Joies de la parentalité (épisode 2.451)

Avertissement : je déconseille fortement à tous les « no-child » et autres allergiques aux nains (ceusses que l’on enfante dans la douleur, pas les personnes de petite taille) la lecture de ce post, essentiellement basé sur l’exposition fort peu ragoûtante de sombres histoires parentales de pipi / caca / popo.

Samedi dernier, nous avons (enfin) vu le dernier spectacle de Florence Foresti (initialement prévu au mois de février, et reprogrammé suite à une angine de l’artiste le 10 juillet, dans une Bourse du Travail NON CLIMATISEE), Mother Fucker.

(La chouette Margaux Motin a d’ailleurs bien bossé sur les illustrations de la tournée.)

C’était fort drôle. Déjà, Mother Fucker, c’est le petit nom privatif dont on affuble régulièrement la Reine Mère, avec mon frère et ma soeur. Ensuite, Florence Foresti et moi avons enfanté à peu près à la même période, fin 2007 (mais sa gamine est carrément moins belle que mon nain, c’est indéniable, ah ah). Elle en a fait un spectacle, moi non, certes, mais forcément, y’a comme qui dirait un vécu partagé. Les joies du parc, de la poussette qui ne se replie jamais, les lendemains de cuite devant ses enfants (Tata Kronenbourg, la jumelle maléfique de Maman, c’est moi !), les non-dits sur la grossesse et l’accouchement, autant de sketches qui font forcément écho, tout comme ceux moins orientés sur les gnomes, mais tout aussi drôles, sur les rapports hommes / femmes, la séduction, la difficulté de vieillir (et de rester digne en boîte de nuit).

De mon côté, étant donné que maintenant son spectacle est rodé depuis plus d’un an, je pense que j’aurais de la matière (et c’est le cas de le dire) à lui fournir pour un Mother Fucker saison 2 s’agissant des joies de l’enfant de 2 à 3 ans.

Les anglo-saxons appellent cela les « terrible twos », ou la 1ère adolescence (et Tonton Aldo a les recettes qui claquent), cet âge où les nains testent la solidité de leurs parents par une mise à l’épreuve permanente. Autant vous dire qu’on se marre, l’Héritier essayant de voir jusqu’où il peut aller trop loin (tiens je vais taper Maman, tiens je vais lui tirer les cheveux, tiens je vais tirer sur les couilles à Papa, tiens je vais gueuler comme un putois pour ne pas aller dormir, tiens je vais refuser de manger autre chose que des frites et du pain), et ses parents se retenant de toutes représailles puériles ou non constructives (type une bonne fessée, une grosse gueulante, une humiliation punitive).

A ce combat quotidien pour essayer de lui montrer où sont les bornes de l’acceptable (autant dire un mouchoir de poche, tellement je suis tolérante comme gonzesse), se superpose la lutte acharnée pour gagner la propreté. Car même si JE SAIS qu’il ne faut pas focaliser sur le caca et le pipi, que c’est le meilleur moyen de le bloquer au stade anal, il y a cette échéance fatale du 2 septembre, la rentrée des classes. Et le corps enseignant te l’a bien fait passer le message : ton nain, il doit être propre. Et propre ça veut pas dire que quand il voit un pot il daigne pisser dedans (ça c’est acquis), trop facile Achille. Ca veut dire :

1. qu’il identifie quand il a envie de le faire et qu’il l’exprime (pas comme hier, où il a fait la totale dans son falzar, trop occupé qu’il était à jouer dans un jardin avec d’autres nains),

2. qu’il sait se dépoiler et s’asseoir sur le pot, en insérant son tuyau DANS le pot (plutôt que d’arroser généreusement ses sandales, ton tapis en poil de yak, tes propres orteils qui traînaient pas loin de là),

3. qu’il est capable de se relever, rajuste le matériel dans le slip et le pantalon, et aller se laver les mains (plutôt que de repartir de rechef, la démarche en canard, entravé par le ben, le pouce au bec, en faisant valser au passage le pot et son contenu, bon appétit).

