Ceci est un message à caractère informatif

Moi qui supporte mal les frimas, là je suis (presque) contente. Enhora buena !!

Filmé (enfin, on va dire bavé, vu le méchant reflet dans la vitre, mais chose étonnante, on peut pas ouvrir les fenêtres chez nous) à 17 heures, Lyon, 29ème étage des locaux de the feurme.


Premiere neige
Vidéo envoyée par sasalaloute

Pas de printemps pour nos vieux

C’est une mauvaise saison pour nos aïeuls, je sais de quoi je parle.

En guise d’hommage, une petite vignette, trouvée sur Blog à Part (le prochain blog à rajouter dans mes favoris). Que le bonhomme barbu l’aie accueilli, c’est tout le mal que je peux souhaiter aux croyants.

Au passage, à propos de ce nouvel avatar du Ministère de la Justice, les Alertes Enlèvements, vous pouvez regarder en ligne Arrêt sur Images, le dossier de l’émission de France 5 y était consacré dimanche. Je partage plutôt l’avis de l’avocat Thierry Levy, qui y voit surtout des risques de dérives délationnistes. Il faut dire que le représentant du Ministère, Jean-Marie Huet, n’a pas été très convaicant, à la différence d’Alain Boulay, représentant de l’Aide aux Parents d’Enfants Victimes, qui a été capable d’expliquer pourquoi il est crucial de lancer ce type d’alerte dans les 24 heures qui suivent l’enlèvement. Ensuite, on peut débattre du traitement (la scénarisation, la musique TRES anxiogène qui rythme les annonces, mais aussi la pertinence du déclenchement, etc …).

Par ailleurs, ça vaut aussi la peine d’écouter la chronique de Sébastien Bohler, qui décrypte le discours d’intronisation de Nicolas Sarkozy, et explique notamment comment celui-ci a bien intégré à son discours les signes, la gestuelle qui en font (et c’est indéniable) un leader charismatique (en tous cas en bonne voie). Sébastien Bohler, qui je dois l’avouer, me filait de l’urticaire au départ, avec ses chroniques très scolaires, et trop référencées (socio, psycho) à mon goût. Il faut dire que mon jugement était en partie biaisé par mon idôlatrie (mais je me soigne) abikeresque. Hé bien tous comptes faits, j’y ai bien pris goût, et peut être même que Sébastien serait même en train de suplanter David dans mes suffrages. Aaah souvent femme varie ….

Accessoirement , je pense que le fait que souvent D. Abiker livre une partie de sa chronique sur son blog me gâche un peu l’effet découverte du dimanche. Comme quoi, la transparence du chroniqueur peut nuire …. Par contre, très bonne chronique de David sur l’allusion à Jacques Chaban-Delmas dans le discours de Nicolas Sarkozy, que je n’ai vu relayé nulle part ailleurs (visible en ligne aussi). Très instructif. Il a la rancune tenace tout de même le gars …

…. y’a un esthète

Il porte un drôle de nom Sean Biggerstaff. Il est né en 1983 (oh la vache, je suis à la limite de la pédophilie là moi …). Il a joué dans Harry Potter, le pauvre, et comme j’en ai vu aucun, il risquait pas de me taper dans l’oeil.

Je viens donc de le découvrir dans le très bon « Cashback« , que je suis allée voir un peu à reculons, pour accompagner l’Epoux, toujours avide de gros nénés (soupir), et surtout pour découvrir un film qui semblait être une adaptation d’un de ses livres (cul)tes, « Le Point d’Orgue » de Nicholson Baker. En bref l’histoire d’un garçon un peu monomaniaque (obsédé par les femmes), qui reçoit un don béni : la capacité d’arrêter le temps, le suspendre, pour mieux pouvoir déshabiller, et abuser de l’objet de ses désirs.

Heureusement, « Cashback » ce n’est pas tout à fait ça, enfin pas seulement, c’est aussi une jolie parabole sur les relations amoureuses. Les acteurs sont impeccables (et donc notamment ce petit Sean), le scénario se tient, c’est drôle, un peu déjanté et décalé, bien écrit, et la mise en scène et l’image sont inventives. Et même si je me doute (vu les regards de loup de Tex Avery de l’Epoux) que le film parle beaucoup aux phantasmes masculins (pouvoir arrêter les horloges, pour mieux reluquer ce qu’il y a sous les jupes des filles), en tant que fille, j’ai été touché par cet hommage un peu particulier aux femmes. Savoir que l’on peut susciter le désir sous cette forme, c’est presque émouvant.

