Le maternage, nouvelle forme d’esclavage de la femme

(Messieurs Dames, si les histoires de nains vous gonflent, passez votre chemin.)

Ce congé maternité (qui touche à sa fin, bouhouuu, j’ai gratté tout ce que j’ai pu, mais va bien falloir y retourner) m’aura permis, comme le précédent, de me consacrer à mon bébé magique (pas de photo de la Dauphine, z’en avez assez bouffé non ?), et à lire pas mal de choses concernant la maternité, l’allaitement, l’élevage des nains en milieu urbain, grâce aux NOMBREUSES heures passées à l’allaiter. Pour l’Héritier, premier né oblige, j’étais une vraie néophyte, donc je passais pas mal de temps dans mon RUFFO à regarder si sa croissance était normale, si je faisais les bons gestes, s’il grossissait assez, etc. Là, ayant quand même pas mal d’automatismes et l’expérience du premier, j’ai pu avoir un peu plus de recul sur mes lectures et échanges.

Concernant l’allaitement, j’avais déjà eu l’occasion en 2007 de me rendre compte de la pression exercée sur les femmes, j’en avais un peu parlé à l’époque. J’avais poussé la curiosité intellectuelle à me rendre à une réunion sur l’allaitement (plus précisement sur l’allaitement et la reprise du travail), organisée par une branche locale de la Leache League (mais ne se présentant pas comme telle, histoire de pas effrayer le chaland). J’avais été effarée à l’époque par les discours hautement culpabilisateurs de ces femmes, notamment sur la fameuse question de l’allaitement exclusif jusqu’aux 6 mois de l’enfant (préconisation OMS, à resituer dans son contexte). Axiome à peu près intenable quand on reprend une activité salariée … aux 2 mois 1/2 de l’enfant. De cette réunion, j’attendais des conseils pragmatiques pour gérer le sevrage (un cauchemar pour la mère et pour l’enfant parfois), et éventuellement garder quelques tétées « de contact ». Au lieu de cela, les responsables présentes m’avaient surtout égréné tout un tas de solutions inconfortables et à la limite du relou pour tirer mon lait sur mon lieu de travail (moi qui bosse en open space), et surtout respecter ce mantra de l’allaitement exclusif jusque 6 mois. Sur cette question, ma pédiatre m’a toujours mise à l’aise : oui allaiter c’est bien, mais on peut tout à fait faire autrement (ou sans, ou sur un plus petite durée) sans souci, sans que ça soit MOINS BIEN pour l’enfant. Et heureusement.

En 2011, rien n’a changé, et c’est encore pire même je trouve. Elisabeth Badinter en a parlé dans Le conflit, la femme et la mère (regardez cet entretien, on y retrouve l’essentiel de son livre). A nouveau, s’agissant de l’allaitement, j’ai encore eu le droit aux discours culpabilisateurs de ces dames de la PMI, parce que je donnais des compléments de lait en poudre à la Dauphine le soir. Mon observation était pragmatique : le soir, la Dauphine avait les crocs et mes seins eux étaient vides. Moi j’étais épuisée par la journée d’allaitement (des tétées longues et à moins de 3 heures d’intervalle), et j’avais encore 2 tétées la nuit. Après des tergiversations, parce qu’elles me disaient à la PMI que c’était MAL l’allaitement mixte (alors que c’était le conseil en vogue à l’époque de ma mère), j’ai finalement été confortée par l’observation concrète de l’état de l’enfant et de sa mère (ma pomme), et confirmée ensuite par la pédiatre. Avec un biberon le soir, on passait toutes les deux une meilleure soirée et une meilleure nuit. La tétine du biberon ne l’empêche pas d’apprécier mon sein (et le papa peut s’y coller un peu), et maintenant, le sevrage se passe aisément. Na.

L’injonction de l’allaitement est toujours aussi forte donc en 2011, mais j’observe que la pression sur les parents (et en particulier les mères) s’est étendue depuis à d’autres thèmes de la petite enfance et la puériculture. En vrac : l’accouchement naturel,  le co dodo / co sleeping (c’est à dire dormir avec le nourrisson dans son lit, très corrélé à l’allaitement), le portage en écharpe (idem), les couches lavables, la diversification alimentaire, et ensuite l’éducation « sans violence ». Autant de thèses éducatives que l’on retrouve globalement sous l’appellation de maternage (tant pis pour les pères soit dit en passant). Autant de préconisations fortement engageantes pour les parents et les mères qui veulent s’y coller, et qui reposent globalement sur des solutions « naturalistes », un espèce de retour aux sources, qui font faire les yeux ronds aux femmes de la génération de ma mère et de nos grands mères, qui se demandent comment on peut revenir à l’âge de pierre, elles qui en ont bavé avec les couches lavables et l’absence de petits pots. Et effectivement, je suis aussi choquée de me confronter dans mes lectures à ces incitations culpabilisatrices : « si tu ne le fais pas pour ton enfant, il sera moins épanoui, en moins bonne santé, et se développera mal ». Sans que ces préconisations n’aient aucun fondement médical établi. Car  là dessus, il suffit d’interroger les pédiatres avec un peu de bouteille : tout ce qui concerne la puériculture est une question de mode / de tendances. Tous les 15 ans, ça change. Et que les études dont se gargarisent les « naturalistes » sur les sites internet pour se donner une légitimité sont souvent très orientées et à considérer avec méfiance.