Et là, autant dire, comme dirait l’autre, on a de la marge de progrès bordel. Je suis donc preneuse de toutes les bonnes idées pour passer tout l’été à psychoter. Sinon, si on pouvait me filer un modèle de gosse auto nettoyant une prochaine fois, ça serait bien urbain 🙂

17 réponses sur “Joies de la parentalité (épisode 2.451)”

  1. Avoue l’intro/averto, c’était pour moi hein ? 😀

    (mon neveu aura trois ans en novembre…. là, à part dire « non » à peu près tout le temps, il est mignon comme tout, sauf quand il bouse dans le froc mais bon)

  2. Nos bestiaux ont le même âge (fin octobre pour l’Arsouille) et ici aussi c’est un peu compliqué.
    C’est pas comme certains enfants qui du jour au lendemain ont tout compris, « paf, voilà, chuis propre, m’emmerdez pas ».

    L’arsouille est presque propre depuis 2 mois, autant te dire que j’en ai marre…
    Par contre, on a un scoring de 9,99/10 quand il est à oilpé (ça fait tellement d’étapes en moins…).
    Après on a essayé les gommettes, les récompenses, la responsabilisation, l’indifférence… Il s’en tamponne.
    Là on vient de brandir l’école comme atout (« les enfants de l’école à la rentrée n’auront pas de couches, eux ») et ça marche (comme toutes les autres, au moins 2 ou 3 jours).

    En fait je crois surtout qu’il souhaite rester encore un peu un bébé, ça reste sa référence en terme de nain (il est le plus âgé de la crèche).

    J’ai pensé arrêter de le nourrir et de lui donner à boire, mais je crois que la convention de Genève refuse ce type d’intervention…

  3. A la garderie, ils avaient dit que si sa couche était (presque ) sèche a l’issue de la sieste, il (elle) était prêt(e). Manifestement, l’été est la bonne saison pour le laisser divaguer sans couche la journée a poil s’il fait chaud a lyon…. Si tu as le courage, enlève la couche la nuit et la……bon courage pendant quelques semaines…..

  4. Après des mois d’entre-deux, un jour j’ai décidé que c’était le moment et j’ai effectivement enlevé la couche dans la maison en expliquant le concept et en valorisant le fait de porter des slips comme « comme les grands ». Je m’étais mentalisée pour le truc du genre : « j’épongerai et laverai le sol autant de fois qu’il le faudra à partir de maintenant mais on ne remettra pas la couche ». Et bien ça a marché direct ! En une journée c’était réglé. Pourquoi ? Parce que tout bonnement, je crois que mon fils a compris que cette fois j’étais déterminée et prête pour cette étape. Du coup comme par hasard lui aussi 😉

  5. Achète lui des slips à l’effigie de son héros préféré, en prévenant que le gentil héros déteste qu’on lui fasse dessus ! (méthode testée avec succès chez une copine).

    Explique le paquet de couches en cours est le dernier … un truc un peu solennel pour qu’il se sente grand et digne de votre confiance, etc, etc …
    (Je fais la maligne maintenant, hein …)

  6. On a essayé les slips avec wall-e, cars et compagnie, marche pô.

    Par contre le coup de l’école oui. Pour aller à l’école il faut aller sur le pot. Il était tellement fier après qu’il arrêtait pas de nous dire qu’il pourrait aller à l’école. Faut juste que l’Héritier ait envie d’aller à l’école !

  7. souvent tout se règle avec l’entrée à l’école car il faut faire comme tout le monde et donc naturellement, ils suivent le mouvement.

  8. Les culottes en maille filet ça peut marcher aussi.
    ça fait le derrière au frais, et ça retient les grosses commissions.
    En tout cas, Amaury et moi on adore…

  9. Pour les aînés c’est toujours plus difficile, ils n’ont pas d’exemple à suivre. Du coup oui, l’école comme giga-carotte, j’imagine que ça doit marcher. (le coup de « il sera prêt quand… » mouarf, mon fils si on n’avait pas pris le taureau par les cornes à 3 ans et demi bien sonnés je pense qu’on y serait encore)

    Sinon, après le Terrible Two, je te préviens, tu as aussi le Fucking Four. Si si.

