Pour en finir avec la chatte ?

Je reviens ici sur le débat suscité à propos de mon post sur la sexualité et la pilosité, ici.

(Oui, quand il y a 5 commentaires, sur ce blog, ça s’appelle un débat :))

Non (Tania), je ne réduis pas les femmes très épilées à des hardeuses. Tout comme il ne faut pas considérer les adeptes de la touffe nature pour des babas rétrogrades au progrès. Je sais bien (pour l’avoir expérimenté, ça, ainsi que les affres gratouilleurs de la repousse !) que les sensations que l’on a avec un sexe épilé sont fort différentes que celles que l’on peut avoir avec des poils. Ce qui me chagrine, c’est la normalisation de l’épilation, d’un point de vue social. Si tu ne veux pas déroger à la norme, aux usages de la bien-baisance (je reviendrais sur ce concept de Pascal Bruckner), une femme doit être parfaitement lisse, épilée. Comme le dit Maia, « maintenant on s’épile et le sexe féminin se limite à la vulve elle-même. Le pubis est sorti du champ du sexe. » Il y a pour moi quelque chose de malsain, ou du moins de a-normal avec cette mode de l’épilation à tout crin (si je puis dire). Et qui tend effectivement à rendre la femme androgyne, asexuée.

Oui (Kinky), les femmes sont bien dans la servitude volontaire, et devancent l’appel du tyran, en se prêtant par anticipation à ce qu’elles pensent être ce que l’on attend d’elle, socialement, et cela vaut je pense en matière de sexualité. Le contrôle de la silhouette et la pilosité faisant partie de cette tendance. En fonction des âges de la vie, il est plus ou moins aisé de s’extraire de cette servitude.
A l’adolescence, ou on est dans la rebellion (cas rares) ou dans l’ultraconformisme, surtout ne pas déroger à la norme, ne pas passer pour « différent » aux yeux de ses congénères. C’est comme ça qu’on se retrouve, filles et gars, à singer maladroitement les films de cul visionnés en douce (cf le très bon Destricted). Et à considérer qu’une femme doit se faire éjaculer sur les bajoues dans la joie et l’alégresse (amen).
Ensuite, au gré de rencontres plus ou moins épanouissantes, on va se forger une sexualité propre, des goûts et des dégoûts, pour peu qu’on aie eu l’occasion de pratiquer. Mais finalement, je pense qu’il faut bien un minimum d’expérience et surtout de confiance en soi pour arriver à vivre une sexualité épanouie (le vieux plaidoyer pro-domo que je suis en train de brosser mine de rien). Et notamment, donc, considérer que sa chatte a le droit de vivre (relativement) poilue.

Si je peux dériver un peu (hein que je peux ?), je précise encore qu’il faut être assez subtile en tant que femme dans l’affirmation de soi en matière de sexualité (un vrai souci pour moi, la subtilité). Car soyons clairs, dans la valorisation actuelle des profils MILF / cougars, il y a cette assimilation de la femme « mûre » à la domination voire à la castration. Pour les petits jeunes avec peu d’expérience (les lapins de Kinky), c’est l’aubaine, d’être pris en main (ah ah) par une femme expérimentée. Pour les hommes, une femme trop affirmée sexuellement, j’ai l’impression que c’est généralement plutôt vécu / perçu comme une contrainte, voire un repoussoir du désir.

Je vous vois déjà lever les bras, là bas au fond, et hululer que je ne fais là que véhiculer des clichés. Il n’empêche (et puis j’aime les clichés). J’ai suffisamment de témoignages et de lectures pour en être convaincue : la sexualité de la femme s’établit dans le cadre (limitatif) des conventions qui ont été définies par les hommes, et l’épilation en fait partie. Tout comme 95% de la pornographie. Bien sûr, ne poussons pas le bouchon, la sexualité a évolué ces 2.000 dernières années. Un peu (on ne vient plus nous tirer par la tresse au fond de la grotte pour nos honorer brutalement). Mais pour revenir à mon mirage de la sexualité des années 70′, il me semble qu’en la matière, on (les femmes) a reperdu du terrain, au bénéfice du modèle porno-straight anglosaxon. L’avènement de la pilule signifiait pouvoir développer une sexualité épanouie et strictement récréative, sans la sourde angoisse de devenir mère suite à un coup d’un soir (Benoite Groult en parle très bien dans Ainsi soit elle). Pourtant, 40 ans après, même si l’on est maîtresses de notre fécondité, il reste que je trouve que l’on est trop peu actrices de notre sexualité. Et ce pas est tant à franchir je pense pour les hommes que pour les femmes. Cela passe, je pense, par accepter les « qualités » intrinsèques de notre nature de femme, dont une chatte. Avec du poil dessus. Et autour. Et qui procure du plaisir.

