Et si je mettais fin à la loute ?

C’est une question récurrente pour tout bloggueur (j’en avais causé là il y a plus d’un an), la gestion de son identité et de son image sur internet. Les choix « stratégiques » à la base sont multiples (anonymat, pseudo, transparence totale, semi-dissimulation), et ensuite, il s’agit d’assumer avec plus ou moins de réussite des choix « éditoriaux » et de publication faits à un instant T.

Ces jours ci, comme je le fais régulièrement, je m’assure via gougeule que je ne peux pas être « retrouvée » via une rechercher prénom + nom (d’épouse et de jeune fille). Ca c’est toujours bon. La seule Sabrina qui a une notoriété via blog s’appelle Sabrina Sweet, et on peut pas vraiment nous confondre. Je suis vachement moins rousse qu’elle …. Et le nom de domaine est toujours au nom de l’Epoux, que je ne porte pas. Donc de ce côté là, tout va bien.

Mon souci c’est plutôt le cercle familial et les proches.

Ma chère et tendre maman connaît désormais l’adresse du blog. Elle en a toujours connu l’existence, mais elle n’a jamais eu mon accord pour le consulter. J’ai à peu près la certitude maintenant qu’elle se passe de mon accord (elle ne sait pas supprimer les cookies sur son PC cette coquine ….), et elle a diffusé l’adresse via un article paru dans ELLE. Je l’adore, mais elle dépasse les bornes. Je n’arrive pas à lui faire comprendre que mon blog n’est pas un média sur la vie de Sabrina, mais une narration libre de la vie de Sasa, ce qui n’est pas tout à fait pareil …..

Difficile confusion des genres qui se pose aussi (mais dans une moindre mesure) pour l’entourage, amis et copains, relations de travail. Il y a ceux qui ne prennent que des nouvelles (ou presque) via le blog (m’ont toujours bien énervés ceux là). Ceux qui font semblant de ne pas le lire (mais qui n’en pensent lisent pas moins). Ceux qui se permettent des remarques douteuses en croyant y décrypter telles et telles choses. Ceux qui en prennent ombrage. Etc. Alors en cette douce période de folie hormonale appellée grossesse, où je suis plutôt bien disposée …. pour prendre quelques mesures radicales (au clairon de « faudrait voir à pas trop m’emmerder« ), je me demande si je ne vais pas fermer laloute.net. Ouéééé. Et en ouvrir un autre bien sûr, parce que la base tout de même, c’est que j’adore ça, blogguer. Mais il n’empêche que je réalise que j’ai commis une erreur en communiquant au démarrage l’adresse à mes connaissances, plus ou moins proches.

C’est comme un nouveau jouet au départ, on a envie de le montrer à tout le monde, le faire tourner, montrer ses jolies couleurs. Mais finalement, comme je l’ai expliqué à ma chère maman, sur le blog, on a son lectorat choisi et celui subi. Le « choisi », c’est ceux qui viennent vous voir, vous lire, vous engueuler ou vous louer, comme ça, sans à priori, parce qu’un jour ils sont tombés sur vous, et vous ont trouvé à leur goût (ou dégoût, pour les trolls). Le « subi », c’est ceux qui t’ont demandé l’adresse, parce qu’ils vous connaissent dans la vraie vie, et au départ, voulaient « voir comment c’est un blog », ou parce que ce sont des proches, et voulaient avoir cette proximité en plus. Mais là, il n’y a pas de réciprocité, et dans certains cas, que du déséquilibre, de l’incompréhension et des risques. Plus génant encore, au fil du temps, je me rends de l’auto-censure que j’opère, de manière inconsciente, parce que je sais par qui (de mon entourage) je suis lue. Je ne peux que me le reprocher à moi même, mais je me demande si un retour à l’anonymat ne me rendrait pas une partie de ma liberté de parole.

Bien sûr, cela nuirait à ma très grande visibilité en tant que loute sur le ouèbe, mon formidable pagerank, mes 1.200 visiteurs uniques par jour, mon classement wikio de folaye, et perdre des lecteurs auxquels je me suis attachée. J’ai encore un peu de temps pour y réflechir, mais je pense que je pourrais trouver une solution pour le lectorat « choisi » (communiquer la nouvelle adresse via mail à ceux qui m’en feraient la demande, en sécurisant l’opération via IP par exemple), et pour le reste notoriété, visibilité, c’est pas bien grave, c’est pas demain que je compte monétiser mon blog, quelques soient les tendances actuelles (voir cet article relayé par Henri dans Stratégies), vis à vis desquelles je m’inscris en faux.

