Gainsbourg for ever

Foncez tout de suite sur France 3, y’a un super documentaire sur Gainsbourg, très bien construit, L’homme qui aimait les femmes.

J’actualiserai juste ici les meilleures vidéos (enfin celles que je préfère). Il a quand même eu les plus belles femmes, et il les a souvent magnifiées.

Brigitte Bardot. Elle – à l’époque – je l’aurais mise dans mon lit. Oui oui oui.

France Gall, Poupée de cire, Poupée de son.
Isabelle Adjani. Ohio. J’adorais cette chanson.
Anna Karina. Sous le soleil exactement.
Bon Jane Birkin c’est moins ma cup of tea. Elle est touchante quand elle a 20 ans, mais elle a quand même des tics agaçants.
Même s’il lui a écrit des chansons magnifiques.
Ouahla, on l’a le point commun, entre Serge et moi. Pudiques ET exhibitionnistes.
Le documentaire se clôt sur une chanson que j’aime énormément, Boomerang, interprétée par Daho et Dany.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur …

… moi, sans jamais oser le demander.

Bah, encore une application ouèbe nombriliste et inutile me direz vous, et je ne vous donnerais pas tout à fait tort. Mais je l’ai vue chez les twitteux, et je l’ai trouvée rigolote, donc vous pouvez y aller tranquille, il y a même une fonction anonymat.

Quant à mes réponses …. je les formulerais avec autant de précision et de sincérité qu’impliqueront les questions.

Enjoy les curieux / les voyeurs / les exhibs.

Heureuses les femmes du Nevada ?

La nouvelle ne vous aura pas échappé (c’est vrai, c’est pas comme s’il y avait d’autres sujets d’actualité notables ces derniers jours, hein), le Nevada a autorisé l’ouverture du premier bordel à destination des femmes. Peuplé d’hommes donc (enfin, après vérification, pour l’instant ils n’en ont recruté qu’un pour satisfaire ces dames).

C’est une question sur laquelle il faudrait que je m’épanche un jour … vous remarquez, je fais souvent le coup, j’effleure les sujets, en disant que je vais y revenir, mais en fait non, je le fais jamais, je suis une bloguallumeuseje. Donc, en un mot comme en cent, je suis favorable à l’exercice d’une prostitution réglementée. Bonjour le pavé dans la mare. Allez y, lancez les caillous.

La situation de la France (et de bien d’autres pays) m’a toujours parue d’une hypocrisie crasse. Il est certain que le plus vieux métier du monde a encore de beaux jours devant lui, et s’il existe, c’est qu’il rend service à certaines franges bien spécifiques de la population. Surtout, sans même aller discuter de la légitimité de la profession, le cadre dans lequel elle est contrainte de s’exercer en France me choque profondément. Que l’on poursuive les prostitué(e)s, rarement leurs maquereaux (un peu leurs clients), que l’on taxe leurs revenus sans leur faire bénéficier d’un cadre légal d’exercice, sont autant de rouages d’un système qui me choque beaucoup.

L’ouverture de maisons closes (c’est intéressant comme formule) n’est peut être pas la panacée, pour autant, je suis curieuse de savoir ce qu’elle va donner dans l’Etat du Nevada, surtout en s’adressant à un public féminin (parce que les maisons closes sont autorisées depuis longtemps dans cet Etat).

Agnès émet quelques doutes sur ce « lancement » auprès d’une cible féminine, prenant la mesure des échecs passés dans son post. Si vous vous aller jeter un coup d’oeil à la marchandise déjà disponible, c’est par là. Et là aussi. A titre personnel, je n’ai pas eu l’occasion de m’interroger sur un possible recours à des amours tarifées (enfin, du moins l’Epoux ne m’a jamais facturé).

Par contre, j’ai eu l’occasion d’être choquée par la « consommation » de prostituées (en Europe, et en Amérique du sud), par des hommes de 20 / 25 ans, éduqués et argentés, issus de mon entourage. Je me suis surprise à penser « tiens, mais quelle idée ils ont eu d’aller aux putes, il leur suffirait de draguer en boîte pour lever une minette sans trop de difficulté » (ce qui est aussi l’argument dans le post d’Agnès : les femmes préfèrent séduire pour arriver à leurs fins, plutôt que de payer). Et effectivement, pour moi la prostitution, dans mon « imaginaire », c’est avant tout un recours pour ceux qui ne peuvent avoir au marché de la séduction, pour diverses raisons (je pense aux handicapés, mais aussi à des personnes isolées, sans lien social, ne parlant pas la langue du pays où ils se trouvent, ou âgées, ou physiquement pas aidées, etc.). C’est à ce titre là que je juge donc que le métier de travailleur du sexe est d’utilité publique.

