Un bavoir pour la bite, ça existe.

(Aaaah les merveilles du blog, si on m’avait dit un jour que j’écrirais un post sur les bavoirs à bite …)

J’adore lire les mags pour les gays people, j’y apprends toujours plein de choses (qui ne me servent pas beaucoup, c’est vrai, mais tout de même). Notamment donc qu’on peut trouver dans le commerce des bavoirs de toute beauté, pour se mettre sur le bout (vu chez PREF donc).

Il est visible ici.

(Profitez en, le site en offre gratuitement – hors frais de port US – ces jours ci.)

Alors j’avoue que pour ma part, je ne suis pas confrontée au EWBS (excessive wet balls syndrome), générée par un excès de salive pendant la pratique de la pipe, du moins personne ne s’en est jamais plaint jusqu’à aujourd’hui. Et le côté hygiéniste du truc me chagrine un poil, même si les slogans apposés sur les dits bavoirs sont drolatiques. Et justement, en parlant de poil, je suis d’avis qu’une bonne coupe à ras de la toison pubienne suffit largement pour éviter le côté caniche (frisé) humide.

C’est bien quand même les vacances.

Vacances, j’oublie tout, semaine 2.

Nous sommes très insulaires l’été (en mode gros snobisme).

Après la Corse l’année dernière, nous avons mené notre petite familia à Belle Ile en Mer. Je connaissais déjà l’Île, pour y avoir passé des vacances en famille il y a une dizaine d’années (les premières de l’Epoux avec mes parents, un grand passage initiatique). C’est un endroit de toute beautééé.

Depuis lundi que nous y sommes, nous bénéficions de la clémence des cieux (pas une goutte de pluie en journée depuis une semaine, royal nan ?). Certes le ciel est toujours un peu grisou en début de journée (un petit 16 / 18°) mais se découvre dans la matinée, ce qui nous permet toujours de débarquer sur la plage après la sieste de l’Héritier sous un soleil radieux.

Bon par contre l’eau de mer, y’a pas à espérer de grande révolution, ça dépasse pas les 20°. Brrrr. Charlotte, ma belle soeur belle-illoise, me dit que c’est déjà formidable. Mouééé. J’ai réussi à me baigner deux fois en entier, en gueulant comme un putois. Par contre, bonjour les seins qui pointent quand tu sors. Avec ça, pas besoin de thalasso, tes cuisses se sont déjà retractées de 30% de leur volume au contact de l’eau.

J’ai réussi à lire deux bouquins et demi en quinze jours, c’est assez lamentable, je vous l’accorde. Mais il faut dire que je pille régulièrement le buraliste pour me repaître de merdes people (Voici, Public, Closer), girly (Glamour, Biba, et Playboy, que je mets aussi dans les girly, tellement c’est devenu asseptisé cette chose), gays (j’ai acheté Pref en pensant acheter Tétu, mais c’est pas mal non plus), mais qui conviennent bien à mon entreprise de ménagement de mes neurones fatigués par une longue année de dur labeur.

Accessoirement, contrairement au plan de vacances initial, nous sommes 4 adultes et 1 enfant (contre 6 adultes et 2 enfants), et l’Héritier, du haut de ses 22 mois, s’occupe plutôt bien tout seul, mais jamais plus de 20 minutes. Il faut donc aussi prendre en compte le temps passé à lui construire des pâtés de sable, qu’il détruit méthodiquement, et autres activités hautement prenantes pour l’intellect. Dès qu’il nous voit avachis sur le sable, il se précipite sur nous, en hurlant Adadaaaa, et se met à sauter vigoureusement sur nos fesses ou nos ventres, en attendant que l’on daigne imprimer un mouvement de va et vient de haut en bas. Ca fait les abdos, mais donne l’air un peu con quand même.

By ze way, je cours 45 minutes un jour sur deux, dans l’espoir d’au moins éliminer les tartines de Nutella du petit déj, la Mauresque du midi, la bière de l’apéro, le vin du repas (on y croit à mort).

Au titre de l’éducation de notre progéniture, nous essayons également de nous astreindre à un vocabulaire un peu plus soigné en présence de l’Héritier. Nous sanctionnons tout « putain« , « merde« , « bordel de couille » et autre insanité émise par un adulte par une pénalité de 50 centimes d’euros. Il n’est pas dit que la cagnotte qui se constitue nous permette de nous payer une bouteille de champagne à la fin du séjour, mais bien quelques bières, je n’en doute pas.

Par contre, gros échec sur l’apprentissage de la propreté. Certes, l’école n’est que dans un an, mais on se disait que ça pourrait nous faire des économies et épargner la planète, qu’il apprenne à faire ailleurs que dans ses couches. La Reine Mère me rebat les oreilles avec ça, que moi j’étais propre jour / nuit à 18 mois, gna gna gna. On a donc acheté un mini trône bleu à l’Héritier, mais en dehors de se le coller sur la tête, pas moyen de lui en faire faire un usage approprié. Ah si, il a pissé sur le tapis de la buanderie ….

Bref, les vacances s’écoulent paisiblement, et ça fait du bien.

(Merde, plus qu’une semaine.)

