La nounou

J’ai rendez-vous avec elle à 14 h 30. Elle habite juste en face de chez nous, sur la place. Paraît-il que c’est une aubaine, une telle proximité pour laisser son enfant chez une assistante maternelle, vazy fonce m’a dit le coeur des parents expérimentés. J’y vais, même si je me suis faite à l’idée de la garde à domicile, partagée avec une autre famille.

Quand la porte s’ouvre, c’est une petite femme menue, blonde et pâle qui m’ouvre, s’efface devant moi et mon encombrant chargement (l’Héritier ronflant dans sa nacelle). L’appartement est surchauffé, il y fait presque moite. Ce qui convient tout à fait à l’énorme tortue de Floride, qui flotte tristement dans son aquarium, au milieu du salon. Il flotte encore l’odeur du repas de midi, indéfinissable. Ca me saute tout de suite aux yeux, ça imprègne les murs, ça se sent. Pas la misère, pas le dénuement complet, mais une certaine modestie, une petitesse qui essaie de se cacher, de donner le change au visiteur. Pourtant je ne vois que ça. Les meubles, épars et rares, faits de bric et de broc, qui ont l’air de vouloir prendre la tangente. La toile cirée appliquée sur la table, mille et une fois scotchée. Une télé, antédéluvienne, posée dans un coin. Le papier peint, déchiré ça et là. Un des petits qu’elle gardait, qu’elle m’explique. Dans le salon, un parc pour enfants, remplis de jouets un peu défraîchis. Elle me montre sa chambre, où dorment les enfants. L’air y est plus respirable, elle maintient la température à 18° pour les enfants, m’explique-t-elle. Les petits lits rangés contre les murs. Avec une turbulette toute élimée, mais propre et bien pliée au fond. Je supporte mal ce voyeurisme forcé, forcée que je suis de jauger non seulement de sa capacité à s’occuper d’un nourrisson (et pour cela, je suis encore moi-même novice), mais aussi les moyens matériels qu’elle met à disposition pour l’accueillir, la prunelle de mes yeux. Et je le vois bien, ils sont modestes ces moyens, soignés mais étriqués.

Je fournis tout le matériel me dit-elle. Sauf les couches et le lait. Ca coûte tellement cher le lait. Je hoche la tête, en signe d’assentiment (en fait je l’ignore, j’en ai jamais acheté). Et je fais les repas moi-même, avec des produits frais du marché. 3 euros le repas (1,5 euros quand l’enfant à moins d’un an), 1 euro le goûter (50 centimes avant un an). Elle continue sa litanie des tarifs, l’air contrit. Le taux horaire (2 euros 90). Je prends pas d’heures supplémentaires, je suis souple garantit-elle. Le forfait d’entretien (2 euros 50 par jour). Elle m’explique, me justifie toute dépense, dans les moindres détails, en se tordant nerveusement les mains. Elle ne veut pas laisser croire qu’elle abuse. Parce qu’elle sait que les nounous abusent, me dit-elle, mais qu’elle sait combien ce qui est important, c’est de bien prendre soin des enfants des autres. Oui, vous avez raison. Mille fois raison.

Je lui demande pourquoi elle n’avait plus d’enfants ces derniers mois. C’est alors qu’elle ouvre les vannes, me raconte tout. Les petits qu’elle gardait, qui ont grandi, qui sont partis à l’école, c’est normal mais ça fait de la peine. Les derniers mois difficiles, sans travail en attendant de retrouver des enfants. Et y’a eu le divorce, prononcé en mars 2007 précise-t-elle. Son fils, qui a 7 ans, et qui va à l’école, juste derrière chez nous. C’est elle qui a la garde, lui ne peut pas, il fait les trois huit l’excuse-t-elle. D’ailleurs, si ça me dérange pas, elle voudrait que la garde du petit se finisse plus tôt le vendredi, parce que le vendredi, elle aide au foyer des sans-abris. Je la vois faire défiler sa vie sous mes yeux. Elle ne se plaint pas, elle ne larmoie pas, elle expose juste comme ça, ce qui constitue son lot quotidien, cet ensemble de contraintes, de petits malheurs et de grandes difficultés qui font qu’au final, pour elle, la vie, ce n’est pas une partie de plaisir tous les jours. Pas souvent d’ailleurs. Et pourtant elle consacre de son temps à encore plus nécessiteux. Quand elle prend Gaspard dans ses bras, elle respire la douceur et la gentillesse. Mais ses yeux restent tristes, ailleurs.

