Porter des cornes la tête haute

… C’est le choix (ou pas) qu’à (encore) eu à faire Anne Sinclair, qui a gentillement suivi il y a quelques mois son Dominique (nique nique niiique) de mari aux Etats-Unis, abandonnant sa carrière de journaliste (certes moins florissante que du temps de 7 / 7) pour le soutenir dans ses fonctions. Visiblement, le FMI, c’est un poste important, mais qui te laisse tout de même le temps d’envisager quelques loisirs, notamment extra-conjugaux.

En l’état, nous ne serions pas dans le cas d’un Monica Gate. Car personne ne reproche à DSK d’être allé encore trempé sa nouille à droite à gauche. Noooon, pas de pudibonderie. Mais par contre il semblerait que peut être il l’ai faite virer (lors d’une charette de licenciements fort opportune, quelques mois après la fin de leur liaison), par esprit de revanche.

C’est vrai que ça fait désordre, dans la mesure où son précédesseur, avait dû céder sa place (à DSK donc) pour des raisons assez proches.

Il est de notoriété publique que DSK a le feu au pantalon. Il semblerait même que c’est chez lui de l’ordre de la pathologie. Paraîtrait-il que ça arrive souvent aux hommes de pouvoir, cette soif difficile à étancher de séduire, conquérir, assouvir. La fonction ferait la bite en quelque sorte.

Je n’ai pas d’affection particulière pour Anne Sinclair, et j’aurais même plutôt tendance à penser que son mari aurait fait un bien meilleur candidat aux présidentielles de 2007 que notre Ségo nationale. Pour autant, par je ne sais quel atavisme, c’est plus fort que moi, j’ai envie de mettre un gros coup de pied au cul (ou dans l’entrejambe tiens) à DSK. Parce que je sais combien ça peut être humiliant d’avoir à porter des cornes, au vu et au su de tous. C’est une bien triste petite histoire que je vais m’empresser de vous narrer.

J’avais 13 ans (oué, ça date un poil, je sais, mais 17 ans après, le souvenir en est encore cuisant), et je « sortais » (= roulais des pelles sous le préau) avec un certain Jimmy M., en classe de 3ème comme moi. Un funeste week-end je n’eu pas l’autorisation parentale de me rendre à une boum (oui, on disait une boum à l’époque) où tout le monde allait pourtant se rendre. Dont mon aimé petit ami. Je passais donc le WE à me morfondre, et à maudire mes parents pour leur intransigeance. J’attendis donc le lundi matin pour bénéficier d’un compte-rendu détaillé des agapes que j’avais manqué.

Compte-rendu que j’ai trouvé globalement terne et bien peu détaillé. Et pour cause. Il s’est finalement passé quelques jours (2 ou 3) avant qu’une bonne âme (ou une vicieuse) se dévoue pour me raconter l’intégralité de la boum, et notamment la très instructive partie où cette raclure de bidet de Jimmy mon cher et tendre s’était largement consolé de mon absence, en roulant de généreuses pelles (très baveuses, si mes souvenirs sont bons, espèce de naze) à une de mes camarades de classe (que je connaissais bien, et qui savait pertinemment que je sortais avec, espèce de connasse).

Je me souviens comme si c’était hier des sentiments qui m’avaient alors traversée. Etre cocue, c’était déjà une profonde humiliation, mais être la dernière au courant … Toutes ces personnes qui m’avaient croisée, entretenue par ommission dans mon ignorance pendant 3 jours. Ce gros enfoiré, qui non content de me trahir, l’avait en plus fait devant moult témoins, sans avoir les couilles de m’affronter, de m’avouer son forfait, trop lâche pour anticiper une dénonciation dont il s’avait qu’elle se produirait, tôt ou tard, compte tenu du nombre de témoins.

Dur apprentissage de la vie, quand on a que 13 ans, n’est-il pas ?

Certes, mon histoire est assez éloignée des problématiques DSK / Sinclair, mais je ne peux m’empêcher de compatir au sort de cette pauvre fille (enfin, à 59 ans, je sais que c’est une grande fille …), publiquement cocue, obligée d’intercéder en faveur de son époux, de le soutenir (notamment sur son blog), en affirmant en plus son amour et sa solidarité. Bordel de merde ! Si tu peux pas t’empêcher de sauter tout ce qui bouge, au moins tu le fais DISCRETEMENT.