Un exemple concret qui me vient concerne le portage des bébés. Dans le trousseau de naissance, vous prévoyez généralement une poussette (nacelle avant 4 mois, puis cosy, et poussette inclinable), et éventuellement un matériel de portage, histoire d’avoir une solution un peu moins encombrante pour vous balader avec le bébé. En 2007, on m’avait offert un porte bébé classique, à ma demande. A l’époque, j’avais demandé à ma pédiatre son avis, elle m’avait conseillé le porte bébé plutôt que l’écharpe, pour de petits trajets et petites durées de portage. En 2007 on en voyait un peu dans les rues, en 2011 de plus en plus, des bébés dans des écharpes de portage. Il y a un coût différent d’acquisition pour le portage, pas tant pour le prix de l’équipement (mais déjà très différent, au bénéfice de l’écharpe), mais pour la technique à acquérir pour faire les différents noeuds, et à adapter en fonction du poids et de l’âge du bébé. Que les pro-portage s’expriment et soient prolixes sur le bonheur du portage est une chose, mais là encore, elles vont aller sur le terrain du militantisme, en ayant un discours ENCORE culpabilisateur, voire alarmiste sur d’autres solutions moins « maternantes » que les leurs, comme par exemple dans cet article mettant en cause une marque précise. J’imagine la réaction de la jeune mère qui lit sur internet qu’elle fait du mal à son enfant en utilisant un matériel qu’elle a payé (cher) et qui est homologué. J’ai vu qu’entre temps la blogueuse a rajouté une mention « je souhaite préciser que le portage physiologique n’ayant pas été officiellement ni scientifiquement reconnu, Babybjörn est tout à fait en droit de continuer à commercialiser son porte-bébé. Mon article relève d’une conviction personnelle, partagée par un grand nombre de personnes. » Je suis contente de cette mention (sans doute destinée à se prémunir d’éventuelles poursuites par la marque incriminée), mais il reste que pour moi cet article est symptomatique de cette tendance actuelle à mettre en avant des solutions « naturalistes », sans fondement scientifique (comme si la nature était forcément bien faite), et mettant la pression à n’importe quelle jeune primipare qui se documenterait sur la question (et encore, l’article de Maman sur Terre est respectueux et relativement tempéré malgré l’alarmisme, j’ai vu des choses bien pires). Toujours est il que je serais curieuse de connaître combien de mères peuvent assumer les préceptes du maternage en travaillant à temps plein, et avec plusieurs enfants. Ce qui me rassure, c’est que des sites / blogs que j’ai pu consulter, ce sont généralement des mères avec un seul enfant et en congé parental qui s’y collent, au maternage. Et on revient donc à l’inquiétude de Badinter : cette tendance naturaliste est en train de ramener les mères au foyer.

Au-delà du Badinter, j’ai également acheté un ouvrage un peu plus aride, mais plus complet, de Sandrine Garcia « De la cause des femmes à la cause des enfants » (éditions la déccouverte / genre & sexualité), qui traite aussi de ce basculement actuel vers l’enfant tout puissant, auquel on doit sacrifier sa vie de femme (2 ou 3 ans, le temps de se déclasser professionnellement et socialement, et qu’il entre à l’école). Je suis la première à revendiquer le droit à un lien fusionnel à mon (tout petit) enfant, à trouver que le congé maternité est trop court, et que pour celles qui le veulent, il devrait être plus long et partagé avec le père, par exemple, comme c’est le cas au Canada. Chacun est libre de faire à sa manière, on est bien d’accord (et je suis la première à détester qu’on me donne des conseils que je n’ai pas sollicité), SAUF QUE, voilà, quand on est jeune mère et peu expérimentée, avec peu de référents, on se rend compte que l’on nage beaucoup dans des injonctions naturalistes, culpabilisatrices et rétrogrades, face auxquelles on dispose d’assez peu de contre poids si on a ni le temps ni le bagage académique suffisant. Car si j’ai la chance d’avoir une pédiatre très pragmatique et pédagogue, de pouvoir me renseigner et avoir des avis différents et éclairés, ne pas me démonter face à des puéricultrices désagréables en PMI, ce n’est pas le cas de tout le monde, et nombreux sont les sociologues, comme Garcia (et pas seulement Badinter), qui lancent des alarmes sur ces dérives qui sont en train de ramener doucement mais sûrement les femmes (surtout les moins diplômées) aux trois K allemands, Kinder, Kirche, Kuche (les enfants, l’église, la cuisine), l’église en moins.

Et en être là en 2011, ça me fout un peu les boules.

Edit de 23 heures : avec plus de 140 commentaires en 10 heures, autant vous dire mes chéri(e)s que je vais pas répondre individuellement, surtout qu’au regard de certains commentaires je serais tentée par quelques réponses lapidaires de type présidentiel (« casse toi … » tout ça). Mais avant de répondre sur le fond, sur la forme, précisons pour mon modeste lectorat habituel (entre 800 et 1200 visiteurs jours) peu coutumier des questions de portage, allaitement et autres joyeusetés de la parentalité : non je ne suis pas lue quotidiennement par la communauté des fort(e)s en thème du maternage / paternage.

