J’ai gobé Kitty

… et ma foi c’était vraiment pas mal.

(Photo prise à Tokyo par l’Epoux, ce sont donc des espèces de beignets vendus dans la rue, en forme de personnage « Hello Kitty ». J’l’avais zappée. Je l’aime beaucoup.)

Consternation.

Cette année, je me suis acheté un très joli maillot de bain une pièce chez H & M.

Aujourd’hui, dans une revue pipole, je l’ai vu porté … par Vincent Mac Doom.

Je crois que je vais devoir m’en acheter un autre.

Comment j’ai ENCORE failli m’énerver, et puis finalement non.

Vendredi, j’ai reçu mon ELLE de la semaine.

Déjà, petit énervement, il est mince comme un sandwich SNCF, l’été, le ELLE. Un peu paradoxal quand on est dans la période de l’année où on a logiquement un peu plus de temps à consacrer aux pages des hebdos (faut il voir une corélation entre l’ardeur au travail des journalistes et la faible présence d’annonceurs pendant l’été ? mais ce serait médire. Et ce n’est pas mon genre.)

Bon, Louise Bourgoin en couverture.

Et le titre qui me saute au visage : Tendance mode : ETRE RONDE C’EST CHIC !

Raaaah la la la.

ELLE et sa vision étriquée de la ronde, épisode 55 (les 5253 et 54 sont disponibles), que je me suis exclamée en mon fort intérieur … Je fonce donc dans les pages pour commencer à me chauffer toute seule (ma spécialité ces jours ci, vous remarquerez).

Hé bien en fait non.

Bon bien sûr, avec 18 mois de retard, ELLE découvre Beth Ditto (un lien vers l’article scanné est dispo chez Big Beauty, également citée elle-même dans l’article, ce qui répare en partie le précédent article sur les blogueuse soit disant rondes, qui portaient – omondieu – du 40/42, au pire).

Mais surtout, ils font quelques belles pages avec une vraie mannequin qui taille du 44 (le minimum pour être déclarée ronde, à mon humble avis, et je sais de quoi je parle), Crystal Renn. Très belle.

Comme quoi, à force, ça va finir par rentrer dans les moeurs, la corpulence + + +.

Il serait temps.

Sinon rien à voir, mais un « Vie de merde » spécialisé « mauvais coup » est sorti. C’est drôle la misère sexuelle (quand c’est celle des autres).

La quiche techno, le grand retour

Il y a quelques jours, je me suis plainte de la forte petite capacité de mon Ipod. Car certes, j’écoute généralement de la merde, mais j’en aime de toutes sortes, des merdes, et j’aime à varier les plaisirs. L’Epoux, qui en plus d’être un bon mari ne rechigne jamais à claquer des sommes inconsidérées dans des achats à caractère technologique à me faire de somptueux cadeaux, m’avait promis de m’en fournir un plus gros.

Pendant la semaine, j’ai évoqué ce point crucial de mon actualité avec mon co-bureau (ma Brisse), qui m’a demandé si j’allais choisir un Ipod Touch. J’ai demandé ce que c’était, il m’a répondu « un Iphone sans le téléphone« . Ah tiens. En même temps, des téléphones, j’en ai déjà deux, donc je me disais que ça serait pas mal, un Ipod Touch.

Finalement, ce matin, à la Founac, je suis allé au bout de ma logique, en me disant, ben tant qu’à faire, je pourrais remplacer le téléphone perso + l’Ipod, avec un seul et même appareil.

Le Iphone.

(J’ai de vraies fulgurances parfois.)

Du coup j’étais comme une dingue, j’allais avoir un Iphone, un vrai, comme les geeks. Enfin ça, c’est ce que je croyais.

Toujours à la Founac, ils faisaient une méga remise sur les Iphone 3G. Oui mais. Par les 3G S, ceusses sortis il y a un mois (dont apparamment la rapidité est incomparable, bla bla bla). Qu’à cela ne tienne, on demande un 3G S. Aaah ben non y’a pas, la promo c’est sur les 3G, les 3G S y’a une rupture de stock, au niveau mondial. Qu’il nous dit le commercial de eSéFèRe.

