Déconnectez moi

The feurm nous a équipé d’un Black Berry, synchronisé avec les mails et le calendrier Lotus Notes de ma messagerie professionnelle. J’ai un renvoi automatique de ma ligne fixe vers mon portable quand je suis en déplacement. On nous a aussi fourni une carte 3G pour nos PC portables. Sachant que l’Epoux m’avait déjà offert pour la Noyelle un LG SK20 (qui est déjà décédé d’ailleurs, après moins d’un mois d’usage, ils vont m’entendre chez SFR), j’atteins un niveau de connection au monde rarement égalé.

Retour en 1991. Je me souviens de mon premier stage en entreprise en 3ème (la semaine d’immersion obligatoire). Envoyée dans la boîte de transports routiers de mon grand-père, je passais ma journée à envoyer des faxs, qui permettaient de confirmer les commandes logistiques dans toute l’Europe. C’était le sommet de la modernité. Quand Popeye le routier avait un souci, fallait qu’il s’arrête sur une aire d’autoroute pour contacter le siège, avec la carte téléphonique à puce fournie par l’entreprise. Dingue.

Dorénavant, si ton supérieur hiérarchique ne peut pas te joindre dans les deux heures, c’est la crise (« Putaaaain mais t’étais oùuuu » qu’il hulule. Combien de fois j’ai eu envie de répondre « dans ton cul« ). Si la nounou est introuvable après trois appels (la ligne fixe, son portable, celui de l’Héritier), c’est l’angoisse. En fait, ça me gave un peu cette ultra connection au monde en fait. Des fois, j’aimerais bien qu’on ne me trouve pas. Et que je ne sache pas où sont les autres. Ca me ferait des vacances tiens.

Sinon, les Baies Noires, ça fait des photos toutes pourrites. Je tenais à le souligner.

Ou alors je suis vraiment trèèèès fatiguée par ma semaine de boulot. Aussi oui.

Ben merde alors, Carlos est mort …

Putain CARLOS EST MORT !!

Il y a quelques semaines, je chantais encore « Big bisous » en karakoé dans mon salon (un jour, faudra que je cause de mon beauf’, un garçon charmant au demeurant, mais qui nous a offert 10 CD de Karakoé pour Noël …). Carlos, c’est comme Dorothée, l’est invicible et éternel, bordeeeel.

J’adorais Carlos quand j’étais petite, je me disais que c’était chouette, qu’on pouvait être gros et populaire.

Sans blague, je me suis toujours sentie plein de points communs avec Carlos (non, je parle pas de la surcharge pondérale, bande d’empaffés). Et en particulier le goût du travestissement (voir par ici) et donc le sens du ridicule. Franchement, un gars qui se déguise avec autant de talent en Mireille Matthieu ne peut pas être complètement mauvais.

Je chante souvent du Carlos à l’Héritier, il kiffe grave, notamment « Tout nu et tout bronzé« , quand je le dépoile avant son bain, un grand moment de partage et d’échange mère-fils. Par partage j’entends que l’Héritier me pisse souvent dessus et en échange moi je rigole bêtement. D’un autre côté, l’Héritier kiffe grave tout ce que je chante, c’est assez incroyable vu combien je chante faux. Ou ce petit n’a vraiment pas l’oreille musicale, ou il se paye (déjà) la tronche de sa mère.

Putain, Carlos. Je suis toute triste là. Alors que quand l’Abbé Pierre est mort, j’ai repris deux fois des moules (comme dirait Desproges). Adieu mon grand.

Injustice !

Faudra qu’on m’explique POURQUOI pour baver devant Ralph Fiennes faut se fader des bouses intersidérales comme Coup de foudre à Manhattan.

Pourquoi ??

Sérieux, il a jamais joué dans un seul bon film ce pauvre garçon. Le patient anglais. The constant gardener. Et plein d’autres bouses. Y’aurait il un réalisateur pour sauver Ralph ? (pour Jenny from ze block, par contre, la messe est dite, je pense que y’a rien à faire pour elle et son big booty).

Bree sors de ce corps ou le potentiel orgasmique de ma serpillière

Ce WE, j’ai fait le ménage. Oué, je sais, de plus en plus dingue ma vie.

