Jean-Louis Murat et les pénis rallongés

L’entretien donné par Jean-Louis Murat au Monde fait couler beaucoup d’encre, sur le ouèbe et ailleurs. Au sujet (notamment et essentiellement) d’un débat sans fin (le téléchargement sans vergogne et sans rémunération des artistes des produits culturels), le bel auvergnat est sorti de sa réserve pour asséner quelques bonnes phrases comme on les aime, de celles qui font jaillir et délier les langues. Y’en a pour tout le monde, internet, les patrons de maisons de disques, les artistes ratés et Myspace, l’internaute irresponsable. Numérotez vos abattis messieurs /dames, Jean-Louis l’est colère.

Je retiendrais celle-ci : « Cette conception ultralibéraliste (s’agissant du téléchargement sauvage), qui est au-delà de tout système politique, se résume à peu : la goinfrerie. Internet favorise cela : toujours plus de sensations, toujours plus de voyages, de pénis rallongés, toujours plus de ceci, de cela… »

Jean-Louis, ne t’inquiète pas, je te réserve une place de choix dans ma baignoire, et pour cela pas de pénis rallongé exigé. Suis pas si goinfre que ça moi, une esthète presque …

(Sinon, pour ceux qui ne liraient pas l’entretien, j’aime beaucoup également ce passage : « Evidemment, 90 % de notre métier est fait par des gens formidables, des musiciens, des tourneurs, des ingénieurs du son, des attachés de presse, des artistes, des passionnés ! Mais l’image qui est passée dans le public est celle de ses patrons, arrivés là à cause de l’argent facile, de l’épate, du look. Le triomphe du petit bourgeois snobinard et de la fanfaronnade ! Nicolas Sarkozy ressemble tout à fait à un patron de maison de disques. » Celle-là, elle est pour Pascal Nègre je crois bien …)

Et pour ceusses qui veulent lire des choses sérieuses sur toute cette polémique dans mon verre à dents au sujet du netbashing, vous pouvez aller voir deux avis, un que je ne partage pas complètement, celui de Versac, et un que je partage, celui d’Hugues (chuis fan d’Hugues, mais il n’a jamais posé dans la baignoire, alors qu’il semble doté de mollets de cyclistes fort attractifs … Bah, il sait où il peut envoyer sa participation).

Si 24 avait été tourné en 1994 …

Vu chez les gars de Ra7or. J’ai bien ri (même si en l’occurence, 24, c’est pas du tout ma tasse de thé).

C’est vrai qu’avec le haut débile et tout ça, on a déjà oublié ce qu’étaient les débuts du ouèbe. Les temps de téléchargement infinis. Le design quelque peu … rustique des sites. Le petit bruit familier de la connexion qui bloque la ligne téléphonique familiale. Les recherches sur « voila.fr » (ah la la, ça existe toujours, ça alors, c’tte madeleine de Proust). Le coût exorbitant des abonnements internet. Les réticences à appeler sur des portables (rapport au coût également exorbitant des communications). Un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ….

(En fait, à la réflexion, cette vidéo me déprime. Elle me fait prendre conscience que moi aussi désormais je peux jouer à la vieille conne. « Tu peux pas comprendre t’as pas connu / De mon temps …  » Le début de la vieillerie quoi. Sgnurf.)

Who’s your mummy ?

Au cas où j’aurais eu besoin de me rassurer sur ma filiation….

(J’ai quelques mois de plus que l’Héritier sur la photo.)

Je vous laisse, je m’en va consoler l’Epoux 😉

La vie est (parfois) mal faite …

Il y a quelques temps, je vous faisait part de mon désarroi, alors que l’Epoux avait accueilli les pompiers lors de leur passage pour vente de leur calendrier sans m’en faire part, alors que j’étais à quelques mètres de là, à récurrer le derrière bichonner son Héritier (oui parce que dans ce cas, c’est SON fils). Et bien figurez vous que ces aventures (carrément palpitantes vous le constaterez) ont eu une suite …

Lundi soir, 19 heures 30, je suis occupée à rechercher dans les écrits de Wittgenstein ses apports concernant la véracité de l’effet mange-graisse de l’ananas à nourrir au sein l’Héritier (oué, je sais, ma vie, en ce moment, c’est une farandole d’aventures diverses et variées). Quand j’entends frapper à la porte. Comme on a une sonnette, je me dis que ce doit être l’Epoux, qui toque pour ne pas réveiller l’Héritier. Parce que c’est un lieu commun, les visiteurs adorent utiliser notre sonnette (un vieux système, comme une sorte de clef qu’on tourne, et qui fait un bruit de crécelle), et en général ne s’en privent pas. Du coup, sans jetter un oeil à l’oeilleton, j’ouvre grand la porte de la main droite, la gauche portant l’Héritier. Les DEUX seins à l’air. Parce que je viens de donner le droit (et le laisse sécher à l’air libre, comme on me l’a conseillé à la maternité), et le gauche est encore dans la bouche avide de l’Héritier, qui surtout ne le lâche pas (au cas où une guerre nucléaire se déclencherait, il fait des réserves, tout est dans les joues). Mais ce n’est pas l’Epoux qui me fait face. Ou alors il a beaucoup changé et il est deux …

