Yes she can !

Ca fleurit de partout, j’apporte donc mon obole au fleurissement, ce sont bientôt les primaires du PS.

Personnellement ma voix ira à Martine AUBRY.

C’est un scoop de premier ordre non ?

Oui, j’ai retourné ma veste par rapport à 2007, mais Aubry n’était pas candidate à l’époque, et Royale représentait pour moi un choix par défaut (même si je suis allée la soutenir en meeting, alors que je commençais à être sérieusement en cloques à l’époque). Mon choix est celui d’une femme ET d’une femme socialiste surtout (parce que bon, Eva Joly, Marine Le Pen ou Nathalie Arthaud ne me convainquent pas, pour des raisons diverses et variées).

En 2011, je suis donc heureuse de pouvoir choisir et même de VOTER pour le faire. C’est une des initiatives saines et populaires (au sein noble du terme) qui me permettent de croire que le parti politique dont je me sens le plus proche n’est pas complètement à la ramasse (le jour où l’UMP s’y met, je veux bien montrer mes seins ah non déjà fait, rien tant pis).

Alors on pourra me rétorquer que voter pour un candidat parce que c’est UNE candidate n’a pas de sens bien profond. C’est une question de point de vue. Pour ma part, de la même manière que dans les fonctions de représentation sociale que j’exerce dans mon entreprise j’en viens à suggérer de mettre en place des QUOTAS pour que plus de femmes accèdent aux postes à responsabilités, je pense qu’il faut élire une femme à la Présidence de la République pour que les mentalités évoluent. L’élection d’Obama a eu un retentissement symbolique important sur la société américaine et au-delà parce qu’il était de couleur et de confession (ou d’origine plutôt) musulmane, je pense que l’élection d’unE socialiste pourrait avoir le même genre d’effet sur les questions d’accès aux plus hautes fonctions des femmes, dans tous les secteurs de la vie économique et sociale de la France.

Pour trouver son bureau de vote, le site des Primaires Citoyennes.

(Moi, je vote ici, coucou !)

Pour avoir quelques explications sur les modalités de participation, une note complète de Dedalus.

Ce soir, pour les parisiens qui aiment causer politique (de gauche), c’est le Kremlin des Blogs, animé et arrosé (à la bière hein) par Nicolas. Je n’y serais pas cette fois, mais j’essaierai de me rattraper une prochaine fois.

PS : rien à voir, c’était juste pour finir sur une note plus …. légère, un très bon article sur les meilleures scènes de cuni au cinéma. Je suis certaine qu’en fin gourmet, Nicolas goûtera la proximité de liens qu’il partage en le KdB et cette délicieuse pratique.

Sans moi Dominique

Parfois, la réalité dépasse la fiction. Qui aurait pu imaginer le scénario tordu que l’on vit depuis la mi mai avec l’affaire DSK ?

Hier, j’étais dans la salle d’embarquement de l’aéroport de Pau (oui, comme vous le voyez, ma vie trépidante de globe trotteuse de la France profonde a repris ses droits) où un écran diffusait France 24. Moi et une demi douzaine d’encravatés regardions, sidérés, l’avocat de la victime présumée décrire (dans une position proche de celle d’un prédicateur) par le menu le déroulement de l’agression présumée de DSK sur sa cliente. A gerber. « L’attrapage » du vagin. Le sperme recraché dans la pièce (je suppose que ça fait partie des éléments du dossier qui sont difficilement falsifiables). A écouter dans un hall d’aéroport, ça avait quelque chose de surréaliste. Et de profondément sordide.

Franchement, rien à cirer qu’elle aie menti sur sa demande d’asile. Ni qu’elle aie essayé de tirer profit de la situation (on peut être violée et pas très maline). Certes, si ça se trouve, tout était monté, c’était un piège, ou encore un rapport consenti, voire tarifé. Peut être. Le doute raisonnable. Mais visiblement, on ne saura jamais le fin mot de l’histoire. La plaignante et victime supposée est dé crédibilisée (et elle fait ainsi mal à la cause des femmes, sans doute à l’insu de son plein gré), et elle ne pourra donc pas faire l’unanimité contre DSK, dans un procès qui est parole contre parole.

Que restera t il de tout cela ? Sans doute un immense gâchis humain, comme le dit Trub, et je comprends le désarroi de ceux qui en avaient fait leur homme providentiel pour 2012, même si leur rapidité à le réhabiliter me fait un peu gerber. Un immense merdier, comme le dit Caroline, sans doute. La boite de Pandore, nous rappelle Olympe. Et de mon point de vue, un point de non retour. Celui du vote DSK. De MON vote DSK en tous cas. Que se soit aux primaires, ou voire même à la présidentielle elle-même.

Attention, je ne vis pas au pays des licornes roses, et je n’exige pas de mes dirigeants l’exemplarité amoureuse, la fidélité conjugale, toussa. Je ne suis pas sortie du Couvent des Oiseaux tout de même. Mais là, on est au delà de cette seule question de l’orthodoxie conjugale. Ce que nous avons appris de l’homme au travers de cette affaire, et même si tous les torts ne peuvent lui être imputés apparemment, a entaché (ah ah) son image. Et en toute conscience, non, je n’ai pas envie de voter pour un queutard agressif et arrogant. Oui, c’est peut être injuste, parce qu’il est peut être pas très différent finalement d’autres hommes politiques (coucou Georges Tron), mais bon, reste que c’est lui qui s’est fait prendre la bite à la main, suite à un rapport, plus ou moins consenti, avec une femme de condition très inférieure à la sienne, alors qu’il s’apprêtait à candidater au plus haut poste de notre République. Ca suffit à forger mon opinion.

Autant vous dire que si dans 10 mois je me retrouve à devoir envisager de voter au 2ème tour pour Sarkozy (ou pour Marine Le Pen ! non pas ça), je vais UN POIL avoir les boules (après Chirac en 2001, bonjour la couleuvre).

Deux autres posts que je « rejoins » :

:: CSP, La face cramoisie des hypocrites

:: Voter DSK, plus pour moi