Les spermatozoïdes – 300 millions – Par Ricet Barrier

Voici une chanson qui aurait pu servir dans la BO du film « En cloques mode d’emploi » (snurfff, quand est ce que je pourrais le voir, celui-là ?), qui a été fait par le réalisateur de l’excellent « 40 ans toujours puceau« . Les spermatozoïdes – 300 millions. Une bien jolie histoire. C’est mon papa qui me l’a fait découvrir, il a collé son magnéto à cassette contre le téléphone, il était tout excité (« Attends, attends, j’te fais écouter le moment de l’éjaculation, c’est trop bon »).

Ricet Barrier, je ne savais pas qui c’était. Il a un site, et le monsieur a l’air de ne pas manquer d’humour. Paraît-il qu’à l’époque, la chanson avait été interdite (quand je pense qu’aujourd’hui les clips pseudos pornos de Booba passent à des heures grand public, times are changing) … Si je la trouve en mp3, je vous la passe, mais même sur Bide & Musique, j’la trouve pas. Une vraie rareté !

A part ça, j’espère que tout le monde affûte ses armes pour ce soir. Live blogging garanti pour la demi-finale France – Angleterre. On va s’les faire les rosbeefs ! (pourvu que les français ne craquent pas nerveusement sous l’enjeu) Ca serait tout de même assez tordu (ou couillon, c’est selon) de se retrouver en finale contre l’Argentine.

Môssieur, j’aime beaucoup ce que vous faites

La maternité, ça doit un peu me ramollir le bulbe, en tous cas ça me rend sentimentale et assez prompte à verser une larmichette. Quand ce n’est pas des gros bouillons (vi, la fontaine n’est pas tarie). Ca ne présente pas que des avantages.

Parce que les emmerdeurs, les pisse-froids et les empêcheurs de tourner en rond, on a encore plus vite envie de les envoyer chier. Pourtant, en la matière, j’étais déjà assez vive.

Par contre, on a moins de pudeur à dire aux autres qu’on les aime. Les très proches bien sûr. Les parents, les frères et soeurs. Les amis. Mais aussi le second cercle. Dont celui des bloggueurs. Ceux avec qui on se trouve des affinités électives, à sens unique ou partagées. Ceux dont les tranches de vie nous émeuvent, nous touchent, nous exaspèrent, mais en tous cas nous parlent, tout au creux de l’oreille. Et qui nous font dire qu’il y a une raison supplémentaire pour blogguer.

Ce matin, Môssieur Resse publiait un post pour les 18 ans de sa fille. Quand on commence tout juste à toucher du doigt ce gouffre magnifique et effrayant qu’est l’amour d’un parent pour son enfant, c’est le genre de témoignage qui fait mouche. Et clac, les larmes coulent. Merci Môssieur, j’aime beaucoup ce que vous faites.

1er auto-portrait de Gaspard & moi (cette grenouillère à têtes de mort, c’est d’un chic !)

My blond ambition tour

Qui se souvient encore de la tournée de Madonna, qui avait donné lieu au non moins mémorable « In bed with Madonna » ? Le Blond Ambition Tour que ça s’appelait.

Pour les nostalgiques, je peux vous proposer de passer chez moi. Parce que grâce aux joies de l’allaitement, mes seins à moi aussi sont devenus côniques. Et ça fait mal. Mais je peux jouer à Madonna dans mon salon, c’est ça qui est bien.

Une autre partie de la journée, je peux aussi jouer à devenir Janet Jackson. Quand elle chante en duo avec Justin …. C’est pas mal non plus. Faut juste que je pense moi aussi à ré-agraffer le matos de temps en temps. Histoire de ne pas trop surprendre le facteur quand j’ouvre la porte, un peu distraitement ….

Gali l’Alligator ….

Avec l’Epoux, on a trouvé un bon dessin-animé pour les chnis nenfants … Vi vi vi, on aime beaucoup.

Ames sensibles s’abstenir.

Total respect à l’Agence qui a commis cette petite réclame (Euro RSCG BETC en l’état).