24 réponses sur “Pour en finir avec la chatte ?”

  1. Sur l’ensemble du post, pas de souci, je suis tout-à-fait d’accord. Seulement, je commente rarement pour dire que je suis d’accord.

    Il y a en effet un point sur lequel j’ai tiqué. Ceci :
    « la sexualité de la femme s’établit dans le cadre (limitatif) des conventions qui ont été définies par les hommes ».
    Je doute que seuls les hommes ont posé ces barrières. Ainsi, qui a eu en premier l’idée de s’épiler le maillot ? Le mec qui bandait comme un fou en apercevant les trois poils qui dépassaient ou la femme dans la maillot qui se sentait devenir le centre d’intérêt de tout un tas de poilus bedonnant en caleçon ?
    L’exemple n’est pas forcément le meilleur et au final, ça ne change rien à l’affaire, mais je pense que l’homme est loin d’être le seul à imposer la mode.

  2. Ma lecture avait plutôt bien commencée. Moi, qu’il y ait des poils, je m’en fout un peu (pourvu que la femme qui est au bout m’intéresse). Et je comprend mal que certaines s’infligent un calvaire dans un but purement esthétique (d’autant plus que je trouve qu’un pubis poilu est plus joli, plus « habillé »).

    Je ferai le même reproche qu’à Maïa en fait. Certaines de vos affirmations me laissent perplexe car trop décalées par rapport à des situations souvent plus complexes:

    « Pour les hommes, une femme trop affirmée sexuellement, j’ai l’impression que c’est généralement plutôt vécu / perçu comme une contrainte, voire un repoussoir du désir ». Là, j’avoue que je m’interroge parce que je ne partage pas du tout ce point de vue. Peut-être que certains se vivent comme des chasseurs… Les femmes n’ont qu’à les éviter.

    « la sexualité de la femme s’établit dans le cadre (limitatif) des conventions qui ont été définies par les hommes, et l’épilation en fait partie ». Pourtant dans ces films pornos qui sont censés reproduire les conventions masculines, la plupart des hommes sont également épilés. En outre, je pense les hommes subissent autant de contraintes que les femmes en matière de sexualité.

    Aussi, je suis d’accord avec vous sur un point, il faut que nous soyons, femmes et hommes, plus acteurs de notre sexualité.

  3. C’est pas un cliché, une femme trop affirmée sexuellement c’est pas tant un repoussoir, c’est aussi la mettre dans la case chaudasse. C’est pratique quand c’est une maitresse ou une rencontre de passage, mais au quotidien ça castre, ça dévirilise le mec…
    Ils sont peu à assumer
    (et personne ne me prouvera le contraire) (la vieille qui parle)

    Et de toute façon tout le monde ne peut pas s’empêcher de mettre les gens dans des cases, ça rassure, c’est comme ça.

    Pour les poils, je suis désolé mais en 10 ans ça a changé… en même temps que les films de cul.
    Je peux pas croire qu’il n’y ait pas une relation de cause à effet.
    Et puis toutes les filles ont un discours flippant à ce sujet, elles te disent à 90 % que c’est plus « propre » plus net. Donc, t’es qu’une crade babeloche si tu les laisse quoi..
    (cette notion de sale et de propre dans la sexualité a encore de beaux restes)

    (Pfff tu me redonne envie d’écrire sasa, t’es chiante…) 😉

  4. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec votre constat concernant le contrôle de la pilosité et de la silhouette (le mot « servitude » me parait bien excessif). Le problème est me semble-t-il mal posé. C’est un phénomène sociétal (inquiétant par certains aspects) auquel nous sommes tous soumis, hommes et femmes. C’est bien plus profond et complexe que l’affirmation selon laquelle les femmes seraient obligées de se conformer aux désirs des hommes. La publicité et la presse féminine par exemple exercent une pression permanente sur la femme. Il y a un tel écart entre les femmes telles que les hommes les aiment et les femmes telles qu’elles sont glorifiées dans les pubs et las magazines. Et puis même si elle est sans doute moins forte, la pression existe aussi pour les hommes. Pour ce qui est de la pilosité puisque c’est le point de départ, une très large majorité de femmes aujourd’hui exigent de leurs partenaires un sexe glabre. La question est évidemment de savoir si c’est une préférence réelle ou un conformisme.