Alors, d’où qu’elles viennent ces commentatrices parfois très peu polies ? (non mais c’est vrai, c’est pas des manières d’insulter la taulière comme ça) Hé bien il semblerait que ce soit le / la responsable de la page FB d’un site de vente de produits bio / maternage (ah ah) (nan je vais pas linker moi, faut pas déconner) qui a posté un lien vers mon article en indiquant « Un billet qui tire à vue sur le maternage et qui me semble peu renseigné. Pour celles qui ont le temps, c’est à lire et certainement à commenter (avec courtoisie, on n’est pas nés pour se tirer dans les pattes) ». Alors déjà on notera que la préconisation de courtoisie n’a pas été suivie, loin s’en faut (y’a même des coups de pied au cul qui se perdent), mais ce qui signifie sans doute que cette communauté est coutumière des emportements ouèbesques. Donc je « tire à vue » (pourtant qui me connaît trouvera l’article plutôt mesuré par rapport à mes habitudes outrancières), et je suis « peu renseignée ». OK. C’est donc une page FB / site à vocation commerciale (là je pouffe déjà un peu, puisque les commentaires des maternantes nous ont abreuvé du caractère économique et anti capitaliste de leurs solutions) qui envoie ses clientes / membres de sa communauté venir prêcher la bonne parole auprès des mauvaises mères mal renseignées comme moi. C’est ça le prosélytisme moderne (je like comme on dit sur FB) 🙂

Certains m’ont suggéré de fermer les commentaires ou de les modérer. Mais je suis pas community manager. Ce blog m’appartient, je suis responsable de mes propos et de mes avis, et je laisse les autres s’y exprimer librement, après tout je n’y suis insultée qu’une douzaine de fois, mon égo le supporte tout à fait. Surtout, je suis finalement très contente de ces commentaires, même et surtout les plus offensifs, car à leurs dépends, la communauté des maternantes / naturalistes (on choisira son étiquette, ou pas), ne font que renforcer ma modeste démonstration, basée sur mon expérience personnelle : il existe bien sur le net (et dans la vraie vie aussi) un mouvement militant, naturaliste et culpabilisateur, en faveur de solutions de puériculture, d’allaitement qui sont discutables. Je les qualifie, pour en avoir expérimenté certaines (d’ailleurs, je n’ose pas imaginer ce que j’aurais mangé dans les commentaires si j’avais été une pauvre nullipare comparant les mérites de différentes solutions) de rétrogrades et esclavagistes, en connaissance de cause. C’est mon expérience, mon vécu, et il vaut ni plus ni moins que celui de tout un chacun. Alors les « contre témoignages », de ces cadres sup épanouies à temps plein avec 4 enfants, qui allaitent jusqu’à l’école primaire, font des petits pots maison de la main gauche pendant qu’elles nettoient les couches lavables de la main droite, tout en portant en écharpe le petit dernier, et ont une vie sexuelle délirante avec le petit dernier en co-dodo, qu’est ce qu’elles m’envoient au visage ? Que je ne suis qu’une merde capitaliste et pollueuse, qui pourrait faire un effort tout de même pour tirer son lait 3 fois par jour dans les WC de son bureau, au lieu de lui envoyer des laits industriels qui filent des allergies, sans parler de ces couches qui leur grattent les fesses et engraissent le grand capital. Merci mesdames et bravo d’être tellement aguerries et à la hauteur du métier de mère. Et haro sur la vilaine Sasa (mais faudra quand même qu’on m’explique comment on fait quand on part en déplacement à 8.000 km du domicile pendant 10 jours, on part avec le tire lait en soute et on lui envoie des DHL tous les soirs ?).

Personnellement, et c’était l’objet principal de ma note, je souhaite émettre mon POINT de VUE et mon expérience de la maternité et de la parentalité. C’est un exercice difficile et épuisant, arrêtons UN PEU de vivre au pays des petites licornes ailées. Un bébé, c’est certes un accomplissement dans une vie et une source d’épanouissement (à part entre 13 et 21 ans, où ce sont d’affreux ados imbuvables), mais c’est aussi beaucoup de fatigue, de travail (surtout quand y’en a plus d’un, bordel), cela peut avoir un impact important sur la vie personnelle, professionnelle, le couple. Et n’en déplaise à celles qui disent se sentir emmerdées par les « pro Badinter » dont je suis, moi je trouve que l’on est aujourd’hui plutôt dans la logique inverse. Il suffit de voir les commentaires ci dessous. Si des futures mères ou mères peuvent se sentir un peu déculpabilisées par mon expérience, j’aurais rempli mon modeste office. Ca fera un blog sur dix.

Pour finir sur une note de mauvais esprit (on se refait pas), ce qui est divertissant, c’est que j’ai beaucoup lu dans les commentaires « chacun fait comme il veut, arrêtez de juger, si ça ne vous plait pas, on ne vous force pas ». Mais pourtant, dans le même temps, force démonstrations sont déployées pour essayer de prouver que les mères naturalistes / maternantes / bio sont dans le vrai, à commencer par la référence de la page FB vers cette note, qui visait à venir évangéliser la mécréante que je suis … la boucle est bouclée.

