Mes lecteurs sont des pervers !

Et cette fois je ne parle pas des requêtes improbables dans les moteurs de recherche qui amènent de drôles d’oiseaux par ici. Je vous cite quand même le dernier en date, ce matin – bordel 8 h 13 – « nuit blanche dans un magasin de sex toys ». Bon d’accord, j’avoue, j’avais parlé il y a un an de ça d’un chouette magasin de sex toys, qui justement s’appelle « Les nuits blanches« .

Non, hier, en dehors de Marie-Net (qui elle même dispose d’un joli godemichet blogmichet), j’ai aussi reçu des mails (non, pas de délation), tous déçus à propos de ma note d’hier, sur le mode « ho ben zut, moi qui croyait enfin lire un article de fond sur les femmes fontaines » … Les bras m’en tombent ! Moi je vous confie, tremblotante, mes désarrois de femme enceinte, et vous, là, bande de gros dégueulasses …

Pffff. D’accord. Dès que j’ai remis mon rapport de 145 pages, et que je l’ai soutenu en comité de pilotage demain matin, je vous fait un post bien fouillé ET illustré sur les femmes fontaines. Z’êtes abjects, voilà dans quels retranchements vous me poussez (mais vous avez de la chance, j’ai vu une vidéo très instructive il y a peu sur le sujet …).

Je m’en retourne à mes travaux professionnels, drapée dans ma dignité bafouée (oué, je sais, se draper avec un mouchoir de poche, pas facile ….).

Call me ze fountain

C’est ça qui est bien avec la grossesse, plus la peine de te coller devant un épisode d’Urgences ou un reportage sur les petits biaffrais qui crèvent la dalle, que nenni, une petite visite chez un fabriquant de meubles suédois, et c’est parti.

Samedi, 17 heures, on rentre d’une passionnante expédition chez Ikéa. En gros, 15 mètres de linéaires de bouquins à ranger dans le séjour, pour cause de changement d’affectation du bureau en paradis orange / bleu et vert anis de La Chose (ça va être très très joli ui ui). Bref, un vrai chantier depuis plusieurs semaines, heureusement, BILLY est là. Depuis le début de l’après-midi, je regarde d’un oeil inquiet l’Epoux transbahuter tout seul les colis de 40 kilos. Mais forcément dans mon « état », je n’ai pas le droit d’aider, et plus les heures passent, plus je me sens inutile. Contre toute attente, faut croire que le rôle d’inspecteur des travaux finis ne me sied pas tant que ça. J’insiste, j’insiste, je veux aider. Je tourne autour de l’Epoux sans discontinuer, mais sans rien faire, et il commence à s’exaspérer.

Moi aussi je m’énerve toute seule, à être bonne à rien là. Et comme ça arrive régulièrement depuis 6 / 7 mois, d’un coup, les vannes lâchent : « Ouiiiiiin j’en ai marre, je suis un boulet inutile, j’ai l’impression de servir à RIEN, et TOI, en plus tu me rejeeeeettes« . Un peu plus je lui disais « Tu m’aimes puuuuu ». Et c’est parti pour 15 minutes de crise de larmes.

Fuiiii. Plus que deux mois.

La chanson qui va avec. Comme quoi les clichés ont la vie dure …

Et la grosse poilade ouèbe du jour : y’a des groupes thématiques de femmes enceintes sur des forums Doctissimo. C’est atterrant de mièvrerie. Je vous laisse découvrir les centres d’intérêt de ma « tribu », les septembrettes 2007 … Finalement je suis pas si relou moi. Comment ça si quand même (un peu alors) ?

"Ta bite sur mon blogue" – enfin un concours qui mérite qu’on s’y intéresse !

Je suis une lectrice assidue du blog de Laurent, capitaine du blogue (et pas blog hein, faut pas confondre) Embruns. Bien qu’il soit légèrement complètement mysogine et voue une haine sans bornes aux minous (ahem, ceux qui ont quatre pattes et une queue poilue, les autres, j’en sais rien), je partage souvent ses prises de position …. et ses goûts en matière de gent masculine (il a déniché il y a peu une série très rigolote sur nos amis les rugbymen).

Là, en guise de pied de nez à la blogosphère / ses concours nombrilistes / la blog academy de LLM, il lance son propre concours, Ta bite sur mon blogue. Très très bon ça (comment ça tous les prétextes sont bons pour se rincer l’oeil … et alors ?). Si je n’étais pas une épouse honorable (et enceinte jusqu’aux yeux), je me porterais volontiers candidate … pour le jury. Mais connaissant (via blogue) le personnage, je doute que le dit Jury compte beaucoup de membres féminins.