A priori tout le monde fait le ménage, du moins tous ceux qui ne veulent pas candidater à l’émission de coaching « C’est du propre » (avec l’équivalent de Super Nanny pour dompter vos acariens). Mais moi non. Parce que depuis qu’on en avait les moyens matériels, on avait une femme de ménage (note aux casses couilles : oui on peut voter à gaucher ET employer du personnel à domicile). Sauf que là, avec l’Epoux, on s’est dit qu’avec la Super Nounou de l’Héritier à payer, fallait peut être renoncer à notre petit confort, et se remettre un peu à récurrer nous mêmes nos chiottes. J’ai donc dit adieu à Mme Yvette le 31 décembre dernier, avec grand regret.

Point de vue timing, c’est une calamiteuse idée que nous avons eu là. Car c’est au moment où nous sommes le plus claqués et avons le moins de temps qu’il faut fournir un effort complémentaire. Surtout que j’avais complètement oublié la Bree Van de Kamp qui sommeillait hibernait en moi. Dimanche, alors que l’Héritier ronflait du sommeil du juste et que l’Epoux était au ski avec ses copines, je me suis mise en tête de faire une petite séance de nettoyage, le temps de la sieste du bébé. Sieste qui a duré de 18 à 21 heures. Mes vieux démons se sont alors emparés de moi, dans un déferlement d’eau de Javel et de Cif en pschitt (formidable invention).

Fallait que je nettoie tout. Partout. A fond. Une véritable hystérique de la serpillière. Le cheveu en bataille, je passais de pièce en pièce, poussant l’Héritier dans sa nacelle, pour éviter que le bruit de l’aspirateur ne le dérange. Quand j’en ai eu fini, j’ai ressenti ce que seul un bon orgasme vaginal offre en temps normal, un sentiment de plénitude, associé à une bienheureuse fatigue corporelle. Le sens du devoir accompli, la satisfaction profonde d’avoir fait ce qui devait être fait. Un truc dingue. Bon, certes, pour l’Epoux, y’a tout de même un inconvénient, c’est que j’ai besoin de gratifications symboliques importantes pour parfaire mon extase ménagère. C’est-à-dire qu’il faut longuement me féliciter et admirer l’ampleur de la tâche accomplie. Et battre sa coulpe longuement pour m’avoir laissé tout le dimanche, ma serpillière, l’Héritier et moi.

Autant dire que pour mon équilibre psychologique et celui de mon couple, il va falloir qu’on trouve rapidement une solution viable. Sinon, comme Bree, on va me retrouver à boire du sauvignon californien au fond de ma cuisine entre deux crise de récurrage. Quoique, si ça me permet aussi d’alpaguer Kyle MacLahan, moi je dis, pourquoi pas. J’ai eu les 2 saisons de Twin Peaks à Noyelle, je bave devant l’agent spécial Dale Cooper, comme quand j’avais 10 ans, une vraie Madeleine de Proust cette affaire. Qu’est ce qu’il était cute Kyle il y a 20 ans ….

Enfin, visiblement, je ne suis pas la seule à prendre du plaisir à faire le ménage. Via Les 400 Culs, un nouveau bon blog de Libé, cul & intello.

Etre fâaaamme, à nouveau

Hier matin, j’ai fait les soldes. J’avais le choix entre deux paires de bottes, qui m’allaient toutes les deux très bien. Une paire dans le style « chaussette », en matière synthétique toute douce, très faciles à enfiler, bout carré, petit talon, très confortables, l’idéal pour cavaler dans tous les sens, comme une bonne executive mummy que je suis. Une autre paire, en cuir, très moulantes, mais extrêmement difficiles à enfiler (pas de zip, pas d’élastique), avec un talon très haut et effilé, un peu (beaucoup ?) pupute sur les bords, avec un bout pointu, super belles (et pour une fois, mes mollets de catcheuse rentrent sans broncher), j’en rêvais depuis mes 15 ans.

Devinez lesquelles j’ai prises ???

Alors, certes, je tangue comme le Parti Socialiste une veille d’élections municipales, je pense qu’elles vont me torturer les harpions en moins de deux heures, je risque sans doute de me ramasser la tronche en courant chercher l’Héritier, ou en descendant un peu vite du TGV, mais au moins, j’ai une putain de classe avec mes bottes de pouffe …. Que c’est bon de se sentir fâaaamme.

(Non pas de photo, tu te crois sur un blog de fille là ? Tu insistes ? Allez, d’accord, promis, j’en ferais une bientôt.)

… et joyeux noyelle avec spreadshirt !

pour la noyelle j’ai commandé des tee-shirt sur spreadshirt. je les ai commandé le 18 décembre. je les ai recus hier. la classe.

le pompon : ils m’ont envoyé un questionnaire satisfaction … j’hésite a me défouler.

ps : les tee-shirt sont par ailleurs vraiment bien.

