La Barbe !

Ca fait plusieurs fois que j’entends causer chez Olympe de la Barbe, groupe d’action féministe. J’avoue que je suis assez emballée.

De mon modeste point de vue, le groupe d’action, c’est ce qui reste le plus efficace comme mode de militantisme moderne (tant qu’il est pacifique et non violent bien entendu). Surtout s’il se prend un minimum pas trop au sérieux, ce qui est le cas de la Barbe.

En son temps, j’avais adhéré aux Chiennes de garde, parce que là aussi je jugeais bienvenu (voire salutaire) leur mode d’action. Car au fil du temps, se déclarer féministe, ou en prôner les valeurs, est devenu ringard, voire déplacé, et qu’on a besoin de temps en temps de continuer à secouer le cocotier.

Ce que je trouve VRAIMENT déplacé, c’est que les « jeunes générations » (et notamment les filles) ne mesurent pas que le chemin parcouru pour amener les femmes sur un pied d’égalité par rapport aux hommes a été long et laborieux, et surtout, que celui qui reste à parcourir l’est tout autant, car on y est pas. Mais alors pas du tout, notamment dans le monde du travail, et de la politique. Se cacher derrière des textes de loi qui ne résolvent rien, considérer que l’égalité est acquise est un leurre. La réalité vous rattrape à tous les coins de rue : les femmes n’accèdent pas (peu ou rarement) comme les hommes aux plus hautes fonctions de l’Etat, des entreprises, et chacun(e) peut le tester dans son quotidien. Moi je le fais.

Dans les avions, les TGV en première, les conférences / salons pro auxquels je me rends, je compte systématiquement les femmes, et surtout celles de moins de 45 ans (oui, je sais, c’est un poil obsessionnel). On est deux ou trois pour dix, au grand maximum (le plus souvent, c’est une pour dix). Autre exemple, je passe la moitié de mon temps professionnel à faire des entretiens « d’experts », de personnalités qualifiées pour réaliser des études et missions de conseil. Je pense qu’en 8 ans de travail j’ai du interroger une demi douzaine expertes (et des centaines d’hommes), et deux élues locales (et des dizaines d’élus hommes). Sérieux. Sachant que j’exerce dans un domaine soit disant « masculin » (l’économie et le développement local).

Alors voilà, les filles de la Barbe, je leur tire mon chapeau. Parce que moi aussi parfois je me sens un peu seule dans ces cénacles débordants de barbes, moustaches et couilles ….

Leur interview sur LCI.

Yo quiero gozar …. de todo un poco*

(* Toi qui n’a pas vu Dirty Dancing 182 fois, tu ne peux pas comprendre ce titre pourtant évocateur.)

L’activité bloguesque s’est réduite à la portion congrue cette semaine. En cause principalement, de nombreux impératifs personnels, professionnels, familiaux, et dont un certain nombre assez peu réjouissants. On peut pas gagner tous les jours hein …

J’ai passé toute la semaine en mode *gruuumpf*. Autant dire que l’Epoux apprécie beaucoup, moi qui suis déjà au naturel une créature assez peu amène (faible euphémisme), quand je suis de mauvais poil on croirait un Ministre de l’Environnement qui n’a pas touché un verre de jaja depuis 3 jours (et ne me demandez pas pourquoi cette image me vient en tête). Finalement, j’aurais peut être du plus m’épancher ici, ça lui aurait des vacances pendant ce temps.

En vrac,

:: la garde de l’Héritier elle part en sucette,

:: le cancer c’est nul,

:: la mort ça pue du cul,

:: le gras du bide de la grossesse, c’est assez résistant au PowerPlate (je vous raconterai un jour la fois où j’ai pleuré en regardant un documentaire très instructif une daube sur la TNT où Heidi Klum elle t’expliquait comment elle avait défilé pour Victoria Secrets 2 mois après son accouchement)

:: les élus, faut tout leur expliquer 3 fois (et encore, des fois ça suffit pas),

:: le boulot au mois de février, c’est très pénible (les vacances ont l’air bien trop loin, vues de février, non ?),

:: les voeux de la nouvelle année 2009, je les ai toujours pas envoyés faits,

:: ma vie sexuelle, c’est le désert de Gobi (tu me diras, avec tout ce qui précède, je ne suis pas franchement surprise).

Tout ça pour dire qu’en ce vendredi 13 j’aspire à ce que la chance me sourie un peu plus, et que je puisse un peu me détendre un peu, l’esprit, le string, tout ça … Yo quiero gozar, de todo un poco !

Elle est où la queue/queue, elle est où la têtête ?

Sasa a encore frappé un grand coup de looze.

Je croise dans le centre commercial un voisin à mes parents, forain en retraite qui adore les chiens, et en possède plusieurs, dont les aboiements fréquents font le bonheur du voisinage.

Alors que je constate que ses bras sont encombrés par une grosse boule de poils, je lui lance « Aaah monsieur Machin bonjour, ben je vois que vous vous êtes acheté un nouveau p’tit toutou, trop chou », tout en tendant la main pour carresser la dite bestiole.

