Le charme discret du bourgeois

Tout à l’heure, je me suis un peu enflamée sur touitteur.

Rapport au fait qu’arrivée dans ma chambre d’hôtel, réflexe pavlovien ancré bien solidement par des années passées dans ces lieux impersonnels et silencieux, j’allume la tévé. Et pof le Grand Journal. Et pof Laurent Wauquiez. Qui portait la même chemise ET la même cravate que son voisin de table, Pierre Moscovici. Lamentable, on aurait dit deux frères siamois (trop) mal assortis.

Mais c’était Wauquiez, tout de même. Et à chaque fois que je le vois, ça me fait un effet dingue. C’est ce que je racontais sur touitteur (touitteur, c’est mon nouvel espace de liberté, j’y publie des conneries plus vite que mon ombre, c’est pas tous les jours joli joli à voir, mais je peux te dire que y’en a qui en perdent pas un miette.)

Revenons à nos moutons. L’effet que me fait Wauquiez. Dingue je disais. Pour être très précise, je disais que j’avais bien envie de avant de …. En toute simplicité 😉

(Monsieur le Ministre, c’est où vous voulez quand vous voulez. Je le ferais pour la France. Pour l’emploi. Pour le travail des seniors. Pour l’embauche des travailleurs en situation de handicap. Pour l’augmentation des emplois à la personne. Pour mon bon plaisir aussi.)

Que je m’explique sur ce coup là (parce qu’on va croire que je suis une perverse.)

On parle souvent du charme qu’exercent sur les femmes les bad boys (Gallïane il n’y a pas longtemps , mais moi de même, j’avais déjà par le passé déclaré ma flamme à Billy Idol, c’est dire si j’aime les bad boys aussi). Mais en vieillissant grandissant, je suis en train de réhabiliter le bourgeois. Il sera facile de gloser que c’est un peu contrainte et forcée, rapport au fait que dans mon quotidien, je suis plus cernée par les encravatés que par des gros tatoués / cloutés (heureusement, il semblerait que je vais m’en prendre une bonne dose entre les deux oreilles et les yeux, le 2 décembre prochain). Certes. Mais pas que.

Parce que finalement, le bad boy, c’est l’évidence du désir, la certitude que tout ça sent le sexe. Trop facile. Un peu pupute sur les bords le toy bad boy non ? Johnny n’est pas un ange, c’est vieux comme Piaf.

Alors que le gentil garçon propre sur lui, c’est la subtilité, l’inconnu, l’incertitude, voire la dissimulation. Qu’est ce qui peut bien se cacher derrière ce costume sombre ? en dessous de ce pull jacquard un peu trop moulant ?

Bon, ok, je dépasse les bornes avec le jacquard, parce qu’en fin de compte, il peut finir par vous sauter en gardant ses chaussettes blanches rayées de bleu et de rouge.

Argh.

Edit : en causant de bourgeois, l’un d’entre eux fête aujourd’hui les 5 ans de son blog. Je me suis associée à l’hommage bien naturellement. Un bien bel exemplaire d’ailleurs cet Emery, le Wauquiez de la blogo en quelque sorte (je vais me prendre une fessée moi …).

 Bon anniversaire l’affreux !

Putain, 5 ans ! from mry on Vimeo.

10 réponses sur “Le charme discret du bourgeois”

  1. ah tiens je suis le seul élu de gauche que wauquiez suit sur twitter.Je vais lui transmettre ton billet. Mais tu promet de continuer à voter pour la majorité municipale et le PS hein (-;

  2. Décidément les femmes un jour c’est blanc, un jour c’est noir.
    Comme le dit un vieux proverbe mexicain: « Ne cherchez pas à comprendre les femmes, aimez-les ».

  3. Pareil, j’ai commencé à aimer des mecs pas bourgeois (mais pas bad boys), et maintenant je cherche un(e) bourgeois(e) ! Et pas si facile que ça à trouver… surtout quand on en croise pas au boulot !

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