Nouvelle Star : petit bilan avant le démarrage des primes à Baltard

Mitigée je suis finalement face à cette saison de la Nouvelle Star.

Le nouveau jury s’en sort plutôt bien, on a pas trop perdu au change, Manoeuvre nous réserve une perle par émission, Lio est tout de même moins too much que Marianne James. Par contre, j’ai l’impression que la réalisation est plutôt flemmarde, et on a tendance à s’emmerder un peu. Par exemple, qu’est ce que c’est que ces reportages interminables sur Cathy l’Américaine, qu’on a envie de claquer dès qu’elle ouvre la bouche, ou sur Agnès et son rejeton prodige, qui la couve d’un oeil inquiet depuis le début (bonjour l’Oedipe du gamin). On s’en fout bordel ! Nous on veut d’la musique, du son, d’la gratte. Cependant, on va pas se voiler complètement la face, y’a de quoi se faire un peu plaisir tout de même. Deux loulous nous ont donné matière à se rincer l’oeil la semaine dernière.

Sinclair

Matthieu Sinclair, non content de faire son petit marché parmi les candidates (c’était tellement honteux à un moment que y’a même je sais plus qui a dit « on est a pas à Classe Mannequin ici non ? »), nous gratifie également également de petites séances légèrement putesques, où il choisit le marcel qui sied le mieux à ses pecs subtilement dessinés. Bon, on avoue, nous étions plusieurs filles à visionner ensemble l’émission, et ça bavait dur tout de même. Effira a bien eu de la chance de pouvoir y goûter (mais paraît-il que c’est déjà fini, me dit Public).

Pas clair le look de Sinclair

(Le p’tit carré là c’est le lien vers la vidéo pupute de Sinclair. Pas très pratique, je vous l’accorde. C’est la faute à M6.)

Cédric le marin (de Lyon le marin)

Je ne suis pas la seule à avoir repéré le marin à fosette, Cédric (Ron / William, il fait rien qu’en causer tout le temps, je pense qu’il est amoureux). Il est sooo cuuute, mais faudrait voir à qu’il nous gâche pas le plaisir en nous révelant qu’il sort avec l’autre là, la cagole sosie d’Imbruglia.

Son Myspace. Vraiment il chante bien en plus, en toute objectivité.

Vivement Baltard, qu’on passe aux choses sérieuses !

Je me ferais bien un blogueur ….

Certes, Embruns a posté son Top 10 des blogueurs francophones. Je partage certains de ses goûts, et j’ai été contente de faire quelques découvertes. Notamment le N°2, qui est très très à mon goût.

Mais s’il fallait que je me fasse un blogueur, là tout de suite, ça serait plutôt lui, là.

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David Duchovny, dans la très bonne série Californication, devient blogueur … Il semblerait que ce soit le sommet de la glandouille en l’espèce. Et même si c’est plutôt un quadra un peu dans la looze (qui réussit à vomir sur sa partenaire en plein levrette dans un des deux premiers épisodes diffusés vendredi soir par M6, pas classe), il réussit à avoir ce charme propre aux hommes dans la force de l’âge, un peu revenu de tout. J’me comprends …

Fin du tournoi des 6 Nations : live France – Pays de Galles

19 h 05 : aheeeem, j’ai loupé la première mi-temps, mais visiblement je n’ai pas raté grand chose. 6 – 9. Nuuuul.

19 h 20 : y’a pas à dire, le nouvel entraîneur, j’le kiiiiiffe. Ah, on a égalisé. Toujours ça.

19 h 23 : ah ben ça, c’est fait, on s’est pris un essai. Et on le transforme. Allez 16 – 9. Dur dur dur là de reprendre. Oué c’est ça, plus rien à perdre qu’il dit l’autre ….

Un petit intermède baveux pour se consoler peut être ?

Raaah lovely …

19 h 40 : Rooooh la la, ça sent le sapin les enfants tout ça ! 22 – 12 ! Marc, chouchou, boude pas va !

19 h 43 : Encore un ! Punaiiiise. La messe est dite. Juste après qu’il se soit tapé un putain de 100 mètres tout seul le Jones là. Bon, on va retourner au tricot nous ….

Bon, bravo les gallois. 29 – 12, et nous on a pas mis un seul essai …

La looze du samedi

Je suis toute seule dans mon bureau au 29ème étage en train d’éplucher un dossier d’audit tellement énorme que je n’ai pas pu le ramener à la maison.