Au fil du temps, en écoutant certains « consommateurs » (pas que j’en connaisse tant que ça dans mon entourage, mais j’ai aussi lu pas mal à ce popos), j’en suis venue à me demander s’il n’est finalement pas plus honnête de pratiquer du sexe tarifé, à vocation « hygiénique », plutôt que d’utiliser des moyens détournés (la séduction), pour finalement en tirer le même type de bénéfice (du cul du cul du cul). En disant cela j’avance sur des oeufs, parce que le raccourci est vite fait, de me faire dire qu’en gros si on a juste envie de tirer un coup, autant payer.

J’ai parfaitement conscience que deux personnes peuvent pratiquer du sexe à vocation uniquement récréative, sans que l’une des deux parties ne sente lésée, oui oui. C’est d’ailleurs une pratique très courante chez une partie de la population gay, via les bars, saunas, sites de rencontres. Je suis d’ailleurs toujours impressionnée par leur capacité à faire la part des choses, entre le cul et la séduction, les rapports amoureux, là où nous nous embourbons souvent dans un mélange des genres teinté d’une bonne part d’hypocrisie.

Tout cela évolue beaucoup, et je sais que les rapports hétérosexuels se construisent de plus en plus comme cela, en séparant les genres, même si j’ai le sentiment que c’est une règle bien mieux assimilée par les messieurs que par les dames. Qu’on vienne pas encore me taxer de mysandrie hein. Petit exemple que vous connaissez tous : pourquoi autant de gars pipeautent leur profil Meetic ou autres, en disant qu’ils recherchent l’âme soeur, alors qu’ils veulent juste tirer un coup ? parce qu’ils savent pertinamment qu’ils attireront plus le chaland avec un profil orthodoxe de mari potentiel qu’avec celui qui a clairement écrit braguette sur le front.

Bref, je m’égare un peu, il reste que le débat est probablement pas adulte par chez nous. Une partie s’arqueboute (avec des raisons valables) sur les questions d’exploitation des personnes, de violences faites aux femmes, et ne permet pas d’envisager le commerce du sexe comme un commerce comme un autre, alors même que des gadgets érotiques, des publications diverses (bouquins, vidéos) à caractére pornographique, sont en vente libre. Pourquoi n’aurait pas t on le droit de vendre un rapport sexuel ? j’avoue que la question m’échappe, une fois résolue la question du libre consentement, du droit à choisir ses clients, les conditions et les limites de l’exercice.

Sinon pour ceux que le débat intéresse, je consulte aussi le site iprostitution (j’ai de saines lectures, je sais). Si vous connaissez d’autres sources (sérieuses, parce que si c’est juste pour jouer avec la veuve poignet, ça compte pas), n’hésitez pas à faire partager.

« Un léger passage à vide » – Nicolas Rey

Longtemps, j’ai été in love de Nicolas Rey. Je l’écoutais, le regardait à la télé, lisais ses romans.

Dans le prisme déformant de la lucarne, je n’ai pas vu qu’il n’allait pas bien (en même temps, je suis pas sa mère hein), même si effectivement, il avait l’air parfois un peu bouffi, mal peigné, à côté de ses pompes.

Dans « Un léger passage à vide » (au Dilettante Diable Vauvert, l’édition qui a comme symbole un petit diable griffonné avec le service 3 pièces qui pend, c’est très distingué), il raconte sa descente dans l’alcool, la coke, les médocs, et comment il en est sorti, abîmé, et pour l’amour de son fils.

Résumé comme cela, c’est pas grand chose. Du sous Breat Easton Ellis à la française, un cousin proche de Beigbeder (que j’aime beaucoup aussi). Mon père (ancien prof de lettres classiques) plisse toujours du nez devant le roman français contemporain, sa tendance à l’auto fiction molle et complaisante. Peut être a t il un peu raison, mais ce roman de Nicolas Rey est vraiment touchant. Je me retrouve beaucoup dans ce qu’il dit sur l’amour, la vie, les enfants. L’élégance et la légereté, deux principes dont je trouve qu’il faut s’inspirer.

Bref, je vous le recommande, chaudement.

(Et coke ou pas, il a de beaux restes le Rey.)

(J’aime beaucoup.)

Carton rouge Audrey (Pulvar) !