    Je ne suis pas d’accord avec vous sur votre vision de l’adolescence. A l’adolescence on est à la fois dans la rébellion ET le conformisme. On se rebelle mais en faisant tout comme ses ami(e)s. Une rébellion de masse. Conformiste. Par contre sur l’influence du porno, je suis à 100% d’accord. Il forme les goûts et les attitudes pour un résultat désastreux.

    Votre vision du phénomène des Milfs/cougars me semble bien pessimiste et finalement très conservatrice. Il est vrai qu’il y a cette dimension fantasme de la prise en main (mon texte portait sur cette vision adolescente un peu naïve) mais de tous temps il a été dans l’ordre des choses que les jeunes femmes fassent leur apprentissage de la sexualité et de la vie auprès d’hommes plus âgés qu’elles. Cela n’a jamais choqué personne. Pourquoi l’inverse serait-il choquant ? Je ne crois pas que les jeunes filles rêvent d’être initiées par un puceau de leur âge. Et si un quadra/quinqua peut se divertir en flirtant avec des jeunes femmes qui pourraient être leur fille pourquoi la femme n’aurait-elle pas le droit elle aussi à consommer des hommes jeunes ? Ce qui m’étonne c’est que vous semblez illustrer vos propos selon lesquels les hommes auraient peur des femmes libérées par mon texte. Il est vrai que certains hommes en ont peur face à une femme trop libre et trop entreprenante mais c’est une bizarrerie que je ne comprends pas plus que vous.

  5. Euh ben déjà je suis un mec donc pas forcément le mieux placé pour parler de ce sujet. Mais il me semble que pour devenir actrice de sa sexualité, les femmes doivent s’accepter comme elles sont, avec une chatte, qui donne du plaisir. Qu’elle soit poilue ou pas importe peu au final. Je me trompe?
    P.S : moi je préfère les sexes poilus mais pas non plus à l’extrême (en fait j’aime pas les extrêmes)

  6. Je suis d’accord avec l’essentiel de ton billet si ce n’est que certaines conventions établies par les hommes correspondent à ce qu’ils croient que les femmes attendent d’eux d’après ce qu’elles expriment dans leurs comportements ou dans les codes qu’elles semblent utiliser (rapports à la beauté et à la jeunesse, besoin d’un partenaire imposant sa force, besoin d’écoute,…). Attention: j’ai bien écrit « croient ».

  7. Sur le poil, mes yeux et ma langue ont des avis contraires 😉

    Sur le fond, coller à la norme c’est avoir peur de ne pas être accepté, se standardiser comme un produit. Et une sexualité sans accepter l’autre, dans son individualité, c’est un peu baiser tout seul non ?

  8. Coucou,
    je trouve que tu as une vision guerrière et complexe d’un sujet annodin, c’est comme si tu parlais de la coupe de cheveu : femme cheveux longs / hommes cheveux courts. Concernant la teub et la chatte, chacun fait bien comme il veut sans doute en fonction d’un environnement sociétal/mode. Mais puisque c’est une mode, ça passera sans doute à autre chose plus tard.

    Par ailleurs et d’une manière plus fondamentale, il me semble que le sujet ne se pose pas dans les mêmes termes si la femme en question est célibataire ou en couple stable. En couple, tu es dans une phase perpetuelle de construction de ton plaisir et celui de ton partenaire (en théorie et quand tout se passe dans le respect de l’autre). Si alors, arrive la question de la pilosité, la réponse est concertée, que ça concerne l’homme ou la femme. Du coup, peut-on parler de soumission à une norme s’il y a concertation ?

    ensuite, si la femme (ou finalement l’homme) est célibataire, alors il/elle cherche, il/elle est dans une phase de conquête du plaisir. C’est la loi de la nature. Il/elle se met donc de manière darwiniste dans les meilleures dispositions pour séduire, pour conquérir. S’il/ou elle pense qu’être épilé pourra l’aider à finir de séduire son partenaire, alors il/elle le fait. Le conformisme peut alors jouer évidemment, mais en aucun cas il ne s’agit d’un problème uniquement féminin et donc d’une soumission de la femme à la volonté d’hommes.