Edit 2 (mardi 16 h) : je poste ici un lien complémentaire à l’ouvrage de Sandrine Garcia, donné par Baptiste Coulmont, mon sociologue favori sur Twitter, c’est l’ouvrage de Séverine Gojard, Le métier de mère, qui semble effectivement dans la même veine des réflexions sociologiques actuelles sur la fonction parentale et maternelle en particulier.

Au passage, on peut s’en attrister, mais le déferlement des mamans bio-investies aux crocs remontés s’est tari, la community manager du site bio ayant supprimé (suite à mon edit d’hier soir je suppose) le lien qui (me) pointait (du doigt). Le dialogue et le débat prônée par elle s’est donc interrompu par là bas, je vous laisse poursuivre ici (ou pas). Je m’en retourne à mes couches sales (et polluantes).

Edit 3 (vendredi 9h) : encore deux liens sur des paternants que je love (coeur avec les doigts) et qui répondent à cet article avec humour et pertinence.

:: la fille aux craies (qui fait des trucs avec ses doigts pour son moustique),

:: Fred Bird (oui un père qui a un avis et qui participe).

269 réponses sur “Le maternage, nouvelle forme d’esclavage de la femme”

  1. Merci pour ce billet on ne peut plus réaliste !
    La sage femme qui me donne les cours de préparation à l’accouchement m’a indiqué dernièrement qu’une information obligatoire sur les bienfaits de l’allaitement allait être mise en place pour toutes les futures mamans. De quoi encore mettre une pression supplémentaire aux futures primipares qui se posent déjà bien assez de questions…

  2. A part flinguer la marque je n’ai absolument culpabilisé ni jugé personne dans mon billet.
    J’ai bon nombre d’amies qui ne sont pas du tout branchées maternage et je leur lâche la grappe et ne leur raconte pas mon point de vue à moins qu’elles ne me le demandent.
    Si j’en parle sur mon blog c’est pour celles que ça intéresse. Celles qui ne se sentent pas concernées ne sont pas du tout obligées d’aller le lire, surtout que je ne trompe personne sur la marchandise. Quand on arrive sur mon blog on pige direct de quoi je cause.

    Il faut arrêter de dire que l’allaitement, le portage etc sont des phénomènes de mode. N’oublions pas que nous naissons toutes avec une paire de seins qui sont pas là pour décorer. On en fait ce qu’on en veut m’enfin à la base c’est leur fonction première. Les seins sont pas à le mode.
    Quant au portage c’est vieux comme le monde, les écharpes existaient avant les McLaren.
    Il s’agit simplement d’un ras-le-bol face à la consommation à outrance et d’une envie de vrai, d’essentiel, de naturel.

    C’est vrai que certaines femmes manquent parfois de pragmatisme et de délicatesse et peuvent avoir un discours plutôt rédhibitoire. Sur ce point je suis d’accord et parfois ça me hérisse le poil car je sais que ça a l’effet inverse auprès de celles qui ont hésitantes ou sceptiques.
    Sur mon blog je suis (j’essaye d’être) toujours mesurée, jamais je ne fais de discours moralisateurs. En général je raconte mes propres expériences du maternage et sans jamais imposer quoi que ce soit ni culpabiliser celles qui ne pensent pas comme moi.

    Mon billet sur le Babybjorn était beaucoup plus tranché car je suis choquée que cette marque, leader du marché, ne fasse aucun effort pour améliorer leurs porte-bébés vendus par milliers. A un moment la souplesse à ses limites, il faut savoir dénoncer.

    Une dernière chose : je n’ai pas pris de congé parental, je bosse 39h/semaine donc non, n’essayez pas de dire que les mamans maternantes sont des glandeuses 😉

  3. @ Soso : ouèlcome.

    @ Maman sur Terre : je te rassure, je lisais ton blog avant « l’affaire bb », et si je le lis, c’est parce qu’il est, comme je le dis, globalement respectueux et agréable à lire. Sur le côté « naturaliste », j’allais dire, on est pas d’accord, c’est une question de point de vue.

    Oui on a des seins, leur usage est naturellement l’allaitement, mais on vit aussi aujourd’hui dans un monde où si tu arrêtes de travailler 3 ans – même un an d’ailleurs pour certains employeurs retrogrades – pour t’occuper à 100% de ton enfant (ce qui est un choix respectable, mais que moi, comme tant d’autres, ne peux pas me permettre économiquement), tu mets en péril tes chances de retrouver un emploi à la hauteur de tes compétences, et plus tard, de toucher une retraite décente. Et ce qui est criminel de mon point de vue, c’est de ne pas prévenir les femmes de cela, et / ou de ne pas leur donner les moyens de faire autrement. Cela passe par le discours, les actes, les aides, etc.
    Ce n’est pas toi individuellement qui est culpabilisante, mais le cumul de tous ces signes envoyés aux mères en particulier.

