non habitées.

On se fait une petite pause pébroque (le meilleur ami de l’homme au Japon) ?

Alors les collégiennes japonaises, c’est pas qu’un mythe de manga. C’est vraiment de petites minettes à couettes et jupes ultra courtes et chaussettes remontées. Par contre, elles sont un peu courtes sur pattes, leurs pieds ont tendance à se rencontrer à l’intérieur (comme une blogueuse mode qui se prend en photo toute seule, mais en marchant, et ça fout un peu les j’tons). Tout comme les genoux. Ca casse un peut le mythe quand même.

Alors là, comme y’avait pas de pompiers à la caserne, l’Epoux s’est dévoué pour occuper l’espace (il porte bien le poncho de pluie non ?). Du coup, je suis dans l’incapacité totale de vous dire si le pompier japonais est sexy or not. Mais bon, au regard de ce que j’ai observé par ailleurs dans les rues, je serais tentée de vous répondre que de manière générale, le japonais est pas très bandant. Beaucoup moins que la japonaise en tout cas, qui est parfois bien mimi (même avec les genoux qui se touchent, les pieds qui cognent et une absence quasi totale de nibs).

Je voulais faire aussi un petit apparté « us et coutumes alimentaires du Japon« .

Alors tout comme j’ai pas tout compris aux cultes, on a eu aussi quelques difficultés à se sustenter. Rapport au fait que rien n’est indiqué dans d’autres langues que le japonais. Du coup, on a surtout expérimenté sur la base de représentations plastifiées, mises à disposition dans les vitrines.

Du coup, j’ai mangé un banana spilt coincé dans une crèpe, au beau milieu d’une boutique qui ne vendait que des figurines Hello Kitty. Un peu roboratif.

Le sucré de toutes manières, de ce que j’ai constaté, c’est rarement très fin au Japon. Au contraire, ils ont l’air de kiffer les gateaux de toutes les couleurs, avec plein de crème dessus. Comme là par exemple (oui, c’est tout du plastique).

Pour autant, les repas traditionnels sont eux bien équilibrés : du poisson cru et /ou fumé, des soupes, du riz, et de la bonne biru !

Y’a un truc que j’ai pas osé par contre, c’est la boisson dont le monsieur aux grandes dents faisait la promotion sur de nombreuses affiches. Trop la trouille de me récupérer les mêmes ratiches.

Hé ben, si après ça on ne me retient pas pour le prochain Routard sur le Japon ….

Arigato Kosaimasssss !

(à répéter à chaque fois que quelqu’un quitte une pièce, pour le remercier chaleureusement de son auguste présence …..).

Edit pour Sonia : pour qu’elle se sente moins seule au pays de la consommation => ci dessous la récolte de l’Epoux : les mêmes saloperies que toi (les produits de bôooté en moins). Je l’aurais tué.

Et pour te confirmer qu’à Kyoto on a VRAIMENT pas eu le même temps que toi => voilà ce que j’ai du m’acheter pendant notre séjour ….

Oui, un bonnet, parfaitement, au mois de mai. Mais dans une boutique trop belle, où il ya avait même mon EMBLEME totem dedans, à savoir des baignoires, partout dans l’entrée (même que si j’étais moins techno-quiche, je m’en serais fait une belle bannière – ceci est un message subliminal pour l’Epoux).

Sasa au Japon – Part 1 – Tokyo

Z’en vouliez de la photo, du récit de voyage pointu, z’allez être servis !

Alors quand on a débarqué à Tokyo, après 12 h de vol au cours duquel je n’ai pas fermé l’oeil (mais me suis enfilé 4 films : The Westler, Revolutionary Road, Brides War, et Babel)  il était 8 h du matin. Du coup, on s’est tout de suite pris une grosse claque en découvrant la ville (enfin je parle pour moi, rapport au fait que l’Epoux était déjà viendu il y a pile 2 ans, quand je portais l’Héritier, dont le nom de code était Elvis, souvenez vous donc).

Mis à part que quand nous sommes arrivés à l’hôtel (Okura, chaîne internationale japonaise de bon standing, très bon produit, toi prendre), j’ai cru qu’on était arrivés sur le tournage d’OSS 117.

Je cherche toujours Jean Dujardin.

Toyko, en bref, ça m’a tout de suite fait pensé à New York. Une mégalopole, en permanence agitée et très bruyante, dont l’urbanité débordante la rend quasiment inhumaine (j’enfile les clichés comme des perles, je sais). Enfin, il s’est surtout avéré que nous sommes arrivés en plein Golden Week (la grosse semaine de vacances des autochtones), du coup les rues étaient gavées de monde H 24. Epuisant.

A Tokyo, y’a donc bien évidemment plein de jolis gratte ciel. Pas autant qu’à NYC, et sur une densité moindre, mais y’a pas à tortiller, les gratte ciel, on pense ce qu’on veut, ça reste tout de même un putain de symbole phallique (est ce que les architectes du monde entier ont un souci avec la taille de leur zizi, je vous le demande).

(Tu la vois bien, là, ma grosse quéquètte ?)

Ouuuh qu’elle est grosse.

Alors là ci-dessous, c’est plus trop phallique. On dirait un excrément bien moulé et doré (Valérie, spéciale dédicace), mais faut pas critiquer, c’est un français qui l’a commis (Jean Nouvel si je me souviens bien).

Une flamme que ça représente. Si si si.