    tchou

    PS : t’es là pour la nouvelle star ce soir (histoire de parler de trucs importants)

  9. @ kyp : je crains que la normalisation soit bien masculine => ce ne sont pas les femmes qui réalisent les pornos et dictent ainsi la mode …

    @ alleluia : mais oui, j’en suis persuadée, l’homme se considère encore souvent comme un chasseur.
    Par contre, je te rejoins, je suis bien certaine que la pornographie fait aussi des dégâts sur la libido masculine, et que pleins d’ados se voient bêtement rejetés par des donzelles qui sont persuadées qu’il n’y a que la taille qui compte (alors qu’il y a aussi la circonférence, ah aaah)

    @ charl : mais ma grande ! où tu étais passée ?

    @ kinky : ok, on est d’accord, le conformisme est aussi exigé des mecs. Pour ce qui est du phénomène MILF / cougars, effectivement, rien de neuf sous le soleil. Mais pour ma part, je ne m’en plains pas, c’est tout bénéf pour moi !

    @ Matth : on est d’accord 🙂

    @ Serge : merci pour le lien, je connais pas ce magazine,

    @ Galstar : je croive que j’ai pas tout compris :p

    @ Fred : hé hé hé <3

    @ labriss : bah oui, rien à voir si on est en couple, là y'a forcément une attention particulière portée au désir de son partenaire, quand on apprend à le connaître. Mais en amont, quand on est dans la phase de séduction, tu le dis toi même => conformisme => tout épilé. (Filles et gars.)

  10. Merci Julie 😉

    Tiens c’est vrai, Erwan ne commente pas, mais je crois qu’il est en vacances aux States avec son chéri.

    ‘tain ça m’a épuisé de répondre à tous ces commentaires !

  11. Bouaf! J’ai noyé ma nuance dans les détails…
    Simplifions: je suis bien d’accord avec toi. 🙂

  12. Alors pour vraiment en finir avec cela, je pose mon ultime question concernant la chatte et son look ou plutôt sa forme.. Nous connaissons les interrogations masculines au sujet de la morphologie de leur membre ( belle pression pour eux également ceci dit!) , nous vivons les mêmes interrogations au sujet de nos boobs , mais qu en est il de la morphologie de la chatte ? Certaines femmes Se font operees pour cela ! Ah !c est quand même pire qu une épilation !!!

  13. @ Tania : si par « morphologie » vous désignez l’aspect intérieur ou extérieur (hors poils) de la chatte, à titre personnel je n’ai jamais rencontré dans ce coin-là rien qui mérite autre chose que de la contemplation et de l’affection. Foin des modifications chirurgicales, donc : mes dames, laissez-nous le plaisir de la découverte !

  14. @ tania :

    Je confirme la pression est de plus en plus forte mais avons-nous d’autre choix que de faire avec ?

    Concernant la morphologie de la chatte, j’ai lu que des femmes se faisaient opérer pour corriger des lèvres trop grosses ou qui pendent. Pour moi ça n’a jamais été rebutant. Cela fait partie de la personnalité de la chatte. Il existe aussi des cosmétiques pour retrouver un teint de chatte de jeune fille… Il est vrai que je peux trouver une chatte plus ou moins belle mais je serais incapable de vous dire sur quels critères cela se joue. Je ne vois pas de critères esthétiques qui pourraient me faire dire cette chatte est moche comme je peux le penser (avec un regard d’hétéro) d’une queue. Peut-être une toison grisonnante… Mais je n’ai jamais « pas eu envie » d’une femme qui me plaisait à cause de sa chatte qui ne me plairait pas. A la limite je dirais que le confort de la chatte est plus importante que l’esthétique. Rires…

  15. Je dirais « globalement d’accord » mais pour moi tout cela se limite à la phase un de séduction. Dans la phase deux, la phase ou on se retrouve en tête à tête sous la couette (même la première fois) c’est autre chose.

    Plus ça va plus je bascule du côté obscure et ressens une grande tendresse pour ces hommes de qui on attend des performances exceptionnelles. Attention ! Je ne parle pas de ces couvertures de magazine qui plaignent les hommes qui doivent être « amis, amants, parents, protecteurs etc… » (on le demande déjà aux femmes et ça n’a jamais fait la une des magazines). Je reste bien dans le domaine sexuel. Car au final lors de nos premières fois, le plus tendu (ce jeux de mot là est cadeau), le plus attentif, celui qui disait « s’il te plait » et « merci » c’était bien lui et pas moi.

