"Entourage" est une grosse daube

J’ai voulu regarder cette nouvelle série dont on m’avait dit beaucoup de bien (y compris Télérama, ce qui me surprenait légèrement), Entourage, produite par Mark Wahlberg pour HBO (ceux qui ont commis Sex and the City tout de même), que j’affectionne beaucoup (il faut voir et revoir Boogie Nights, son meilleur rôle). Ben en un mot comme en cent, c’est une daube. Tout de même, soyons honnêtes, y’a Adrian Grenier, qui a lui aussi déjà tâté de la baignoire, pour sa belle présence dans une autre daube, cinématographique elle, « Le diable s’habille en Prada« .

Mais son joli minois n’a pas réussi à me convaincre, j’ai trouvé les deux premiers épisodes insipides. Sans compter que dans la vraie vie, Adrian a des goûts douteux, puisqu’il a été surpris en train de lécher la langue à Paris Hilton. Je pense donc que je vais attendre patiemment la nouvelle saison de Nip / Tuck sur Paris Première (mais quand ?), ainsi que la nouvelle série où sévit David Duchovny (Californication), phantasme de mes 12 ans dans X Files (un peu comme Kyle Mc Lahan dans Twin Peaks). Mais quand et sur quelle chaîne, that’s the question.

Heureusement que y’a la Nouvelle Staaaaaaaaaar qui reprend jeudi, sinon je me demande bien pourquoi je paye Numéricable et mes 210 chaînes à prix d’or.

Demain si j’ai le temps je vous raconterai (peut être) comment grâce à Face Book j’ai découvert que j’étais l’ex d’un DJ (de bonne renommée semble-t-il).

Savoir gérer les aléas de la vie (ou comment je suis psychorigide mais je me soigne)

Ceux qui me connaissent savent que je suis une psychorigide à tendance névrosée. J’aime que tout soit en ordre, préparé, organisé, et que ça tourne rond, tout de suite. Ca me fait marrer la chaîne qui m’a été refilée par Marie ET Fièvres (bande de petits salopiots), parce qu’autant dire que je ne vais avoir aucune difficulté à trouver six tocs et manies. J’en développe bien plus …

Tout ça pour dire que je supporte mal les périodes de rodage, de changement mal maîtrisé. Autant dire qu’avec un gnome dans la vie, c’est pourtant inévitable. Motifs de mon courroux d’hier : une ambiance quelque peu électrique au taff (enjeux commerciaux, changements de stratégie, bla bla bla, je ne m’étalerai pas sur ze feurme ici) à laquelle s’est ajoutée un petit inpondérable. Tout petit l’inpondérable. La nounou de l’Héritier (et de son pote Arthur) s’est sectionné un tendon du pied dimanche. Ils l’opérent aujourd’hui. Ouéééé.

Alors qui est ce qui est à la maison avec DEUX gnomes ? Pour l’instant je gère, mais vous connaissez mon goût pour la marmaille … Pour l’instant il est 11 heures, ils dorment les deux, tout va bieeeeen.

Edit de 15 heures : les deux zozos ont été nourris, ont fait une (trop courte) sieste, et tiennent maintenant conférence sur le lit conjugal. L’Héritier pique tous les jouets de son pote, et quand il y arrive pas, lui fout des grands coups désordonnés avec ses petits bras. A part ça, c’est pas pour me plaindre, mais ça manque un peu de conversation les lardons …

Une baignoire spéciale Saint Valentin

Parce qu’on ne va tout de même pas se laisser abattre. La Saint Valentin, ce n’est pas que pour faire vivre les fleuristes / les parfumeries / les bijouteries / les chocolatiers (rayer la mention inutile). La Saint Valentin, ce n’est pas seulement la douce l’effrayante perspective de vieillir la main dans la main avec l’être cher (ce vieux bourdon que ça m’a collé d’ouvrir Google ce matin, sans déc’ ils sont pas glamours pour un sou dans cette boîte, en plus d’utiliser un graphisme immonde).

La Saint Valentin, c’est aussi se dire qu’il existe de par le vaste monde de pauvres jeunes hommes qui n’ont qu’un tout petit slip à mettre sur leur petit derrière, et que face à tel dénuement, il faut aussi savoir tendre la main à son prochain … La main ou autre chose.

Y’a pas à dire, les australiens ils sont forts en slips. Et pas qu’en slips. M’en fous ce soir je demande à l’Epoux de passer la soirée avec son Aussiebum.

Trahison !