Les « croisements fertiles » (AKA histoires de fesses, d’amour) entre politiciens et journalistes sont monnaie courante sous nos cieux démocratiques. Cela ne date pas d’hier non plus. Ockrent-Kouchner sévissent de longue date, DSK-Sinclair, Borloo-Schonberg, Drucker-Baroin, chaque année de nouveaux se font et se défont.

Le dernier en date donc, Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg.

Audrey bordel ! Pourquoi ?!

La classe politique française étant majoritairement masculine, ce sont souvent des journalistes femmes qui sont concernées, mais je ne doute pas que si la parité existait en politique (voeu pieux), de nombreux journalistes hommes passeraient du temps sous la couette avec ces dames. Là n’est pas la question.

Il y a quelques années, je me suis impliquée dans l’association des anciens élèves de mon école, l’IEP de Lyon (on peut dire Sciences Po Lyon, mais les puristes me tanceront, il n’y a qu’un Sciences Po, c’est Paris, vieux débat ….). Ce fut l’occasion de m’entretenir avec des « anciennes » vraiement anciennes, l’Institut existant à Lyon depuis 1948.

Je me souviens d’une conversation avec une charmante dame d’une soixantaine d’années qui m’avait expliqué qu’à l’époque, faire des études supérieures pour une femme était effectivement quelque chose de rare et de remarquable. Pour autant, elle soulignait que si ces jeunes filles étaient très fières d’accéder à ce niveau de qualification, il fallait par ailleurs bien reconnaître que dans la plupart des cas l’objectif de cet investissement académique n’était pas d’accéder à un métier et une carrière professionnelle …. mais de se trouver un mari, et si possible pas trop nigaud. Comme elle me le racontait, autant accéder directement aux lieux où ces spécimens s’égayaient, et leur mettre le grapin dessus sur place. Ce qui est effectivement loin d’être con. Et ce qui expliquait que l’on retrouve dans les générations nous précédant des femmes très bien éduquées, multi-diplômées, mais ayant rapidement stoppé leur carrière professionnelle, une fois la descendance arrivée. Elles n’en tiraient pas d’acrimonie particulière, tout cela faisant partie d’un choix raisonné. Et la dame de me faire remarquer qu’accessoirement, même si elle n’avait pas eu la carrière professionnelle de son mari, elle avait le même niveau de formation, de compétences, le même cercle d’amis, et qu’il était ainsi possible d’être sur un pied d’égalité sociale. Donc acte. Ce n’est que la génération suivante (à partir des années 70), qui a choisi de faire des études ET de mener les carrières professionnelles en découlant.

Cet aparté pour en venir où, avec mes femmes journalistes, et Audrey, merveilleuse Audrey ? Autant je peux comprendre les calculs de ces dames dans les années 50 / 60, qui préféraient avoir un bon mari plutôt qu’une bonne carrière professionnelle, autant je ne comprends pas comment ces femmes journalistes, compétentes, qui généralement en ont bavé pour arriver à des postes intéressants, se plombent toutes seules en se mettant en couple avec des hommes politiques. Parce qu’à mes yeux, il est évident qu’une journaliste politique perd quasi toute crédibilité dans l’exercice quotidien de son activité quand elle se met à coucher / se marier / faire des enfants avec l’un d’entre eux. Pour une Ockrent qui a réussi à peu près à tenir la corde (et encore, à quel prix), toutes les autres ont fini par mettre leur carrière professionnelle entre parenthèses (Sinclair), ou se sont faites sortir (Schonberg).

Je me doute qu’Audrey Pulvar (que j’ai toujours admiré pour sa pugnacité et justement son intégrité en tant que journaliste politique) n’a pas choisi de tomber dans les bras de Montebourg (qui ne vaut pas mon Lolo Wauquiez, mais qui est pas vilain non plus). Le coeur a ses raisons, bla bla bla. Et que c’est souvent sur son lieu de travail qu’on rencontre son conjoint. Mais quand même, merde. Encore une femme qui n’aura pas la carrière professionnelle qu’elle mérite parce qu’elle aura fait passer le coeur (ou le cul si ça se trouve) avant. Et on sait qu’en la matière les hommes commettent rarement ce genre d’erreurs.

Petit conte de la mysoginie ordinaire (le retour)

(et hommage à Eric Rhommer, tous ces films merveilleux, devant lesquels … je me suis systématiquement endormie … :))

Je me plais à narrer ces petits épisodes de la vie quotidienne, ceux où on te ramène à ta condition de femme (voir ici et ici, pour les plus récents).

