Est ce que j’ai une gueule de foufounista ?

Vous êtes plusieurs, chers lecteurs, à m’avoir interpellé sur le thème qui a fait bruissé la France entière la semaine dernière, le maquillage de Martine Aubry lors de ses voeux à la presse, l’article de fond dans le ELLE sur la toison pubienne, les coupes de cheveux de foune. Non mais quoi ? Pourquoi il faudrait que ça m’intéresse moi en particulier ?

Bon, évidemment que je l’ai lu l’article. Ca n’a pas été facile à vrai dire, car l’Héritier, qui était dans une forme olympique la semaine dernière, a choisi de vomir sur le dit magazine alors qu’il me le ramenait gentiment pour que je puisse le lire au lit. Il a fallu donc l’éponger puis le faire sécher sur un radiateur le reste de la journée (le ELLE, pas l’Héritier). Faites des gosses.

Je suppose que vous avez tous vu les photos. Elles sont par ici chez Frieda, qui elle aussi a été interpellée par les shampoings pour chatte à 45 patates. Non mais sans blague, qui paierait 45 euros pour faire friser sa foufe ? Enfin, quand je dis faire friser, c’est une licence poétique, parce qu’il semblerait que la mode soit au court, au très court, limite à l’inexistant. La foufounista est un peu straight sur le poil, et là dessus, je rejoins l’analyse d’ELLE et de Frieda, on paie largement l’influence de l’imaginaire porno, de plus en plus aseptisé.

Qu’on s’entende bien, je ne milite pas pour le buisson tout fou (attention, on est samedi, mais je préviens, c’est NSFW, piqué dans le Cabinet de curiosité). Mais de la même manière que je n’apprécie pas l’absence de poils chez les messieurs, je trouve choquantes les épilations intégrales chez les dames, qui donnent l’impression d’un sexe d’enfant, et non de femme. Comme je le confirmais auprès de mes collègues à la machine à café (bonjour le niveau dans la feurme), je suis plus billet de train que ticket de métro. (Me demandez pas de preuves, vous saurez bien les trouver.)

Face à ce positionnement, je ne peux que me réjouir de ne pas être aujourd’hui sur le marché de la drague, car au regard des « témoignages » masculins recueillis dans le ELLE, il semblerait bien que ces messieurs confirment la mode. Tous, à l’exception d’un jeune homme de 20 ans (que j’applaudis pour son bon sens), réclament que l’épilation soit maximaliste.

S’il fallait encore faire la preuve par l’exemple, regardez ce site, avec toutes les playmates de 1953 à nos jours (de quoi occuper quelques heures, hein les gars).

Mon Top 3 des meilleures épilations (youhou).

Miss Juillet 1973, qui est charmante (pour une blonde).

Miss Novembre 1978, c’est mon année de naissance.

Miss Décembre 1984, une brune quand même bordel.

Après, dès la fin des années 80, c’est la cata, elles ont plus rien sur le caillou.

(Breaking news, y’a l’Epoux qui dit que j’abuse, que les américains sont encore plus hygiénistes que les européens. Certes, mais quand même.)

Tout ça pour dire que j’ai assez peu d’influence en tant que early adopter de la foufe au naturel (mai entretenue), mais sachez que ça se fait aussi, que ce n’est pas sale (même sans shampoing à 45 euros), et que ça se mange, comme le reste, poils ou pas.

A bon entendeur.

(Tiens une expo en lien dont tout le monde a causé, effectivement, c’est intéressant.)

(Ooooh, cadeau bonus, j’ai retrouvé Shauna Sand ! Mai 1996. Octobre 2009. Mon dieu la vieillesse est un naufrage et la chirurgie esthétique un massacre.)

17 réponses sur “Est ce que j’ai une gueule de foufounista ?”