Bon, sortez pas les mouchoirs tout de suite hein, c’est pas encore fait. Mais je suis preneuse d’avis éclairés de toutes manières. Le plus compliqué : me trouver un autre joli pseudo ….

Si on m’avait dit qu’un jour je prendrai le parti de Claire Chazal ….

Je ne portais pas vraiment la présentatrice du 20 heures en haute considération, avec ses petites manières surannées, et son air de ne pas y toucher (alors que contre toute attente, elle a l’air justement de toucher de près plein de trucs vachement sympas …). Pourtant, elle m’avait déjà étonnée en affichant sa liaison avec Philippe Torreton. Là, il a fallu carrément que je prenne sa défense (même si elle n’a pas besoin de moi …), suite à la publication par Voici de sa nouvelle conquête, Arnaud Lemaire, à peu près la moitié de son âge.

Bordel ce que ça peut me gonfler ces réactions « roooh la la, la vieille qui se tape un petit jeune, si c’est pas honteux …. « . (Oui, je sais, je suis très attachée aux combats d’arrière garde.) Pourquoi en 2007, alors que justement Voici nous arrose à longueur de pages de photos de vieux barons avec de jeunes femmes filles en fleur (tous les rockeurs de plus de 50 ans et hommes d’affaires de plus de 60, au hasard), Claire Chazal n’aurait pas le droit elle aussi de tirer avantage de son rang social, et d’une plastique ma foi plutôt avantageuse (ce qui n’est pas même donné au quart des vieux barons suscités) ? En choisissant de titrer « Il est jeune et alors ? », loin de dédramatiser le thème, Voici souligne bien l’incongruité perçue. Jamais je ne les ai vu en faire de même sur une situation symétrique inverse, les empaffés.

Quant à la petite mère Chazal, qui décidémment ne lasse pas ne me surprendre, je dois avouer qu’elle nous a fait là une prise de choix, parce qu’Arnaud Lemaire, de l’agence Success, j’en prendrai bien mon parti aussi. Bravo ma grande, enjoy !!

Allez les voyeurs et les voyeuses, quelques clichés pour se mettre l’eau à la bouche. (Et qu’on ne vienne pas m’invoquer l’arrivisme du jeune homme, hein, parce que ça ne serait ni le premier ni le dernier).

Frédéric Beigbeder dans une baignoire

Ce n’est pas chez moi qu’il est dans une baignoire, mais chez Thomas Clément, pour une de ses interviews. Franchement, un peu trop famélique dans le physique et snob dans l’attitude pour moi (je parle de Beigbeder hein).

J’ai toujours aimé ses bouquins (notamment « Windows on the World« , qui est très très bon), même si le qualifier de Breat Easton Ellis français, faut pas pousser mémé dans le fossé non plus …. En tous cas, il prouve ici que la barbe peut aider à améliorer un physique pas super avantageux, ou du moins à dissimuler un menton en galoche. Il sera d’ailleurs incarné par Jean Dujardin à la rentrée, dans l’adaptation de « 99 francs » (le premier roman, mais pas le meilleur), ce qui est pluôt flatteur je trouve. En attendant, c’est pas pour me plaindre, mais c’est vraiment vaches maigres au ciné en ce moment ….

Extension du domaine d’occupation de la Chose

En guise de réponse à ceux qui n’ont pas l’insigne honneur de me voir régulièrement, et qui me demandent « alooooors, ça pousse ? »

N’étant pas dotée du don de voir ce qu’il y a à l’intérieur de moi, est ce que ça grandit dedans, j’en sais rien (de temps à autres, ça cogne en tous cas), par contre, vu du dehors, je confirme, ça prend de plus en plus de place.

Sinon, tout le monde s’en fout, mais moi ça me fait une marotte en moins à poursuivre (et autant dire que les marottes de femme enceinte, ça tourne vite à l’obsession chronique), j’ai acheté une poussette d’occase sur e-bay. Je vous épargnerais une fois encore les récits humiliants liés à ma méconnaissance crasse des règles de l’enchère, mais au moins, j’ai la complète (cosy / nacelle / poussette) pour 200 patates, et ça c’est bien. Parce que tout de même, faut pas pousser, les combinés à 800 euros, je trouvais ça légèrement abusif (Xav’, Red Castle, t’as vraiment des goûts de luxe, c’est les plus chères du marché).

Je dis ça, mais si ça se trouve, dans 2 mois je vais culpabiliser comme une bête et racheter un truc neuf ET hors de prix, juste pour ne pas avoir l’impression d’être une mauvaise mère.

Dimanche pluvieux, dimanche baveux

Qu’est ce que l’on peut faire de son dimanche quand il fait un bon vieux temps de merde ?