D’ailleurs tant que l’on est dans la pub, j’avais pas eu le temps d’en causer (c’était la veille de mon accouchement), mais je suis allé voir « 99 francs« . Et ça se laisse voir. Comme le bouquin, pas inoubliable, un peu du Breat Easton Ellis à la française, mais divertissant. Et les acteurs sont plutôt bons. Dujardin, qui décidemment est capable de tout. Je découvrais à l’occasion Jocelyn Quivrin, qu’est assez choupinet. Les garçons apprécieront de retrouver Vahina Giocante, qui a vraiment du chien … et un truc absolument incroyable, des vergetures. Je les ai vu de mes yeux vu, elle n’ont pas été retouchées à l’image, elles apparaissent très nettement dans une scène d’hôtel. Ca console pas mais ça rassure. Y’a aussi quelques apparitions de Beiggbeder, en guest, et qui fait assez bien l’hôtesse de l’air (les escarpins, vous les avez en 45 ?).

Les low-boots ne passeront pas par moi

Depuis quelques semaines, je suis consternée par l’arrivée en force sur le marché de ces ovnis modesques, les low-boots. ELLE nous en colle partout, c’est une horreur (encore dans le numéro de cette semaine, ils y consacrent plusieurs pages). Sur les blogs de pouffinas, idem (et même chez des pouffinas que j’apprécie beaucoup, comme ou Caroline, c’est dire si je suis inquiète). J’ai même failli interdir de séjour ma belle-soeur (et que pourtant j’adore), qui a osé se pointer avec une paire rutilante chez moi. Sans déc’, c’est un coup à traumatiser mon gosse ces pompes ! (photo non contractuelle)

Alors relativisons, avec un jean ou un pantalon bien long, ça passe, on peut croire que c’est une paire de bottines. A la rigueur. Je dis bien à la rigueur. Mais avec une jupe bordel ! C’est immonde.

Moi qui sort de 6 mois de sevrage de shopping (et qui vais devoir attendre encore quelques semaines d’avoir complètement dégonflé), je suis consternée à l’idée que je ne vais trouver que ça dans les boutiques. Même si l’avantage de ces tatanes pour l’hiver (mais je pense bien qu’ils vont être capables de nous sortir des modèles d’été), c’est que tu n’as plus à te poser la question des mollets trop forts qui rentrent pas dans la botte. Par contre, dans tous les cas, si tu as des gros mollets, autant te dire que la low-boot, elle ne fait qu’accentuer le handicap.

La seule bonne nouvelle en matière de grolles en cette rentrée, c’est qu’il semblerait que ça soit aussi le retour de la Doc Martens. Ca me rappellera mes 15 ans, quand j’ai acheté ma 1ère paire, des montantes noires, à London. Fière comme un pou que j’étais. Je les portais avec des jupes, voire des mini-jupes. Ma tenue fétiche à cette grande époque était composée d’une mini jupe trapèze orange, portée avec un pull à col roulé jaune et des docs vert canard. La grande classe.

Demain, si j’ai le temps, je m’insurgerais également de la mise en avant des it-bags en doudoune. Sans blague, des immenses cabas, matelassés, avec la bride en maille. Mais de qui se moque-t-on ? L’hiver modesque 2007 – 2008 va être terrible, j’vous le dis. ‘tain causer nippes m’a donné une furieuse envie d’H&M. Je vais voir si je m’organise pas un petit raid avant la têtée du soir môooa. Parce que figurez vous que j’ai perdu 10 de mes 15 kilos de grossesse, faut que je fête ça, non ? Non ? Le seul point technique étant de trouver des hauts échancrés ou boutonnés qui me permettent de dégainer le nichon avec un minimum de dignité. Tout une aventure.

Petite annonce

Les enfants. Je suis à la recherche d’une solution aisée (et de grande capacité) pour mettre en ligne plein de photos (éventuellement des vidéos aussi), rapport à ce que tout le monde veux avoir moult témoignages imagés de la grande beauté de ma progéniture.