Un mélange de honte et de soulagement s’empare de moi quand je quitte finalement le petit appartement. Honte de la pitié que m’inspire cette dame, courageuse, travailleuse mais tellement triste et résignée. Honte de vouloir viscéralement éviter à mon enfant cet environnement, lui qui est né sous une meilleure étoile, ou du moins dans un foyer plus cosu. Soulagée de l’alternative qu’elle m’a laissée, en me disant que si je ne voulais pas de la place pour mon petit, deux autres familles étaient en attente.

Chienne de vie …

35 réponses sur “La nounou”

  1. Toute emplie de mes beaux principes sur la solidarité, l’équité, de la chance donnée à tous et surtout à ceux qui ont moins que moi et patati et patata, je n’aurai pas non plus imaginé une seule seconde laisser ma fille dans un tel environnement.

    Comme tu dis, chienne de vie…

  2. C’est con le truc sur lesquels on s’arrête parfois.
    Pour Oscar, on a vu deux candidates.
    La 1ere qui tout au plus avait 10 ans de plus que nous mais dont l’appart en HLM était habillé des mêmes meubles vieillot que mes grands parents; la toile cirée aussi, les bibelots, la visite… plus d’enfant en garde depuis quelques mois… pas une seule poussière, chaque chose à sa place. Très carré… trop carré… trop mielleuse pour être sincère…

    On apprendra quelques jours plus tard qu’elle n’avait plus d’enfants en garde à ce moment car elle était trop stricte, les gamins ne pouvaient rien faire…

    Heureusement, la 2e fut la bonne, même si parfois elle a tendance à nous faire la leçon comme si nous étions des ados encombrés d’un p’tit, et comme s’il était le 1er que nous avions…

  3. Jolie note.
    Malheureusement les nounous ne sont pas très riches. Je ne pense pas que tu trouveras mieux si tu le fait garder chez l’une d’elle.
    Il te reste la solution de faire garder l’héritier chez lui, comme ça il reste dans son univers.

  4. Le plus beau texte que j’ai lu sur ce blog, qui résume trèc bien l etre humain, ses croyances et ses contradictions

  5. ben,…Cela me rappelle des choses également…pour ma petite Touille ! (nounou avec son mec qui se casse du jour au lendemain, laissant sur la route 1 femmme et 3 filles) Margaux fut très heureuse dans cette famille un peu secouée par les évènements mais si solidaire.

    L’environnement matériel est certainement important, l’affectif reste primordial, mais le sentiment de "pitié" dans une relation est à éviter.

    Le choix de la garde est difficile et seul le tien sera le bon.
    Bisous.

  6. Sasa, tu as ici une occasion unique d’appliquer tes principes de gauche : confier ton enfant à cette dame qui semble compétente, et la gratifier d’un 20% supplémentaire sur sa rémunération. ça ne fera pas une grande différence sur ton budget, ça fera une différence sur le sien, et ça lui permettra peut-être d’évoluer positivement. ça s’appelle le partage des richesses.