Je viens de rire toute seule (et tout fort) devant des pièces justificatives complètement à côté de la plaque.

Lundi je dois être sur place, je prends un train à 06 h 58.

VDM !

(Ouééé, hyper crédible du coup la note que j’ai pondue hier. Bravo ma grande.)

Violence des échanges en milieu tempéré ….

C’était le titre d’un film que je n’ai pas vu. Parce que même si c’est parfois narcissiquement satisfaisant de voir sa vie racontée par d’autres, je ne vais pas au cinéma pour y voir mon quotidien dépeind. Ca manque d’exotisme dirons nous.

Mais de temps en temps, une connaissance bienveillante vous envoie un article de presse, comme celui-ci, paru dans l’Express. Sur le thème du stress au travail (et dans la joyeuse lignée des suicides au Technocentre Renault à Guyancourt), les journalistes ont interrogé une salariée « 31 ans, Chloé, (qui) entame, à Paris, sa troisième année dans l’un des quatre grands cabinets d’audit et de conseil, les «Big Four». (…) De «consultante senior», elle aspire à passer «manager». »

L’effet miroir est bien évidemment inévitable. Même âge, même type d’employeur. CV en sciences politiques tiens aussi. Mis à part que j’ai franchi l’épreuve ultime, je suis déjà manaaaaager (de stars) depuis 18 mois (oui je sais, manager à 28 ans, ça a quelque chose d’un peu absurde). Et dans quelques jours, ça fera 8 ans que j’y traîne mes guêtres, dans la feurme. Un pur produit à fort rendement.

Je suis toujours partagée face à genre de témoignages. D’un côté, je sais que ces situations personnelles existent (dépression, etc.), même si les descriptions me semblent paroxistiques (on cumule les emmerdes subies par dix consultants en un seul et même profil). Nous passons tous souvent par des périodes de grand stress, de grosse bourre, où on se sent particulièrement seuls et démunis face à nos responsabilités professionnelles. Pour autant, j’ai encore tendance à penser qu’il est possible de travailler dans des conditions acceptables dans ce genre de boîte. Dans la mesure où l’on intégre une équipe où les managers sont conscients de l’effet « rouleau compresseur » de l’ensemble de la boîte, il se crée un état d’esprit coopératif et relativement convivial, où l’on se serre les coudes pour faire face aux difficultés, quotidiennes et pesantes, propres aux métiers de prestation de services comme les notres. Le client est roi, et c’est souvent un sacré emmerdeur, qui ne se fixe pas à lui-même le quart des contraintes et exigeances auxquelles il te soumet.

Aujourd’hui, après 8 ans passés ici, je sais que la pesanteur de nos métiers est bien plus souvent liée à la difficulté de gérer les desiderata des clients (de plus en plus exigeants, tirant les prix vers le bas), que du fait des pratiques sociales déconnantes des gugusses en internes. Le tout est d’avoir un manager qui sait dire NON au client, quand il dépasse les bornes. C’est ce que je pense fait une de mes GRANDES qualités de manager. A casse-couilles, casse-couilles et demie ….

Sgnuuuurf

Petit déjeuner pro, autour de café / croissants, en attendant le démarrage d’une réunion. Pias pias pias divers. Je discute avec une avocate (qui venait de m’être présentée), qui d’un coup, me lance, en regardant mon ventre : « Ouiii, c’est vrai, on m’a dit que tu attendais un heureux évènement. »

….

Un ange passe (avec de la bedaine l’ange).

Qu’est ce que tu veux répondre ? « Ben oui, effectivement, il est bien arrivé y’a 5 mois il se porte très bien l’heureux évènement, merci ! »

Tronche décomposée de l’avocate.

Vazy ma grande, sors les rames maintenant, je te regarde faire …

Note pour plus tard : commencer à faire un régime. Pour de vrai. 8 kilos. Bordel.

Virginie Despentes au secours de Britney

Virginie Despentes qui prend fait et cause pour Britney, c’est aussi beau que le Général de Gaulle qui lance l’appel du 18 juin. On a les idoles et les icônes de notre temps …. (mais moi, à la différence de Virginie, je ne me suis pas trompée, j’ai toujours préféré Britney à Christina.

