Ne pas parler la bouche pleine, et autres préceptes chers à la sexetiquette

Paraîtrait-il que la pornographie nous a mal habitués, et que de ce fait la vulgarité a envahi les alcôves, lieux collectifs et partageurs d’intenses activités à caractère sexuel, voire même les lits conjuguaux (qui a dit là bas au fond que le lit conjugal n’était pas un lieu à intense activité sexuelle ?). C’est un peu vrai. Je me souviens encore de ce rustaud, lorsque j’avais 17 ans, avec qui j’échangeai gentillement quelques baisers baveux, et qui – mine de rien – m’appuyait sur la tête, pour me signifier sans plus de manière ses attentes finales (avec quelques grognements quelque peu impatients tout de même).

Du coup, sans surprise, ce sont nos amis d’outre atlantique, créateurs et fervents pratiquants du politiquement correct, qui ont fait émerger un concept destiné à corriger les abus de langage et autres impolitesses de la fesse : la sexetiquette. Le principe : c’est pas parce qu’on a très envie de se voir pratiquer une turlute dans les plus brefs délais (ce n’est qu’un exemple) qu’il faut pour autant oublier :

1. de demander poliment (et de pas forcer la main)

2. de remercier (surtout si le travail a été bien fait et sans en faire des tonnes non plus)

3. de rendre la pareille (hé oui, c’est la moindre des chose !)

En la matière, la Nadine de Rotschild du savoir vivre au pieu s’appelle Josey Vogels, canadienne d’une quarantaine d’années. Son best-seller date de 2004 (apparamment non traduit chez nous) s’intitule « Bedside and Manners », et permet justement d’éviter les impairs et malentendus. A la lecture de quelques extraits, ça semble parfois être un peu le B.A BA, mais je suppose que si l’offre existe, c’est qu’il doit y avoir une demande. Il semblerait surtout que ce sont dans les lieux collectifs de sexualité (les boîtes à touze quoi), de plus en plus visités (je me demande toujours par qui, parce que jamais personne dans mon entourage n’a admis fréquenter ce type d’endroit interlope) que le rappel des règles de bienséance sexuelle soit nécessaire. Pas que les gens sont oublieux, dans le feu de l’action, mais tout simplement parce qu’elles sont ignorées du « grand public ».

Enfin, je dis ça je dis rien, moi j’ignore vraiment TOUT de ces endroits. Par contre je suis une fifille polie, je dis toujours merci après, juste avant de m’endormir comme une bienheureuse (par contre, si je réclame du rab, faut se poser des questions sur la qualité de l’échange) ….

2 réponses sur “Ne pas parler la bouche pleine, et autres préceptes chers à la sexetiquette”

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