La semaine dernière, j’ai oublié mon badge d’accès à la tour où je bosse, je me présente donc le matin avec ma pièce d’identité à l’accueil, où me reçoit une charmante hôtesse d’accueil de genre masculin. On dit stewart aussi ? Il prend ma carte d’identité, la range sous mes yeux dans une boîte, et me tend un badge.

Le soir, au moment de récupérer ma pièce d’identité, le même préposé à l’accueil de genre masculin me demande mon nom de famille afin de récupérer mon document dans le classeur.

Moi : La Loute.

Fouille.

Lui : je trouve pas à La Loute, y’a rien.

Moi : ah. Pourtant c’est bien à vous que je l’ai confié ce matin.

Fouille. Fouille. Fouille.

Lui : non rien. Vous avez pas un autre nom ?

Les yeux ronds comme des billes.

Moi : ah ben non, je suis née La Loute. Je vais mourir La Loute, j’en ai bien qu’un j’en suis certaine.

Heureusement que je me souviens alors que j’ai un nom de femme mariée.

En soupirant : ben cherchez à L’Epoux alors.

Lui, triomphant, en dégainant ma pièce d’identité : aaah ben vous voyez, vous vous appelez L’Epoux !

Moi, légèrement exaspérée : non jeune con homme, c’est mon nom d’épouse, qu’en l’occurrence je ne porte pas, mais qui en plus n’est pas mon nom. Ca peut être un nom d’usage, pour celles qui veulent porter leur nom de leur mari, mais moi, j’ai passé 26 ans à m’appeler La Loute avant de me marier, et je compte bien que cela reste ainsi. Est ce que vous appelle mademoiselle l’hôtesse d’accueil bordel ?

Y’a du boulot les gens, y’a du boulot.

Qui a dit que le féminisme était un combat d’arrière garde ?

Bliss, roulez-y *

(* Quand je lis mes titres de notes, on sait pourquoi je ne suis pas publicitaire hein.)

Je suis grande fan de Drew Barrymore, je trouve le personnage attachant, l’actrice sincère, et son physique très …. appétissant. Quand j’ai vu les extraits de Bliss, son premier film avec Ellen Page (celle qui m’a fait pleurer comme une fontaine dans Juno), je savais que j’en serais. Ce fut chose faite hier soir.

Bliss, c’est le film de filles par essence. Et de filles au sens noble du terme. Comme Virgin Suicides, dans la veine dépressive, ou Coyote Girls, dans la veine roublarde, oui je mets les deux films sur un pied d’égalité, même pas peur. On est émues d’y retrouver nos tics, nos troubles et nos tocs, mis en scène avec finesse et surtout avec empathie. On se retrouve (en tous cas moi) dans ces filles drôles, déterminées, frondeuses, et tout à la fois fragiles, hésitantes, amoureuses, complexées, contradictoires quoi.

Le film n’a pas de grande prétention (le scénario tient sur un post-it), et ne concourt pas aux Oscars, il est juste fait avec sincérité et un vrai amour des ses personnages. En dehors d’Ellen Page, on y retrouve Juliette Lewis, de plus en plus plate mais toujours aussi électrique, et Drew Barrymore dans un rôle un peu secondaire mais percutant. La place laissée aux hommes n’est pas négligeable, mais on va dire qu’ils n’ont pas vraiment le beau rôle, par contre ils sont très attachants (le coach et le père de Bliss notamment, sont mythiques).

La bande-annonce est ici.

Roulez-y !

Faire son marché

Alors, pendant que tombe la neige (et présentement, à Lyon, ça tombe dru, j’ai carrément bien fait de ressortir aujourd’hui les escarpins et les collants panthère, c’est juste parfait), si on se réchauffait le coeur le fond de la culotte ?

Parce que la parité c’est aussi ça, on élit Mister France. Le 28 janvier à Tahiti, nous dit Têtu (repéré via Embruns). (Si on se retrouvait tous pour une soirée de live blogging devant NRJ 12, ça nous préparera au retour prochain de la NS ?)

La Mme Fontenay de ces messieurs, Rachel Quesney, ancienne formatrice d’hôtesses, est, apprend t on sur le site, une business woman avisée, qui « a déjà l’intuition que l’homme peut devenir un marché ». Comme cela est joliment dit. L’homme est donc une barbaque comme une autre, c’est bien, la parité est bien là, nous voilà rassurées.

Personnellement, je trouve Mister Limousin pas mal. Connaissant très bien cette belle région, je déplore de ne pas l’avoir croisé dans les rues de Limoges ou sur le plateau de Millevaches.