  7. Bonjour,

    ton compte rendu de visite chez la nounou en parent novice est très émouvant bien que la fin du texte m’ai dééçue….
    Pour avoir vécu ça pour mes 2 petits (3 ans bientôt et 16 mois). Cette dame, elle a l’air tres très bien. et quand bien même l’environnement n’est pas tout à fait comme tu pourrais le souhaiter, si elle prend soin des enfants de tout son coeur, si elle a un bon relationnel avec les parents c’est essentiel. Une des nounous qui s’occupe de mes enfants est philippine (je travaille sur plusieurs endroits, d’où plusieurs nounous)ne trouvait personne, l’environnement est chiche mais les enfants adorent y aller, et avec mois les relations sont au top, je peux compter sur elle et c’est énorme pour permettre de travailler tranquillement.
    A l’opposé l’année dernière et pendant 2 ans j’ai eu une nounou avec un bel environnement (piscine itou itou ), recommandée par le RAM, 17 ans d’expérience qui sur le principe (moi les gosses , j’en ai autant que j’en veux, alors c’est moi qui ai la maîtrise pour les relations parents nounou) nous imposait ses horaires, nous a fait du chantage affectif quand elle a déménagé pour qu’on la licencie plutôt qu’elle ne démissionne (eh oui les assedics) et je passe sur le reste.
    L’essentiel à mon humble avis c’est que ta nounou, elle s’occupe bien des enfants, c’est que tu aies confiance et un bon relationnel avec elle (argent et affectif, très très dur à gérer, c’est quand même elle qui s’occupe de tes enfants). Pour l’environnement autour, le bb il a juste besoin qu’on prenne soin de lui .

  8. C’est gentil les gens d’être émus (faut dire, y’a de quoi, c’était vraiment les boules cette visite), et de donner votre avis et tout et tout. Mais comme souvent depuis deux mois, pour chaque sujet qui concerne l’héritier, je prends 10 avis, ils sont tous différents.

    On est d’accord, le matériel ne donne pas la sécurité affective, l’argent ne fait pas le bonheur, …

    Mais l’Héritier est tout petit, et j’ai envie qu’il profite un peu du pays des bisounours quelques temps.

    Du coup, je m’en remets avant tout à mon instinct, à ce que me disent mes tripes. Je me vois pas le laisser tous les matins chez une dame qui m’a l’air profondément triste, au-delà de vivre dans un endroit triste.

    Pour ce qui est du partage des richesses, je ne me fais pas de soucis. Je vais largement partager celles-ci avec la solution que nous retenons, la nounou au domicile des parents, en garde alternée, une semaine chez nous, une semaine chez eux. Si vous connaissez quelqu’un qui cherche dans ce secteur, sur Lyon 7ème ….

  9. d’accord avec Jid "dur ce billet là" et comme le dit Célia, c’est le plus beau texte que j’ai lu sur ce blog…

    et enfin 200% d’accord avec Stéphanie, et les principes de gauche…plus durs de les appliquer que de les brandir.

    Merci laloute

  10. Oui, dur et pas évident pour toi…
    Le choix de ton coeur sera le meilleur et à toi de juger ce que tu penses bon pour ton fils !

  11. Très Bonne Solution la garde alternée à la maison..

    Depuis que je suis passée à ce type de garde, j’ai gagné en point de vie et Margaux a vraiment gagné en confort :
    – Terminé le stress du retard de 5 minutes….
    – Fini l’environnement où, à partir de 18H30, Seule ta fille reste chez la nounou, passke tu es la Seule maman qui arrive à 19H et où les enfants de ta nounou sont avec leur Maman et prennent leur bain….tout ça quoi…
    – Fini donc la culpabilité d’être une mère qui TRAVAILLE !

    voilou… bon maintenant faut que tu trouves la bonne famille… à suivre.
    Re-bisous

  12. moi aussi 100% d’accord avec Stéphanie. Défendre les principes de gauche, ça commence souvent par un effort. Si tu fais confiance à cette femme, si elle est compétente et propre, si tu lui confies ton enfant et la rémunère pour celà selon TES moyens et non pas selon le tarif minimal, alors tu participeras à lui redonner ce sourire qui lui manque tant.

    Si tout le monde fait un effort, cette société peut marcher mieux, vous pouvez en être sûrs. Je ne vous parle pas d’attendre une révolution qui ne viendra jamais, en lisant Libé dans son canapé, mais d’agir réellement. Pour qui vous avez voté, les gars, en juin dernier, déjà ?

