Les chansons de ma naissance – le disco n’aura pas ma peau

12 avril 1978.

Côté France, Claude François, Les Magnolias. Inévitable

Côté GB, Brian & Michael, Matchstalk men. Inconnus au bataillon. Ca donner envie d’étrangler un petit chanteur à la croix de bois tout ça.

Enfin, quand je regarde la chanson au top pour mes 20 ans et que je découvre que c’est Céline Dion avec My heart will go on, je me dis qu’avec de tels parrains penchés sur mon actualité musicale, c’est pas étonnant qu’au fil du temps je me sois forgée des goûts de chiottes en la matière. Comment ça c’est pas une excuse ?

Vu chez Ladyblogue & Mry.

Dans ces bras là (enfin quand on arrivera à se comprendre)

Titre emprunté (à dessein) au très bon roman de Camille Laurens.

Alice (sur son blog Bien en chair) évoquait aujourd’hui ce qui l’attire chez un homme. Elle cite trois prérequis : le style, l’assurance, les muscles. Elle explique ses choix, et je les comprends. Même si je ne les partage pas tous, et ne les mettrait pas dans le même ordre. Ensuite, dans les commentaires, un certain Point-G Dit prend la peine de revenir en détail sur ces critères, notamment le second, qui revient souvent dans les conversations de salons (bon, ok, quand on glousse entre nous affalées devant des cocktails fortement alcoolisées). Alice évoque « la prise de risque » dans le rapport de séduction, de plus en plus rare chez l’homme (un point de vue partagé chez beaucoup de filles), son commentateur réplique « repères et signes de séduction brouillés« , pour finir sur l’inévitable axiome des années 2000 « m’enfin mesdames, vous avez voulu l’égalité, alors séduisez nous à votre tour, on n’est pas que des couilles sur pattes« .

Sur cette question, on peut toujours relire « Le musée de l’homme » de David Abiker, sorti en 2005, et qui évoque très bien de cette supposée perte de repères, vu depuis chez ces messieurs. Depuis quelques années, j’ai pu recueillir des témoignages d’amies célibataires, et il semblerait bien que le dialogue soit de plus en plus tendu et chargé d’incompréhensions. Et surtout, le serpent (de la luxure) tend à se mordre la queue, si je puis dire …. En essayant d’être schématique :

Vulva (c’est pour la démonstration, je n’ai aucune copine qui porte ce doux prénom) apprécie d’être draguée, c’est bon pour l’égo, quoi qu’elle en dise (et plus longtemps dure le célibat, plus le besoin de réassurance est fort. De toutes manières, ce besoin est intrinsèque à la nature féminine, celles qui nient sont des menteuses). Mais il faut que la drague soit originale, sans être lourde, et faite tout de même avec conviction et allant (l’assurance dont parle Alice). Parce que le temps où l’homme traînait la femme par les cheveux pour aller la sauter au fond de la caverne, c’est fini, même si Vulva apprécie quelques signes subtils de domination masculine (et non je ne parle pas d’une carte Gold et d’une grosse bagnole). Certes, ce n’est pas évident à saisir, mais l’essence du bidule est là. On veut des hommes, des vrais, mais intelligents et sensibles et bien membrés. Et on peut tout à fait comprendre que tout cela soit très exigeant. Mais de l’autre bord, est ce que la société n’a pas développé de grandes exigences vis à vis des femmes, tout aussi éreintantes (bien roulées, bonnes au pieu, professionnelles aguerries et mères exemplaires) ?

Alors dans ce contexte darwinien en diable, quand Vulva se trouve confrontée à son propre désir, de plus en plus souvent, elle attaque, et se lance d’elle même à la conquête de l’homme. Mais là, deux écueils majeurs surgissent. Parce que la révolution tellement attendue dans les rapports hommes / femmes n’a pas achevé sa rotation, et qu’une femme qui drague, elle risque doublement de se vautrer.

1. Parce que quoi que l’on en dise, une femme qui va au-devant de son propre désir, elle risque encore souvent aujourd’hui de passer pour une amazone (métaphore pour ne parler d’une salope), et d’effaroucher la bête (moi, je ne mange pas de ce pain là madame ….). Parce que si ces messieurs réclament que les filles passent à l’acte, concrètement, ça fait encore un peu peur. Alors, révolution des moeurs non achevée ou méthodes maladroites en cause, le résultat est le même, l’échec.

