La science des rêves*

(* La polésie en moins, car la polésie, c’est pas trop mon fort.)

Attention, post avec des morceaux de ma vie sexuelle intérieure (je précise au cas où malgré mon interdiction formelle, la Reine Mère tenterait encore des incursions par içi).

(Il était extra ce film quand même.)

J’ai une vie intérieure nocture très prolifique. C’est à dire que je rêve beaucoup, et à la différence d’autres, je m’en souviens très souvent, notamment le dernier, celui du réveil. Je considère que c’est le meilleur, celui où on est en semi-réveil, on a la conscience de rêver, mais on en profite, on est au sein d’une séance ciné très privée. Quand ça devient intéressant, on essaie légèrement d’orienter les choses et surtout on croise les doigts pour que rien ne vienne vous réveiller avant un dénouement satisfaisant. Quand ça arrive (de se faire réveiller avant terme), c’est assez frustrant.

Bien entendu (ou pas), je fais quelques rêves érotiques. Ce ne sont pas les plus nombreux (hélas), mais ils me ravissent. Surtout, le pouvoir de suggestion est parfois tel que parfois j’obtiens …. un orgasme en rêvant. C’est assez rare, mais c’est une sensation assez extraordinaire (la rareté étant d’avoir un orgasme en rêvant, pas d’avoir un orgasme tout court, même s’il paraît que je suis un peu peine-à-jouir, mais c’est un autre débat).  

J’en connais qui notent leurs rêves scrupuleusement, et ensuite les interprètent, leur donnent un sens caché. Examinons celui de cette nuit, je suis certaine qu’il est très cul intéressant. Mes rêves, comme ceux de tout le monde je pense, mélangent ma vie quotidienne (mes proches, famille, amis, travail), mais aussi des personnages ou des situations issues de ce que je suis en train de lire, ou des films, séries, émissions que j’ai regardé. C’est un beau bordel.

Cette nuit, j’étais en rêve en compagnie de l’Epoux, dans une ville inconnue (ou que je n’ai pas reconnue), mais en bord de mer (normal, j’ai vu pas mal de mer ces derniers jours). On participait à une espèce de course d’orientation dans la ville, et on était pas très forts (en orientation). La journée se clôturait par un cocktail / raout un peu clinquant, auquel je tenais beaucoup à me rendre, car je savais que s’y trouveraient aussi des gens que j’avais très envie de voir. A un moment, à force de se disperser, j’ai perdu l’Epoux (et définitivement pour le reste du rêve), et je me suis retrouvée à Versailles, ou Neuilly, je sais plus (je sais, ça fait loin de la mer), dans une ville « bourgeoise » proche de Paris, puisque je roulais très vite sur le périphérique pour essayer de rejoindre Paris. C’est dire si j’étais perdue (mais motorisée).

Je débarque finalement dans une banlieue un peu suranée, stylée façon années 60′, qui me rappelle un lieu de mon enfance, mais je ne sais plus lequel (sachant que je suis née en 78, ça pourrait être chez mes grands-parents nantais). Je repère une maison, dans laquelle sont plusieurs de mes connaissances. On m’y attend pour me déguiser (ça c’est normal, on se déguise souvent, avec mes connaissances). Je choisis un accoutrement un peu gothique / sombre, type Hallowen, et repars à la chasse au trésor.

En passant, j’entre dans une boulangerie, ça sent très fort très bon les croissants et le pain au chocolat. La boulangère me reconnaît (moi non), et m’offre de quoi manger. Je suis alors rattrapée par des amies, dont Lady Gaga (pour ceux qui ne connaissent pas, la voici), et qui me disent de me depêcher, car Julien Doré m’attend.

Raaaaah. Fallait le dire plus tôt les filles.

On fonce vers une salle, type opéra ou théâtre, tout un dédale de salles de réception, d’anti-chambres à traverser, avant de se retrouver dans une espèce de loge, où Julien Doré m’attend effectivement, seul. C’est donc la suite qui tourne de manière intéressante. Très naturellement (genre on se connaît depuis toujours), il fond sur moi, pour m’entreprendre avec vigueur (pour être franche, c’est d’abord moi qui me jette sur son chibre …. Hého ! c’est normal, c’est Julien Doré bordel, normal que je sois un peu fébrile).

A chaque fois, ce qui me surprend dans ces rêves, c’est l’espèce d’hyper-réalisme et le niveau de détail des scènes qui défilent, y compris en termes sensoriels. Je perçois les nuances (sa peau est douce, il est glabre, il parle assez bas), la sensibilité des caresses (il est prévenant, mais il est déterminé, direct), le rythme (nous prenons notre temps, avec des accélérations, puis des redescentes, avant de repartir sur un nouveau truc), la force des empoignades (c’est parfois un peu brutal, directif, ce qui correspond à ce que j’aime), et même l’utilisation d’un préservatif, que je repêche au fond de son jean (brave garçon prévoyant !).

La puissance de ces perceptions qu habite à chaque fois ces rêves bien particuliers font qu’à mon humble avis, un rêve érotique vaut cent fois un film de fesses, dont les vertus masturbatoires (et incontestables par ailleurs, mais c’est un autre sujet), sont bien plus limitées. Et ce sans avoir besoin de se toucher (ou alors je ne m’en rends pas compte).

Finalement, ce qui m’a le plus surpris, c’est que tout cela a fini par une sodomie (mais très réussie, ce qui n’est pas chose facile). De la part de Julien, ça m’étonne un peu.

Bref, tout ça m’a permis de me réveiller de fort bonne humeur (et quand on sait que j’ai le réveil en mode doberman, l’Epoux ne peut que remercier Julien). Mais je me demande bien quel sens profond on peut bien débusquer là dedans … (mis à part le fait que je me ferais bien sauter par l’ami Doré, ce qui effectivement n’est pas un sentiment qui m’est complètement étranger).

(En même temps, s’il a pas une bouche qui crie « SEXE SEXE SEXE », je ne m’y connais pas.)