  13. Pour ce qui est des décisions comme la garde de son enfant, c’est vrai que c’est une question d’"instinct" (pourtant je ne suis pas très à l’aise avec la notion d »instinct maternel). J’ai indéniablement ressenti ça au moment de laisser mon bébé. Voilà, ça marche ou ça marche pas. Les avis des autres, ça aide à réfléchir, c’est sûr. Mais c’est aux parents de le sentir et de décider, au final.

    C’est comme l’allaitement, hein. Envie d’allaiter ? Pas envie ? Après tout, ce sont tes seins. C’est TOI qui décides.

  14. Notre nounou marocaine vivait dans un HLM hors d’âge. À 8h30, au troisième étage j’étais assuré d’être accueilli par un grand sourire. Le passage de témoin se faisait en douceur. Voir ma petite fille se blottir contre la poitrine de cette dame me suffisait. Son mari chauffeur de bus jouait volontiers avec les enfants. C’est lui qui a fait faire ses premiers pas à notre fille. Je te souhaite de pouvoir établir la même relation de confiance avec la personne qui gardera ton petit Gaspard.

    C’est vrai qu’il faut passer par cette première fois. On arrive avec notre petit paquet sous le bras, tellement vulnérable, chez de parfaits inconnus. On fait passer un oral à une candidate qui verra notre enfant plus que nous pendant toute l’année. Une véritable famille d’adoption.
    Le moutard ne parle pas, ne marche pas, dort beaucoup. Il ne va pas pour autant s’isoler dix heures dans une bulle d’amour gonflée par nos soins. C’est une éponge à vie. Le déposer chaque matin sur un canapé râpé en espérant que la journée passe vite pour lui et pour nous n’est pas humain.
    On a besoin de le sentir attendu, aimé. Le soir, on aime entendre son rire au travers de la porte quand on attaque la dernière volée de marches. Le fil n’a pas été rompu. Il n’a pas vécu notre absence en apnée au milieu d’une famille morose ou d’un élevage en stabulation libre de loupiots.

    Élever des enfants – on ne les "garde" pas, ce n’est pas du bétail – demande une énergie folle. Croire qu’il pourra servir de béquille morale à une famille en détresse ou espérer que sa petite flamme leur amène un peu de bonheur, apparaît inconcevable.

    Donc pas de doute, les premières impressions comptent. Je parle du relationnel à 90%. La modestie du lieu peut être trompeuse. Avec un salaire unique d’assistante maternelle les meubles qui étaient là il y a quinze ans ont encore de l’avenir devant eux. Les jouets fatigués feront encore de l’usage (pourquoi ne pas compléter la collection). Il faut surveiller d’autres critères comme la propreté, le type de repas préparés, les sorties éventuelles. La place accordée à télé (même hors d’âge). L’envie de fuir sera assurément un critère éliminatoire ;-). Il faut que ça sente l’amour, le cocon de Bisounours, même si la fourrure est un peu élimée. On a tous une idée à peu près fiable de ce que peut être une famille équilibrée.

    Quant au fait de vouloir donner plus d’argent pour démontrer la largesse de ses idées, je crains que cela ne soit pas suffisant voire ambigu. Je gagne X fois plus que toi alors je te paye X% de plus que les autres parents, c’est une manière d’imposer ses valeurs. On ajoute une variable à la relation, que nous sommes les seuls à maîtriser.
    Vous me direz qu’il y a des méthodes plus douloureuses pour faire passer des messages.
    Pour ma part en tant qu’employé, je suis plus à la recherche de reconnaissance de mon travail (cela passe par un salaire juste) mais sûrement pas d’aumône de la part de mon patron.
    Prendre le temps d’écouter et de partager même si l’on est pressé, s’impliquer, oui. Jeter de l’argent comme on donne à Green Peace pour soulager sa mauvaise conscience écologique, ou pour s’offrir une illustration à sa propre cause, non.
    Le plus dur dans le métier d’assistante maternelle, c’est l’isolement. Le salaire est fixé par la convention collective nationale, ce qui n’en fait pas un salaire de misère.