L’autre grosse différence par rapport à NYC, c’est qu’ici les délires architecturaux sont entrecoupés régulièrement par de petits quartiers tous tordus, où s’empilent des maisons minuscules, avec de tous petits jardins. La perspective est généralement coupée net par les lignes électriques, qui apparamment ne peuvent être enfouies à cause de la fréquence du risque sismique.

Ca crée un bordel visuellement assez peu esthétique (oué chuis une esthète moi bordel, et psychorigide de surcroît, j’aimerais donc bien que les fils électriques soient un poil mieux rangés dans cette ville).

Et je parle même pas des ponts routiers qui se croisent dans tous les sens. Le bordel je vous dit. Au passage, vous constaterez que y’a rarement de panneaux en anglais. En fait, pour de vrai, y’en a presque nulle part. C’est donc assez compliqué de se déplacer (Lost in translation, c’est pas que du cinéma).

Bien évidemment, il y a tout de même quelques zones de respiration dans la ville, avec un parc immense (le Central Parc local dont j’ai naturellement oublié le nom), mais ça reste globalement assez dense.

(Les photos ci après ont été prises du haut de la mairie de Tokyo, bâtiment très bien situé pour se donner une idée panoramique de la ville, et prendre la mesure des choses. Je vous le recommande, l’accès est gratuit. C’est mon dada quand j’arrive dans un endroit que je ne connais pas : prendre de la hauteur pour prendre la mesure de la cité.)

Il y a quelques quartiers un peu plus « traditionnels » à Tokyo. Mais rien à voir avec ce que l’on découvrira ensuite à Kyoto. Il faut dire que le Japon a grave ramassé pendant la 2ème guerre mondiale, et comme tout est en carton bois, ben il reste pas des masses de vieilles pierres.

(Un Epoux se cache dans cette image, sauras tu le retrouver ? Un indice : c’est le seul à dépasser le mètre 80 dans les 5 km à la ronde.)

Tiens le revoilà …

Moi je voulais à tout prix voir le Palais Impérial.

Mais en fait on peut pas le visiter. Mais ça avait l’air bien joli.

Et ses abords quelque peu plus mordernes (oui c’est juste en face du Palais).

Je sais, c’est pas très varié, c’est toujours le même gonze sur la photo mais que voulez vous, il m’a suivi partout ce blaireau … (Poussin on se fâche pas, c’est de l’humour, car si mes lecteurs mâles apprennent que je te kiffe grave pour de vrai, ils vont être très déçus.)

Ensuite, ce que tu peux pas éviter à Toyko, c’est le shopping. Car s’il y a un dieu au Japon, il s’appelle Consommation. Il y a plein de possibilités différentes pour quelques libations autour du Dieu Pognon.

Les boutiques de luxe par exemple.

Là c’est le bâtiment Audi, si tu veux t’acheter une bagnole.

Et la photo suivante c’est le bâtiment Cartier, pour quelques breloques.

Y’a aussi des trips régressifs bien entendu : les boutiques de jouets, dont tu sens bien qu’elles sont plus faites pour les parents que pour les enfants.

Et je ne parle même pas de la fringue. Là par exemple, dans les cannettes, ce sont des tee-shirts hype. (Par contre autant dire que la sape, quand tu mesures plus d’un mètre soixante quinze et que tu chausses du 41, tu oublies. La niponne est mignonne, mais elle est taillée comme une biscotte.)

Et je vous passe toutes les boutiques « tribales » (pour celles qui se déguisent comme Alice au pays des merveilles, pour les gothiques, pour les écolières de plus de 30 ans, etc.), les étals de poisson frais pour sushis et sashimis, …. Ils ont une marque vraiment originale qu’on a bien aimé avé l’Epoux, c’est Hysteric Glamour (évidemment, le site n’est disponible qu’en japonais, c’est balot).  

Ensuite, ce qui est hallucinant à Tokyo, c’est la vie nocturne.

C’est beau une ville la nuit, surtout quand y’a des néons partout.

Et aussi des gens, plein.

Dans je ne sais plus quel quartier qui vit beaucoup la nuit (les noms, déjà sur place, je les entravais pas, donc tu te doutes bien que je me suis dépéchée de tous les oublier dès mon retour) il y a un tas de bars à hôtesses. Femelles et mâles. Mais l’Epoux m’a pas laissé y aller. Alors que lui l’avait fait, quand il était venu. Je pense que ça va mériter des représailles …

Et à Toyko aussi, j’ai rencontré Sonia & sa bonne amie Yumi. Avec Sonia on savait qu’on était au même moment au Japon, on s’était dit que ça serait bien snob cool de se voir pour une 1ère à Tokyo, plutôt que bêtement à Paris ou Lyon. On s’est retrouvés tous les quatre dans un bar (oui j’avais emmené l’Epoux tout de même, même si j’avais un peu peur qu’il me fasse honte), et on a éclusé des mojitos (Sonia), des cosmos (moi), des bières (l’Epoux) et du pinard (Yumi).

Comme l’Epoux avait plein de questions à poser à Yumi (et pourquoi que les filles elles marchent avec les genoux qui se touchent, et comment ça s’appelle la poudre pour faire des tempura, et est ce qu’elles sucent les filles ici), on a presque pas eu assez de temps pour dauber sur la blogosphère (enfin un peu tout de même).

Par contre on a fait une belle photo à la japonaise 😀

Dans un prochain post, Kyoto. Ca nous reposera un peu …