Qu’est ce que vous me conseillez ? A part un blog hein, parce que ça je sais faire …

C’est bon ça coco

Merci aux commentateurs remplaçants, z’avez fait du bon boulot. Promis, pour le prochain match, je serais fidèle au poste. Raaah la la la, en attendant, comme c’était trop booon. Bon j’ai pas tout vu. Il faut dire que haka défié ou pas, quand j’ai vu le démarrage, et le p’tit père Betsen KO en moins de 10 minutes de jeu, j’ai flippé (ça m’a fait marrer cette photo du Monde, Betsen ressemble à mon fils quand il vient de finir de têter : les yeux dans le vague, l’air béat avec la bouche légèrement entrouverte).

La maternité te rend déjà légèrement à fleur de peau émotionnellement, je n’étais donc pas prête à vivre un match par trop angoissant. J’allumais de loin en loin la tévé, entre deux bouchées, pour vérifier le score, et mes mauvaises augures semblaient se réaliser. J’éteignais le poste, en me disant que c’était moi qui leur portait la scoumoune …

Quand est arrivée la seconde mi temps, tout a changé, et là, c’était bueno. Toute la famille et belle famille a fini par quitter la table pour se regrouper. On a regardé les 20 dernières minutes du match, debout devant l’écran, tous tendus comme des arbalettes, y compris ceusses qui n’y connaissaient rien au rugby (et qui nous plombaient l’ambiance en posant des questions sur les règles du jeu). Pfuiii mes enfants, ces 10 dernières minutes, à tenir le siège pour préserver le 20 – 18, c’étaient les plus longues …

Du coup, à posteriori, on savoure mieux cette séance de défi viril entre les deux équipes.

Je crois que pour fêter ça, en demi finale, je me reprendrais ma première VRAIE PETITE MOUSSE. Il paraît que c’est bon la bière, pour le lait maternel … ;D

France – Nouvelle Zélande ce soir

Je suppose que ça doit turbiner dur dans les foyers en ce moment, entre mettre les bières au frais, sortir les tortillas et le guacamole, les drapeaux, les maillots bleus, tout ça. Je lisais quelques chroniques pré-match dans la presse, ça oscille entre le gros doute et un franc pessimisme. Moi je penche pour la grosse doudoune. Pour la France la doudoune.

Par contre ce soir les enfants, point de live-blogging pour moi (ou alors vraiment à la marge), pour cause de raout familial autour de l’arrivée de Gaspard. Franchement, un soir de quart de finale de Coupe du Monde, on a pas idée aussi ! Autant dire que je l’ai quand même joué low profile, ne voulant pas (déjà) passer pour une mère indigne auprès de ma famille et belle-famille. Mais j’essaie tout de même de faire mettre la tévé en fond visuel, et je vais arguer de tétées à rallonge pour en manquer le moins possible.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires ici, même en l’absence du proprio, surtout s’il se passe des choses intéressantes.

Edit : drôle de coïncidence, Thomas Clément a souhaité à sa manière la bienvenue à Gaspard. Qui aurait un prénom de bobo, tsss 😀

Mon Chabal de poche

Hé oui, fallait que ça arrive, à force de baver sur de musculeux et roboratifs messieurs, ben j’en ai pondu un moi-même … Le modèle de poche pour l’instant, 4 kilos 180 pour 51 centimètres. Gaspard. On est prié de s’extasier devant la perfectitude et l’absolue beauté de cet enfant (même si moi aussi, je lui trouve une suprenante ressemblance avec Robert de Niro dans Ragging Bull).

Alors tout d’abord, mes plates excuses pour cette lamentable séance de live-blogging du match France – Georgie, que j’ai quand même réussi à regarder jusqu’au bout. Mais les contractions + le PC + les essais de Dominici toutes les trois minutes (comme les contractions entre 13 et 16 heures tiens, un lien de cause à effet ?), c’était trop pour une seule femme.

Ensuite, je vous épargnerai le récit trashouille des quelques heures qui ont précédé l’arrivée d’Elvis (va falloir que je m’y fasse tiens) de Gaspard. Mais bon, c’est par pour me faire plaindre, mais à sortir, les 4 kilos de barbaque, quand sa mère la péridurale elle fonctionne pas bien (« vous avez appuyé sur la pompe ? » / « je la tiens entre mes dents la pompe, connaaaasse« ), qu’on veut éviter les forceps (« poussez madame, alleeez, je vois sa tête là, elle vous gêne, il faut encore pousser« ), tout en restant digne, ben c’est pas facile.