    En revanche, se positionner dans le haut du barème me paraît très sain, offrir une prime ou laisser des livres, des jouets, également, si nos moyens nous le permettent.

  15. Lyonnais qui lis tes histoires depuis maintenant quelques mois, je ne vais pas t’embêter avec ta morale de gauche ou pas.
    Je te raconte juste mon histoire en bref : né dans un milieu socialement, culturellement, intellectuellement et économiquement favorisé, résident de l’ouest lyonnais, j’ai été gardé, élevé de 0 à 10 ans par une nourrice espagnole au français approximatif, dans une cité HLM, même topo que ton histoire. Cela ne m’a pas empêché de faire des études (+5), de savoir m’adapter à des milieux aisés ou très modestes, de garder des amis de la cité, de savoir raisonner autrement qu’avec une conscience de classes. Somme toute, uniquement du positif.
    Bien sûr, il doit y avoir des bilans plus mitigés. Comme partout.
    Bises

  16. quand la détresse est palpable, qu’est-ce que ça peut faire mal…
    nous on a de la chance, ma voisine a pris son agrément y’a peu de temps, 🙂 et même si leurs moyens sont modestes (lui est menuisier) on sent qu’ils se débrouillent pour très bien vivre…on se demande d’ailleurs où ils ont péché tous ces bons plans.je me dis que finalement, c’est peut-être même pas ses conditions modestes qui t’ont génés, mais plutôt qu’elle se sentait vraiment mal dans ses baskets…

  17. Merci François pour ces mots, que je partage, "vouloir donner plus d’argent pour démontrer la largesse de ses idées, je crains que cela ne soit pas suffisant voire ambigu". Ca reflète bien ce que je pense.
    Je vais éviter de méler ma (mauvaise) conscience de gauche avec la garde de l’Héritier, sujet déjà suffisamment traumatique par ailleurs.

    Bien sûr Jevli, c’est plus sa détresse morale que ses petits moyens qui m’ont brassé. Parce que bien sûr (encore heureux !), on peut vivre modestement et avoir la pêche.

  18. Comme tout le monde, je dirais, beau texte, bien écrit. Et honnête. Et donc, décevant par ce que recèle cette honnêteté. Personne n’a à juger de tes choix de mère, mais il est difficile de ne pas réagir cependant. Je suis désolé de prendre mon exemple. Jusqu’à il y a 6 mois, j’habitais à Roubaix. C’est pauvre, Roubaix. J’ai laissé ma petite, et parfois la grande en cas de maladie à une nounou aux conditions modestes.
    Mes filles (2 et 5 ans à l’époque) ont adoré, elles n’ont pas vu les conditions modestes, elles s’en foutaient. Elles avaient quelqu’un qui savait leur parler et les écouter. Je crois que les enfants s’en foutent, des condtions de bisounours. C’est après, aux tout débuts de l’adolescence, qu’ils prennent conscience des différences sociales. Ils y viennent d’eux mêmes à cette envie de confort, c’est pas la peine d’anticiper leurs faux besoins…

    Mais je comprends, je crois, que tu n’aies pas voulu. Mais c’est vrai, que ça fait gauche caviar, si tu es de gauche…

    Bien écrit, cependant…

  19. "vouloir donner plus d’argent pour démontrer la largesse de ses idées, je crains que cela ne soit pas suffisant voire ambigu", je bondis à la lecture de ces mots. Ne pensez-vous pas qu’on doivent partager les richesses, donner plus à ceux qui en ont besoin ? je ne parle pas de faire l’aumône, mais bien de payer à son juste prix une prestation, sans rapport avec les minimums syndicaux.

    Il y a un moment où il faut vivre en adéquation avec ses idées. Ou alors Sasa, tu aurais du voter Sarko, il te garantira bientôt une nounou comme dans Mary Poppins.