  1. Comme disait Amy Poehler, « Ladies, you need hair down there, it’ a backup system for underwear ! There was a time when a lady garden was as big as a slice of New York Pizza !! »

  2. la c’est sur tes stats vont exploser.
    ceci dit excellent billet, et quand on pense qu’en même temps ELLE se vante de lancer les etats generaux de la femme

  3. L’heure est grave. Avec tout ça, c’est l’expression « tarte aux poils » qui va bientôt disparaitre. Il faut faire quelque chose pour la langue (hum) française.

  4. Comme je l’ai déjà dit, à mon sens « in medio stat virtus ». La coupe en ticket de métro offre l’avantage d’allonger la silhouette, sans régime, et ne coûte pas un radis.
    Cela dit, un poil coincé entre les dents, ça va, mais dans la gargamelle, ça peut conduire au mode d’expression cher à l’héritier…

  5. Encore les dérives du jeunisme ambiant et du culte de l’éternelle jeunesse. Non, ce n’est pas de l’hygiène de raser sa pilosité pubienne! Quand il y a des poux, oui! Quand on est dans une société avec les moyens d’être propre, non!
    Tout couper pour une personne de 20 à 40, c’est vouloir une apparence juvénile. Elles peuvent se trouver tous les prétextes, elles veulent juste ressembler à des enfants et au mieux c’est un manque de maturité, au pire c’est un jeu pervers.
    Quand c’est trop fournis ou asymétrique on s’épile par soucis esthétique; mais tout enlever, c’est rejeter son corps (je ne connais aucun acte « total » qui soit un acte anodin).
    PS: pour Shauna Sand, c’est triste… Bouhouhou! Elle était si belle!

  6. Je suis d’accord avec toi : un sexe de femme totalement épilé fait très sexe de petite fille…

    Mais

    J’ai essayé une fois, sur les conseils de ma première petite amie, qui m’expliquait que les sensations étaient bien plus fortes. J’ai eu beaucoup de mal en me voyant avec plus rien dessus, j’ai eu l’impression d’avoir perdu ma féminité…

    Mais

    Elle avait raison, les sensations sont radicalement différentes entre une épilation bien échancrée, et rien du tout !

    Cela fait donc facilement 5 ans que je m’épile intégralement, et je sens toujours une différence entre le moment où je sors de chez l’esthéticienne, et les quelques jours avant le rendez-vous ! Et pourtant, à force, je n’ai plus trop grand chose !

    Donc, pour rien au monde je repasserai au ticket de métro, je suis trop accro des sensations que j’ai quand je fais l’amour épilée !
    Et j’avoue que je préfère également une femme totalement épilée : les sensations sont plus agréables pour moi, et pour elle !

  7. He bien! Pour une fois que je participe à une discution dans laquelle les personnes du beau sexe sont aussi directes et en accord sur la question! L’argumentation est claire, nette mais surtout ob-jec-tive! 😉

  8. Bon, mise en minorité sur son propre blog, la classe ….

    M’en fous, la mode tourne, ma foune et moi, j’en suis certaine, on sera hype un de ces quatre.

  9. De toute façon c’est par cycle avec des irréductibles de chaque côté à chaque époque alors…

  10. Ce qui est sympa, c’est de pouvoir changer. quelques mois épilé et d’autres non. Ca permet de changer de sexe, sans forcement changer de partenaire. Sinon visuellement je préfère avec des poils, mais au niveau des sensations, c’est vrai que sans, c’est mieux. Comme quoi on ne peut pas tout avoir. Et tu me fais écrire vraiment des trucs super intimes…

  11. merci d’avoir cité mon blog, c’est au poil !
    En ce qui me concerne, je n’arrive pas à me décider entre glabre et poilu, car dans le premier cas Apollinaire n’aurait pas pu écrire cette baveuse phrase :  » les poils de son con étaient réunis en une petite touffe rêche et noire, on eût dit d’un pinceau mouillé », ni dans le deuxième cas, Pierre Louïs n’aurait pas pu enrichir la langue française par ce témoignage: « Elle écarta les grosses lèvres de son sexe glabre et rouge et le branla sous mes yeux, avec le doigt dedans »
    Vive la diversité

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