Sans déconner. Rupture mondiale. C’est quoi cette stratégie marketing de merde ? Ne pas produire suffisamment de matériel pour créer la pénurie et attiser la convoitise des foules ? Effectivement, après 3 ou 4 boutiques, il fallut se rendre à l’évidence, point de Iphone 3G S disponible dans la bonne ville de Lyon. Pareil sur les sites ouèbe des différents opérateurs. Il était 12 h, l’Héritier avait la dalle, et moi je me sentais comme une fille qui s’est faite chauffer toute la matinée par l’idée d’avoir un nouveau jouet entre ses cuisses ses mains et à qui on dit finalement, non pas tout de suite, je préfère qu’on reste amis / on va attendre quelques semaines avant de conclure. Vaguement frustrée donc.

C’est étrange, tout de même, cette sensation de se retrouver projetée dans une ancienne république soviétique, soumise au rationnement, à faire la queue pour demander sa portion de pain.

Toujours est il que par un énorme coup de choune (je veux pas savoir qui porte les cornes), nous avons finalement déniché une bête dans une boutique Orange (et hop, changement d’opérateur), un modèle de 32 patates, noir, très joli, une réservation faite par un client jamais venu (merci vieux !). L’Epoux était soulagé (en plus de s’alléger que quelques centaines d’euros), rapport au fait que la patience n’est pas la plus grande de mes qualités, et que j’avais déjà passer une bonne partie de la journée à pester contre Apple et sa stratégie commerciale honteuse.

J’ai donc un Iphone. C’est bien.

Mais visiblement, entre avoir un Iphone, et savoir s’en servir, il y a UN MONDE.

A l’heure où je vous parle, il est pas dit qu’il me serve à grand chose. Parce que je n’arrive à rien.

Je n’arrive pas à taper sur les touches. Rien. Ca saute, ça prend pas.

Je n’arrive pas à synchronise mes contacts.

Je n’arrive pas à transférer de la musique dessus.

Le néant.

L’Epoux s’est barré au ciné, et moi, je regarde ma merveille comme une poule une poêle Tefal.

Blasée.

Edit 24 h plus tard : bon, j’ai réussi à mettre de la musique dessus (merci Little Daewoo). Par contre, il semblerait bien qu’il y ai un vrai souci sur le clavier, les touches L et O ne fonctionnent pas. C’est ballot. Du coup ça fait un peu cher l’Ipod.

Une insomnie et une chaîne de lamentations

Je mets à profit cette insomnie (hier 6 h 13 ça allait, là 5 h 38 ça commence à faire vraiment tôt) pour répondre au tag de Romain. Surtout que j’en ai une bien bonne à raconter.

Il s’agit de faire des phrases en partant de « Est-il normal… ».

L’inspirateur de l’idée est Sarkozy lui même avec sa phrase: « Est-ce qu’il est normal que le dimanche quand Madame Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois (sic) passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ? « 

Alors allons y.

Est-il normal que je ne dorme pas de la nuit quand je suis seule ? A l’hôtel lors de mes déplacements, ou ces jours ci, quand l’Epoux est en déplacement à son tour, pas moyen de passer une nuit correcte. Je crois que je suis en couple depuis trop longtemps.

Est-il normal que je m’interroge tous les 3 mois sur ce blog, rapport à la préservation (de plus en plus limitée) de mon anonymat ? Deux choses me travaillent.

1. que je ne puisse pas être tracée avec mes véritables prénoms et noms sur ce blog. Ca c’est à peu près bon. 2. que je sois lue par des lecteurs qui connaissent et scrutent ici Sabrina (IRL) et non Sasa la blogueuse. Parce que des fois, c’est un peu Docteur Sabrina et Miss Sasa, et j’ai encore et toujours du mal à faire comprendre que La Loute n’est pas tout Sabrina et inversement. Eternel dilemne.

Est-il normal qu’en rentrant chez moi hier, je découvre une équipe de pompiers en bas de mon immeuble, en train de déplier la grande échelle ? Je me suis jointe au troupeau de moutons qui zyeutaient, pour voir jusqu’à quel étage ils la déplient … Ah tiens c’est marrant, au 7ème.

Arrêt du coeur.

BORDEL au 7ème, DEVANT LA FENETRE DE MA CUISINE OUVERTE.

J’ai vécu environ 35 secondes abominables, le temps de sauter à la gorge du pompier « mais qu’est ce qui se passe, c’est chez moi là haut » (là où sont gardés théoriquement Gaspard, 21 mois, et Maé, 16 mois, avec leur nounou de poche).