En tous cas, je suis curieuse de voir s’il y aura beaucoup de participants. Pour avoir aidé un ami – connu sur le ouèbe sous le doux petit nom de TBM34 (j’ai longtemps cru que c’est une mensuration, alors que non) – à actualiser ses fiches rencontres sur des sites aussi prestigieux que Gaydar (le Meetic pour eux les poilus), je sais que beaucoup de mecs choississent comme photo de présentation … un gros plan sur leur engin. Ce qui a le mérite de poser le produit, si je puis dire.

Fut un temps, en remerciement de mes services de ouèbemestre à la petite semaine à titre informatif (bien sûr) je reçevais quelques photos témoins, gentillement envoyées par mon ami (en photo ci-dessus, faites passer les CV sur sasa.laloute@gmail.com, je communiquerai), qui me faisaient parfois monter le rose aux joues par tant d’indécence. Je me suis toujours demandé s’il y avait une certaine prédisposition (génétique ??? Petit Nicolas sort de ce corps !) ou du moins une forme d’héliotropisme qui permette d’expliquer qu’il y ait autant de gars super bien membrés du côté obscur de la force. Je n’ai pas conservé ces photos (ça faisait légèrement râler l’Epoux, allez comprendre pourquoi, de tomber dessus dans mes archives MMS), sauf une. Elle était splendide (mais c’est bête, je n’arrive plus à remettre la main dessus). Le monsieur avait délicatement posé son engin (au repos), en travers d’un clavier d’ordinateur. Très très élégant. Et qui répondait à la nécessité bien compréhensible de positionner avantageusement l’objet dans un espace familier ….

Que le meilleur gagne en tous cas !

Blonde à l’intérieur ….

… où comment j’ai failli me griller professionnellement toute seule.

Entretien téléphonique avec un responsable de cellule de valorisation (traduction : cellule qui vise à faciliter le passage de la recherche à l’exploitation industrielle / commerciale d’une innovation). Comme d’habitude, je tente d’avoir l’air à peu près crédible sur un sujet que je connais à peine (vis ma vie de consultant).

Le gars me dit, l’air entendu « Oui, vous comprenez, l’activité de ma cellule est plutôt orientée techno-pouffe ». Gné ???? Je me retiens de ne pas pouffer, justement, mais je trouve ça bizarre, cékoi des activités techno-pouffe, si ça se trouve c’est super intéressant ….

Merci Petit Jésus, heureusement que je me suis abstenue de poser toute question … 3 minutes après, je comprends qu’il me dit « techno-push », et pas du tout « techno-pouffe ».

Cherchez pas la pouffe hein, elle est devant vous ….

Ca faisait longtemps tiens ….

… qu’OVH, mon hébergeur bien aimé ne m’avait pas bourré le mou. « La taille de votre base de données laloute est à plus 90%« . Raaaaaaah que ça me gonfle ! Depuis le 27 mai en fait. Soit moins de deux mois de paix, suite à l’intervention de Kowalsky.

Je crois que cette fois ci je vais passer aux grands maux les grands moyens. Arrêter ce blog (naaaan, pas de chantage affectif, c’est pas mon genre …). Changer d’hébergeur, voilà ce que je veux faire. Voui, mais lequel, et à quel coût, et est ce que je pourrais garder mon nom de domaine, that’s the question. Que ça me gonfle ces questions techniques. Et après qu’on vienne pas me dire que c’est enfantin de gérer un blog.

Sinon, à part ça, je suis en pleine(s) forme(s), c’est qu’à dit le gynéco accoucheur de l’hôpital de la Croix Rousse. Salaud … Soit dit en passant, l’hôpital public, j’ai l’impression que ça va être une grande aventure ça aussi. J’ai appris incidemment que je pouvais choisir entre deux formules de « séjour » (je mets des guillemets, vu le temps du séjour, je parlerais plutôt de station provisoire) lors de mon accouchement. La formule LONGUE, 3 à 4 jours, en hospitalisation. Et la formule COURTE, 48 à 72 heures, avec un suivi à domicile ensuite. J’ai répondu qu’il était hors de question qu’on me renvoie dans la nature avec un moutard au bout de 48 heures, faut pas déconner, j’ai vachement trop de trucs à apprendre.

Au titre de mon rattrapage en la matière, j’ai d’ailleurs pris un RDV à la PMI (Protection Maternelle et Infantile, gérée par les services sociaux du Département) avec une certaine Adelaïde, infirmière de puériculture sur mon arrondissement. Au téléphone, ils m’ont fait comprendre à demi-mot que ces consultations étaient plutôt destinées aux personnes modestes, en difficulté sociale / professionnelle / éducative, qui ont besoin d’un soutien pédagogique spécifique pour préparer l’accueil d’un enfant dans des conditions … acceptables par la DASS. Ce à quoi j’ai répondu que franchement, si justement je ne voulais pas que dans quelques mois les dits services sociaux m’enlèvent la chair de ma chair, valait mieux m’accorder quelques séances de mise à niveau. Hu hu hu. Doux moments de solitude (ils ont du me prendre pour une timbrée).