Michel Onfray a dit (2).

« Les hommes … ont simplement envie d’honorer le vieille tradition du chasseur qui tue son gibier, qui couche rapidement. L’homme est un chasseur qui désire mettre un trophée de plus dans sa chambre à coucher… Je pense qu’il y a un destin hormonal très différent chez l’homme et chez la femme. Quand un homme a couché avec une femme, c’est fini… Quand une femme a couché avec un homme tout commence… »

Playboy Magazine, interview de Michel Onfray, vu ici.

Aujourd’hui je me suis payée l’affiche à Palais, en demandant au buraliste le numéro de Playboy en question (mais qui me connaît sait que j’entretiens des rapports délicats avec la confrérie des buralistes). « Le voilà » qu’il me dit en me tendant un numéro d’été avec uniquement des chattes très épilées et bien écartées à toutes les pages. « Non, c’est pas celui là que je veux, ça c’est le numéro spécial été, moi je veux le mag, avec l’entretien avec Michel Onfray« . Le buraliste m’a regardé d’un drôle d’air. « C’est qui Onfray ? »

Bref. Je vais faire d’autres bureaux de presse de Belle Île, et je trouverais, j’espère, cette interview de mon Michel (ou quelqu’un connaît un gentil buraliste qui me mettrait un numéro de côté ?)

J’aime beaucoup Michel Onfray. Et c’est une drôle de coïncidence qu’il soit justement interrogé ou amener à s’exprimer sur de tels sujets. Du coup on en revient à cette insoluble équation, faut il ou pas coucher le premier soir ? Sachant que ce sera un aboutissement et une finalité pour l’un, une ouverture, le début de quelque chose pour l’autre, comment réconcilier les deux points de vue ?

Vous me direz qu’il existe de plus en plus de chasseresses (orthographe incertaine, tout comme le statut), et que l’égalité entre hommes et femmes se conquiert sur ce terrain là aussi, moi je n’y crois pas trop. 9 femmes sur 10, d’après mes statistiques personnelles, sont comme celles que Onfray décrit (elles couchent pour voir, pour la suite, pas pour en finir avec une crampe dans le bas ventre. Et les premières fois sont rarement les meilleures, elles le savent bien, ce sont les « figures imposées). Et 8 hommes sur 10 dirons nous.

Parce qu’au delà de la différence hormonale qu’évoque apparamment Onfray, il y a tout simplement l’acte sexuel en lui même, il n’est pas du tout caractérisé de la même manière entre les deux sexes. L’un pénètre, conquiert un espace dissimulé / intérieur, l’autre laisse pénetrer cet espace. C’est basique, mais c’est l’évidence.

En attendant, je persiste à penser qu’il faut coucher le premier soir. Parce que de toutes manières autant savoir au plus vite si ça colle au pieu, car ça reste la base d’une relation saine.

Ensuite, comme dirait l’autre, it’s complicated.

(Une prochaine fois, on continuera cette discussion. Mais il faut que je recueille d’autres avis, des masculins notamment.)

Jonquet s’est fait la malle. Le salaud.

Tous les étés, mes camarades me demandent des conseils de lectures, « toi qui lit des polars, des trucs faciles à lire quoi« .

Je hausse les épaules, parce qu’à mon humble avis, les vrais bons polars valent largement la littérature « classique ». Mais j’ai toujours une liste sous le coude.

Dans mon top 10 des auteurs de bons polars, il y a, dans le désordre (mais ne me demandez surtout pas d’en mettre un).

Les nordiques

:: Henning Mankell

:: Arnaldur Indridason

Les américains

:: Dan Simmons

:: James Crumley

:: Donna Leon

:: Michael Connelly

:: Mo Hayder

Les français

:: Fred Vargas

:: Maud Tabachnik

:: et donc Thierry Jonquet. Qui a eu le toupet de mourir, comme ça, sans prévenir, à 55 ans. Alors qu’il aurait eu le temps, d’en écrire, des merveilles de romans noirs, bien troussés et bien flippants, sur le côté obscur de la France d’en bas.

S’il y en avait 3 ou 4 à choisir.

Les Orpailleurs

Moloch.

Mygale.

Ad Vitam Aeternam

Ils sont votre épouvante, vous êtes leur crainte (son dernier).

Allez y en confiance. C’est vraiment très très bon.

Et RIP pour Jonquet.

(A part ça, c’est pas pour me vanter, mais il fait un temps magnifique à Belle Ile en Mer. Si si si.)

Vacances, j’oublie tout, semaine 1.

Bel effort, une semaine sans note (je vous ai manqué hein, hein ?).