Shiva, le poseur de fenêtres, et le p’tit carnet Moleskine

« Aaah tu verras, un enfant ça change la vie, hein, rien n’est plus comme avant. Tu verras c’est formidable, mais qu’est ce que ça demande comme organisation et logistique … » Combien de fois j’ai entendu cette rengaine, accompagnée d’un soupir resigné, de la part de jeunes parents blasés par le brusque changement de perspectives suite à l’arrivée de leur progéniture. Moi ce que j’en dis, c’est que je ne VEUX PAS être prévenue, comme pour la grossesse, comme pour l’accouchement. Moins j’en sais, mieux je me porte. J’ai pas envie de vivre dans l’appréhension que les mêmes catas que tout le monde me tombent sur le coin du nez. J’ai pas envie de me rendre compte non plus que les instants magiques et que je crois uniques ou exceptionnels sont le lot du tout venant. Même si je lis aussi des blogs pour y trouver l’alterité, des sentiments universellement partagés par les hommes et femmes du monde entier à certains moments clefs de leur existence. Actuellement, le moment clef, ça serait bien pour moi la mise en place laborieuse de la routine métro / boulot / dodo avec une variable compliquant nettement l’équation, j’ai nommé l’Héritier (Christie, elle appelle ça la jonglelette).

En bonne consultante ascendant psychorigide casse couilles mère parfaitement organisée, j’ai essayé de faire en sorte (avec la collaboration de l’Epoux, qui me connaît et qui sait qu’il faut composer avec ma rigidité en la matière) que dès le premier jour de la reprise du boulot se rode une mise en place satisfaisante, gérable, et offrant toute la stabilité, sécurité affective et matérielle nécessaire au bon développement de la chair de ma chair. Ouéééé. Alors ça c’est la théorie. Parce que dans la vrai vie, je m’appelle pas Shiva, je n’ai qu’un seul cerveau, deux bras, les journées ne font que 24 heures, et la vie ne peut se chronométrer heure par heure. Pour donner une image simple de ma vie depuis le 2 janvier : une valse à quatre temps (le boulot, le bébé, le mari, moi, dans le désordre), sur un fil d’équilibriste, la poussette dans une main, l’ordi dans l’autre, le sac à main en bandoulière, le téléphone portable en mode mains libre, et les yeux sur la montre de 8 h 30 à 18 h 30.

Tant que les journées se déroulent sans trop d’accrocs, j’arrive à me bercer de douces illusions sur ma capacité à gérer de front mes vies. Et puis des fois, y’a une couille dans le potage, et c’est la plantade, le bordel, l’épine dans le pied, le dégat collatéral, et alors que tout le mécanisme s’enraye, les illusions s’envolent (c’est beau ce que je dis). Ce matin, j’y ai cru, et pouf, le poseur de fenêtres a appellé. Il était 9 heures du matin, j’allais entrer en réunion chez un client, l’Epoux avait déposé l’Héritier, la nounou m’avait rappelé pour connaître l’heure de son dernier casse-dalle, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, lorsque monsieur Marcel m’interpella au télépone : « Oui M’ame S (je déteste qu’on m’appelle par mon nom de femme mariée, bordel) c’est normal que mon ouvrier il soit en bas de chez vous et que y’ai personne pour lui ouvrir ? » Gnéééé. Je le revois, le RDV, bien noté, sur le calendrier de la cuisine. Zappé, complétement. Bon, je suis pas peu fière d’avoir rattrapé l’ouvrier par le slip, en lui envoyant en urgence mon retraité de père lui ouvrir la porte, mais ces mille et unes contraintes quotidiennes à goupiller, agencer, faire caser dans une journée trop courte, donnent parfois l’impression vertigineuse de ne plus vivre pour soi, mais pour satisfaire les mille et une contingences de l’existence.

Heureusement, il y a ces intermèdes ouatés, où à nouveau le monde des bisounours se réouvre sous vos yeux, incarné par le p’tit carnet Moleskine rouge, l’agenda un jour / une page, celui où la nounou consigne religieusement le déroulement de la journée de l’Héritier. Alors même si on a un petit pincement au coeur, à la lecture de tous ces moments que l’on a pas passé avec lui, on dévore ces lignes, comme si c’était la plus belle histoire que l’on aie jamais lue (et pourtant, c’est pas du Nicolas Fargues).

15 h 30 : promenade sur les ponts, petit parc.