Je crois toutefois que je donnerais bien ma voix (et ma culotte la plus affriolante), à Mister Normandie.

Tahiti, c’est de toutes manières ma prochaine cible professionnelle. Certaine qu’il y a tout un tas de trucs sympas à développer économiquement par là bas.

A très vite les garçons !

(Je me demande si le cahier des charges des Mister France comprend l’épilation intégrale du torse. Cette absence généralisée de poils, c’est tout de même louche. Et ça manque. Quitte à me répéter : la virilité c’est beau, ça plait aux filles, et ça induit – en dehors d’un pénis vigoureux et motivé – la présence de signes de virilité comme le sont LES POILS. Sinon on dirait un garçonnet. Pas un homme.)

(La moustache ou la barbe est un plus très appréciable. Souvenez vous de Jesse Hugues. Oui ça pique, c’est vrai, mais il n’y a rien de plus plaisant que de se réveiller avec le visage légèrement abrasé par une nuit passée à se frotter contre un homme

Tout fout le camp.

Apprendre la même semaine la mort de Philippe Seguin et que le point G n’existe pas, tout en réintégrant un baromètre en-dessous de 0 après 9 jours à 30°, c’est moche.

Soyons pragmatiques, pour Seguin, pas grand chose à faire. La grande faucheuse aura raison de nous tous, tôt ou tard (mais mieux tard que tôt, hein). RIP.

Pour le thermomètre, pareil. Et la perspective pourra être bientôt corrigée par quelques prochaines pérégrinations du côté de l’Océan Indien, rapport au fait que j’ai gagné une mission à réaliser entre janvier et avril … à St Denis de la Réunion.

Hé hé hé (oui je sais j’ai le cul bordé de nouilles comme le dit élégamment un bon ami, mais je vous rappelle aussi que j’ai des missions aussi à Limoges, alors bon, ça réequilibre juste les chakras). L’avantage, c’est que je ne suis pas Cécile Duflot (mais j’irais bien aux Maldives, moi aussi ….), et personne vient m’emmerder avec mon bilan carbone, qui je le consent, doit être calamiteux, compte tenu du nombre de voyages en avion que je fais chaque année. En moyenne un long courrier tous les mois, et deux moyens courriers, ça doit faire du mal à la planète, j’en suis désolée.

Alors par contre, il semblerait que pendant que je me dorais la couenne à Maurice, une étude (soit disant scientifique) a révelé que le point G n’existerait pas. Agnès n’est pas d’accord (mais je peux pas lire sa prose avant ce soir, ça passe pas le filtre au boulot). Moi non plus, bordel. C’est en zappant chez Taddei mardi soir que j’ai découvert cela. Taddei, cette grande asperge indolente qui m’insupporte, se gausait de Martin Veyron, auteur de bédé que j’aime beaucoup, trop rare, et qui a beaucoup parlé sexualité dans les années 80, et notamment du fameux point G dans Amour propre (ne le reste jamais très longtemps). Le hasard faisant bien les choses, il sort justement une bédé Blessure d’amour propre, qui actualise cette vision (faut que je me l’achète).

(Petit apparté, Martin Veyron a quand même plus de choune que ce pauvre Jospin, qui va bien foirer son come back à cause de Seguin. C’est moche de se faire damer le pion par un mort. Ce matin il m’a presque fait de la peine sur Inter. Je pense qu’il n’a pas eu la carrière qu’il méritait, mais en plus, il est poissard.)

Bref, il semblerait que cette étude soit plutôt contestable sur le fond, mais bien entendu, les médias s’empressent de la relayer, le cul ça fait toujours parler, et au passage, si on peut dédouaner l’homme de rechercher les moyens de donner un peu de plaisir à la femme, on va pas s’en priver.

Non je suis pas partiale. Mais comme le rappele Dolto (via les Inrocks), le point G, c’est un peu où chaque femme le voit : « Le bout du nez aussi est une sorte de point G, peut-être G prime. » Le plaisir n’est pas qu’une question anatomique, avait-t-elle rappelé.  Pour autant, « Je pense que c’est intéressant parce que cela permet aux gens de chercher leur géographie ensemble. C’est déjà quelques chose, on leur dit : il y a quelque chose à chercher. »

Allez, une résolution 2010 de plus les vilains. Cherchons, ENSEMBLE (oui parce qu’on peut aider, nous savons être serviables quand nos intérêts vitaux sont en jeu.)