De dieu !

(En parlant de Dieu, une petite pensée pour Mère Teresa Soeur Emmannuelle (effectivement, Mère Teresa ça fait un moment qu’elle nourrit les asticots), RIP, et bravo pour le score, 99 ans, c’est la classe.)

Qui veut attaquer la face nord ?

Prems’ !!

(C’est pas parce que c’est dimanche soir qu’il faut se laisser aller à la morosité. Hauts les culs les coeurs !)

Cette image complètement voyeuriste vous est graçieusement fournie par Tétu, via A cause des Garçons. Ce fessier poilu appartiendrait à un certain Evan Wadle.

On remercie bien Evan de donner de sa personne.

Un souvenir.

Je cherchais des documents dans mes archives PC.

Et je suis tombée sur ça.

C’était en mai 2004, quelques semaines avant notre mariage à l’Epoux & moi (parce que figurez vous que je me suis VRAIMENT mariée, avec une beeeeeelle robe ivoire, et un voile, et un bouquet – que j’ai pas voulu balancer aux célibataires en rut car l’était trop beau – et tout et tout, même que c’était un vrai beau jour comme on aime s’en souvenir pour très longtemps, soupir).

Ca c’était donc les essais chignons (c’est à dire que tu passes 3 heures à te faire enfoncer des barrettes dans le crâne, alors même que c’est pas le jour J.) Et je les avais plus vus depuis. Mais au final les perlouzes ont les placées autrement, et y’en avait plein, pour faire riche.

Ca m’a toute émue de voir ces photos (alors même qu’elles sont finalement assez convenues, je vous l’accorde).

C’est l’effet crise dentaire je pense.

Oui ça doit être ça.

(Non pas de photo de la mariée le D-day, j’avais genre 15 kilos de moins, ça va me mettre le bourdon, pour de bon.)

Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille ….

Je pense que Baudelaire, tout comme moi, a connu les affres insondables de la rage de dents.

Sauf que lui a su la transformer en quelques lignes pleines de polésie.

Moi je suis juste d’une humeur de DOGUE ALLEMAND, avec l’envie première de tout foutre en l’air, à commencer par moi-même. A certaines heures de la journée (et de la nuit), je pense que si on me tendait une tenaille pour arracher cette putain de molaire moi-même, je le ferais. Oui oui.

Je suis donc retournée hier chez mon ami le dentiste. Ou plutôt son associée. Car lui étant parti en vacances, il m’avait redonné un rendez-vous … le 27 octobre. Voui (comme si je pouvais tenir 10 jours dans cet état). Laquelle m’a confirmée que j’avais bien fait de venir (de toutes manières c’était ça ou je me balançais dans le Rhône). Rapport au fait qu’en effet, ma molaire du bas côté droit (qui ressemble étrangement à une dent de sagesse, m’a t elle confié, quel évènement) est à la fois en voie de nécrose (compte tenu de la négligence qui m’est COMPLETEMENT imputable) ET en cours d’infection. La fête quoi.

L’avancée notable d’hier (en dehors de l’ordonnance d’anti inflammatoires et d’antibiotiques qui va m’éviter de mourir dans d’atroces souffrances), c’est que je sais pourquoi ça fait vraiment très mal. C’est à cause de la forte proximité entre ma dent, ses racines mi mourantes, mi infectées, et …. mon nerf facial.

Tout de suite, ça s’éclaire.

A part ça, comme il était écrit que j’étais dans ma semaine de la looze, j’ai reçu à deux jours d’intervalles deux amendes (et perte de points de permis associée) pour deux excès de vitesse mineurs (moins de 10 km / heure d’écart par rapport à la norme), commis … à 30 minutes l’un de l’autre. Je pense que les gendarmes postés entre Valence et Bollène le 3 octobre dernier entre 15 h et 16 h sont vraiment des grosses feignasses, qui m’en veulent PERSONNELLEMENT.

M’en fous, je déteste le monde entier.

