Benchmark & analyse comparative

Le kiff universel de TOUS mes clients, c’est le benchmark.

Dans 70 % des cas, je sais que mes clients me choissisent (la feurme et moi) parce que j’ai travaillé pour leurs concurrents, ou pour des structures auxquelles ils aimeraient se comparer, se mesurer, suplanter.

Dans 99 % de mes missions, il y a toujours un moment où l’inévitable question tombe « mais EUX, ils font comment ? »

Dans 100 % des cas, la valse est là même. Leur raconter, sans trop leur en dire (parce que sinon, le respect de la confidentialité, il est où ? oui dans mon cul, d’accord). Et puis finalement, palabrer pour arriver à leur faire comprendre quelques évidences (pour moi).

1. Il n’y a pas de cas exemplaires, il n’y a que des quelques pratiques, la conjonction, au bon moment et au bon endroit, des bonnes personnes qui mettent en oeuvre des solutions rationnelles. Point barre.

2. Il n’y a pas de recettes miracles. Il n’y a pas d’Eden, il n’y a que des compromis bien tolérés par ceux qui les ont mis en place.

Oué, je sais faire rêver mes clients, je sais.

Pour autant, il est rigolo de constater que ces principes de bon sens, que je mets en oeuvre strictement dans le cadre du travail, je suis bien incapable de les appliquer à ma vie quotidienne. Et dès que j’ai l’occasion, je ne peux pas m’en empêcher, je compare. Je m’en rends d’autant plus compte quand je suis en déplacement toute seule, et que j’ai du temps pour observer mes pairs autour de moi, dans les rues, au restaurant. 

Je regarde dans la rue les filles, celles qui sont bien habillées (mieux que moi), celles qui sont plus minces, celles qui sont plus souriantes, celles qui font plus tourner les yeux. C’est compulsif.

Dans les restaurants, je demande toujours à m’installer entre plusieurs tables, plutôt que dans un coin isolé. J’ouvre grand mes oreilles, mes yeux, et je regarde les couples dans l’intimité de leur repas (oui je sais, je suis une vilaine voyeuse). Comment ils se regardent (pas, plus). Comment ils se parlent (mal). Les sujets de conversation (insipides). Les comportements fortement sexués (la fille pénible, le mec distant / blasé / pas attentif).

En termes d’analyse, j’en tire souvent les mêmes genres de conclusions.

Très optimistes.

1. Les filles sont vraiment des boulets, des chieuses castratrices, souvent en train de sermoner leurs mecs comme si c’étaient leurs mômes (mon dieu, j’espère que je ne suis pas comme ça).

2. Les mecs sont vraiment des tanches, manquant complètement d’écoute et de nuance, tombant dans tous les pièges tendus par les boulets citées plus haut.

Ca me rend foutrement philosophe, non, tous ces repas en solo au restau non ?

Non ?

Tant pis.

A part ça, je vous propose la chanson pourrie du jour (quand je vous dis qu’ils ne passent que des vieux nanards). Francis Cabrel, Un samedi soir sur la Terre.


Francis CABREL.Samedi Soir Sur La Terre

3 réponses sur “Benchmark & analyse comparative”

  1. J’appelle le point 1, la contingence. Quant au point 2, il y a aussi ce que certain nomment la friction : l’écart entre ce qui est prévu et ce qui est obtenu au final.

    C’est toujours intéressant dans un projet de trouver ceux qui ont réellement le pouvoir sans oublier ceux mettront des bâtons dans les roues.

  2. J’étais comme ça, à faire la mère avec un ex… après la rupture, j’ai compris, j’ai avancé, et je ne sermonne plus (sauf pour les trucs vraiment essentiels de chez essentiels : ferme ta bouche quand tu manges… ou laisse tomber la banane, c’est over ringard !), et qu’est-ce que c’est plus agréable de ne pas se prendre la tête sur les défauts de l’autre !

    En ce moment, tu t’amuserais si tu étais à côté de moi : on parle bcp de sexe avec mon copain, c’est très sympa !

    Mais moi aussi j’écoute TOUJOURS mes voisins… impossible de rester concentrée sur ma table seulement !

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