Pour le coup, j’ai pas été digne du tout, j’ai même franchement honte. J’ai hurlé comme un goret (et demandez à ceux qui me connaissent, j’ai la voix puissante) pendant la dernière phase, et je salue le professionnalisme et le flegme des sages-femmes, auprès des quelles je me suis platement excusée de leur avoir fait perdre un décibel d’audition. Bien que ces dames, disons le tout de même, sont un peu rosses. Un peu à te prendre pour une comédienne (comme si c’était mon style, tiens). Genre, tu es en train de te faire recoudre, et tu sens l’aiguille, ET LE FIL, passer. Tu les en informe poliment (« maaaaaaaaaaal, ça fait très très maaaaaaaal« ). Et elle te demande, benoîtement, « mais c’est une gêne ou une douleur, que vous sentez ? ». Gnurf.

Big up à l’Epoux, bien évidemment, qui est resté à mes côtés tout ce temps (et qui a dont perdu 2 décibels d’audition, ainsi que trois doigts, broyés par ma main droite en détresse), apaisant et aimant (et pourtant, je me doute qu’il n’est pas facile de voir l’être aimé se transformer en harpie rougeaude et gueularde pendant 6 longues heures). Quand je pense que les sages-femmes qui me recousaient l’ont invité à venir regarder le boulot « regardez monsieur, y’a pas eu trop de déchirures, là, on fait deux points et c’est tout« . Non mais sans blague, elles y pensent à mon image de sex-symbol (et à ma vie sexuelle d’après) auprès de mon mec, ces artistes de l’aiguille ?

Enfin, c’est promis, je ne m’étalerais pas ici sur les joies (et elles sont nombreuses, si si si) de la maternité. Je pense qu’au contraire cet espace sera salutaire pour créer une alternance minimale entre mes longues séances de mère débutante et ma vie de fêeemme. Parce que ne nous mentons pas, ça gatouille sévère. A titre d’illustration, cette après-midi, je me suis marrée comme une baleine parce que mon fiston bien aimé, que je venais de nourrir (je vous ai pas dit, mais j’ai des nichons MAOUSSES, c’est la folie), en pleine séance de change, m’a d’abord pissé dessus, puis une fois changé, chié dans sa couche neuve. L’empaffé. Franchement si c’est pas retords un môme … Ben alors que ma cruauté naturelle aurait du me pousser à beugler et à le laisser dans sa marinade, ben je l’ai rechangé, tout en le couvrant de baisers. Je ne suis plus qu’une merde mère comme les autres.

Merci à tous et toutes pour vos gentils messages et attentions, ça m’a toute émue de revenir à la maison et d’y trouver toutes ces marques d’intérêt, voire d’affection. Je m’arrête là sur ce chapitre, parce que compte tenu du bouleversement hormonal qui m’habite, j’ai la larme plus que facile. Et puis que c’est pas tout ça, on a une coupe du monde à gagner …

Allez, une petite dernière pour la route : je suis assez fière de cette petite tenue (qu’il va porter 2 semaines, mais c’est pas grave). Oué je sais, on dirait un troll, c’est d’un ridicule achevé. J’attendrais qu’il aie 16 ans pour lui montrer la photo (de préférence devant sa petit amie, hé hé hé) et qu’il me poursuive pour maltraitance sur enfant ;D

Edit : qu’il soit rendu ici un salut spécial aux pachas et pachattes, ils se reconnaîtront, qui nous ont fait une jolie surprise dans le carnet de ce jour de Libé. L’Epoux et moi nous avons pleuré à chaudes larmes. C’est les hormones on va dire …

Gaspard est né…

Dimanche soir, 30 septembre, 23h34
La maman Loute et le petit bonhomme (enfin petit… 4,180 kg, ne rentre pas dans ses fringues taille 1 mois…) se portent très bien.
Et l’Epoux et donc désormais papa, vole, plane, lévite depuis.

Pour les photos, ben faudra attendre un peu… il faut qu’on trie sur les 2 347 prises depuis hier soir.
Votre, dévoué…
l’Epoux-Papa
(ce qui me fait penser à une délicieuse comptine… les papas pas papous qu’on pas de poux pas papous 😀