Si toutes les Sabrina du monde se donnaient la main …

…. elles formeraient une sarabande de grosses filles vulgaires aux protubérances mammaires proches des meilleures laitières normandes.

Sans blague, des fois je me demande VRAIMENT pourquoi mes parents m’ont affublé de ce prénom de pouffina.

Après cette Sabrina, voici une autre Sabrina, elle aussi doté d’attributs ….. avantageux.

Sabrina Boing Boing, brésilienne de son état (je suppose que boing boing c’est rapport au bruit que ça doit faire si tu fais rebondir ta tête sur sa poitrine).

Classe et distinguée. Une vraie Sabrina de compète !

J’ai des goûts musicaux douteux mais j’assume (2)

Après un lancement en grande pompe avec Indochine, je propose à vos oreilles ébahies …. Mylène Farmer. Et un de ses premiers gros succès : Libertine.

Les premières fois où je l’ai entendue, j’avais une douzaine d’années, je comprenais que la moitié du texte, mais je trouvais ça follement subversif de chanter « JE JE suis libertine, je suis uuuuuune catin ! »

 De le revoir, 20 ans après, faut tout de  même avouer que c’est hachement prétentieux les clips à la vilaine fermière, comme l’appellait mon cher Papa ….

Et depuis lors, on a eu le droit à une sacrée série de reprises de la chanson originelle.

Ca vole pas bien haut …

Notamment la scandaleuse Kate Ryan, qui comme Tina Arena chante en phonétique. A chier.

Arielle Dombasle, carrémment effrayante, qui tricote le sol avec ses plate-forme shoes.
Finalement, la meilleure version, c’est celle des Suprêmes Dindes.
Sont balèzes les gonzesses.

Ma bouche n’est qu’un infââââme égout putride

Bon, d’accord, il a pas dit ça comme ça, mais j’ai bien vu à son oeil navré penché au-dessus de ma bouche que l’heure était grave.

Le bon docteur Thierry C. a très exactement dit  : « vous avez attendu juste assez pour que la situation soit catastrophique« .

Beeeeeeuuuuuuuuuuaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah.

Là, il m’a dévitalisé la moitié d’une quenotte (après m’avoir anesthésié A DONF tout le bas de la bouche, à ma demande expresse), et j’en ai pris pour encore trois séances de torture de rabibochage de mes chicots pourris.

Je suis bien punie.

Et j’ai maaaaal.

Mais mal.

Poutine & le poussin

La photo qui te serre le coeur ….

Comme j’aimerais trop pas être à la place du pooov’ poussin ….

Sérieux ce mec a une tronche (et surtout un regard) de serial killer. Du genre à arracher une tête de poussin (vivant) avec les dents. Par exemple.

Crédit photo : RIA Novosti/Reuters, via Libé (qu’a changé son site et que je m’y retrouve pu !)

Fossé générationnel

Aujourd’hui, conversation à bâtons rompus avec Yannis, 11 ans, classe de 5ème (cousin à moi de son état).

Sasa : C’est quoi que vous écoutez au collège en ce moment ?

Yannis : Baaah, plein de trucs.

Sasa : Ouiii. Mais encore ? C’est quoi le truc bien à la mode, que tout le monde adore ? Genre Tokio Hotel quoi.

Yannis : Les Jonas Brother.

Sasa : …….

Yannis : Ils sont trois.

Sasa : Aaaah. C’est quoi comme genre ? De la pop ?

Yannis : Non, non, du rock.

Sasa :Aaaaah, j’irais écouter.

Voici donc ce que les « jeunes » appellent du rock. Surprenifiant.

Update : rigolo, William / Ron en cause justement aussi. Et comme souvent il a la petite « info plus » qui fait la différence.

« Les Jonas Brothers portent à leur main gauche un anneau de pureté, gage de leur virginité (et de leur abstinence) avant le mariage avec l’élue de leur coeur, car les Frères Jonas sont des Chrétiens Evangéliques. Leur père, pasteur, leur a donc inculqué quelques valeurs essentielles de vie (zéro alcool, zéro tabac, zéro drogue…et surtout zéro sexe) »

Comme ça te casse l’ambiance ….