C’était sa chapka.

Ouaf.

(Je pense qu’il pense vraiment que je suis perchée.)

Carnet de bal (2) – Le making off

Et moi qui avait certifié à l’Epoux avant la séance …

1. Naaaaan, personne ne touchera à mes nénés mon amour, ils sont ta propriété exclusive, je te le promets sur la tête à l’Héritier (baaah, c’était que des – belles – gonzesses, ça compte pas ?)

2. Bien sûr que non Emery ne sera pas là, tu crois pas qu’il va venir nous organiser les positions en mikado non plus ?

Aheeeem.

Accessoirement, ça vous donne une idée des autres poses que nous avons tenté.
Accessoirement …. (en plus de vous rincer l’oeil encore un coup, mes cochons.)

Un rugbyman tout nu … pour une bonne cause

(En même temps, les actes gratuits, ça mange pas de pain non plus hein.)

(Et ça faisait bien longtemps qu’on avait pas vu autre chose que ma pomme à oualpé, n’est il pas ?)

On applaudit bien fort Dany Care, rugbyman bien de sa personne, qui sensibilise à sa manière au dépistage du cancer des testicules et de la prostate (bien que nous ne voyons clairement aucun de ces éléments en danger sur cette photo, je vous l’accorde).

Via Yagg.

(Et hop, la campagne britannique.)

Carnet de bal

Chose promise, chose due, à mon tour de vous faire mon making-off de la séance photos pour « le bal des blogueuses« .

La « genèse » (un bien grand mot) est simple : Mry publie sur son blog la photo de l’affiche « le bal des actrices »  => Miss bla bla bla lance dans les commentaires « et pourquoi pas avec des blogueuses ? » => Emery, qui ne rate jamais une occasion de faire son intéressant de mater des filles à poil d’organiser des petits défis inutiles et GRATUITS (aaah le bon vieux temps des concours chez Mry) met tout cela en oeuvre. Dans les 15 jours, et sous la houlette de Sandrine Sauveur. Mardi, la photo est publiée.  Et HOP.


Moi je l’aime beaucoup cette photo. Parce que j’y ai participé, que je l’ai vécue, je sais le travail qu’il y a eu derrière, et qu’elle me parle. J’entends bien la critique (sont pas belles, sont trop grosses, trop petites, pas assez dévoilées), l’incompréhension (à quoi bon ?), mais pour moi elle reste une des ces expériences un peu hors du temps et hors contexte auquelles j’aime participer. Depuis toujours.

Je ne me justifie plus à chaque fois que l’envie me prend de me foutre à poil m’exhiber. Pour ceux qui me connaissent un peu, ici ou ailleurs, j’ai déjà eu l’occasion de participer à des photos NUES. Vi vi vi. Plusieurs fois. Parce que ça me plaît, ça m’évade de mon quotidien, ça me met la pression, ça me détend. Tout ça.

J’ai commencé en 2005. Lors de la venue de Spencer Tunick lors de la Biennale d’Art Contemporain de notre bonne ville de Lyon. Nous étions 3.000 pékins tous nus sur le goudron froid et poisseux du Port Edouard Herriot. Les récits épiques sont encore sur mon ancien blog (pour le récit de la journée), , et , et , et aussi pour le vernissage.

En 2006. Pour participer avec Emery (tiens tiens) à un concours photo. Qu’on avait perdu ! Mais qui m’avait apporté une « notoriété » certaine, notamment grâce à une photo polémique, seins nus dans la maison de Dieu (toute la petite histoire ici).

En 2007. J’ai fait une série de photos plus intimes, pas publiées ici pour la plupart, alors que j’étais enceinte de l’Héritier, pour avoir un souvenir de ce corps « sous influence ». Et aussi, pendant la campagne électorale, j’ai fait un pari, mais je l’ai perdu (je constate au passage que je perds souvent mes défis ….), et finalement je n’ai pas eu l’occasion d’enlever le bas (quel dommage). Et j’ai (encore) participé à un concours d’Emery, où j’ai encore eu l’opportunité de poser à poêle.

Compte tenu de ce lourd passif (qui laisserait presque à penser que j’ai passé 4 ans de blogging à me foutre à oualpé dès que quiconque battait des cils), il était bien évidemment inévitable que je participe à cette aventure là. Et je me suis portée volontaire.

C’est une chose de poser de manière anonyme au milieu de 2.999 autres personnes. L’effet masse rend l’anonymat assez confortable, contre toute attente. C’est assez facile aussi de poser toute seule, quand on a pour soit toute seule l’attention du photographe. Ca en était donc une autre de poser au milieu de 9 autres filles, auxquelles j’allais nécessairement me comparer.