Réponses homologuées « ma bonne conscience me travaille » (et les bonnes excuses qui vont avec) :

:: Aider mes trois hombres (AKA l’Epoux, Papa & Beau Papa), qui sont en train de poncer, enduire, lisser, peindre les chambres du Haricot et de ses parents (oui mais je peux pas, je peux pas inhaler des substances toxiques et me plier en deux sur un escabeau, c’est mauvais pour ce que j’ai),

:: Chercher une poussette sur le ouèbe (mais j’en ai plein le c…. de chercher, y’a trop le choix et les critères d’arbitrages trop nombreux),

:: Chercher une nounou (oui, mais …. meeerde j’ai pas d’excuse, ha, si, on emmerde pas les gens chez eux le dimanche),

:: Faire du rangement dans les placards (naaan, j’attends qu’ils posent les nouveaux placards),

:: Lire « Préparer l’arrivée de bébé » en 1856 leçons, et apprendre par coeur quelques pages de Dolto (non mais ça va pas, pour que mon fils ressemble à Carlos ???). …..

Conclusion, je reluque les gars sur le ouèbe et je bouquine Têtu, un oeil sur Paris Première. Je bave. Et en fait c’est super cool … (tiens je vais tout de même me donner bonne conscience, je vais aller proposer à boire aux forçats). Allez, je partage. Trop sympa la fille ….

Julien Arias, rugbyman du Stade Français, posant en 2006 (‘tain, ça me fait penser : tout mon congé mat’ pendant la Coupe du Monde de Rugby, ça va être BONNARD).

Et eux là, Arthur Garrigue, Julien Rivier et Olivier Missoup, pendant les poses pour le calendrier des Dieux du Stade. Sur la douce musique de « Sakura« , une merveille que j’ai massacré à la flûte à bec pendant mes années collège. Mais je vous l’accorde, qu’est ce qu’on s’en fout du fond musical ….

Ca pour une nouvelle, c’est une bonne nouvelle

Ca planait depuis quelques temps, c’est confirmé : à l’automne sera tourné un film « Sex in the city« .

Toutes les actrices « originales » ont rempilé, c’est bien.

Mais la vraie question qui nous brûle les lèvres (et pas que celles qui parlent, aheummm) : est ce que LUI, il en sera aussi ? Smiiiiiiiiiiiiith. Bon, et à la rigueur Aidan, et Mister Big aussi, mais surtout Smith, surtout lui (Jason Lewis dans la vraie vie).

Aaargh !

Punk is not ded

Dans le très bon « Persepolis« , Marjane Satrapi, dans sa prime jeunesse, se bricole une veste de groupie, sur laquelle elle trace à gros traits « Punk is not ded », en hommage à son groupe fétiche du moment, Iron Maiden. Hier encore, dans le métro, j’entendais de jeunes bachelières s’extasier sur le nouveau groupe à la mode venu d’Allemagne, Tokio Hotel.

Je regardais un peu de haut ces manifestations quelques peu ingrates de l’adolescence, en me disant que moi j’avais échappé à ces adorations pseudo rebelles, passant directement et sans transition d’Elmer et Patriiick à Britney, Les Wampas et Justin. Mais en fait, la mémoire est parfois bien sélective. Je me suis souvenue que moi aussi, à 15 ans, j’étais fan de punk. Si si si.

Et pas n’importe quel punk, puisque à l’époque je vivais en Allemagne (Freiburg im Breisgau pour les connaisseurs), et que là bas, le mouvement punk, c’était pas du pipi de chamelle. Les Tokio Hotel de mon époque s’appelaient Die Toten Hosen. Littéralement, les pantalons morts. Classieux n’est-il pas. En tous cas, dans l’attitude et la philosophie de vie, ils avaient pas grand chose à envier à Sid. J’écoutais en boucle leurs albums, en hurlant comme un goret dans ma chambre, tout en agitant mes cheveux, ce qui était certes un peu pénible au quotidien pour mes parents, mais permettait au moins d’améliorer un niveau d’allemand un peu poussif.

Le groupe, à ma grande suprise, existe toujours. Magie du ouèbe, j’ai retrouvé des enregistrements de l’époque sur You Tube. Je me souviens encore des paroles par coeur, alors que tout ça date pourtant de 1992 et 1993. Le méchant coup de vieux que tu te prends …. Les temps changent, et le temps passe ….. Deux extraits qu’ils sont bons.

Wunsch dir das. On dirait presque du Midnight Oil, sérieux.

Sascha, qui se moque de l’allemand moyen, Dupont Lajoie middle class et bas de plafond.

Raaaah, sont encore verts les vieux punks allemands, décolorés et tatoués à foison (ici pour une pub pour Peta). J’aime beaucoup (effet Madeleine de Proust énhaurme). Hop, une baignoire collective, ça faisait longtemps ….