Longtemps, je me suis trompée, j’ai préféré Aguilera, parce qu’elle avait fait «Dirty». C’est pourtant Britney qui chantait «Born to Make you Happy». Mais je la trouvais juste mignonne, marrante avec son look porn pour gamin, white trash un peu sucrée. J’ai compris mon erreur y a un an. Le 17 février 2007, Britney frappe fort. Depuis un an, son divorce avec Federline est un peu compliqué, il fait la fille américaine: après s’être fait produire un disque, il veut beaucoup d’argent à la séparation, et il veut aussi les enfants. Il menace Britney de faire analyser ses cheveux, qu’ils révèlent ce qu’elle prend exactement niveau défonce. Donc, histoire de ne pas se laisser emmerder par son ex, elle fonce chez un coiffeur. La nuit. Britney fait beaucoup de trucs qu’on fait le jour la nuit. Comme toujours, il y a des paparazzis autour d’elle: Britney, on sait même où elle va pisser. Le coiffeur refuse de lui raser le crâne. Aucun problème, elle prend la tondeuse et s’installe face au miroir, passe la tondeuse sur le devant. On imagine qu’elle se dit : «Kevin, connard, je vais me faire la boule à Z, tu vas voir comment tu vas m’embrouiller avec ma conso de drogue à base de cheveux.»

Une icône, pure.

Elle rigole en se regardant et une fois qu’elle a bien rasé le devant, peau blanche et forme du crâne apparentes, elle arrête de rire, se regarde. On dirait qu’elle voit ce qu’elle se fait, redescente, et qu’elle voit que c’est trop tard pour revenir en arrière. C’est à ce moment qu’est prise cette fameuse photo où elle tourne la tête vers l’objectif, moitié rasée. On ne lui avait jamais vue cette expression de Joconde californienne, une certaine sérénité. Puis elle termine, ça ne rigole plus, elle rase ce qui reste de cheveux bruns. Les mèches seront en vente sur Internet le lendemain, avec la canette de Red Bull qu’elle buvait et son briquet bleu, évidemment. On ne va jamais trop loin dans le glauque. Puis elle remonte la capuche de son sweat gris. Alors, Britney passe dans le sacré, ressemble à un moine. Sublime. Androgyne, tête d’enfant, sans maquillage, ni franchement triste, ni faisant la fière. Une icône, pure. Elle consacre l’année suivante à faire passer Peter ou Courtney pour d’aimables sportifs ponctuels et sereins. Grosse production dans le n’importe quoi. Autre nuit de magie destroy, très peu de temps après: l’attaque du paparazzi.

Björk perd la main. Britney, short blanc, baskets basses blanches, sweat gris, parapluie vert, gestes hypervisuels, faciès très vénère. Encore une série d’anthologie. Désormais, Britney a imposé trois tenues identifiables: costume de collégienne porn, vynile rouge, short blanc et parapluie vert. Trois costumes d’anthologie, à 26 ans, c’est comme quatre albums classés dès leur sortie dans les charts: on ne pourra plus jamais lui enlever ça.

Chaudasse insatiable

Britney commence cette nouvelle année par une série de photos où elle attachée dans une ambulance, éventuellement nue sous un drap blanc qui lui fait comme une camisole. Elle est hors d’elle, mélange de Julia Roberts et d’Angelina Jolie mais qui joueraient vraiment bien le désarroi mêlé de fureur. Internée «sous l’influence d’une substance inconnue», elle refusait de rendre ses deux fils au garde du corps de son mari. Selon les tests, elle est finalement clean. Pour l’audition qui suit, les chaînes télé ont dépêché des hélicoptères – des hélicoptères, oui – pour suivre sa voiture. Avec quelques heures de retard, elle débarque sur le site, passe cinq minutes devant et rentre chez elle. On a des images de sa voiture vue du ciel, donc. Elle enfile sa robe de mariage et va faire un tour avec son nouveau petit ami. Pendant ce temps, «Gimme More» passe en boucle sur le Net. Britney, version blonde et sage se voit en pute, brune cuir, danser à la barre, comme Kate Moss pour le clip des White Stripes. Contrairement à Madonna, l’aspirateur à tendances de Britney recycle avec un peu de retard. Mais elle transpire le sexe. Là où Madonna a toujours senti la salle de sport, la fonte et les abdos – c’était sa grande invention: tout faire comme une pute, mais avec une détermination qui rendait caduque toute tentation de mépris –, Britney transpire le sexe. Sapée comme une petite fille dans les vestiaires de l’école sur les photos de David LaChapelle, ou quand elle imite Madonna sur ses premiers titres torrides, on est frappé de la différence: Britney, version chaudasse insatiable, est plus que crédible. Sur ses derniers clips, elle danse un peu mal, une hésitation, hagarde, on se dit: «Oh mon dieu, il n’y a plus que Tom Cruise qui puisse faire quelque chose pour elle.» Et on se dit aussi: «Elle est super jolie, elle est touchante, de plus en plus fascinante.»