Et j’ai pas pu m’empêcher. D’abord, bien entendu, j’ai maudi Emery. Car je l’avais prévenu : si je suis la caution + de 30 ans et + de 65 kilos, je viens pas ! Et comme de bien entendu, j’étais la plus âgée, ou presque, et la plus … gironde dirons nous. En fait, dans la vie je ne me rends compte que rarement de mon « encombrement ». Je ne me sens pas plus grande, pas plus grosse que n’importe qui. C’est finalement que lorsque je me confronte directement à mes pairs que je réalise ce que je suis. Une belle plante disent les (a)mateurs. Une plante grasse dit mon père (merci papa). Et la seule à pratiquer le buisson nature (hu hu hu). On retiendra donc que la blogueuse est généralement bien épilée (sauf moi).

Une fois la période d’observation réciproque passée (car peu d’entre nous se connaissaient), c’est lors de la mise en place des poses que le lien s’est (nécessairement) crée entre nous. J’avais remarqué la même chose lors de la réalisation des scènes avec Spencer Tunick. Tout va bien mieux entre tout le monde une fois mis sur un pied d’égalité (et je précise ici que je ne prône pas par ailleurs le naturisme).

Ensuite les quelques heures de pose se sont passées dans un climat de plus en plus détendu, au fur et à mesure que nous testions les positions, que les corps se cotoyaient, se frolaient et s’empilaient. Car si une seule photo a été retenue, bien d’autres ont été prises (et inch’allah resteront à jamais sur le disque dur de Sandrine Sauveur), et finalement c’est cette succession d’essais, de mises en scène, qui ont permis d’aboutir à celle qui a été retenue.

Le suivi post photo, et notamment sa mise en lumière par le Post (d’autres appellent ça du buzz) me laisse évidemment perplexe. D’un côté, la photo présentée sur nos blogs et celui d’Emery aurait fait sourire / gueuler aussi, mais aurait au moins pu être comprise pour ce qu’elle est : un petit défi entre filles, réalisé avec un peu de moyens grâce à l’intermédiaire d’Emery. On n’a rien à vendre, même pas nos culs. D’un autre côté, la diffusion via le Post permet un peu plus de visibilité (et bienvenue aux 3000 visiteurs jours qui se bousculent ici depuis la parution de la photo), et c’est assez perturbant (quand on en est) de voir la photo reprise un peu partout. Mais tout cela est un peu terni par la trollerie galopante qui sévit sur le Post. Ce qui devrait être un gros clin d’oeil à une affiche de film qui a interpellé beaucoup d’entre nous est assimilé à un tombereau d’intentions qui restent assez éloignées de l’esprit initial.

Après, je me suis fait déjà traité de catin pour avoir montré mes seins dans une église, donc là, comme dirait l’autre, ça m’en touche une (de loche ?) sans faire bouger l’autre.

Du coup, la seule question qui compte c’est à quand la prochaine …

Le bal des blogueuses, fin (prématurée) du teasing

La photo est donc sortie sur le Post, un peu avant la date prévue (demain), puisqu’il semblerait qu’il y ai eu quelques fuites, tellement l’impatience de la blogosphère était grande … de découvrir nos culs.

Je ne vous cache pas que c’est un régal rare que de découvrir les commentaires élogieux sur ce formidable support d’information qu’est le Post. Entre les « mais pourquoi qu’on voit pas leur cul« , les « à quoi ça sert ? » (réponse : rien, et c’est ça qui est bon), et les « ah ben ça va ils ont mis les moches au fond » (youhouuuuu), de bons moments de franche poilade à passer entre amis.

Je reviendrai sur cette jolie photo et ce qu’il y a eu autour (du poil, de la sueur et des founes et des tétons => toutes les photos sur laloute.net) bientôt, mais là j’ai piscine j’ai un boulot en cours.

Pourquoi personne ne m’avait prévenue ?

… que l’équipe de France de Handball était remplie de jolis garçons bien de leur personne ? (mais en fait, je savais que le hand ça sculptait bien les corps, Pierre, ma biche, si tu passes par ici, je t’envoie 1000 – chastes – baisers).

Ils feraient pas un calendrier tous nus eux aussi ? parce qu’ils ont l’air assez à l’aise avec leurs corps ces messieurs …

Celle qui en a encore honteusement profité, c’est la mère Roselyne (c’est « énorme » qu’on l’a entendu dire sur Canal …).

Moi aussi quand je serais grande je veux être Ministre des Sports et passer dans les vestiaires après le match pour féliciter les vainqueurs, ou consoler les perdants. Certes, ça doit un poil sentir le renard et la chaussette faisandée, mais je suis tout à fait capable de consentir ce sacrifice à la République Française.

Accessoirement, je remarque que Roselyne pourrait fort bien déléguer cette tâche « ingrate » à Laporte, ce dont elle s’abstient bien évidemment. Roselyne, cochonne ! (Comment ça je l’ai déjà dit ?)

Un exemple peut être ? Lui là, Nikola Karabatic.

Nananana nèèè reuh !

C’est l’instant cruauté.

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Plage de Rémire-Montjoly, près de Cayenne.

Demain, journée catamaran autour des îles du Salut ….