Quelques instants(gram) de ma semaine #36

Semaine en vadrouille pro, et perso.

A titre pro, Narbonne, beau port de pêche ma foi.

C’est ainsi que je visite souvent les villes où je passe, quand j’y séjourne au moins une nuitée : de nuit, ou entre chien et loup, boutiques fermées et rues désertes. Pire, quand je fais l’aller retour dans la journée,  ma connaissance se limite donc à la Gare TGV, et les lieux de réunion, tous anonymes et interchangeables.

PhotoInformation

Cette fois ci, les réunions se déroulent dans le cinéma de la ville. La salle était pleine, et grâce à la configuration en amphi, depuis la scène je voyais TRES BIEN ceux et celles qui DORMAIENT pendant ma présentation.

Ca fait toujours plaisir de se sentir écoutée …. (qui a dit que mes sujets d’intervention sont chiants ?)

PhotoInformation

 Après, on a fait le pont du 1er novembre avec les enfants, et on les a emmenés en Alsace, terre de naissance de leur père, et d’adolescence de leur mère.

Je vous cache pas qu’en arrivant devant mon ancien lycée des Pontonniers, à Strasbourg, le coup de bambou (et de vieux) a été violent quand j’ai réalisé et énoncé que j’y étais rentrée …. il y a 20 ans. Je m’en souviens encore parfaitement, de cette rentrée en 2de en septembre 1992. J’ai l’impression que c’était hier (c’est donc cela, vieillir ….)

PhotoInformation

 (Il est beau non ?)

Bien entendu, j’ai sacrifié aux us et coutumes locales, ce que mon estomac a moyennement goûté. Entre l’acidité des boissons et le gras des plats, la fatigue accumulée des jours précédents, j’ai choppé une bonne gastro des bois, c’était SUPER. Au moins, j’ai profité 4 jours de l’Alsace sans prendre 1 gramme.

PhotoInformation

 La Petit France, à Strasbourg.

PhotoInformation

 La maison Kammertzel, face à la Cathédrale Notre Dame de Strasbourg.

PhotoInformation

 LA Cathédrale, magnifique.

PhotoInformation

 Deux enfants tout aussi magnifiques dans leur genre, place Kléber toujours à Strasbourg.

PhotoInformation

 La visite à la Montagne des Singes, sur la Route des Vins, gros gros succès auprès des enfants.

PhotoInformation

 Après le retour au lycée, grosse madeleine de Proust dans un winstub > la carafe d’eau de ma grand-mère !

PhotoInformation

 Le château du Haut Koeninsbourg, très chouette aussi avec des enfants (qui marchent).

PhotoInformation

 Petite pause pique nique sur la Route des Vins. Grand bleu dans le ciel, vignes rousses, et petits villages de carte postale.

PhotoInformation

 Notre hôtel sur la Route des Vins, très chouette accueil dans un hôtel entièrement refait.

PhotoInformation

 On a fait aussi Colmar, Mulhouse et plein de petits arrêts le long de la Route des Vins. Entre les enfants et ma gastro ce n’était pas la configuration rêvée pour faire des caves, mais si vous en avez l’occasion, il y a de quoi se régaler.

Bonne semaine les affreux 🙂

Hammer Time !

31 ans à peine (bon, d’accord, bientôt 32, merde !), et déjà nostalgique, me disais je en découvrant cette flash mob d’un genre particulier ….

(Vu chez Topito).

(Y’a quand même de grands malades. C’est rassurant.)

Nostalgique pas de la flash mob, j’y ai jamais participé (moi sortie de Spencer Tunick, les happenings, très peu pour moi …), non de MC Hammer.

Je suis allé vérifier, par acquis de conscience, j’avais un gros doute. Mais si. Ca date de 1990. J’avais douze ans, ça fait 20 ans !

Bordel.

Je suis comme ça, la chute du mur, m’en cogne le coquillard, par contre que MC Hammer aie pris 20 ans, ça, ça me fait un peu mal au derrière. Ma jeunesse (mon palmier sur la tête, mes dents du bonheur, mes lunettes roses à noeuds noeuds) s’envole un peu plus chaque jour …

J’espère que j’aurais encore accès aux archives de ce blog dans 20 ans, histoire que je puisse venir me moquer des idoles et de mes fantasmes de mes 32 ans. Car oui, 20 ans après, je peux l’avouer, MC Hammer, je le trouvais trobo.

(Et la semaine n’est pas terminée en matière de nostalgie, je pars à Londres ce WE, et je dois revoir ma coturne d’internat au lycée, ça fait 15 ans qu’on s’est pas vues, merci fesse book ….)

PS : petit supplément (insomnie de merde), je kiffais aussi Vanilla Ice. La teuhon.

It’s a small small world.

Hier, je pédalais gentillement (en fait, je moulinais beaucoup dans le vide, rapport au fait que ces vélos Decaux ont toujours une vis de travers) dans les rues de Lyon, dans le but de me rendre à ma séance de torture, AKA le dentiste.

Je traversais tout un quartier que je fréquente peu, le 6ème arrondissement côté Parc de la Tête d’Or (et pour cause, c’est le quartier des riches – et donc des dentistes – moi je vis dans un quartier POPULAIRE, que je chéris, le 7ème). Je passe au coin d’une rue, et me souviens d’être déjà venue dans ce coin, il y a de nombreuses années, à la fin de l’été 1998 très précisement.