2. Parce que plus prosaïquement, et là, j’ai une brouette d’exemples, 4 fois sur 5, les messages ne passent pas. Oui, Vulva s’efforce de donner des signaux signifiant son désir, son intérêt pour le monsieur, tout en subtilité et en délicatesse et en face, c’est le néant, l’absence totale de réaction. Et c’est l’ébétement total quand à bout de force, par dépit, Vulva finit un soir par se jeter bouche ouverte sur sa proie, pour le violer furieusement (c’est une image). C’est là qu’en général l’homme couine « aaaah mais je pensais que tu voulais qu’on soit juste amis ».
« Arrrrgh, pauvre con, et depuis quand tu y crois à l’amitié homme / femme, entre deux célibataires ? » crache Vulva, excédée.

A force de deviser régulièrement sur le sujet (un puits sans fond), on s’est dit que c’était en fin de compte les sociétés traditionnelles qui avaient inventé les meilleurs remèdes à l’incommunicabilité entre les sexes. Et notamment celles (en Inde je crois) où des codes simples, visuels (couleurs, grigris), existent entre les célibataires d’une tribu, pour signifier leur position de principe, et leur niveau d’ouverture (et non, je vous vois venir, Meetic n’est pas le grigri XXIème siècle, faut pas déconner). Bon, ça c’est les jours de découragement, parce que les autres on se dit surtout que ces moments d’incertitude, de tâtonnements, de désirs mal dissimulés et pas (encore) comblés, ce sont les meilleurs, avant de pouvoir tomber « dans ces bras là » ….

PS : et surtout, ne pas aller sur le ouèbe pour chercher des conseils de séduction, sinon, vous tomberez sur ce genre de trucs. L’horreur.

Edit de mardi : j’ai réussi à publier dans les commentaires une expérience sociologique très intéressante communiquée par un lecteur assidu. Alors c’est pas facile à lire, bicoz la mise en page saute, mais ça vaut la peine de la lire, c’est édifiant. Merci à lui.

Pendre un publicitaire (voire plusieurs ?), juste par ennui

« Les pommes de terre, contre l’ennui, pensez y« . On en voit des campagnes de pub nazes, dans le genre celle-ci confine quasiment au génie. J’ai décidé que c’était du second degré. Mais j’ai longtemps hésité …


Pomme de Terre – 11-2006
Vidéo envoyée par adictmag

C’est vrai, on se marre bien plus avec une pomme de terre qu’avec une fille. Publicitaire ET frustré ?

…y’a le croque-mort qui m’éveille les sens

J’ai mis les vacances de Noël à profit pour achever le visionnage de la 5ème et dernière saison de Six Feet Under. Sachant que pendant la période j’ai également acheté et lu le bouquin de Ron l’Infirmier, la Chambre d’Albert Camus, vraiment réussi, autant dire qu’avec ça la Noyelle était placée sous le signe de la joie et de la bonne humeur …

C’était un peu l’angoisse de regarder les derniers épisodes, justement parce que tu as cette conscience aigüe que …. c’est la fin. Un peu comme avant de finir un très bon bouquin. Ce qui pour une affaire de croque-morts est un comble. Et je reculais l’échéance depuis plusieurs mois (oui, oui, j’ai bien conscience que je suis un peu névrosée des fois). En l’espèce, je n’ai pas été déçue, puisque la fin est à la mesure de l’ensemble de la série, lumineuse et sombre, cynique et profondément humaine. Je n’en dis pas plus pour ceux qui seraient encore en cours de visionnage, je suis pas du genre à gâcher le plaisir avec un spoiler. Reste une des meilleures séries de mon point de vue (avec Ally Mac Beal, Sex in the City et Urgences), qui a su gérer la durée et faire évoluer ses personnages, jusqu’au bout !

En guise d’hommage post mortem, je ne pouvais pas faire autrement que dédier une baignoire à Nate Fischer, Peter Krause dans la vie, qui interprète un rôle masculin auquel j’ai été particulièrement sensible. Bien entendu, si j’assumais mieux mes tendances saphiques, j’admettrais que le vrai personnage qui explose au cours des 3 dernières saisons, c’est Claire Fischer, jouée par Lauren Ambrose. Sans compter que je voue une vraie fascination pour les chevelures rousses ….

Allez, je m’en tiens à Nate (pour cette fois), qu’est un peu rouquin. So long darling (soupir).