Les temps changent

Life is changing, et c’est rien de le dire. Faisceau d’indices, comme disait mon prof de droit constit.

:: Samedi dernier, l’Epoux & moi étions les premiers clients trésautants et trépidants, le samedi à 9 h 30 … devant Heytens, spécialiste national du papier peint. Et on était tout contents de nous encore.

:: Pour le lancement des soldes, je me suis bien rendue comme d’habitude dans mes boutiques favorites, et j’ai bien évidemment fait claquer ma CB (faut pas déconner non plus) mais pas pour de belles robes ou des hauts sexys ….

Chez Comptoirs des Cotonniers, j’ai fait l’acquisition d’un tee-shirt manches longues, 6 mois, et un body manches courtes, 12 mois, avec mon personnage fétiche, Léon (j’ai TOUS les tee-shirt des Comptoirs avec ce magnifique toutou). Ce qui est dommage c’est que je ne pourrais pas poser pour « mères & filles », mais il va tout de même être rutilant mon fils avec ces tee-shirts. Finalement, je reviens sur ce que je croyais : les fringues de bébé pour les garçons, y’a moyen de se marrer aussi. Autant dire que je vais bien profiter des six trois deux premières années de sa vie, où il aura pas grand chose à émettre comme avis sur le choix de ses nippes.

Chez H&M, j’y ai trouvé des bricoles style « pirate » qui ont beaucoup plu à l’Epoux (il en faut pour tous les goûts). Je n’y croyais pas, des tee-shirts tête de mort taille 2 – 4 mois, c’est tout de même la classe internationale. Nan ?

:: Et bien évidemment, sur le frigo, foin de liste de courses ou de menus hebdo de régime, mais ma short list de prénoms masculins, sur laquelle je n’arrive pas à faire statuer l’Epoux (bon, il a bien une crise de fou rire sur Barnabé, a mis un véto sur Théobulle, et s’est étranglé sur Achille et Auguste, mais à part ça, on est loin du consensus).

Si on rajoute à cela mon obsession en cours …. « quelle est la poussette idéale et à moins de 700 euros ? », ça dresse un peu le tableau de mes préoccupations actuelles. AU SECOURS, SORS DE CE CORPS, SATAN DE LA MATERNITE !

Promis, le prochain billet traitera à minima de clitoris et de pipe, c’est un engagement minimal que je dois à mon lectorat désabusé ….

Indigence d’été

Comment savoir que l’été est bel et bien là (oui, parce que si on se contente bêtement de regarder par la fenêtre, la réponse est loin de sauter aux yeux) : allumer la radio ou la tévé, ouvrir un quotidien ou un hebdo … Partout la même punition, c’est l’indigence complète.

Les quotidiens sont réduits à leur portion congrue, tellement minces en feuillets qu’on croirait avoir un gratuit entre les doigts. Les hebdos nous sortent leurs marroniers d’été, comme si sur la plage (pour ceux qui auraient la chance d’y être, en chandail et en velours bien entendu) notre espace de cerveau disponible ne supporterait rien d’autre que des articles de fond sur « le business des vacances » ou autres dossiers capitaux sur le capiton …. La misère.

La tévé nous honore de ses émissions estivales à rebondissements (Intervilles, Kho Lanta, Secret Stories …), et autres feuilletons palpitants (Heroes, Lost, DH, Docteur House, Urgences, The Nine, 24, Bones, là c’est sûr, on ne sait plus où donner de la tête, et je ne parle même pas des sagas de l’été …). Mais alors du côté de l’info, de l’analyse et du débat politique, de la culture, c’est le vide intersidéral. Ca sonne creux, grave.

Le plus grave étant bien entendu pour moi la désertion de toute l’équipe du 7 / 9 sur France Inter. Non seulement Nicolas Demorand se permet de prendre de vacances (et même pas avec moi, le salaud), mais en plus on nous remplace toutes les chroniques habituelles par des « chroniques d’été » aussi sexys qu’une tranche de foie de veau. Le pompon étant celle de Jean-Pierre Coffe, qui nous régale de récit alimentaires palpitants, à l’heure du petit déj, hier la fraise et son histoire depuis le Moyen Age (authentique), et ce matin la langouste ….

Nico reviens !!

Du coup, vous pouvez plutôt aller au ciné, voir Persepolis. C’est vraiment très bien, et pourtant je n’aime pas les films d’animation. Celui-là est très bien fait d’un point de vue graphique (épuré, sobre et sombre), avec une trame narrative drôle et émouvante (j’ai bien pleuré, merci mes hormones), et des voix superbes.