La grosse madeleine de Proust.

A l’époque, je terminais mon mémoire de fin d’études en droit constitutionnel (un truc palpitant de 300 pages, sur le régionalisme écossais, j’ai fait vibrer des foules entières les 3 membres de mon jury avec ce truc). Mon maître de mémoire, Marc F., prof de droit dans la maison Sciences Po à l’époque (toujours je crois d’ailleurs), m’avait demandé de le déposer dans sa boîte aux lettres. Je m’étais trouvée fort marrie en constatant que la somme que j’avais produite (j’ai toujours été prolixe, même sur les sujets les plus arides, sinon comment je tiendrais un blog depuis tout ce temps) ne rentrait pas dans sa boîte minuscule. Désireuse que l’objet de mois de travail ne soit pas égaré, j’avais pris mon courage à deux mains, et était montée frapper à sa porte, pour le lui remettre en mains propres. Il m’avait ouvert en charentaises, une édition du Monde à la main, sa femme était alors sortie de la cuisine avec un tablier. Ca sentait la préparation du repas de midi (une odeur de viande grillée flottait dans la pièce), et j’entendais derrière des enfants qui jouaient bruyamment.

Tous ces moments me reviennent en mémoire avec précision, car je me souviens très bien de ce jour là, un espèce de climax dans ma vie estudiante, dont je sentais qu’elle ne serait plus jamais tout à fait la même après la remise et la soutenance de ce mémoire. C’était la première fois que j’avais le sentiment d’avoir un accompli un travail vraiment abouti, avec certaines qualités de recherche et intellectuelles. Du coup, l’accueil assez peu solennel qu’il reçut dans cette entrée bourgeoise me fit l’effet d’une douche froide. Un peu comme si j’étais invitée à un bal de fin d’année, et que mon cavalier se pointait avec un bob Ricard et des espadrilles, voyez le genre. J’avais passé plusieurs mois à travailler sur ce mémoire, et finalement il serait lu par un gars en charentaises, dans un salon grouillant de marmots qui l’interromperaient sans nul doute dans la lecture de ce splendide opus. Ca m’a un poil remis les idées en place …

Quelques jours plus tard, je soutenais ce travail devant le jury, et obtenait les félicitations que je méritais (je m’étais VRAIMENT arrachée les poils du derrière). Toutefois mon maître de mémoire me tint un peu rigueur du choix que je fis finalement une année plus tard de ne pas poursuivre un cycle de DEA en droit public, lorsqu’après une année de maîtrise chiantissime, je décrétais que le droit constitutionnel, c’est pas ça qui me permettrait de bouffer tous les mois. Je ne crois pas m’être trompée.

Alors que tous ces souvenirs affluaient, toujours juchée sur mon Vélo’v récalcitrant, je croisais alors … mon prof au coin de la rue, qui marchait d’un air décidé.

Petit monde.

J’ai hésité à mettre le pied à terre pour le saluer, lui raconter ce que j’étais devenue, lui dire que malgré « l’abandon » d’une carrière dans la recherche universitaire, je continuais de creuser le sillon du développement des territoires, et que bientôt par exemple, quelque part, sortiraient des propositions concernant la réforme des collectivités locales, que j’ai contribué à faire émerger. (Parce que je suis comme ça, bonne élève, je déteste décevoir, et j’aime prouver à mes enseignants qu’ils m’ont enrichi. Fille de prof, complexe d’Oedipe, tout ça …).

Et puis non, j’ai esquissé un petit sourire, j’ai bien vu qu’il m’avait repéré, qu’il devait sans doute esssayer de mettre un nom sur un visage, mais c’est tout … J’ai poursuivi mon laborieux pédalage, et suis partie me faire poser une dent provisoire à 100 euros l’unité (voilà un truc qui paie vraiment plus que le droit constitutionnel).

Heureusement, aujourd’hui ma reconnaissance professionnelle s’assoit aussi sur des publications prestigieuses sur des sujets PALPITANTS, tels que la gestion de comptes clefs par les collectivités locales. La preuve ci-dessous.

La classe internationale quoi ….

Eau sympathique

J’ai découvert via le blog de Ron / William que Sawyer (Lost) / Josh Holloway prêtait (sans doute contre quelques roupies) son image et sa plastique au parfum Cool Water de Davidoff. 

 

Cool Water c’est une madeleine de Proust terrible pour moi. Deux gars dont j’étais croque love du temps de ma jeunesse radieuse (quand j’avais 18 ans quoi) le portaient. Ca me rendait folle de sentir cette odeur dans le creux de leur cou.

Je continue à me retourner dans la rue sur le sillage de cette odeur …. Mais c’était jamais l’infâaaame Sawyer (dommage, car j’en ferai bien mon quatre heures, même s’il est pas assez brun et poilu à mon goût, as usual).

Depuis lors, je me suis achetée la version femme de Cool Water, qui est assez plaisante pour l’été (oui, je sais, c’est un peu masturbatoire comme démarche, de porter soi-même un parfum qui nous fait fantasmer). Puis je suis passée à Un jardin après la mousson (Hermès), qui lui ressemble un peu. Il coûte un oeil mais il est vraiment agréable (bon j’arrête sur les conseils parfumerie, on va se croire sur un blogue de pouffina).