« Aaaah c’est la maman ! (ouiiii c’est moaaa, je croasse) Vous inquiètez pas ! (ben si, tu vois, je m’inquiète là) Votre nounou nous a appelé, votre petit est enfermé seul dans l’appartement, la porte d’entrée a claqué dans un courant d’air quand elle sortait pour raccompagner l’autre maman. »

Saloperie de porte de merde.

Je vais changer la serrure.

Raaaaaah. Sans déconner, juste le temps qu’il me fasse ces 3 phrases, j’avais DEJA eu le temps de m’imaginer le pire.

J’ai grimpé les 7 étages, le coeur battant à tout rompre et les jambes en coton, pour retrouver là haut le pompier qui avait libéré l’Héritier en rentrant par la fenêtre de la cuisine (mon héros, moi qui adore les pimpons, même pas eu la présence d’esprit de me jeter à son cou, c’est dire si j’étais en mode panique), la nounou en déconfiture, et l’Héritier en pleine forme, qui était resté enfermé 15 minutes en tout (bravo à la réactivité des pompiers de Lyon 7ème, sans doute ceux de la caserne St Louis, qui sont arrivés et on déplié le matériel en 6 minutes chrono), et qui n’en revenait pas qu’un pimpon soit arrivé par la fenêtre.Tu m’étonnes.

J’ai essayé de ne pas trop lui communiquer mon angoisse (et de ne pas sauter sur le râble de la nounou), mais je l’ai serré fort fort fort dans mes bras mon petit garçon.

Et ensuite j’ai mis quand même 2 heures à récupérer.

(2 bières plus tard, ça allait bien mieux.)

Je crois que c’est la première fois que je ressens de manière aussi violente cet instinct maternel, celui qui prend aux tripes, et qui te donne la mesure de ce que tu es prête à faire pour ton enfant et sa survie. A peu près tout je crois.

Pour la chaîne, je vous laisse la saisir hein.

Comme dirait l’autre, où est ma tête ?

Pourquoi on n’arrive pas à créer le GQ pour femmes (ou bien un petit Playgirl par exemple) ?

Des fois, il faut savoir porter des questions de société.

Je suis une grande lectrice de presse. Tout y passe.

Bien sûr quelques abonnements indispensables : Télérama (mon dernier lien ombilical avec mon père), ELLE (pour dauber et s’énever toutes les 3 pages), Enfant (pour savoir si c’est normal que l’Héritier me morde quand il me fait un câlin -> il paraît que oui), Geo, Sciences & Vie, Wall Paper, Wired et ELLE Décoration (ça c’est pour l’Epoux) et Picoti j’allais oublier (très apprécié des moins de 24 mois qui mordent leur mère).

Ensuite il y a les achats compulsifs lors de mes roboratifs trajets en train. Voici, dont je pourrais me contenter, car tous les autres ne sont que des copies, l’humour en moins, mais je les prends quand même une fois sur deux, Closer, Public. Dans des moments d’égarement, Entrevue. Et Tétu, évidemment. Rien que de voir la couverture, je salive.

A cela, s’ajoute régulièrement toute publication (généralement éphemère) qui se consacre au plaisir de la fâmme.

C’est une récurrence, tous les ans, un groupe de presse fait une tentative.

En 2007, c’était le dramatique S’Toys.

En 2008, le navrant Les Juliettes.

Voici donc venir le cru 2009. Chez Ladies Room, ils ont découvert Sensuelle, qui a mon avis ne passera pas l’été. Même si la présentation a l’air classieuse. Je vais essayer de le trouver en kiosque, mais m’est avis que je vais encore me taper l’affiche, à demander dans 15 endroits différents, sous l’oeil torve et ricanant des buralistes burnés, qui ne voient pas plus loin que le bout de leur braguette du numéro spécial grosses-loches-qui-tombent d’Union.

Pfff, franchement, rien de voir la couverture, je suis dépitée. Déjà, ils réussissent à faire de Scarlett, qui a pourtant quelques atours à faire valoir, une espèce de pouffina à coiffure de caniche abricot. Ensuite, rien que les titres, ça sent le sous « 20 ans », genre « Jeune et Jolie » désalé.

Et 3,50 euros en plus ….