    Quand à la critique proprement dite du porte bébé, comme je te l’avais dit sur twitter, je ne suis toujours pas convaincue de la véracité de ce que tu dénonces concernant la nocivité du produit. Si elle était établie, le produit ne serait pas en vente.

  4. Soso, jusqu’à preuve du contraire l’allaitement à quand même de nombreux bienfaits, en quoi une information obligatoire vous dérange? Ce n’est pas pour culpabiliser les non allaitantes mais pour donner des infos justes. « 5 fruits et légumes par jour » c’est le même principe, c’est juste de l’info, après on fait bien ce qu’on veut.
    Et comparer le maternage à l’esclavagisme c’est poussé non? Les mamans qui font ce choix, le décident personne ne les force à ce que je sache.

  5. Et simplement assumer ses choix, au lieu de toujours se sentir persécutée et culpabilisée par celles qui font différemment de soi ?

  6. Bonjour,
    Je viens de lire votre billet, et j’avoue être assez étonnée de la façon dont vous présentez les choses.
    Je pense que vous vous méprenez quant aux intentions des personnes prônant le maternage et celles des mamans « maternantes ».
    La majorité des femmes qui allaitent/portent leurs enfants (car ce sont ces deux pratiques que vous montrez du doigt) le font avant tout non pas « parce qu’il faut le faire », mais parce que c’est ainsi qu’elles sentent les choses.
    De plus, certaines d’entre nous allaitent et portent en écharpes physio parce que c’est économiques (eh oui!) et vraiment pratique.
    Une maman parisienne qui travaille et qui materne, qui prend les transports en commun pour déposer son enfant chez la nounou (je vous parle ici d’une situation que je connais bien) « bénit » chaque jour son écharpe physio (bien plus confortable pour elle et son bébé, bien plus sécurisante aussi car elle permet d’avoir les mains libres pour porter ses sacs). Elle est contente également après une longue journée de ne pas avoir à faire patienter son enfant pour le nourrir (pas de biberon à préparer). Ce ne sont que des exemples, il y en auraient des dizaines d’autres démontrant combien le maternage, loin de l' »esclavagisme » dont vous l’accusez (ce que vous ne démontrez absolument pas, d’ailleurs, faute de preuves), est surtout très pratique pour les mamans.
    En revanche, votre billet prouve que le maternage n’est pas fait pour tout le monde. Chacun fait comme il veut, n’est-ce pas. Tant qu’il respecte l’autre…….

  7. bon, en vrac :

    -la culpabilité c’est comme la douleur, c’est généralement un signal d’alarme pour dire qu’un truc cloche.

    -je suis « pro maternage », mais je fais aussi garder ma fille de 2ans par une nounou (pas homologuée maternage 😉 ), ça m’arrive de crier quand je suis sur les nerfs et que comme par hasard c’est aussi le cas pour mes enfants, j’utilise aussi des jetables des fois, bref, je me la joue pas « maman parfaite qui se fait bouffer la laine sur le dos par ses horribles enfants »

    -si tu penses sincèrement que le maternage proximal est l’apologie de l’enfant roi, alors t’as vraiment pas compris le truc… c’est pas parce qu’on pratique ou approche le maternage qu’on se fait taper sur ses gosses, qu’on leur fait des pâtes au ketchup à 3h du matin ou qu’on les porte 24/24h !

    -je suis pas catho pour un sous, ni d’aucune religion

    bref, ce genre de généralité est aussi naze que si je disais que celles qui choississent de donner le bib à leur enfants sont des monstres d’insensibilité qui tapent sur leur gosse, les laissent pourrir s

  8. Couche lavable, petits pots maison, portage quand elle en a besoin et éducation non violente, tout ca en bossant 39 heures / semaine en ayant des déplacements longs et à l’étranger.
    En plus de tout ca, je tiens (à peu près) ma maison correctement, nous ne mangeons que du fait maison, j’ai le temps de passer des moments avec mon chéri et même des moments rien que pour moi !!! Alors arrêtons avec le fait que ce n’est pas possible, que le maternage comme on dit (et moi j’aime pas ce terme) ne peut être fait que si on ne travaille pas et au détriment de notre vie sociale, professionnelle ou sexuelle !! Quelques trucs simples et une bonne organisation suffisent : petits pots au congélateur, papa aussi peut faire tourner la lessive de couche et bébé adore passer quelques jours chez mamie ou tatie …
    Mais comme pour tout sujet, il y a des gens dans les extrêmes, qui remettent en cause nos choix. Comme quand vous expliquez vouloir sevrer votre petite et qu’au lieu de vous donner des conseils, on vous assène des solutions non applicables. J’ajoute quand même : j’ai tire allaité ma fille pendant 1 mois et demi après avoir repris le travail et oui c’est ingérable.
    Mon opinion et je le dis a chacun et chacune : portage, couches lavables, petits pots maison, allaitement long, cododo… ce sont des choses possibles et envisageables quelques soient nos contraintes, mais ca ne doit pas devenir une obligation !!