Gros moment de solitude. Un ange passe … Je lâche la porte, et je rabats le soutien-gorge sur le sein droit dans un mouvement qui se veut anondin et décontracté (tu parles, je remballe le matos, et fissa oui, par contre que le droit, comme de bien entendu, je ne retire pas le pain de la bouche à mon enfant, ça serait l’émeute en plus de la honte). Pour la forme, parce que les deux messieurs qui se tiennent face à moi viennent visiblement de s’en mettre plein les mirettes. Ils mettent cinq secondes à reprendre leurs esprits avant de bafouiller : « Ouiii, bonsoir madâaaame, on s’excuse de déranger, c’est pour le calendrier … »

« Ah oui, le calendrier de quoi ? », m’interroge-je à haute voix (rapport au fait que je n’identifie pas vraiment la corporation dont l’uniforme est un pantalon en velours côtelé et reluque mes nichons sans vergogne. En même temps, je reconnais bien volontiers que c’était plutôt à moi de ne pas les laisser trainer).

« Les éboueurs madame ». Et là ils me regardent d’un air un peu triste mais plein d’espoir (genre « oui on sait, on exerce pas une profession aussi glamour que les pompiers, mais tu es bien contente, non, qu’on te débarasse quotidiennement des couches souillées et malodorantes que produit en grande quantité la sangsue à grosses joues qui est accrochée à ton sein de madone ? » oui il y avait tout ça dans leur regard, parfaitement).

Effondrée j’étais. PUTAIN T’Y CROIS TOI COMME LA VIE ELLE EST TROP MAL FAITE ? Les pompiers sonnent à ma porte, c’est l’Epoux qui les reçoit et ne me prévient pas. Les éboueurs débarquent, je leur montre mes seins. Si c’est pas le comble de la malchance.

Petite cerise sur le téton, attention les yeux, voici le calendrier en question. 10 euros que je leur ai lâché. Alors qu’après le spectacle que je leur avait offert, franchement, ils auraient pu m’en faire cadeau 😉

"Parle à ma main" par Christelle Bazooka & Yelle

« Les mecs ils sont tous nuls ils pensent qu’à nous mettre des doigts ». Si c’est pas une vérité universelle ça ….

Michael Youn, AKA Fatal Bazooka, on peut ne pas adhérer, pour autant, y’a pas à dire, il sait flairer l’air du temps comme dirait l’autre. Sa parodie est très drôle, encore une fois. En tous cas, merci à Kékette, ma bien aimée frangine (oui ma soeur s’appelle Kékette, il est où le blème ?), pour cette découverte de taille …

Fin de la quarantaine

Ayé les enfants, le câble est reviendu, me revoici de nouveau connectée au monde. Allez Louya.

Merci d’avoir voté chez Walinette, même si je crois que la Patate nous a toutes réduites en purée (ah ah ah). Mais j’espère que z’avez pas triché avec les adresses IP hein (comment qu’on fait ça d’ailleurs ?), tricher c’est maaaal. D’un autre côté, si je gagne pas, je vais peut être me motiver pour essayer de modifier moi même le design du blog, et c’est là qu’on va vraiment se marrer un coup, qui sait.

Dans pas longtemps, je vous raconterai encore une histoire de calendrier. La vie est TRES mal faite parfois. Ca se confirme …. (mon dieu quel cliff-hanger, mes enfants).

Heeeelp, heeeeeeeeelp, heeeeeeeeeeeeeeelp

Cette semaine vient de s’enclencher sous le signe de la looze avec un grand Z.

1. La famille que je convoitais pour partager une nounou (la leur en l’occurence, qui avait l’air très bien) m’a planté. Conclusion, à ce jour, je ne sais donc toujours pas à qui je vais bien pouvoir confier l’Héritier 10 heures par jour / 5 jours par semaine à compter de janvier. Le casting de nounous (et des parents qui vont avec, dans le cas d’une garde partagée) est un truc profondément déprimant. Mais passons.