« Tabou le jour où j’ai osé » je parie que c’est un truc sur la sodomie.

« Cet été je tente les galipettes au grand air », si c’est pas le sumum de l’effronterie sexuelle … Pfff.

(Bon, dès que je le déniche, je vous fait une revue de presse. Parce que tout de même, ça me gène (un peu) de dauber juste sur la base d’une couverture.)

Khaled et Orlesan, même combat ?

Cette année, pour la fête des mères et des pères, j’ai offert à mes géniteurs bien aimés, ceux grâce à qui je peux honorer cette petite Terre de ma douce, légère et néanmoins délicieuse (quoique terriblement éphèmere) présence (je suis en mode confiance ces jours ci, bien que légèrement aquabonniste), des places pour un concert aux Nuits de Fourvière. Souad Massi et Khaled.

(Je me rends compte que je fais des phrases un chouia longuettes non ? et avec tout le temps plein de parenthèses. C’est un style on va dire. Peut être pénible à lire ?)

L’autre jour, la Reine Mère, mère parmi toutes les mères, que j’adore et je chéris, se pointe la tronche en biais, le regard fuyant, et me demande : « les places que tu nous as offertes pour les Nuits de Fourvière, tu peux pas te les faire rembourser ? »

Raaaah ben non !

Et pourquoi qu’elle veut pas y aller, à son concert ?

En dandinant d’un pied sur l’autre, elle invoque quelques prétextes fallacieux. Finalement, c’est mon père qui la pousse, « vazy dis lui la vérité« .

Qué vérité ???

Et là, la Reine Mère me balance.

« Je veux pas aller voir Khaled, parce qu’il bat sa femme. »

(Khaled, pour info, c’est pas Cheb Mami, qui lui a été condamné pour tentative d’avortement forcée sur son ancienne maîtresse. Beaucoup moins classe encore. Mais quand même pas reluisant effectivement.)

En matière de féminisme, j’ai donc de qui tenir (un jour je vous raconterai comment ma maman a été dans les premières militantes de l’équivalent du MLF algérien. C’était une grande époque.)

Donc actuellement je suis en train de me renseigner, voir qui passe en premier, de Souad Massi (qui elle ne bat pas son mari, Dieu merci) ou de Khaled, pour qu’elle puisse assister à la prestation de l’une et conchier l’autre. Tranquille.

Ce qui m’a amené à m’interroger, compte tenu de l’actualité récente.

Quel artiste doit-on boycotter ? Khaled, chanteur raï tout à fait estimable, mais gros con au civil, qui tabasse sa femme (enceinte même, qu’il paraît) ? Ou Orelsan, chanteur aux textes quelques peu controversés (c’est un euphémisme), mais qui si ça trouve, dans la vraie vie, est très respectueux des femmes et de leur intégrité ?

Qu’est ce qui prime ? ce que l’artiste exprime ? ou ce qu’il est dans la vraie vie ?

Concrètement, je n’ai pas la réponse (« les deux » n’étant pas une option recevable).

A part ça, pour revenir aux choses qui comptent, il faut savoir que j’ai claqué aujourd’hui un bon paquet d’oseille dans une demi douzaine d’ensemble de lingerie (fine bien entendu, la lingerie, ça va avec mon mood « self esteem » du moment).

C’est hors de prix ces petites conneries, même soldées. Et je suis assez ahurie par cette mode des strings, tangas et autres shortys. Impossible de s’acheter une culotte DE BASE. Un vrai truc de dingues.

(Ce qui me fait penser qu’on voit jamais de lingerie dans les blogs de filles. J’aimerais bien savoir ce qu’elles portent, en dessous de leurs pieds en dedans, les filles de blogs. Des strings ? non, trop vulgaire. Des tangas peut être. Je vois bien des shortys tiens.)

Je me suis d’abord entraînée avec un crayon …

…. pour rouler des pelles.

Je m’en rappelle encore, en 5ème et 4ème, avec ma grande copine Mathilde. On trouvait ça vaguement dégoûtant, trop pour essayer entre nous deux. Du coup on prenait un crayon, et on enroulait notre langue autour, en montrant bien à l’autre, pour voir si c’était bien fait (sachant que l’autre n’avait qu’une idée approximative de la justesse de l’opération, sur le fond).