Bref, il semblerait donc qu’avec ma forme olympique j’ai assez peu de chances de bénéficier des 15 jours de congés dits pathologiques. Ca me navre un poil, ne nous voilons pas la face, car c’est avec plaisir que j’aurais (pour une fois) creusé le trou de la Sécu. Parce qu’à ce stade, le boulot, j’en ai plein le dos, c’est rien de le dire. Heureusement le paysage s’éclaircit doucement, on écluse les dossiers en cours, histoire de ne pas laisser trop de patates chaudes aux collègues qui vont assurer mon non remplaçement de congés maternité. Parce que forcément, quand on sait que ce sont ses camarades d’équipe qui vont assumer le trop plein lié à mon absence, on (enfin ma bonne conscience professionnelle et moi) a quelques scrupules à tout laisser en plan.

Heureusement, la fin de la saison est l’occasion de quelques agapes para-professionnelles bien arrosées de rosé fort sympathiques. Hier, nous fêtions la fin d’une grosse mission (à laquelle je n’ai pas participé, mais c’est pas un souci, pour fêter, pas besoin d’avoir bossé …), sous le thème « Anges & Démons ». Je m’étais concocté une tenue d’ange (si si si, j’ai des ailes sur les épaules, farpaitement), que je comptais agrémenter d’un panneau fléchant sur mon ventre « Devil is inside » (sur une idée originale de Beau Papa). L’Epoux a pas voulu, et même qu’il a failli me priver de sortie sous prétexte que « vraiment Sabrina, c’est quoi ce decolleté, faut pas déconner tu vas pas sortir comme ça« .

Une bien bonne soirée malgré l’accueil calamiteux et la nourriture ultra grasse du Kys (une adresse que je ne vous recommande pas pour diner en groupe, mais quel restau apprécie la présence de groupes de plus de 20 personnes, en dehors du Mac Do pour les goûters d’enfants, je vous le demande). Le réaménagement des berges du Rhône est une vraie réussite par contre, même si les péniches ont un peu trop migré vers le centre ville à mon goût. L’été est enfin là (le 17 juillet, il était temps).

Des discussions forts animées comme toujours ont eu cours sur nos vies d’après (sur la rengaine, « mais qu’est ce que je ferais quand je ne serais plus consultant ?« ). Des plans sur la comète sur un possible buisness ludique (la commercialisation via ouèbe de pornographie hétérosexuelle destinée aux femmes, mon rêve). J’ai réussi à impressioner mon voisin de table avec mes connaissances académiques en la matière. « Mais comment ça se fait que tu connaisses aussi bien le porno ? » – « Heu … parce que j’en consomme ? Comme tout le monde, nan ? » Un ange passe, on est dans le ton de la soirée ….

Deux blogueurs étaient présents, à part moi, Riton & Yaya (ont accepté d’être en photo ici, mais je ne communique pas leurs blogs, z’ont pas besoin de pub). L’occasion d’entamer un énième débat avec Riton sur la monétisation des blogs, et avec Yaya sur la privatisation des blogs persos. On y revient …. mais je ne m’y résouds pas, à une tendance comme à l’autre.

Sinon j’ai conduit fait la maline dans une Buick, au poil pour accrocher plein de gars …. Par contre, un peu galère à garer, c’est pas le volume Twingo.

Le cover-boy de l’été (2) – John Travolta

Suite de la série d’été sur les cover-boys de Rolling Stone Magazine.

Alors que sort bientôt sur les écrans une nouvelle version de « Hairspray« , avec John Travolta dans le rôle d’Edna Turnblad, mère envahissante de la jeune héroïne du film (j’attends avec impatience de voir ce qu’ils ont fait de ce chef d’oeuvre kitsch de John Waters, je doute tout de même que Travolta aie la présence légèrement dépravée de Divine), c’était rigolo de retomber sur cette couverture époque « Saturday Night Fever« . En termes d’époque, si j’avais pu choisir mes 15 ans, je pense que j’aurais préféré le temps des Roaring Sixties que les Années Disco à paillettes … Musique, couleurs, design, fringues, tout avait l’air acidulé et léger.

En attendant, la couv’ en slip de bain minimaliste, avec la pose de culturiste à la petite semaine (sans compter le corps délicatement oint, miam miam), fallait oser tout de même …. Manquait plus que le bandeau dans les cheveux pour accentuer le côté Livre de la Jungle, et on était au poil.