    Là dessus je me pose une question (attention c’est une question si il y a contradiction je suis preneuse) :

    Je me demande si le plaisir masculin n’est pas zappé par l’éjaculation. Je m’explique : Ne part-on pas souvent du principe que si un homme éjacule c’est qu’il a pris son pied allez hop fin du chapitre, on passe à autre chose, exit la question du plaisir masculin… Tandis que les femmes n’ayant pas de manifestation physique aussi spectaculaire, la question de leur plaisir reste finalement un chapitre jamais terminé.

    Ainsi les hommes se posent-ils peut être plus souvent la question du plaisir de leur partenaire que les femmes et leur « performance » est plus source de pression que pour les femmes.
    Car au final une fois le film porno éteint et la porte de la chambre refermée je me dis que celui qui est le plus inquiet sur sa « performance », celui qui se trouve mal au moindre « coup de mou », qui se demande si sa virilité était bien conforme aux attentes, c’est bien l’homme.

    Ce sont des questions que je me pose de plus en plus souvent mais qui découlent uniquement de mon expérience perso (et je commence également à me demander si elle n’est pas atypique). Je suis donc intéressée par tout les avis/expériences contraires.

    PS: c’est hyper instructif, cela dit vos commentaires : il ne m’était jamais venu à l’esprit de demander à monsieur de s’épiler. J’apprends donc que certains hommes s’épilent l’intimité ! Le concept me laisse… sur le cul ?

  16. Pour avoir consacré à ce sujet (super porteur et vendeur) deux articles (j’ai mis le lien direct sur mon URL pour les curieux), je tiens tout de même à rappeler quelques trucs :
    1/ l’épilation (y compris intime), ça ne date pas d’hier ; d’avant même l’invention du cinéma.
    2/ y a un certain nombre de femmes pour qui, l’épilation, l’essayer, c’est l’adopter (en termes de sensations, disent-elles). Je ne prétends pas que c’est ici l’argument choc pour imposer ça à toutes les nanas, je dis juste qu’on peut laisser le droit à celles-là de prétendre qu’elles font ça pour LEUR plaisir et non pas parce qu’elle plient sous le joug de la société machiste.

    Pour conclure, c’est étrange que ce sujet provoque tant de virulence dans les débats. Je suis un partisan du libre choix, et je n’arrive pas bien à savoir pourquoi, sur ce sujet comme pour d’autre, chacun tient à imposer à autrui SON point de vue.

  17. Ann : je Vois bien ce que tu veux dire, effectivement, la pression existe aussi bcp pour ces messieurs, dont on exige rendement et performance à tout prix (sans parler des mythes et contre sens concernant la taille que véhiculent la pornographie.

    Comme une image : je pense que justement l’objet des débats réside dans le fait que certains véhicules sociaux tendent à définir ce qui est bon / bien / acceptable, et que du coup il faut se soumettre à ce qui devient la norme pour espérer trouver un partenaire sexuel. Et c’est chiant.

    Pour ce qui est du débat sur la forme du sexe féminin, j’avoue avoir eu recemment un grand moment de solitude, quand un gars m’a demandé si j’avais la « chatte en forme d’abricot ou de papillon ». J’avoue que j’ai pas su répondre (abricot je pense ?). Cela méritera une autre enquête 🙂

  18. Je crois que tu exagères un peu cette « nécessité de se soumettre » à cette prétendue norme. Un mec qui te jetterait parce que ton pubis n’est pas épilé selon ses désirs ne me paraît pas une plus grosse perte qu’un autre qui te jetterait parce que la taille de tes seins, l’épaisseur de tes fesses ou la rondeur de tes cuisses ne correspondrait pas à la « norme » mannequin véhiculée par les magazines féminins.
    Bref, il y a peut-être un idéal (d’homme/de femme) projeté par un certain nombre de vecteurs sociaux, et puis il y a la réalité des êtres réels avec leurs qualités et leurs faiblesses. Je pense qu’il y a moyen de se trouver un partenaire à qui l’on puisse expliquer (et qu’il puisse comprendre) que les écarts que chacun de nous a vis-à-vis de cette « norme » sont supportables. C’est déjà assez difficile de trouver chaussure à son pied…

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