A part ça, si dans les 3 jours qui viennent vous n’avez pas de mes nouvelles, point nécessité de lancer le plan Alerte enfant en danger. Ca sera juste que je serais cloîtrée chez moi, après intervention ce lundi à 17 h 30 du docteur Thierry C., dentiste de son état, et qui va devoir se pencher sur une de mes molaires que je pense cariée … depuis avril dernier. Oui je sais, reculer l’échéance en matière dentaire, c’est de l’ordre du suicide, mais bordel, comment se résoudre à honorer un RDV dont on sait pertinemment qu’il se terminera dans le sang et la douleur ?

J’ai des goûts musicaux douteux mais j’assume (1)

Depuis quelques semaines, j’ai changé de coturne de bureau.

Oui parce qu’au sein de la feurme, s’agirait pas que tu te prennes pour un fonctionnaire avec ta place atitrée, ton mug « i’m the boss« , ta plante verte dans un coin et les photos de tes mouflets au mur installées ad vitam eternam. C’est pourquoi tous les ans, des déménageurs sont  payés pour organiser un grand jeu de chaises musicales. On rigole beaucoup car c’est l’occasion de voir du pays (j’ai bougé d’au moins 10 m dans le couloir, un truc de ouf, et j’ai pu de fenêtre, par contre je peux entendre mon assistante, c’est trop bien), et de changer de voisin (oui parce que les bureaux tous seuls, c’est pour les crès grands chefs, faut pas déconner).

Du coup, j’ai un nouveau compagnon de route. Pour les besoins de l’histoire, nous l’appelerons La Brisse.

Je l’aime bien hein, je dis pas. Je le connais depuis 8 ans, et avec une poignée de résistants, nous faisons partie des piliers de bar de la machine à café. Tous les matins, dans la « salle détente » (une pièce aveugle, bruyante et éclairée au néon, équipée d’une machine à café délivrant une substance proche du café, mais juste de loin), c’est mieux qu’au bistrot du coin. On te décortique l’actualité avec un sens aigu de l’analyse géo-politique, et on commente l’état du monde avec toute la philosophie stoïcienne qui nous rassemble.

Je déconne.

On passe juste de 15 (moyenne basse) à 45 (moyenne haute) minutes à dauber. Sur tout. Et sur tout le monde. C’est ce qui rend notre quotidien de cadres sous pression (je pouffe) supportable.

Avec La Brisse, tout pourrait être pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais on a un point d’achoppement.

La musique.

Le gars il est pointu, limite pointilliste. Il écoute des trus improbables, et prend à chaque fois un air légèrement navré quand j’ouvre des grands yeux plein d’incompréhension, qui trahissent mon ignorance crasse de certains courants alternatifs (aaaah non, je connaissais pas – insérer ici le nom d’un groupe de métal indus’ connu par 241 personnes dans le monde entier – c’est très très intéressant).

Moi, je vais voir les concerts de Brit Brit, Justin, et Souchon. Irrécupérable quoi.

Toutefois, jusqu’à présent, il me considérait avec une certaine mansuétude La Brisse. Jusquà ce matin particulier, où je gagnait mon bureau en chantonant une chanson de Michel Fugain (« Comme l’oiseau« , pour les connoisseurs). Et là, c’en fut fini de sa tolérance. Maintenant, il a décidé de passer à la vitesse supérieure. Après les intimidations, il a finalement pris le parti de l’évangélisation. Et il me fait écouter des trucs trop zarb sous la contrainte.

Mais moi je suis pas d’accord, j’ai des goûts de chiotte, oui, mais ce sont les miens bordel !

Et moi aussi je peux faire du prosélytisme, si je veux. J’ai donc décidé de me lancer dans une grande série. Mes 100 chansons cultes. Dans le désordre.

On commence avec Indochine. Paraît il qu’ils seront au Stade de France en 2010, pour fêter leurs 30 ans. J’en frétille d’avance. Là, j’ai choisi (et combien ce choix fut difficile) Maryline.


Indochine – Marylin (Clip Interdit)
envoyé par boufougik

La prochaine fois, Mylène Farmer. Là aussi, le choix va être cornélien …

(Oui je sais, je démarre fort, mais autant vous habituer tout de suite.)