  9. (oups, mauvaise manip, la suite)

    les laissent pourrir dans leur couche (jetable bien sûr) toute la journée, et qu’en plus ils les laissent hurler dans leur magnifique et très chère poussette de compet toute la journée sous une montagne de jouets inutiles (et en plastique chinois bien sûr) … Bref, les généralités sont nazes, dans tous les sens !

    je trouve ça ultra pénible cette mode du tout noir ou tout blanc, que forcement si on choisit de s’orienter dans un sens c’est comme ça et c’est tout, pas de demi mesure… et que forcement on culpabilise ceux qui ne choisissent pas ça ! désolée mais moi quand je gueule sur ma fille parce qu’en fait je suis vannée parce que je me suis couchée trop tard, ben oui je culpabilise, parce que mon cerveau et ma conscience me disent qu’effectivement j’ai déconné à me coucher trop tard et que ça me rend pas capable de m’occuper avec patience de mes enfants… ça sert à ça la culpabilité, c’est Jiminy Corquette qui nous dit qu’effectivement la décision qu’on vient de prendre c’est pas forcement THE bonne solution… que quand on choisit de laisser pleurer son enfant c’est pas pour le bien de l’enfant mais pour son bien être à soi, idem pour le biberon & co… on fait des choix de vie en fonction de pleins de données, qu’on maîtrise peu, pas ou bcp, mais qu’on arrête de coller ses choix et responsabilités sur le dos des autres !

  10. bonjour , un point de vue different ( du mien 😉 ) , mais qu’il faut lire pour comprendre que la vision de chacun est bien propre à chacun . Seulement je reagis juste sur un point , tes seins n’etais pas vides le soir , seulement l’offre et la demande n’etaient pas encore bien établis … les seins ne se remplissent pas de lait , ce ne sont pas des gourdes ! mdr ! ….
    il y a des trucs à savoir pour justement pallier à cette pénurie , et à vouloir aussi 😉 …

    dans le maternage , je n’i trouvé aucun phenomene de mode mais le plus simpe allié au meilleur pour bébé ( logique et oms et autres … ) , logique l’allaitement , simple le portage pa

    pour finir , la question à se poser chacun dans son rôle de parents est simple je trouve et la reponse renvoie à un maternage perso propre à chacun : dans ce choix , quel est le meilleur pour mon enfant ? mon choix est il axé sur le meilleur pour bébé ou pour les parents ?

    amicalement

    shantala

  11. Effectivement, ton discours est plutôt réaliste.

    En revanche, pour beaucoup de maman, l’économie rime aussi avec écologie.

    Et oui, tout est cher !

    Alors oui j’allaite mon enfant parce que j’ai pas envie de payer + de15 euros du lait que j’ai déjà, oui je mets des couches lavables à mon enfant parce que j’ai pas envie de payer 50-70 euros par mois pour des couches qui encombrent les poubelles qui sont elles ,de plus en plus petite, oui également je portes mon enfant en écharpe parce que j’ai pas envie de mettre 300-500 euros voir plus pour une poussette qui en plus ne rentrera pas dans mon coffre (oui également, je n’ai pas le super monospace !).

    j’achète tous les vêtements d’occasion, une poussette double d’occasion, des couches lavables d’occasion…

    Et oui, il se peut que pas mal de femmes fassent ainsi pour pouvoir profiter de leurs enfants sans devoir manger des pâtes toute l’année…

    Ce n’est pas vraiment LA tendance mais l’envie de chose simple et moins nocive dans un pays ou il faut toujours et toujours consommer !

  12. J’ai le pack quasi complet… Allaitement, portage, cododo, et même, comble de l’horreur, je suis FEMME AU FOYER (et par choix)… Ce qui est très amusant, c’est que j’ai ressenti une pression, mais dans l’autre sens… PERSONNE ne m’a jamais poussée à allaiter… En revanche j’ai eu moult remarques, passés les 6 mois justement… On m’a souvent dit que mes enfants étaient trop collés à moi… Alors que personne ne m’a obligée à les porter etc… Le cododo je ne le criait pas sur les toits donc de ce côté par de problème…
    Etre mère au foyer, bon, remarques classiques autour de moi, mais rien d’étonnant dans une société où on n’existe pas autrement que par le travail payé monnaie trébuchante et sonnante… Une valeur commune au communisme, au pétainisme et au capitalisme finalement… Dans l’idéal j’aurai rêvé reprendre un boulot à mi temps ou bosser de chez moi, mais c’était impossible donc il a fallu trancher. Et encore, j’ai la chance d’avoir pu choisir.
    Est-ce que le problème, ne serait pas simplement que quels que soient SES choix, la mère est emmerdée ? Que tout le monde veut se mêler de la vie des familles, mais, comme c’est cocasse, dès qu’on a besoin d’aide il n’y a plus personne !
    Tiens, les intégristes dangeureuses de LLL (celles qui m’ont soutenue dans MON choix d’allaiter mon premier) on écrit ceci :
    http://www.lllfrance.org/Autres-textes/Feminisme-et-allaitement.html?q=f%C3%A9minisme
    Le problème, c’est pas le maternage, c’est le fonctionnement de notre société. Mais c’est plus simple de taper sur le maternage.