Vis ma vie de clubeuse du dimanche

Fuiii, en 2007, faudrait que je prenne un peu plus soin de mon image de marque sur le ouèbe moi. Et arrêter de mettre des talons, on croirait un trav’, surtout à côté de garçons qui font moins d’1m80. Et arrêter de me faire prendre en photo avec un verre à la main, alors que j’essaie de faire croire que j’arrête de boire. Et arrêter d’aller au First, parce qu’à part la musique (de la daube comme je l’aime), c’est tout naze comme endroit.

Encore une photo dramatique donc à mon actif, prise le 23 décembre dernier, enfin plus exactement le 24, puisqu’il était 4 ou 5 heures du matin, ce qui pourrait excuser (en partie) la mine dé-fête / faite …. En partie quoi.

A ma droite, …. Rien. Personne. Je sais garder un secret.

Pour fêter le W-E (que tous ceux pour qui cette semaine de 3 jours a été un supplice lèvent le doigt), deux petites perles sur lesquelles j’ai ondulé, lors de mes nuits d’ivresse sur-boums adolescentes.

Ca c’est pour le travestissement …

Ca c’est pour le temps où la vie était simple comme un refrain (« you are young, you’re free, why don’t you sleep with me …. »)

De la discrimination vue par Marine Le Pen

La campagne électorale est sur les rails, pour qui en doutait encore. Ce matin, France Inter recevait Marine Le Pen. Pas aussi aguerrie que le paternel, mais assez forte. Le nouveau credo du Front National, pour asseoir sa respectabilité, « nous on ne change pas, c’est l’échiquier politique qui se déplace, à présent, on représente le centre droite« . A la gauche de Bayrou non ? Ben voyons.

Un grand moment tout de même, sur la justification de la préférence nationale (en l’occurrence, au sujet du droit opposable au logement). Marine Le Pen interpelle Nicolas Demorand, « Vous monsieur, vous êtes marié ? » (aaaah, elle va lui proposer la botte peut être ?). Il reste interloqué, et elle de poursuivre sur son idée « Et bien vous, monsieur, combien de femmes avez vous discriminé, exclu, en choisissant d’en épouser une ? Voilà, ben la préférence nationale, c’est pareil, il faut savoir faire des choix. Et le critère de la nationalité n’est pas le plus mauvais. »

Grandiose.

Alors je tiens en ce jour à faire mes sincères excuses à tous ces hommes (et je ne doute pas qu’ils sont légions) que j’ai exclu en choisissant l’Epoux. Vraiment. Que tous ces exclus m’interpellent, on trouvera une solution pour y remédier. C’est mon engagement de campagne 2007. On a pas fini de rire (jaune).

…y’a Monsieur Béart

Et bien évidemment, ce n’est pas à Guy Béart que je pense (je fais pas – encore – dans la gérontophilie), mais à la nouvelle prise de sa fille Emmanuelle. Et quelle prise mes enfants. Je l’ai découvert dans Paris Match, en attendant le docteur, j’ai failli défaillir. C’est sûr, on attrape pas des mouches avec du vinaigre, comme dirait Maman. Franchement, chapeau.

Michael Cohen est apparamment le nouveau fiancé d’E. Béart, rencontré sur le plateau de tournage du « Héros de la famille« . La veinarde (parce qu’autant vous dire, c’est pas sur mon plateau de tournage à moi – 29ème étage de la tour Crédit Lyonnais – qu’on croise de tels spécimens (d’où l’intérêt de trouver chaussure à son pied hors cadre du boulot, ça se confirme depuis 7 ans). Arfff. 2007 sera un bon cul cru.

Tout sur Michael par là.

Rapport d’activité bloguesque 2006

Les statistiques d’un blog, c’est un peu comme les concours de zizis entre garçons. C’est à qui aura le plus gros, ou pissera le plus loin. On se les montre, ou pas, on en est plus ou moins fiers, et parfois, on triche, on exagère, on fait croire que.

(Aparté : je me souviens de ce monsieur, au Virgin Mégastore de l’aéroport CdG, qui me jeta un regard peiné, limite attristé alors que je gloussais, la bio de Rocco Siffredi entre les mains. Pour ceux qui n’ont pas vu la bête – je parle de l’ouvrage – l’éditeur a choisi de tailler le bouquin à la mesure du pénis du monsieur, et de faire figurer un double décimètre sur la tranche. D’où mon gloussement en le découvrant. Pourtant, que cela soit dit et redit : ce n’est pas la longueur qui est le plus important, mais la circonférence. Par exemple, dans le dernier Tétu, j’ai découvert que les deux stars du porno gay avait des outils de plus de 20 cm de longueur et 30 cm de circonférence, et ça, par contre, ça calme. Fin de l’aparté sur vos zizis, mais on revient dessus quand vous voulez. Façon de parler.)