    Je suis en outre navrée de te contredire, mais comme Armel je pense que les bébés jusqu’à 8 ou 10 ans se contrefichent de l’univers dans lequel ils grandissent, pourvu qu’il soit propre, sain et rempli d’affection et de respect. SI tu savais comme les gamins jouent avec les emballages de cadeau plus qu’avec les jouets eux-mêmes…

    Je t’en prie, sors de ta bulle et vis selon tes convictions, tu nous en as assez parlé au printemps !

  20. je ne sais pas si la nounou bobo, cool et gaie que tu cherches existe, on trouve rarement des nourrices ayant le même sociotype que soi…
    enfin c’est hyper honnête de ta part de nous livrer tout ça même si je n’y adhère pas du tout (chez moi ça doit sentir le vieux repas du midi sans doute aussi selon tes critères…)

  21. Hé ho là les gens, faudrait voir à pas perdre de vue l’essentiel : il s’agit avant tout de la garde d’un enfant, en l’occurrence le mien. Mettre en adéquation ses principes et son quotidien, très bien, mais j’apprécie peu les donneurs de leçons. Surtout que je vois bien le contraste entre ceux qui ont vécu cette expérience de l’intérieur et les autres (et oui, moi aussi je mets à l’insupportable rengaine du "tu comprendras quand tu sera mère …").

    Je vous livre une tranche de vie, qui m’a émue, et touchée. Libre à chacun ensuite d’y voir plein de choses (ma lâcheté derrière ma franchise, mon boboisme aigu, mon côté gauche caviar), mais j’avoue que je suis surprise de ceux qui ramènent carrément ça sur le terrain politique et ou social. Ca me rappelle quand mon troll favori m’a demandé pourquoi je partageais pas mon surplus de salaire avec des smicards plutôt que de partir en vacances au soleil …

    Par contre, j’aimerais qu’on évite les procès d’intention et les insultes (ça je les ai déjà sabrées, faut pas pousser maman dans ses retranchements). A aucune moment je n’ai affiché un quelconque mépris pour cette dame. Et moi aussi des fois ça sent la graille …

  22. On parle de moi ? me voilà !

    Pour une fois, je suis de tout coeur avec toi, Sabrina. Ne confie surtout pas ton enfant à cette horrible mégère en haillons, elle serait capable d’économiser sur les 50 centimes de son goûter pour s’acheter des langoustes.

    Alors comme ça je suis ton troll favori ? Miam.

  23. Entièrement d’accord avec LeTroll…je n’aurai pas moins non plus confié une seule seconde mes filles à cette dame, d’ailleurs je n’aurai confié mes filles à personne (sauf à leur mère oeuf corse)lol.
    Quant aux piques sur ton côté"boboisme aigu, mon côté gauche caviar" c’est ce côté aussi(mais il y en a plein d’autres) qui me fait aimé te lire, même si je suis parfois choqué ou/et en désaccord.

  24. J’ai beaucoup aimé.
    Pourtant, je lis rarement les billets écrits sur plusieurs paragraphes, car je suis une feignasse. Mais celui-là, je l’ai lu d’une traite, sans m’arrêter, sans voir le temps passer.
    Cette petite tranche de vie m’a touchée. Elle va gratter le quotidien là où ça fait mal, sans complaisance (pour personne, et surtout pas pour l’auteur).

    Dans un genre un peu différent, ça m’a rappelé la description de la pension Vauquer de Balzac (dans le père Goriot ).
    Maintenant, fin 2007, est-ce que Balzac aurait été Sarkozyste ou Bobo… J’ouvre le débat.

  25. J’ai beaucoup aimé.
    Pourtant, je lis rarement les billets écrits sur plusieurs paragraphes, car je suis une feignasse. Mais celui-là, je l’ai lu d’une traite, sans m’arrêter, sans voir le temps passer.
    Cette petite tranche de vie m’a touchée. Elle va gratter le quotidien là où ça fait mal, sans complaisance (pour personne, et surtout pas pour l’auteur).