C’est à ça que j’ai pensé en découvrant la série de Topito sur les slows.

Le mien n’y est pas.

Moi mon slow d’adolescence, c’est Hotel California.

Parce qu’il est magnifique, certes.

Mais surtout parce qu’il dure 7 bonnes minutes, et que c’était LE SLOW à pas rater.

1. Pour éviter de te cogner pendant 7 longues minutes Julien le grand steak (celui qui justement se cantonne généralement à passer les disques pendant la soirée) qui te lorgne depuis 4 mois, mais à qui tu n’as aucune envie de mélanger ta salive, ou repousser les mains vaguement (et maladroitement) baladeuses,

2. Pour justement tenter un rapprochement avec Ian les grands yeux bleus (les prénoms et descriptifs correspondent à mon année de 4ème), celui qui te plait depuis 5 mois, en te disant que c’est le moment ou jamais : 7 minutes tu as à la fois le temps de discuter, de poser ta tête sur son épaule, de te coller à lui, voire de frôler mine de rien son entre jambe, histoire de lui faire comprendre qu’il serait temps qu’il se décide, au cas où il serait intéressé.

(Sans vouloir préjuger de la vie sentimentale de mes contemporains, et bien qu’éloignée du marché de la drague depuis 1996, je pense que globalement la technique de base reste la même, non ?)

Femme à lunettes …

… femme à petits yeux.

BANDE de P’TITS COCHONS.

Le livre est déjà écrit, il s’appelle « le monde à peu près« , mais il caractérise bien ce qu’est la vie sans correction (de ma myopie) : un grand flou. Avec moins 11 à chaque oeil, autant dire que je ne distingue pas l’expression d’un visage à 3 mètres de moi. Si si si. Autant dire que y’a moyen de perdre des amis dans l’histoire (on s’est croisés en ville hier ? aaah non je crois pas nan).

C’est un handicap (appelons le comme ça) que je me traîne depuis mes 8 ans, et qui s’est lourdement aggravé jusqu’à mes 25 ans, période à laquelle j’ai arrêté de perdre des dioptries (des points de vision). Mais qui me valent des lunettes en verre cul-de-bouteille assez croquignolesques. J’en ai vu de toutes les couleurs, de toutes les formes, mais plus la myopie s’aggrave, moins tu as le choix des montures. C’est proprement dramatique d’un point de vue esthétique.

Heureusement, je supporte les lentilles. Souples et maintenant rigides, ce qui me permet la plupart du temps de vivre à peu près comme tout le monde.

En ce moment, je me traîne une infection à l’oeil gauche. Sous antibiotiques, je suis privée de mes précieux yeux en plastique pendant 6 jours. Ca tombe bien, j’étrenne une nouvelle monture.

Je vous mets la photo « sans », histoire de mesure l’écart.

Mais bon, la myopie, ça a son charme. Moi ce que j’aime par dessus tout, c’est les enlever, mes prothèses.

Et pouvoir passer de la netteté au flou, je trouve ça toujours magique. Rien de plus reposant que de ne pas voir le monde, ou juste un peu, dans une gangue de coton. C’est tout flou, apaisant, toute cette imprécision. Il suffit de ne plus voir pour qu’un mal de tête s’éteigne, pour que les sons s’amenuisent, et que le monde se mette en sourdine, et vous foute un peu la paix. Vraiment extraordinaire. Parfois, quand je m’endors avec mes lentilles, je me réveille toujours en sursaut. Quelle violence que d’ouvrir les yeux et de découvrir tout avec précision. Pour moi, le vague, l’à peu près, c’est un sas, une soupape de décompression.

Ah bien sûr parfois, ça joue des tours. Tout est plus beau, plus doux aux myopes. La correction vous en flanque une parfois, de correction (genre après une nuit avec un quasi inconnu, qui est beaucoup moins glam une fois les lunettes réajustées).

Et bien entendu, Gotainer à la rescousse (j’ai tous ses tubes sur mon popod, ce mec est mon dieu).

« Pour bien faire il faudrait les essayer ». Depuis le temps que je m’escrime à le dire ….

Et juste pour le plaisir, un petit coup de saaaampa.

Et allez, la ballade de l’obsédé.

Pour moi, Gotainer, c’est le précurseur d’Elmer Foot Beat. C’est dire si c’est quelqu’un d’important.