En furetant dans une librairie, j’ai eu un choc. Je tombe sur « Des cornichons au chocolat« , roman d’une adolescente un peu rebelle / un peu paumée, paru anonymement dans les années 80. Comme toute midinette de moins de 12 ans, je l’avais lui à l’époque en m’identifiant A MORT au personnage principal, Stéphanie, incomprise par ses parents, persécutée par ses camarades de classe, mal à l’aise dans son corps, et malhabile en amour.

Et là, le CHOC. L’auteur n’est plus du tout anonyme, c’est Philippe Labro. Au secours.

C’est un peu comme si tu avais adoré un roman sur les affres d’une ado en surpoids (au hasard), le pensant écrit par l’une d’entre elles, et qu’au final tu apprends que ça a été écrit par Inès de la Fressange. Horrible sentiment de trahison.

PS : je découvre sur google que la « révélation » de Labro date d’il y a plusieurs mois, mais mon indignation reste intacte ! Flouée dans ma douleur acnéique d’ado je suis.

L’amour dure 3 ans et les appareils photo numérique 2 …

Je suis gavée par l’obsolence accelérée de nos vies joujoux modernes. Je fais des photos numériques depuis 5 ans, j’en suis à mon 4ème appareil ! Bon, le premier, j’ai marché dessus, certes, ça facilite pas la durabilité du bouzin, je te l’accorde. Le deuxième, il a été sous performant au bout de 6 mois (trop peu de pixels, batterie HS en moins de deux jours), et le troisième est mort le week-end dernier. Le capteur qui lâche, toutes les photos sont sur-exposées. Après deux ans de bons et loyaux services, ce qui semble être un record ….

Verdict FNAC : 100 à 130 euros de réparation (puisqu’il n’était garanti qu’un an, comme de bien entendu), pour un appareil qui aujourd’hui neuf en vaut …. 150 ! Conclusion, je m’en suis payée un neuf (l’Epoux dit qu’il va me l’offrir pour la Saint Valentin, mais je suis pas d’accord, je tiens en haut mépris cette pseudo célébration, qui gonfle les couples et sappe le moral des célibataires). Avec une carte de 2 gigas, garanti 5 ans, et un étui (ce qui est une bonne chose, rapport à mon côté brise-fer).

Coolpix S500. J’espère que ce n’est pas trop une grosse merde ET très compliquée d’usage sinon ça va m’énerver. J’ai déjà assez perdu de temps en décembre et janvier à m’adapter au fonctionnement de deux nouveaux téléphones portables. Tout ce que je demande c’est que ce soit facile à l’emploi et que ça prenne de belles photos de mecs à poil de l’Héritier en train de baver sur Sophie sa girafe.

Un sacré suce-boules ….

Oué, je sais, ça manque un poil d’élegance, mais c’est l’image qui m’est naturellement venue à l’esprit quand j’ai lu l’interview de notre première dame de France dans l’Express, par Christophe Barbier donc. Il serait peut être bon que l’on rappelle aux journalistes politiques de ce pays quelle est leur fonction. Sérieux, l’entretien aurait été conduit pour Point de Vue Images du Monde, il n’aurait pas été différent.

Sérieux, je suis outrée.

Ce qu’il faut savoir entendre

Je n’étais pas certaine d’avoir eu la meilleure idée de l’année en allant voir cette dame, un médecine nutrionniste. Parce que j’en ai épuisé, dans la profession, et ça ne m’a pas toujours réussi. Parce que c’est un peu ardu, là, de repenser à gérer son poids, son apparence, sa corpulence, alors que l’on est encore dans le rodage, la mise en route de cette vie à trois. Parce qu’elle a failli me faire sortir de mes gonds, en me prenant en rendez-vous avec près de 45 minutes de retard. Elle est gentille. Un peu abrupte dans l’approche. Mais sincère. Je crois qu’on m’avait pas dit les choses de la vie avec autant de franchise et de naturel depuis un bon moment. Pas de cynisme, mais un réalisme sans fard. Un certain sentiment de soulagement de s’entendre dire à haute voix ce que l’on sait au fond de soi, intuitivement.

Des choses difficiles à entendre.

Que le corps est définitivement bouleversé par la grossesse, qu’il ne reprendra jamais le tonus, l’harmonie originelle (enfin, en ce qui concerne le tonus, ça n’a jamais été tellement extraordinaire, soyons honnêtes), qu’il faut faire le deuil de son corps d’avant. Et que toutes celles qui croient que l’on peut « récuperer » tout se fourvoient, s’illusionnent. Qu’il faut accepter ce changement, celui de vieillir aussi. On ne grandit plus ça y est ? On vieillit …

Que rétablir les équilibres (émotionnel, physique, diététique, organisationnel, amoureux, dans le désordre), ça prend du temps. Elle estime ce temps à deux ans. « Juste quand on décide de lancer le 2ème lardon en général ! » qu’elle me lance en se marrant. Deux ans …

Des choses saines.