2. Ces connards cosmiques de Numéricable, à l’occasion de notre demande de changement d’abonnement, nous ont tout planté (eux aussi). On avait le ouèbe et la tévé avec eux, on a demandé en sus le téléphone. Conclusion, maintenant, on a plus rien … Je vous épargne les conversations téléphoniques ubuesques avec Jean-Paul-Rachid, en direct de Rabat, qui me fait faire des manipulations de nourrison (« z’avez penser à débrancher et rebrancher le modem ? ») à 34 centimes d’euros la minute. Je pourrais en faire un roman. Enfoirés de FAI. Autant vous dire que être au foyer et sans ouèbe, c’est pas humain, je me sens comme Robinson Crusoé. Heureusement que l’Epoux a eu l’insigne gentillesse de me ramener son PC et sa carte 3G (qui refuse de fonctionner sur tout autre PC que le sien, comme de bien entendu), que je puisse vider mon sac de bile écrire ces quelques lignes.

3. Last but not least, j’ai eu dans la même foulée une grande joie, celle de voir que j’étais dans les finalistes du concours de relooking de blog organisé par Walinette, et une grande peine, celle de découvrir qu’une de mes concurrentes, une certaine Madame Patate, disposait d’un fan club méga fourni, qui semble lui assurer sans peine sa sélection par nombre de votes …. Pour l’honneur, vous serez bien gentils d’aller voter pour moi dans les commentaires, par là. Pour l’honneur de Sasa !

Pour finir sur une note plus optimiste, et avant que l’info soit totalement périmée, il faut que vous sachiez que « Les promesses de l’ombre« , le dernier Cronenberg, est très très bon. Je vous le recommande chaudement, surtout qu’on y retrouve le beau Viggo, absolument splendide dans le rôle d’un mafieux russe à Londres. Seul bémol que j’apporterais, la seule scène où on a l’occasion de voir le kiki à Viggo est tellement violente, que du coup tu as à peine le courage de zieuter le dit-kiki. Kiki qui compte tenu de la tension de la scène, est de toute manière réduit à sa portion congrue …

A priori, j’attends la venue du technicien Numéricable pour jeudi (alors qu’on les appelé dimanche, bonjour la réactivité du service au client …). Mais s’il est aussi efficace que celui qui est venu mercredi dernier pour la tévé (qui ne fonctionne toujours que partiellement), je crains être absente des ondes encore un petit moment (soupir).

Le temps de la glande, c’est de l’argent ….

…. qui ne rentre pas dans les caisses de nos biens aimés employeurs. Et y’en a même qui en estiment le coût. Histoire de se faire mal.

« Social networking has caught on so much that employers have banned staff from logging on to MySpace and Facebook. They claim the time wasted has been costing UK industry a whopping £130m a day. »

Tu m’étonnes, chez nous, à la feurme, ils ont déjà interdit fesse bouc (et bien d’autres sites) de longue date.

Info trouvée sur Pointblog.

Wittgenstein, l’ananas mange-graisses et mes seins à traire

Il est des jours où tombent comme ça, sans crier gare, un certain nombre de mythes. Et c’est assez dur à vivre en fait. Hier soir, au comptoir de la pharmacie de l’avenue Berthelot, ce fut l’hécatombe. Que je vous narre.

J’étais donc accoudée au dit comptoir, en train de me faire expliquer – mi ébahie, mi consternée – le fonctionnement d’un tire-lait électrique. Alors que j’écoutais les explications de la pharmacienne concernant le positionnement adéquat de la tétrelle sur ma mamelle (booon, d’accord, elle a pas dit mamelle, mais c’est tout comme), je songeais que c’était là l’ultime renoncement à mes principes à la con féministes. Ma mère et ses consoeurs se sont battues pour avoir le droit de renoncer sans culpabilité à se faire traire par leur rejeton, moi j’en redemande, confite dans mon souci de bonne élève mère modèle de faire au mieux pour le bonheur de mon enfant (je vous renvoie à cet article du Monde, déniché par LaLène, je suis en plein dans la cible).

C’est alors que je fus interrompue dans ma rêverie par l’arrivée d’un client au comptoir d’à côté. Impossible de ne pas le reconnaître, et tous ceux qui ont fait Sciences Po Lyon, travaillé autour de Bourdieu ou de Wittgenstein, ou encore connu d’un peu près le mouvement de grève de 1995 l’identifieront sans peine, Philippe C. Oui, parce que compte tenu de ce qui va suivre, je préfère préserver son « anonymat » autant que faire se peut. Surtout que j’en ai déjà causé de cet enseignant de philosophie politique, dont j’étais une fervente admiratrice (comme la moitié de l’amphi, soit dit en passant). Bien entendu, en bonne fan confite en dévotion en bonne concierge, j’ai tendu l’oreille. C’est alors que je fus le témoin d’une conversation navrante, mais qui mena à une révélation bouleversante.