  13. et bien chacun son avis mais une maman qui va allaiter son bebe ou pas et s’en occuper les 3 premieres années ne va pas forcément se désociabiliser, peux même reprendre un travail aprés et finalement 3 ans c’est peu..et ensuite euh, les couches lavables, tu les passes en machine et pis c’est tout, donc plutôt moderne…puisque tu ne remplis plus tes poubelles entre autre….economie aussi…et puis pour finir ouvres toi un peu chére maman car il y a aussi de nombreux papa qui porte leur enfant et le garde pendant que maman travaille, mamans d’ailleurs qui aura des pubs pour le lait industriel a la télé, mais rien pour l’allaitement…alors si l’on en parle bcp plus aujourd’hui c’est pour justement informer les méres, et non leur mettre la pression..mamans qui portent bebe en echarpe mais qui n’allaitent pas, mamans qui maternent tout simplement sans forcément se coller en cuisine, en même temps tu manges pas toi ? ou t’as pas plaisir à faire des petits plats..où t’es nulle en cuisine, c’est autre chose là ! lol ! sinon tu dis surtout les femmes les moins diplômées se font raméner au trois k allemands ? es tu sérieuse là ? tu mélanges tout, sors un peu, et surtout renseignes toi un peu plus avant de poster des écrits pareils, c’est léger quand même et tiré par les cheveux, je percois un manque de recherches et de vécu, sans aucun doute, tu mélanges un peu tout là, mais bon, tu finiras par t’en rendre compte si tu creuses un peu plus le sujet….Bon vent !

  14. Que dire du contraire ! Car bizarrement c’est plutôt l’inverse qui se passe où je vis. L’allaitement a l’air d’effarer tout le monde dès qu’il se prolonge plus de deux mois, et c’est très difficile à vivre que d’essayer de s’organiser sans embêter personne (car c’est quand même un chois personnel) et qu’on vienne vous chercher des poux parce que vous décidez d’allaiter et de tirer votre lait. Que chacun se mèle de ce qui le regarde (et même à la mater pro allaitement on est super surveillées, ce n’est pas normal je trouve).

    Pour la PMI c’est une exception car la plupart vous filent des compléments au bout de deux semaines, ce qui a flingué pas mal d’allaitements qui se déroulaient bien. C’est pourquoi je ne met spas les pieds dans ma pmi. la pédiatre m’a poussé au lait de suite au rendez-vous du premier mois alors que ma fille avait pris 1 kilo, cherchez l’erreur …..

    Pour le portage, je partage l’avis de la blogueuse, mais surtout pour avoir testé le portage en babybjorn pour un nouveau né et avoir eu mal au dos au bout de 10 minutes et testé écharpe ou porte bébé physio et avoir porté ma fille de 2 ans 5 heures de suite sans douleur je dirai qu’en premier mon corps choisit le deuxième choix sans parler du bébé.

    Bref je vois plutôt une pression avec des discours comme le vôtre, qui culpabilisent celles qui dans leur coin cherchent à faire leur propre choix. Je suis désolée d’avoir à me cacher justement car les gens sont incrédules face à ma façon de faire. Parfois je mens directement pour qu’on en m’embête pas avec des discours comme ça. C’est dommage.

    Que chacun fasse ce qu’il veut !!!!

  15. Pour une allemande, prendre 3 mois de congé maternité c’est être la pire des mères qui puisse exister : « mais comment peut-on laisser un enfant si petit (2-3mois) à qq’un d’autre juste pour aller travailler ? »
    Je me pose souvent la question sur ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Est-ce que les enfants ici sont mieux élevés ? Je ne sais pas, en tout cas les allemands sont plus respectueux et il y a beaucoup moins d’incivilité. Est-ce que le retour des mères à la maison est la solution ? Je ne pense pas. Par contre ca serait bien que les pères puissent s’occuper AUSSI de leurs enfants s’ils le souhaitent. Et qu’en France on est moins une culture de présentéisme au travail, histoire de pouvoir avoir une vie professionnelle ET familiale. Travailler x heures par semaine n’a jamais voulu dire faire un bon travail. Ici (en Allemagne) on fait ses heures et point barre.

    Sinon rien à voir mais être à 2 ou 3 dans un bureau, ce n’est pas de l’open space. L’open space c’est l’étage entier sans bureau donc au moins une grosse dizaine de personne qui peuvet s’épier. Si je pouvais arrêter de lire que les bureaux de 2/3 personnes sont des open space ca me ferait grandement plaisir.

  16. Et si c’est leur choix à ces femmes ?
    Choisir les coiches lavables, ça t’est venu à l’idée que c’était peut-être aussi pour limiter les déchets ?
    Choisir le portage, ça t’es venu à l’idée que c’était aussi par commodité, parce qu’un porte-bébé ça te flingue le dos ?
    Et dormir avec son bébé parce qu’on l’allaite, c’est quand même nettement plus vivable que de faire un biberon en somnolant quand on compte les mesures de lait… J’arrête là, parce que de toute évidence, tu n’es pas documentée…