Allez, comme j’ai été vraiment emballée, je vous livre aussi une image du principal personnage féminin, interprété par Emilia Fox, charmante actrice (alors que blonde, incroyable), que je découvrais ici.

Des premiers baisers à la métamorphose de Nelly, la fin de l’innocence

Vendredi soir, une piste de danse dans un bar de nuit (oué, une boîte), nous sommes en train de nous déhancher lascivement sur des rythmes syncopés. Autour de moi, comme il est habituel dans ce genre d’endroits, la comédie humaine se déroule, sans surprises : regards échangés, sourires esquisés, tentatives d’approches plus ou moins masquées, …. J’adore observer ces moments de séduction chez mes frères humains (d’autant plus que j’en suis moi même exclue, bien évidemment …). Repérer les manoeuvres, identifier l’instant T, celui où l’on voit que la proie se décide à se laisser dévorer par son prédateur. Le geste de rédition n’est pas toujours le même (un sourire qui change de sens, une hanche qui se colle un peu plus, une main qui s’aventure au-delà du respectable …), mais dans tous les cas, sa signification ne peut être ignorée. C’est presque émouvant. Parfois, je suis tellement absorbée par mon activité d’observation anthropologique voyeuriste que j’en oublie de danser.

Pour moi, il n’y a pas plus beau moment à saisir (même vu de l’extérieur), que le premier baiser (oui, on peut dire roulage de pelle, mais c’est moins plaisant dans la bouche). Il dit tout : la fin d’une attente, celle de la séduction, l’accomplissement d’une quête, le désir qui se matérialise, l’anticipation d’un plaisir encore meilleur, à venir. Je me souviens de tous mes premiers baisers. Sans exception, et quelque ait été la suite donnée. Et bien souvent, ils ont conditionné tout le reste.

Je me souviens du contact, pressant, de la chaleur du souffle, de la consistance des lèvres (harro sur les molles), de leur taux d’humidité (harro sur les baveurs en excès), des dents qui cognent (un peu, toujours), de la langue qui hésite, qui s’aventure.

Je me souviens des soupirs de certains, petits gémissements presque imperceptibles, ou du sourire qui s’ébauche sur certaines lèvres, le rictus invonlontaire de celui qui sait qu’il triomphe d’une épreuve, qu’il passe un barrage, qu’une porte s’est ouverte.

Je me souviens des mains, de ce qu’elles faisaient à ce moment là. Les ballantes, oubliées car toute l’attention se concentrait plus haut. Les nerveuses, balladeuses, qui se permettent déjà d’explorer. Les anxieuses, qui te broient, comme si juste à ce moment là, tu allais tenter de t’enfuir. Les amoureuses qui t’enserrent, qui t’entourent, parce qu’elles participent pleinement à ce moment unique.

Je me souviens surtout de ce tourbillon qui envahissait ma tête. La montée d’adrénaline, immédiate, cette chaleur inimitable qui se répand dans le corps et dans la tête. Du plaisir, brut, auquel on s’abandonne, plus ou moins longtemps en fonction de la qualité de l’amant et sa propre sensibilité. Et ensuite, la première décharge passée, le mælstrom de mes pensées, pouvant aller de « qu’est ce que je fous là, pourquoi il me colle, et comment je vais m’en débarasser maintenant » à « où sont les capotes, heureusement que je bosse pas demain, pourquoi j’ai pas rangé ma piaule avant de sortir, et j’espère que c’est un bon coup … ». Longtemps, je me suis demandée si j’étais la seule à être complètement dépourvue de fibre romantique ou de capacité à m’extraire de mon quotidien, de ma condition humaine, pour m’abandonner complètement à l’instant présent. En fait, il semblerait que ça soit un travers féminin assez partagé : la difficulté « à fermer les portes » comme cela m’a été décrit très justement une fois (par un homme !), la tendance à toujours vouloir être « sur le coup d’après ».

C’est sans doute tous ces signes, marqueurs d’une humanité toujours un peu la même, que je recherche dans l’observation impudique de mes congénères célibataires et en chasse.

C’est alors que la musique, assourdissante, se rappelle à moi. Les baffles hurlent le dernier tube de Nelly Furtado, « Promiscuous » (pour ceux qui ignorent ce qu’est cette daube, voir le clip ci-après, régalez vous). Nelly Furtado, pour moi, c’est le mystère de la métamorphose.