  10. Je compatis, cru octobre 2007, la mienne est propre le jour mais SI tu la déshabilles… sinon elle s’en fout…

    Quant à FF j’ai moi aussi adoré ! En week-end à Lorient chez des copines j’ai refait le sketch le lendemain soir (la mère généreuse bourrée, qui se fait draguer sur le thème « t’es une MILF et j’aime ça…, la barre dans le crane et l’haleine de chacal le dimanche) ahem

  11. moi je dis qu’il faut SURTOUT lui apprendre à ne pas faire caca … ça pue et c’est une perte de temps

    :p

  12. Vous me faites chaud au coeur les gens, VRAIMENT.

    Même si tous vos remèdes miracles, on a déjà essayé, je vous aime hein,

    même toi Vanessa, qu’aime pas les gnômes,

    même toi QS, qu’aime pas le caca (l’un n’allant souvent pas sans l’autre),

    <3

  13. Hier nous allons visiter un appart’ dont les actuels locataires sont un couple tout gentil avec un adorable petit garçon même modèle que l’héritier.

    On discutent entre adultes dans le salon quand le petit garçon arrive pantalon aux chevilles :
    « Euuuuuuuuh bien Edouard, maintenant va ranger le pantalon et joue gentiment dans ta chambre… »

    On continue à papoter « quartier » et tout quand le dit petit Édouard arrive tenant sa couche largement ouverte et largement remplie, les fesses à l’air et nous la présente genre « tiens cadeau ». Cri d’effrois des parents, éclat de rire (jaune vu mes 6 mois de grossesse) de ma part. « Bon au moins il a compris le concept » j’essaie de relativiser, au prêt de la maman qui relativise rien du tout.

    Le papa revient parmi nous et nous finissons tranquillement notre conversation (nounou, crèche, activités…) quand Édouard nous fait sa troisième apparition le pot à la main.

    Après en avoir discuté avec mon chéri on a conclue que :
    1- l’appart’ est génial mais tout le monde s’en fiche
    2- Le concept de propreté s’acquière facilement, Le soucis c’est juste de remettre les étapes dans le bon ordre.
    3- Le petit gérait pas si mal car avec un caca bien liquide, il y aurait eu moyen de tracer son chemin dans tout l’appart’ façon petit poucet.

    Optimisme quand tu nous tient…

  14. Tsss ! Fallait pas passer par la case couches, mais lui apprendre la litière dès son âge le plus tendre !

    (bon d’accord je retourne illico au bord de la piscine…)

  15. Ma fille n’en avait strictement rien à foutre de la propreté (faisant dire à toute la belle-famille « nan mais c’est bizarre, pour une fille, non ?  » parce que normalement les filles ça fait pas caca ).
    Elle s’est joyeusement pissé sur les pieds, sans éprouver le moindre inconfort, tout l’été précédent la rentrée. J’en faisais des cauchemars, de l’instit qui me la rendait (son frère venait de naitre, de toute façon, je passais mes journées à pleurer et mes nuits à tenter de me pendre )
    Au final, j’ai laissé tombé. J’ai remis cette *** de couche, je n’ai plus parlé ni de pot, ni de culotte. J’ai énucléé la belledoche qui a remis le sujet sur le tapis.

    Et très sereinement, le matin de la rentrée, j’ai répondu un « oui » fier et sonore à l’instit qui me demandait si elle était propre.

    Suite à quoi j’ai déclaré « ne pas comprendre  » quand il y a eu deux accidents dans la journée.

    Et Vampirella a fini par faire comme les autres 🙂

    Pour Zorg, je n’ai même pas essayé, on a retiré les couches le jour de la rentrée.

    Si j’en ai un 3e, je lui retirerai pour aller passer le bac …

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