En ce qui me concerne, c’est pas pour me vanter, mais je m’en cogne. J’écris pas mieux, pas moins, pas plus, pour 15 ou 150 pékins. Même si l’Epoux continue de se moquer de moi quand je lui avoue, désapointée, qu’une note qui me tenait particulièrement à coeur (et qui ne parlait ni de mes seins, ni de cul) a fait un gros bide. Tant pis.

C’est donc en toute transparence & innocence que je vous fournis les chiffres du cru 2006, sachant que je n’ai pas 36 outils de suivi, mais deux (BBClone pour DotClear et Post-It Express, j’ai jamais réussi à recevoir une invitation pour Google Analitics, dont Henri dit le plus grand bien). Alors en 2006, les données brutes.

:: Publication de 480 billets au total, dont :

* 210 baignoires (et après on s’étonne que je manque parfois d’inspiration, si on cumule avec l’ancien blog, ça fait 300 baignoires !)

* une demi douzaine de paillassons (va falloir développer la série, j’ai bien quelques idées en tête)

* 210 ronds dans l’eau (plouf)

* 50 articles sur le blog et le blogging et la blogosphère

:: Visiteurs (me demandez si c’est uniques ou je sais pas quoi, no fucking idea). Les graphiques de BBClone (à gauche, sachant que j’ai un bug sur mai, j’avais supprimé la ligne de code pendant la 1ère quinzaine, truffe que je suis) à gauche et de Post-It à droite.

* Nombre de pages visitées : 205.000
* Nombre total de visiteurs : 127.000
* Visiteurs en moyenne : 800 en semaine / 500 en W-E

Alors pour les origines des visiteurs, j’ai fait des joulis graphiques (fluent in excel la fille).

Pas de surprise sur l’origine par pays, des visiteurs surtout francophones (plus de 65%) et français. Pour le référencement, l’outil n’est pas très satisfaisant, puisque 56% des origines ne sont pas connues (sic), et que les 36% liées à ma présence dans la blog roll sexe de Ralphy vont disparaître sur 2007, puisque je ne fais plus partie de cette blog roll depuis novembre dernier. Je vous la fait courte, Ralphy m’avait intégré dans une blog roll dont la thématique et le contenu attirent beaucoup de visiteurs, et générait plus du tiers de mon trafic, et près de la moitié lors du lancement de ce blog. Hé, oui, tout de même, comme quoi, à quoi ça tient, une audience (qui a dit « des seins » ? il a pas tort). Donc suite à ma participation au concours photo « Safari Urbain » pour Mry, il a supprimé mon blog de sa blog roll, au motif qu’il ne pouvait je cite « continuer à faire la promotion d’un blog qui affiche aussi ouvertement un certain mépris envers (ses) convictions religieuses ». Gasp.

Je ne reviens pas sur la polémique de fond, on a fait le tour, mais c’est évident qu’à la modeste échelle de ce blog, je croyais que l’écosytème allait être quelque peu bouleversé. Mais contre toute attente, les visites n’ont pas baissé à ce jour, et bien évidemment, je tiens une conclusion de taille : les lecteurs de la blog roll ont été remplacés par ceux qui ont découvert mes atours dévoilés. Bande de cochons (et les cochonnes, je prends aussi, un jour je vous parlerai de mes émois lesbiennes quand j’étais interne au lycée).

Bref, pour synthèse et bilan, ce qui me fait quand même plaisir, même si j’ai pas un gros kiki comme d’autres, c’est au moins d’en avoir un (de blog !), et de le faire grandir progressivement, avec vous tous (‘tain, faudrait que je me méfie des analogies pourries moi). Ce soir, on reprend les clapotis dans la baignoire (en même temps que l’on prolonge le concours jusqu’à la fin du mois). Un engagement 2007 pour celle-ci : moins d’hommes objet et de garçons faciles, c’est vrai que y’a eu une dérive un peu pupute-boys sur le dernier trimestre, que je vais m’efforcer de corriger (on va revenir aux basiques, aux poilus).
Ceci était ma résolution 2007. Bonne annénée (piqué à polpolette, très bon, très bon) !