« I’m like a bird ». C’était limite « la Petite maison dans la prairie« , jupe informe, créoles has been, baskets d’adolescente attardée. Et c’est là qu’on se demande (j’atteins des sommets de réflexion, en boîte de nuit après 2 heures du mat’) comment s’opère une telle métamorphose. Plan marketing habile pour relancer une carrière qui peine à rebondir ? ou alors réel passage d’une dimension à l’autre ? La fin de l’innocence alors ?

Du coup, je me dis que c’est un peu ça la fin de l’innocence, le passage dans l’âge adulte et cynique. Quand vous êtes innocente, vous chantez des chansons sur les oiseaux et la liberté, le coeur léger, et vous embrassez les garçons sans vous demander s’ils aimeront vos dessous et votre intérieur. Après, on tombe dans la facilité, le putassier, on chante des daubes dont on sait qu’elles auront un succès commercial, pourvu qu’on y mette un peu de coeur cul, et on embrasse en se demandant si ce mec est vraiment celui qu’il nous faut, et s’il sera éventuellement un bon mari – un bon père – un bon coup d’un soir – un bon amant au long cours (rayez les mentions inutiles).

Ceci était une contribution assumée aux philosophes de comptoirs, et autres gagne-petits de la pensée à deux sous (à vot’ bon coeur). Mais que celle qui ne s’est pas une fois demandé, en pleine exploration des amygdales de son partenaire du moment, « mais j’avais pas rendez-vous chez mon dermato moi la semaine prochaine ? », me jette la première pierre.

Pour ceux qui auraient oublié « I’m like a bird ».

Putain ça penche – opération "Cherchez Souchon"

J’ai découvert ça par hasard sur DailyMotion. Je pense que comme d’hab’ je suis la dernière à m’extasier sur cette nouvelle opération de « buzz » comme ils disent. Comme j’aime beaucoup Souchon (même qu’une fois je l’ai vu dans la vraie vie, il a pioché dans mon sachet de riz, un souvenir formidable, un jour je vous raconterais), et que je trouve l’opération marrante, hop le lien, allez jouer, vous verrez, c’est rigolo.


Alain Souchon
Vidéo envoyée par alainsouchon1

On peut jouer aussi de manière plus interactive, en envoyant sa vidéo sur DailyMotion. Je pense que comme à chaque fois que je veux participer à un concours, il est fini, mais je vais voir ce que je peux faire (comme je chante comme une casserole, faut peut être que je crée la différence. Qui a dit en montrant mes seins ? Comment ça, ça a pas marché ?). Il y a déjà une quarantaine de participants.

PS : non je ne suis pas soudoyée par l’agence de pub pour ce post.

PS 2 : soyez attentifs, dans le clip il y a plein de gens connus apparamment, mais comme je suis une quiche, je n’ai reconnu que son pote Voulzy, avec qui je partage les dents du bonheur.

PS 3 : sinon, Souchon a un site ouèbe aussi.

La promo pour la Wii, elle déchire sa grand-mère

Parfois, nos amis les geeks savent faire preuve d’un peu d’humour et d’auto-dérision. En tous cas, j’ai bien ri, je suis tombée du lit (merci au passage à yaya pour son explication de texte au sujet de cette expression toute faite, que j’avais complètement perdue de vue).

Vous remarquerez au passage l’érotisme latent de ce clip piqué à Bollywood (merci au beauf’ pour cette découverte). L’Epoux quant à lui s’est extasié sur les qualités mammaires de la population féminine de l’Inde (« ‘tain, savais pas que les indiennes avaient des gros nénés« , voici la restitution exhaustive de sa réaction au visionnage du clip, pour être exacte).

… y’a des "zandis à nu"

J’ai découvert l’initiative dans un article de Libé, qui interroge le président de l’association Vagdespoir. Cette association vise (notamment) à promouvoir la pratique des sports de glisse (surf, skate, kite) par des handicapés, et à changer le regard sur le handicap. Pour 2007, ils ont eux aussi lancé un calendrier dénudé, et on peut dire qu’en termes d’image le résultat est atteint, car les photos sont incarnées, et dégagent une vraie joie de vivre. Ca fait du bien.

Pour se procurer le calendrier, c’est par là.

Ils ont donc un site assez actif, que vous pouvez consulter, je vous recommande particulièrement le making-off du calendrier, ça m’a rappelé des souvenirs.