De la bidoche à images

Britney, on dirait que Minnie du parc Disney a brûlé son costume et qu’elle déambule dans le château, une tronçonneuse dans une main et une bouteille de bière dans l’autre. Ce que dévoile le mieux Britney, au final, sur le Web, c’est pas tellement ses fesses, sa chatte ou ses seins. C’est ce qui se passe autour. La horde d’adultes munis de caméras qui la poursuivent sans se poser de question, et qu’elle en crève ne leur pose aucun problème. Elle l’a bien cherché, c’est de la bidoche à images. Ils la filmeront en train de crever au sol, sans état d’âme aucun. Avant Britney, on n’était pas aussi bien documentés sur la question. Le plus instructif, dans le système Britney, restent les commentaires sur Internet. La frustration maboule, désespérée, la bêtise la plus crasse, la volonté de punir, juger, rabaisser. Le plus glauque n’est pas du côté de Britney, jamais, ça n’est pourtant pas faute d’y mettre du sien. En la voyant dans l’ambulance, je pense à la déclaration de Lydia Lunch qu’elle faisait à son âge, 26 ans: «Est-ce que je pense à me suicider ? Non. Jamais. Il y a trop de gens que je veux tuer, avant.» Britney, chère Britney, s’il te plaît: la prochaine fois que dans une station essence tu te retrouves bloquée dans ta voiture à ne pas trop savoir ce qu’il convient de faire, et qu’on se prépare à te filmer pour s’effarer de ce que tu as grillé un stop, accélère.

Virginie Despentes, texte issu de Teckinart (communiqué par l’ami Marco).

3 ans de blog.

Hééé oui, 3 ans les petits enfants.

Relisons tous ensemble ma première note, sur mon ancien blog. C’est là.

Moment de recueillement et de contemplation.

Quelle émotion.

Que de chemin parcouru.

Combien de notes brillantes (près de 900, uniquement sur laloute).

Combien de messieurs tous nus ou presque (près de 300, juste ici également).

Combien de commentaires éclairés (près de 5.000 à vrai dire). Grâce auxquels on apprend (par exemple) que Ron Jeremy (l’homme baobab) tourne encore (et c’est ça qui fait toute la différence sur La Loute, l’info avant tout).

Ca manque le Bachelor, tout de même. Non ?

La doudoune qui fait plaisir le dimanche soir

Ce soir, je n’avais pas le coeur à un live-blogging pour le premier tour des municipales (Rue 89 en faisait un). Au niveau national, je ne peux que constater au jour le jour les conséquences de l’élection du Nain. Et me féliciter de ne pas lui avoir donné ma voix (on se console comme on peut). Au niveau local, dans notre bonne ville de Lyon, même si on essayait de se faire peur avec l’ombre du sombre Perben, on savait que notre Gégé avait un bilan suffisamment positif et un positionnement suffisamment consensuel (à gauche oui, mais pas trop) pour remporter l’élection. C’est donc le coeur tranquille que je suis allée aun ciné au lieu de suivre la soirée électorale. Très bon Michel Gondry « Soyez sympas rembobinez » (c’est mieux en anglais « Be kind please rewind« ). Ca donne envie de faire des films « suédés« .

Vous pouvez en voir plusieurs ici. Moi je suéderais bien : Pretty Woman, Dirty Dancing, Autant en emporte le vent … J’ai vu que Heaven en avait fait aussi toute une série. C’est marrant, parce que dans Ze Feurme, on avait fait la même chose au cours d’un séminaire de rentrée, il y a deux ans de cela, des petits films par groupe de 10 / 12 personnes, d’une quinzaine de minutes, thème imposé, à écrire, tourner et monter en deux heures. On le savait pas, mais on était en fait sooo hype.

Et là, je rentre du ciné, tranquille le chat, et je découvre les résultats. Hop hop hop. 20 points d’écart entre Collomb et Perben. Collomb réelu au 1er tour (à confirmer). Perben défait dans son fief, le 3ème. C’tte doudoune mes enfants. QUE C’EST BOOOOOON.