(Autoprotrait gratuit, j’aime le côté « dame en noir ». ¨Prise dans une rue du Vieux-Lyon, le 30 décembre dernier. J’ai fait plein de belles photos de Lyon par ailleurs pendant les vacances, j’essaierai de les publier un ces 4, si j’arrive à refaire une galerie, ce qui est pas gagné. Et oui, j’anticipe, c’est bien un sac à main que je tiens en bandoulière, et non un trophé de chasse. Zy comprennez rien à la mode.)

Edit de vendredi matin : je me suis un peu emballée sur l’histoire des acteurs gays, suis allée vérifier (dans le magazine), c’est l’inverse => « 28 cm de longueur et 18 cm d’épaisseur », je cite, pour le mieux doté des deux prétendants au titre. C’est déjà pas mal vous me direz. Avec les amis avec qui on dinait hier soir, on a fait un étalonnage avec un mètre, c’est mon bras, dans toute sa longueur, et à l’endroit où il est le plus large. Aaaarf.

2007 – on prend les mêmes, et on continue …

De retour au boulot aujourd’hui, la bonne nouvelle, c’est que je suis à nouveau « on-line » (suis passée chez les uns et les autres, faire des coucous, contente de vous relire), la mauvaise c’est que je suis au boulot.

Contre toute attente, ce midi, je n’ai pas tatané le technicien Numéricable. Il avait l’air d’avoir 18 ans et demi, et s’est présenté avec des câbles autour du cou, genre Sadam Hussein à H – 1, du coup j’ai culpabilisé de nourrir des pensées meurtrières (je suis contre la peine de mort, même à l’égard des FAI incompétents, si c’est pas un engagement citoyen ça). Comme souvent, il s’avère que ce pauvre garçon est un sous-traitant sous-payé par Numéricable, et j’ai pas eu envie de passer mes nerfs dessus, surtout qu’en l’occurrence c’est le SAV de Numéricable qui m’a fourgué un modem daubé. J’y ai donc couru, au SAV, pour éreinter le technicien de faction, qui m’a remis un nouvel engin, je teste ce soir si ça marche.

Pour ce qui est de mes voeux, bonnes résolutions, je vous les épargnerais bien volontiers, bicoz en allant chez les uns et les autres (z’avez vu, j’ai actualisée ma blog roll, propre comme un sou neuf qu’elle est), j’en ai déjà fait une indigestion. Que souhaiter pour 2007 ? Quel bilan faire de 2006 ? C’est vrai que la période, de manière tendancielle, est propice à la remise en question et à la mise en perspective. Je n’y ai pas échappé.

Je ne regarde pas souvent derrière moi. Mon côté bourrin orgueilleux. J’ai peu de regrets (mais aussi peu de nostalgie). J’assume, pas tant du fait d’une assurance sans faille, que parce que je déteste admettre que je me suis trompée. Mais je me soigne. Vis à vis du blog, je nourris des incertitudes, régulièrement. Mon entourage, par ses réactions, pose des questions que je n’ai pas envie de soulever, ou que je n’aborde pas de la même manière. Exposition de l’intime pensent certains, prisme déformant je réponds. Le blog est représentatif d’une partie de moi, comment peut-on le prendre pour le tout ? C’est bien évidemment de la part des proches que le point est parfois cruel. Que je puisse être réduite par des lecteurs, anonymes ou pas, à une certaine imagerie d’Epinal, je l’assume sans difficultés, et en gardant j’espère un certain sens de l’humour, et surtout la légèreté, dont j’ai fait ma ligne de conduite ici.

Que l’entourage ne sache pas faire la différence entre ce bout de moi que j’expose (comme dirait Kent « quand le sage montre l’espace, l’idiot voit sous la ceinture« ), c’est parfois difficile, alors que faire ? Privatiser le blog (via un mot de passe), pour gérer les proches ? Illusoire. Recommencer, ailleurs, de manière anonyme et sans le faire partager aux amis, famille, collègues ? Frustrant. Aller au clash, avec ceux qui critiquent et questionnent, pas toujours de manière ouverte ? Pas assez de colère, trop de peine. Aucune de ces alernatives ne me satisfait.

Alors finalement, pour être en accord avec ce que je pense être, pas d’autre choix que celui que je crois avoir toujours fait. Assumer. Assumer ce que je dévoile, parce que personne ne m’y oblige. Assumer la part d’égo (tisme, centrisme). Assumer la légéreté. Assumer le plaisir. Assumer ses contradictions.

S’assumer.

Etre humain somme toute. 2007. On prend la même (me and my self), et on continue. A très vite.