Que les régimes c’est inutile, que ça ne fait que faire grossir (et ça, je ne peux que le confirmer, j’ai TOUJOURS repris du poids après un régime),

Qu’il faut prendre son temps, pour tout, pour soi, pour son enfant. Elle m’a ôté le poids de la culpabilité, celle que je me mets toute seule, sur les épaules. Celle de devoir tout réaliser de front, de tout accomplir en même temps, parce qu’on veut (se) prouver qu’on y arrive, qu’on en est capable.

Que je pouvais continuer à allaiter l’Héritier, comme je voulais, aussi longtemps que je le voulais (enfin, penser à arrêter avant ses 18 ans …). Parce que je m’interrogeais sur cette « animalité » en moi. J’ai parfois l’impression d’avoir un rapport trop fusionnel à l’Héritier. Le soir quand je le retrouve, je le renifle, sous toutes les coutures, comme le ferait une chatte avec son petit. Je le caresse, le presse contre moi, avant même de lui parler. Si je ne peux pas tout de suite le prendre dans mes bras, je cherche le contact visuel, pour vérifier qu’il y a bien cette compréhension immédiate que j’ai l’impression qu’il existe entre nous. Je ne supporte pas de retrouver un parfum tiers sur lui (comme celui de sa nounou, qui se parfume beaucoup, et qui laisse un sillage derrière elle). J’ai toujours envie de lui donner le sein, pour l’avoir lové contre moi, avec sa main posée sur le dessus de mon sein, en propriétaire tranquille. Ces moments sont extrêmement basiques, primaires, mais essentiels au lien que l’on tisse entre nous deux (et qui ont tendance à exclure le Papa, j’en ai bien conscience). Elle m’a dit que c’était normal, que c’était mes hormones qui me réclamaient ce contact primaire, exclusif. Et que le reste attendrait (le retour des règles, la perte de poids, …)

(Photo non contractuelle, mais l’Héritier et moi, après la tétée, on ressemble à peu près à ça. Et c’est juste le bonheur.)

Qu’il faut s’écouter, ne pas se faire violence, se faire confiance. Mais que tout ça prend un peu de temps.

Et moi qui suis tellement impatiente ….

2 days in Paris*

Ma foi le bilan est globalement positif. A part mon appareil photo, qui visiblement a mal supporté les 4 derniers mois à ne prendre que des photos de l’Héritier, et qui maintenant ne prend que des poses complètement surexposées (voir les photos qui illustrent ce post). L’Epoux m’accuse de ne pas prendre soin de ses cadeaux, moi j’en dis que les appareils modernes atteignent leur obsolescence au bout de deux ans, histoire de bien nous pousser à consommer. Saloperie de monde moderne.

Samedi,

Par un réflexe pavlovien, je me réveille à 9 heures du matin, inquiète que l’Héritier ne m’aie pas tiré de la couette pour réclamer sa pitance. Las, il est à 500 bornes de moi, en compagnie de ses grands-parents. Je rouille au lit. C’est le bohneur.

Vers 12 h je passe sur le chantier d’appart où bosse l’Epoux. C’est là que je me réjouis de rien savoir faire de mes dix doigts. Je vais pouvoir m’esquiver pour aller shooopper.

13 / 16 h . J’ai été TRES sage en termes de shopping, à savoir que je ne me suis RIEN acheté, alors qu’on s’est tout de même enquillé TOUS les stocks de la rue d’Alésia, puis la rue Leclerc, puis la rue de Rennes. Ceci ayant sans doute un léger lien avec le fait que quand j’essaie un vêtement à ma taille à mon ancienne taille d’avant le drame je dois demander un chausse pied (la gaine, vous l’avez en 48 ????). Il est HORS de QUESTION que je m’achète des fringues au-delà du 42, mon égo ne le supportera pas. Je vais donc voir un médecin nutrionniste demain.

Mon seul achat : des oreillettes en forme de cochon pour mon i-Pod. Très élegant je trouve. Y’a bien des filles sur les blogs de fille qui portent des boucles d’oreille en forme de tour Eiffel (ou Carrie Bradshaw en guise de sac à main), donc je pense être plutôt dans la hype … (bon j’arrête les tacles sur les blogs de fille, c’est même pas drôle, elles me lisent pas).