17 h 15 : biberon

A fait sa sieste pendant la promenade. La journée de Gaspard a été plutôt calme. Pas de longue sieste. A souvent réclamé les bras. Mais après des petits câlins, de grands sourires, et surtout très heureux. Répond bien quand on lui parle.

Des fois, j’aurais bien trois mois, et moi aussi je réclamerais les bras (ce petit salopiot, il a déjà tout pigé, sa nounou, elle fait du 130 D ….).

A quoi sont payés nos journalistes (et accessoiremment notre Président) ?

«Allez vous vous marier avec Carla Bruni ?». Paraît-il que c’était la deuxième question posée ce matin par les journalistes au chef de l’Etat lors de ses vœux à la presse. Vu dans Libé.

Non mais sans blague. C’est à ça qu’on vous paie les gars ?

En ce qui me concerne, je vous rassure, je sais pourquoi je suis grassement payée. Et il semblerait même que je sois destinée dans les prochains mois à compenser par un surcroît d’investissement les 5 derniers mois passés à rien foutre à pondre dans la douleur puis allaiter l’Héritier. Je suis revenue aux affaires le 2 janvier, et le 8, j’ai déjà l’impression de n’être jamais partie …

True blogging

True blogging. J’ai enfin trouvé l’étiquette qui me va (en vue d’échapper à celle qui ne me convient pas). Chipé chez Monsieur Lâm, causant lui-même de Pénélope, dont la tout à fait fascinante vie sort en librairie ces jours-ci.

La vie d’untel n’est jamais vraiment fascinante, et c’est là le talent d’un blogger, qu’il écrive ou dessine : mêler Puissance efficace de narration et Jeu constant avec le quotidien pour créer l’évènement et la réaction autour de ce qui est à la base un non-évènement : ta life.

C’est pile ça.

Et c’est pourquoi cette semaine je vous livre sans vergogne le non évènement majeur de la semaine passée : comment la constipation (passagère je l’espère) de votre Héritier peut réussir à vous rendre malheureuse comme les pierres. Je me souviens. Il y a moins d’un an je m’étais moquée de Ricardo et son épouse (deux très bons amis ET fidèles lecteurs), lorsqu’ils avaient passé la moitié des trois jours de W-E que l’on passait ensemble à contrôler le caca de leur petite, l’oeil inquiet de ne pas voir la couche se remplir. Ca m’avait un peu surpris (bon, d’accord, je me suis LARGEMENT foutu de leur poire) qu’on puisse autant se crisper sur cette activité anale fort aléatoire. Et maintenant, je l’avoue, je le confesse, j’avais tort de me moquer. Je ne savais pas. PARDON LES AMIS.

Un enfant qui fait pas caca, c’est dramatique (enfin, tout est relatif, disons qu’au bout de deux ou trois jours, c’est un peu inquiétant, et ensuite, c’est l’angoisse totale). Et surtout, de le voir, si petit, se tortiller et devenir tout rouge, parce qu’il voudrait bien mais que CA VIENT PAS, la 1ère fois vous comprenez pas (« mais kesk’il fout à se dandiner là ? »), la 2ème ça vous fait marrer (« regarde chéri, le bébé l’est tout rouge et il fait les gros yeux, comme quand toi tu es aux wécés et que tu y arrives pas, c’est marrant où va se nicher la filiation hein ? »), et la 3ème ça vous fend le coeur. Vraiment (« mon pooooov’ poussiiiin, vazy pousse, pooooousse fort, maman te regarde« ).

Bon, je sais, parler d’angoisse, c’est un peu fort (on verra ma tronche quand à 14 ans il m’annoncera qu’il a mis en cloques sa petite copine), mais à chaque âges ses tourments. Là c’est le caca, voilà. Ma vie est tout à fait fascinante. Copyright Pénépole.

Le CRM par GMail

J’apprécie la messagerie de Google, GMail, qui filtre plutôt bien les spams (j’en reçois une centaine par jour sur l’adresse sasa.laloute). Par contre, je supporte assez mal les espèces de pubs, soit disant ciblées, qui apparaissent en haut de l’écran. Neuf fois sur dix, c’est pour perdre 5 kilos. Déjà, comment qu’ils peuvent savoir, que j’ai 5 kilos à perdre ??? (et pas 15, oui je t’ai entendu, toi là bas au fond). Et la dixième pub, ben tu comprends pas trop pourquoi c’est chez toi que ça tombe ….

Pour les myopes, c’est Sauver-son-couple.com que GMail me recommande … pour récupérer mon ex. La question que je me pose bien entendu, c’est LEQUEL ??? Hé hé hé.