    Dans un genre un peu différent, ça m’a rappelé la description de la pension Vauquer de Balzac (dans le père Goriot ).
    Maintenant, fin 2007, est-ce que Balzac aurait été Sarkozyste ou Bobo… J’ouvre le débat.

  26. Bonjour ; c ‘ est Resse qui m ‘ a donné envie de vous lire … J ‘ ai 54 ans , ma femme 50 . Elle est nounou " haut de gamme " depuis environ 15 ans , à cause de son couillon de mari _ moué _ qui a eut un énorme problème de santé … Je n ‘ ai qu ‘ un conseil & vous donner : le FEELING .
    Vous DEVEZ accrocher avec votre future nounou , c ‘ est impératif , et elle aussi . Si c ‘ est le cas , tout ira bien , quelque soit l ‘ environnement …
    Ma nou nou d ‘ épouse est tellement sollicitée que certains couplus en sont presque à lui demander si ils peuvent faire " crac_crac" bientot , afin d ‘ etre surs d ‘ avoir une place pour le fruit de leur passion !!! C ‘ est une activité extrement difficile à beaucoup de points de vue , mais de toute façon vous devez ressentir un véritable sentiment de sympathie pour cette femme à qui vous confiez votre trésor .
    Si vous vous etes trompée, changez , c ‘ est impératif . Votre héritier grassouillet sentira tout de suite ce lien entre vous et sa nounou , et c ‘ est primordial.
    Voila , c ‘ est l ‘ avis du cuisinier_biberonneur …

  27. J ‘ ai oublié : mon post précédent est sans objet si je n ‘ ajoute que nous sommes parents de cinq enfants et habitons en province . Mais l ‘ impératif reste le meme …

  28. En lisant ton post j’ai eu des frissons dans le dos.
    Finalement, lorsqu’on a des enfants, et parce qu’on veut le meilleur pour leur éducation et leur développement personnel, on met de côté certains de nos principes fondamentaux. La réalité dépasse parfois nos convictions politiques. Et bien oui, c’est comme ça. C’est pas une raison pour brandir des insultes et des "bobos" ou autres "gauche caviar" à tout va !

    Ton histoire me rappelle une peu celle d’une copine qui ne jurait que par le public pour des raisons de principe, de convictions, de mixité sociale et qui a mis sa fille dans le privé, à cause de la carte scolaire, parce que les écoles publiques de son quartiers étaient de moins bon niveau, etc… pourquoi ? Parce qu’elle voulait le meilleur pour son ptit ange. Par amour, simplement !

    Merci pour ta sincérité.
    Gaspard a de la chance d’avoir une maman qui déborde d’amour !

  29. Euh… Bobo, ce n’est pas une insulte, c’est une appellation regroupant une catégorie sociale. Quant à gauche caviar, c’est peut-être péjoratif, mais ce n’est pas insultant non plus.
    Après je peux dire pourquoi j’utilise le terme gauche caviar : il s’agit de glorifier les principes d’égalité républicaine, de mixité sociale, etc… mais pour les autres quand on est du bon côté.

  30. Je remets une couche, désolé… Perso j’ai déjà fait jouer des relations pour que mon ex trouve un HLM dans un quartier correct car il était hors de question que je sache mes enfants vivre en banlieue pourrie. C’est normal de vouloir le meilleur pour nos enfants, ceux qui disent le contraire n’en ont pas !

  31. il est vrai qui est difficile de trouver une nounou et le principal ses de se sentir bien et en accord avec soi car passer la journée cher sa nounou ses pouvoir étre tranquille et se reposer pour que son enfants soit bien aimer éduquer car il vrai que si elle une personne triste mais aimante ne veut pas dire quel fera pas bien son travaille au contraire car elle peu reporter toute sa tendresse mais on ne sais pas et pour notre amour on veut le mieux quoi de plus normal.

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