Joies et merveilles de la maternité … la suite

Je vous avait déjà fait partager, pour votre plus grand plaisir, mes menues joies de la maternité. Le sevrage. Ca c’est fait, même si l’Héritier et moi nous autorisons (pour notre mon plus grand bonheur) encore de petites séances de tétouillage ci et là (bon d’accord, deux fois par jour, j’avoue). La rééducation périnéale, ça c’est vraiment fini, ces séances interminables à « fermer la petite grotte ». J’en profite pour faire une spéciale dédicace à Régliss’, qui a réussi à me sortir à propos de la dite grotte, qu’il ne fallait pas non plus « le prendre pour le cap’taine Caverne« . Tous ceux nés après 1980 ne peuvent pas comprendre. Mais moi j’ai beaucoup ri.

Et maintenant voici venir la rééducation des abdominaux. Qué rééducation je vous demanderais d’abord ? Parce que qui a dit qu’un jour j’en avais eu, des abdos ? Sûrement pas moi.

Toujours est-il que ma prêtresse de la grotte sacrée (ma sage-femme quoi) m’a recommandé chaudement un kiné, tout en me précisant qu’il fallait pas que je sois gênée par « son grand âge« . Tu parles Charles, j’ai sauté sur l’aubaine oui, en me disant qu’au moins, avec un vioque, je n’aurais pas de scrupules à hahaner et souffler comme un éléphant de mer entre deux parodies de mouvements d’abdos. Las …

Quand je suis arrivée, point de vieux kiné, mais un drôle de mélange entre Brad Pitt période « Et au milieu coule une rivière » (pas ma préférée), et les fils de Sarkozy. Pas tout à fait ma tasse de thé, mais tout de même un peu plus intimidant et complexant que le pépère qui m’avait été vendu. Toujours est-il que ce mec là fait le job le moins fatigant de la Terre. Non mais sans blague. Pendant 40 minutes (et qu’est ce que c’est loooong, 40 minutes), il m’ordonne de réaliser des mouvements absolument épuisants, qu’il me regarde exécuter avec les plus grandes difficultés (et force soupirs, gémissements et gérémiades, car je n’ai aucune dignité) d’un oeil bovin, pendant qu’il me commente la montée du m² dans notre bonne ville de Lyon. De temps en temps, il colle sa main entre mes deux cuisses et me dit « Alleeeeeeez, on serre ma main avec ses cuisses« . Pffff. En partant, il me sermone comme une écolière « Et d’ici la prochaine séance, on s’entraîne à la maison hein, parce qu’il y a du boulot ! » Des devoirs à la maison, manquait plus que ça à mon épanouissement de femme tiens ….

Et en plus il vote à droite. Parce qu’en plus de ses conseils immobiliers, il me gratifie aussi de chroniques politiques comme je les aime (populistes, limite poujadistes, et bien au ras du bitume). Dans ces cas là, je préfère me taire plutôt qu’engager la discussion avec quelqu’un qui a des moyens de pression sur moi (non mais c’est vrai quoi, si ça se trouve il pourrait me donner des exercices ENCORE PLUS DIFFICILES à faire). Mais ça me laisse toujours perplexe de faire le constat que je dois avoir une tête à voter à droite, puisque très souvent on me parle comme s’il était évident que j’étais une fan de l’UMP. Je le déteste tiens, de penser ça. En plus du reste.

6 réponses sur “Joies et merveilles de la maternité … la suite”

  1. Te reste plus qu’à convertir ton homme aux plaisirs de la main entre les cuisses et à te passer de l’UMPISTE, nan ?

  2. la prochaine fois tu le salues d’un "bonjour pov’con" (voir le dessin de Willem dans le Libé du jour, sarko avec carla et sa guitare, devant la reine d’angleterre "ça va pov’ conne ?" .. je l’aime bcp), il va forcément aimé

    à la fin des séances, grâce à lui, tu pourras lui écraser le cartilage des mains entre tes cuisses … non mais !

  3. "je dois avoir une tête à voter à droite" <– Cette fois, c’est pas moi qui l’ai dit…

  4. Un jour faudra qu’on m’explique c’est quoi les caractéristiques physiques des gens qui votent à droite alors ? (en dehors de la bedaine hein …)

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