16 / 19 h. Match France – Irlande dans un bar à bière. LA BONNE BIERE. LA TRES TRES BONNE BIERE. 1 litre de rousse pour étancher 3 jolis essais pendant la 1ère mi temps, puis une grosse trouille pendant la 2de. On s’est fait peur, vraiment ! Vincent Clerc toujours choupinou. Et je récidive, on a gagné au change point de vue entraîneur, les gros plans sur Lièvremont, c’est tout de même plus attractif que ceux sur Laporte. Je constate que tout de même, les bars sans clope, c’est plus respirable, mais bon, les transumances vers l’extérieur (notamment à la mi temps), c’est un peu pénible aussi …

20 / 22 h. Nous nous rendons dans un bar à Hôtel de Ville dans le Marais à St Paul pour voir s’y produire 3 jeunes hommes talentueux (dans le groupe ils sont 5), qui ont formé Starboard Silent Side. Alors moi j’ai beaucoup aimé. Et je dis pas ça parce que le manager c’est le julot à ma soeur. J’ai dit que ça ressemblait à REM, ce qui est un peu la référence suprême pour moi, qui achète environ deux disques par an, dont un de Britney Spears. J’ai été aussi ravie de retrouve mes amis les mojitos (deux d’entre eux du moins), qui vraiment n’ont pas changé.

23 h. On part manger dans le Marais. Ca fait des siècle que j’ai pas mangé aussi tard, j’avais oublié que y’avait des gens pour avoir une vie, la nuit, en dehors des couches et du lait 1er âge. Dingue. C’est alors que mon estomac se rappelle à mon bon souvenir, et me signale que 1 litre de bière + 2 mojitos + 1 énorme burger avec des patates, ben c’est trop. J’ai envie de vooooomir. Je tance l’Epoux de nous trouver un taxi, et que ça saute.

1 heure du matin. 1 citrate de betaïne, 1 gramme de doliprane, je suis couchée. Je suis vraiment une grosse merde de jeune mère qui tient plus la route. J’ai honte. Je n’ai appellé ma mère dans la journée que DEUX fois dans la journée pour savoir comment se portait la chair de ma chair (et combien il a mangé ? et il a fait caca ? et il a souri ? et il a enlevé ses chaussettes en frottant ses pieds l’un contre l’autre ? et comment tu l’as habillé ? et vous l’avez promené ? comment ça vous êtes allé bouffé chez des potes et l’avez ramené à 1 heure du mat ?). Pas mal ….

Dimanche.

10 h. Je me réveille avec un peu mal aux cheveux. Roooh la la, je vieillis. Mon appareil photo est de plus en plus en carafe, ça m’inquiète fort (comment je vais faire moi pour prendre mes 45 photos quotidiennes de l’Héritier ?). Ou alors j’ai vraiment la gueule de bois ….

On a prévu un brunch à 12 h, tout le monde arrive à 13 h. Putain de parisiens !

14 / 16 h. On se ballade dans Paris, avec le beau temps, ça te donnerait presque envie d’y habiter. Mais seulement si c’est square Montsouris, dans une maison d’archi. Dans le parc du même nom, y’a plein de chnis nenfants, dans tous les sens (j’avais oublié que Paris est tout le temps plein de parisiens, partout, où que tu ailles, dans les rues, les parcs, les bars, les restaus, un truc à te donner envie de vivre en ermite). Y sont tous moches, et ils font trop de bruit avec leurs bouches et leurs pieds. JE VEUX LE MIEN !

18 h. Train de retour. Je m’endors à nouveau sur le Barbéry, qu’est définitivement très barbant. Conseillez moi un BON bouquin siouplé. Je me demande si l’Héritier va me faire la gueule. Oui parce que les chiards, ça fait DEJA la gueule à 4 mois. En tous cas le modèle dont on a hérité, oui. Quand tu l’as laissé trop longtemps, et que tu reviens, il détourne le regard quand tu le retrouves. Salaud de gosse.

20 h 30. Mes parents sonnent à la porte avec l’Héritier dans leurs bras. Qui me fait un grand sourire. Je kiffe cet enfant. Grave. 20 minutes après, il est au sein, et je me demande si c’est bien certain qu’il n’y trouvera rien de mon litre de bière et des deux mojitos amis …. Mauvaise buveuse ET mauvaise mère, ça commence à faire ….

* Two days in Paris est un très très bon film de et avec Julie Delpy, que je vous recommande chaudement.