Mais sevrage fort relatif, soyons honnêtes, car un peu de Twitter par ci (arrêtez de me « follower », j’ai vraiment rien d’intéressant à y dire, ça me castre, cette histoire de 140 caractères, complètement inadapté à ma loghorée verbale), un peu de FB par là (pas de lien, j’y suis sous mon identité IRL), et le suivi de mes flux RSS, grâce à mon iPhone. Je n’y ai toujours pas installé une seule application, pour l’instant j’aimerais arriver à synchroniser mes contacts les plus à jour (ceux du BlackBerry, synchrones avec Notes). C’est en cours, via Gmail, mais ça me prend un temps fou. En attendant, comme personne n’a mon numéro, je n’y reçois aucun appel, c’est assez frustrant.
Les vacances ont commencé samedi dernier avec la fête de retrouvailles d’El Padrino (mon frère et parrain de l’Héritier, qui a narré quelques unes de ses aventures ici) en France. Autant dire qu’il est parfois des signes qui ne trompent pas sur l’avancement de la vieillerie. Une soirée de d’jeunes, et qui plus est de d’jeunes d’école de commerce ayant passé une année au Mexique à boire de la tequila, je suis définitivement PAS à la hauteur.

Enfin un peu plus toute fois qu’El Padrino himself, qui a démarré trop tôt / trop vite, et qui à 23 h 50 était couché dans un canapé pour la nuit.

Un peu plus que l’Epoux, qui à 1 h 30 est rentré à son tour se coucher (« tu prendras un taxi pour rentrer ? » ça faisait un moment qu’il ne me l’avait pas fait celle là, le coup de m’abandonner dans une soirée.)

Moi je suis restée sur le pont jusqu’à 5 h 30, youhouuuuu, complètement imbibée de vodka / Get 27 (traître, très traître). D’abord à danser, sur de la musique passée par ma soeur, car mes choix musicaux ont été largement censurés par la jeunesse présente (comment, Vazy Francky, c’est bon je peux pas ? comment, Toxic, ça date ? comment, Cascada, c’est de la merde ? oui d’accord mais de la bonne merde, non ? Non ? Bon, d’accord, demmerdez vous bande de p’tits cons). Note pour plus tard, arrêter de danser avec les bras en l’air, c’est pas très digne (et pas très photogénique).

D’ailleurs, comme souvent, il suffit d’un coup d’oeil aux photos de la soirée pour comprendre que ça ne pouvait que mal tourner (on dit merci FB pour l’affiche).

Ou j’affiche un air mi béat / mi hilare (que nous mettrons sur le compte de la joie des retrouvailles en famille).

Ou je danse n’importe comment (mais avec ma soeurette, c’est quand même bien).

(Quelle belle qualité de cheveux tout de même dans la famille.)

Et le reste du temps j’ai toujours ou un verre en main, ou pire une bouteille.

(Oui entre mes seins, c’est la télécommande du MP3, pendant la courte période où j’ai eu les platines entre les seins les mains.)

Enfin, la fin de soirée habituelle comme on les aime, à refaire le monde dans la cuisine. Ma soeur et moi sommes tombées, en bonne féministes avinées (l’alcool exacerbe nos penchants naturels en la matière) sur le râble d’un pauvre garçon qui nous a lâché, au détour d’une conversation « ah mais moi j’aimerais bien en rencontrer des filles faciles qui couchent le premier soir« .

Autant dire qu’ensuite, plus besoin de mettre 10 balles dans la machine, on était lancées pour la fin de la nuit. On saluera la phrase définitive, mais finalement suffisante de cette adorable jeune fille (dont je tairais ici le nom) « aaah ben je sais pas si je suis une fille facile, mais moi, quand on couche pas le premier soir, je trouve ça plutôt inquiétant« . On a toutes applaudi des deux seins.

Alors on rigole on rigole, mais le lendemain à 10 h c’était la barre de fer en travers du crâne. J’étais censée récupérer l’Héritier (qui la veille arpentait la fête en tee shirt KISS du meilleur effet) vers 12 h.

A 10 h 30 je me suis plongée dans un bain.

A 11 h 30 je me suis recouchée.

A 12 h 40 j’ai essayé de me faire vomir. Impossible.

A 13 h 30 la Reine Mère m’a appelé pour savoir si elle faisait griller des merguez pour moi (beuuurk), et pour savoir si je me souvenais que j’avais un enfant de moins de deux ans (aaah oui, tiens, maintenant que tu m’en parles, et comment il va ?)

Concrètement je me suis pointée à 15 h, encore vacillante. Lamentable.

Conclusion, les valoches pour les trois semaines de vacances, elles ont attendu le lundi matin (ça allait presque mieux). Et nous partîmes sur les routes de France, le long d’un parcours que l’Epoux nous avait gentillement préparé.

C’est joli la France.

Les Cévennes, les Causses. Sainte Enimie. Meyrueis.

Le Mont Aigoual. Montpelier le Vieux. Millau (son viaduc). Albi.

Cordes sur Ciel. Saint Cyrq Lapopie. Rocamadour.

Dommage qu’il faille se traîner sur ces routes étroites, où les hollandais et les anglais roulent soigneusement au milieu avec leurs camping cars king size, me foutant à chaque fois une trouille bleue.

Du coup je me suis contentée de conduire sur le seul tronçon d’autoroute (entre Bordeaux et La Rochelle, et encore, c’est plus de la 2 fois 2 voies que de la belle autoroute comme je l’aime).

Maintenant, je vais pouvoir me reposer quelques jours, puisque l’Héritier est entre les mains de ses grands parents paternels.

Entamons tranquillement la semaine 2.