Voir et revoir Venise (et mourir, mais plus tard hein)

Ca peut paraître galvaudé comme destination, mais vraiment Venise, j’ai vu ça nulle part ailleurs. J’y suis allée deux fois avec l’Epoux, dont une pour achever notre voyages de noces (il y a pile 3 ans). Et à chaque fois, ça a été le même enchantement, la même magie. Il faut oublier la place Saint Marc et ses proches alentours, bondés de touristes qui viennent juste une journée ou deux, voir « l’essentiel« . Comme souvent, l’essentiel est ailleurs. Venise, il faut au bas mot y consacrer 5 jours, prendre le temps de se perdre, de rentrer dans toutes les églises, grandes et petites, et même s’y endormir, comme moi, quand vous avez à vos côtés un fou d’histoire de l’art (« chériiiie, rends toi compte, c’est ici qu’est enterré Le Titien ! »). Les canaux, les ruelles étroites, les places et placettes, les palais humides et décatis. Les petits restaurants aux pâtes à tomber par terre, les glaces à l’italienne. Les boutique de pompes bien sûr …

C’est le clip du nouveau Sophie Ellis Bextor (vous pouvez couper le son, ça doit être vraiment très mauvais pour que même moi je trouve ça naze), qui m’a rappellé tous ces bons souvenirs, surtout que, incroyable, à un moment, elle est assise sur un lit dans une chambre d’hôtel aux murs moutarde, dont je jurerais qu’ils sont ceux de notre chambre de jeunes mariés … La ville, ses couleurs, ses atmosphères y sont particulièrement bien restituées par une très belle photographie. Vraiment très beau.

Sinon, pour découvrir Venise, en dehors d’y aller bien sûr, il faut lire et relire Corto Maltese, héros du vénitien Hugo Pratt. On s’était d’ailleurs servi du guide « Les balades de Corto Maltese« , qui permet de se perdre dans les différents quartiers de la cité.

Et pour l’été, pour découvrir l’atmosphère actuelle de Venise, il faut lire la série de l’inspecteur Brunetti, par Donna Leon, une américaine qui vit au coeur de la ville depuis plus de 20 ans. Ca se lit comme on boit un diabolo menthe, et on y découvre Venise au fil des enquêtes. Petit suplice chinois, la femme de l’inspecteur Brunetti prépare des spécialités vénitiennes qui mettent l’eau à la bouche graaave (raaah, ma vie pour risotto au nero di sepia, ou des spaghettis al vongole ….).

Lancement d’une grande série de l’été dans la baignoire : les cover-boys (de Rolling Stone)

C’est quand un de mes fidèles lecteurs (Nuts, pour ne pas le citer) m’a envoyé un lien vers un jouvenceau susceptible de me plaire (par là, mais en l’occurrence, nan, pas à mon goût Scott Weiland) que j’ai pensé à faire une revue des rockeurs de mon coeur.

Quand j’avais 14 ans (et autant dire que ça commence à dater, chienne de vie), j’avais déjà des goûts de chiotte très sûrs en matière de musique garçons. Il y a encore peu, je révelais au grand jour mon adoration pour les Töten Hosen, ça donne un aperçu de l’étendue des dégâts. Pour moi la référence à l’époque, c’était OK Podium Rolling Stone. Concrètement, je ne l’achetais jamais. A l’époque c’était trop cher pour ma modeste bourse. Je me contentais donc effectivement de OK Podium, au moins tu étais certaine dans un numéro sur deux d’y trouver un poster grandeur nature de Patriiick Bruel, mais qu’est ce que je pouvais baver devant les couvertures chez le buraliste …. C’est un peu comme de planter l’oeil humide devant une boutique de sapes un peu classieuse, dont tu dis qu’elle est vraiment pas dans tes moyens, mais qu’est ce qu’elle t’irait bien au teint, cette robe à 1.890 euros ….

Du coup, comme je suis dans une période assez nostalgique (aux trémolos de « voilà ma jeunesse frivole et légère qui part en fumée alors que je vais devenir mère, responsable et respectable« ), je me suis replongée dans les archives de Rolling Stone, qui sont mises en ligne de manière ouverte. Du coup, hop, on va se faire une petite série d’été fort sympathique (puisque l’été a l’air d’être enfin vraiment arrivé), repasser en revue dans cette baignoire quelques cover-boys de mon coeur.

Pour ne pas commencer avec du trop nostalgique années 80, une prise de choix et d’actualité, Justiiiiin. Parce que mine de rien, en fait, depuis le temps des NSYNC, hé ben ça fait un moment qu’il tient l’affiche. Il vieillit bien ce petit salopiot (tu me diras, à 26 ans, on peut se donner encore un peu de temps pour en juger …).

Raaaaaaaaaaah !!!!! Sérieux, z’avez déjà vu un tee-shirt mouillé aussi bien porté …

PS : rapport à mon précédent post, voir en post-it / blog-it express ma réponse collective, mais émue !