… y’a un gars au piquet (ou comment s’occuper pendant une campagne qui s’annonce calamiteuse)

C’est pénible de l’admettre en tant que sympathisante socialiste, mais cette campagne présidentielle 2007, elle va être difficile, très difficile. Soutenir pendant 20 longues semaines la maîtresse d’école, ça va être un chemin de croix. J’avais projeté de me rendre à ma section d’arrondissement, pour voir en quoi je pourrais me rendre utile, mais je crains que ça ne soit au-dessus de mes forces. Prêcher la bonne parole, tracter et militer pour elle, un peu l’impression de me trahir. Et que l’on ne me brandisse pas la menace d’un nouveau 21 avril, c’est inutile.

Par contre, puisqu’elle a mis au piquet le joli Montebourg (certes, il ne vaut pas dans mon coeur mon amour de jeunesse, François B, que Marie D. m’a ravi), pendant un mois, ben moi je veux bien me sacrifier pour le prendre en charge pendant cette période. A priori je préfère être dominée que dominer (oui je sais, pour une chienne de garde, c’est lamentable), mais je pourrais essayer d’être imaginative et trouver une punition à la hauteur de sa soit-disant bévue. Oui je vois très bien en fait …

PS : petite remarque à l’attention des fashionistas mâles et autres métrosexuels assumés => JAMAIS on ne porte une cravate plus sombre que sa veste de costume. C’est une faute de goût majeure. D’un autre côté, le costard beige, c’est assez has been aussi. Ceci était la séquence « police du style« .

La bévue en question (bien la cravate rose, bien) :


Le défaut de Ségolène : Hollande
Vidéo envoyée par INFOCOM-Net

La chanson de la bonnanée – 2007 Super Chouette

S’il ne fallait qu’une chanson pour 2007, ça serait celle-ci, création unique de Jean Stone :


2007 Super-Chouette
Vidéo envoyée par sasalaloute

(oui je sais, ça sert à rien de mettre du son sur DailyMotion, mais je sais pas me servir d’autre chose).

C’est commis par lui, là, allez-y, il est très très fort.

(Oui, je connais personnellement Jean Stone, et ceci est de la pub en quelque sorte, so ?)

Des premières neiges et des frais de campagne électorale

Ce W-E, petite ballade à 1.200 mètres d’altitude, dans les Alpes (plateau des Glières, haut lieu de la Résistance). Ca se confirme, pour les fans de poudreuse, mieux vaut attendre 2008, parce que là, c’est plus que limite ….

Par contre, pour se faire un peu de rando, à pinces ou en raquettes, ou plus simplement faire l’étoile de mer sur la neige, c’est possible.

Pendant ce temps, 78.000 personnes étaient réunies Porte de Versailles, pour ça (lien vers le compte-rendu – subjectif – le plus complet et mieux écrit que j’ai pu lire sur un blog). 78.000 personnes, pour un coût total de 3,5 millions d’euros, soit près de 45 euros par tête de pipe. Les opposants à l’UMP se sont empressés de critique la dépense, bien faramineuse pour satisfaire l’égo sur-dimensionné d’un si petit homme.

Le montant ne me surprend pas dans l’absolu. Pour organiser un rassemblement de cette ampleur, il ne fallait pas moins. Je me souviens que pour organiser nos épousailles, à l’Epoux et moi, le montant par tête était équivalent, voire supérieur (on a les comparaisons que l’on peut, je ne me suis pas – encore – présentée aux présidentielles).

Par contre, ce qui est effectivement un peu plus génant, c’est que ce soit au final nous (AKA les contribuables) qui sommes amenés à régler la dépense de ce type de raout qui fait du bien à l’égo. Car sauf erreur de ma part, les dépenses liées à la campagne officielle sont remboursées (article R. 39 du Code électoral) « pour tous les candidats ayant obtenu 5 % des suffrages exprimés (3 % pour les élections européennes et territoriales de Polynésie française), dans la limite du plafond des frais de campagne officielle ».

Sauf à ce que cette manifestation n’entre pas (encore) dans le cadre de la campagne officielle, et dans ce cas là, j’ai rien dit.

Sauf à ce que le candidat Nicolas Sarkozy fasse moins de 5% des suffrages exprimés … Humpfff ….

Toute question en la matière peut être utilement posée à la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP), une bande de joyeux drilles (voir photo ci-dessous), que je vais m’empresser d’interroger, tiens. Et puis je vais faire une vérification avec le Guichet du Savoir en plus. A suivre ….