Mon Philou d’amour : Bonsoir, est ce que je peux avoir des pastilles pour la gorge ?

La pharmacienne (qui ne l’a pas reconnu, ou alors fait vachement bien semblant, ou alors ignore complètement que son interlocteur a publié en 2003 « Bourdieu autrement – Fragilités d’un sociologue de combat« . En même temps, si en bonne pharmacienne, elle a fait pharma, je me doute que c’est pas à son programme) : A sucer ? (moi si j’étais pharmacienne, je pense que je prendrais un plaisir pervers à sussurer cette phrase. Mais c’est sans doute parce que je suis assez perverse moi même. )

Mon Philou enrhumé : Oui merci.

La pharmacienne (bonne commerçante ma foi) : Ca sera tout ? (genre, je vous mets une tranche de foie de veau en plus ? Toutefois, c’est cette phrase qui a enclenché le cataclysme qui allait suivre.)

Mon Philou, s’enhardissant, et désignant une étagère derrière lui, présentant pléthore de flacons plein de gélules grisous, genre la médecine par les plantes près de chez vous (ou comment soigner un rhume en 23 jours seulement avec une décoction à base de pissenlits mauves et poils de yack) : Et ça sert à quoi, ça là, l’ananas ? (genre, je fais mon innoncent, je sais pas à quoi ça sert, alors que même moi, qui méprise au plus au point les plantes et leurs usages médicinaux, je sais à quoi ça sert l’ananas ! Omondieu, je suis en train de comprendre ce qui se trame, j’en reviens pas. Autant dire que les explications sur comment je peux me traire les seins en toute quiétude, je les ai carrément zappées à partir de ce moment là.)

La pharmacienne (bonne pédagogue aussi ma foi) : Alors c’est du concentré d’ananas, c’est un mange-graisses. On en prend un par repas, midi et soir.

Mon Philou, qui approfondit tout de même le point avant de se lancer : Et donc, ça fait maigrir ?

La pharmacienne (plutôt honnête sur ce coup là) : Maigrir non, mais ça aide à éliminer un peu plus les graisses dirons nous.

Mon graisseux Philou, dans un sourire légèrement intimidé (à peu près le même que j’ai du avoir quand j’ai acheté mon premier tube de vaseline paquet de préservatifs) : Et ça coûte combien ? (je vois que ça paye toujours aussi mal, l’enseignement universitaire)

La pharmacienne : 12 euros 50. Je vous le mets ?

Mon gros Philou, sûr de sa décision : Oui merci.

Et il quitta la pharmacie, avec ses pastilles à sucer et son concentré d’ananas mange-graisses. De savoir que cet homme de savoir et de philosophie, qui a analysé Wittgenstein dans le texte (essayez juste de LIRE Wittgenstein, c’est imbuvable), théorisé les mouvements de grève de 1995, va gober avec son repas des gélules mange-graisses, ça me rend toute chose. La vie, c’est vraiment plein de surprises …

D’un côté, l’avantage, c’est que je peux peut être me fendre d’un courrier à Nicolas Demorand pour lui proposer d’en prendre aussi. Entre philosophes à bedaine …. ;D

Le push up pour garçons ça existe …

… mais c’est pas pour relever les pecs. Non.

Pour l’Homme qui en a, Manstore – sur le site de lingerie masculine en ligne « Le mâle aimé » – te propose un joli modèle, le String Hysterie Push Up. Vi vi vi. Alors c’est le truc quatre en un.

Tu as à la fois un string (mais vérifie bien que tu as la fesse haute, rebondie et peu velue, ce qui vaut pour les filles vaut pour les gars en la matière), un effet push up pour te remonter les bijoux de famille (genre suspensoir à boules), et l’effet voile transparent, histoire d’être certain que l’on te découvre bien la religion quand tu baisses le pantalon. Le quatrième truc, j’allais presque oublier, qui fait un peu la synthèse de tout ça, c’est que tu fais un peu pupute, quand même, dans ton slipou Hystérie.

Y’a pas à dire, la lingerie masculine, ça manque encore un peu d’élégance (je vous invite à consulter le site du Mâle aimé, c’est vraiment pas triste). Sans compter que le voile, à mon humble avis, ça écrase l’ensemble plus que ça ne le valorise. Un peu comme quand les gangsters se mettent un bas de nylon sur la tête avant de braquer la banque …

Crédit : info trouvée via A cause des garçons.