  17. Pour commencer, comme Maman sur Terre, j’ai repris le travail à 39h alors que mon fils avait 3 ans et demi, et je continue de tirer mon lait dans les toilettes du bureau alors qu’il vient de fêter ses 2 ans, 2 à 3 fois par jour, j’utilise des couches lavables, je porte en écharpe et en Manduca, je n’achète pas de petits pots, je lui lave les fesses à l’eau et au savon, avec un gant de toilette … je m’arrête là pour les exemples … et je ne me sens ni esclave, ni rétrograde … car je vide moins souvent mes poubelles, j’ai de la place dans mon coffre de voiture quand je vais faire des courses, je ne galère pas sur les trottoirs crottés et en travaux, je peux partir les mains vides faire une balade, mes seins me suffisent, je dépense beaucoup moins de consommables inutiles, mon fils mange comme nous sans que je sois obligée de mixer … DONC finalement, je gagne du temps, de l’argent et de l’amour … car on dira ce qu’on voudra et je ne juge pas, mais un bébé est beaucoup mieux pour faire une sieste contre le coeur qui bat et dans la chaleur de sa maman que bringueballé dans une poussette sous les pots d’échappement … je ne juge personne mais j’en ai ras-le-bol que finalement toutes celles qui se disent jugées NOUS jugent … les seins sont des mamelles destinées à nourrir nos petits d’hommes, c’est un fait. Que la société les ai cantonnés au rôle d’objets sexuels est bien triste … que chacune se sente libre ou non d’allaiter, mais en connaissance de cause, car OUI, l’allaitement est ce qu’il y a de meilleur pour le bon développement de nos enfants et n’engraisse pas l’industrie agro-alimentaire … quant au père qui n’est pas attendri et empli d’amour par sa douce allaitant son petit-lui sous de faux prétexte, est un bien triste sire … et quant à Badinter, oui elle a eu 3 enfants, mais ne les a pas beaucoup élevés, bénéficiant de sa position et de son rang social, et préférant privilégier sa carrière, pour les faire-élever par des nourrices, car cette grande donneuse de leçon avait d’autres chats à fouetter que de torcher des culs … sous le magnifique prétexte de l’évolution sociale … à l’époque de votre mère on disait que la cigarette était bonne pour la santé et favorisait la digestion … les choses changent, évoluent et parfois on se rend compte que ce que l’on croyait être un progrès, une avancée était une erreur … vous pensez quoi de l’extraction des gaz de schistes et du nucléaire, de l’utilisation des colorants chimiques dans l’alimentation des enfants et de l’adjonction de sel à outrance … les exemples ne manquent pas. Oui, dans les années 70, l’arrivée de la couche jetable était une révolution, mais oui aujourd’hui, on se rend compte que c’est une catastrophe écologique, et donc on en vient à penser que oui, le retour aux couches lavables est une solution …et bizarrement c’est bien meilleur pour les petits culs et cela facilite le passage à la propreté ! Alors pourquoi ne pas essayer avant de critiquer ?
    Et enfin je termine avec une belle invention : la tétine … tiens, prend ta tétine et arrête de pleurer, tiens prends ta tétine et va dormir, tiens prend ta tétine et tais-toi … alors qu’un câlin et un bout de sein c’est bien meilleur, plus joli à regarder et ça ne coûte rien …

  18. Et oui Nanette, faire un biberon la nuit quelle galère, j’ose même pas y penser … et le pire c’est d’entendre « nan mais je le prépare le soir et je le donne froid » … beurk !

  19. Bonjour!

    Moi je trouve cet article très très intéressant, bien tourné, et très juste. Pour tout le monde.

    Je pense moi aussi que le « maternage » peut vite devenir un esclavagisme, quand justement il n’est pas fait par choix, mais par « obligation ».

    ALors oui, aujourd’hui, personne n’est obligé d’allaiter son enfant, de le porter en écharpe, de dormir avec lui ect. Dans l’absolu, on est d’accord. Dans certains cas, heuresuement, ces « comportements » (en aucun cas péjoratifs, ce mot, une manière de généraliser) coulent de source pour la mere (et c’est vrai qu’on se demande souvent où est le père dans cette histoire).

    Par contre, il ne s’agit des fois pas d’un choix. On le fait « parce qu’on nous a dit que c’était meilleur pour l’enfant ». Or je me pose la question : pleurer des semaines durant en allaitant (pour des crevasses, un manque de coordination offre/demande, ou je ne sais quoi encore), ou donner un biberon (qui ne prend rien comme temps à préparer, arretez avec cet argument bidon) de manière sereine, dites moi voir quel est le mieux pour l’enfant?

    Et c’est là, selon moi que le maternage devient mauvais, pour la mere qui se sent coupable de ne pas avoir asez de lait (ou défaut de coordination, comme vous voulez, le résultat est le meme)/ d’etre fatiguée alors que bon, quand meme, c’est naturel hein/de vouloir passer à un autre mode d’alimentation qui en fin de compte, même s’il n’a pas les memes vertus (et encore, elles rares de nos jours les mamans allaitantes à pouvoir se targuer de la bonne santé des enfants face à ceux qui n’ont eu que du lait en poudre), n’est pas mauvais pour les enfants.

    J’ai lu le billet de Maman sur terre, j’avais d’ailleurs réagi là bas. Et oui il est culpabilisant. quand on dit à quelqu’un « le produit que tu as acheté va rendre stérile ton garçon/va lui casser le dos/je ne sais quoi encore », ça culpabilise. C’est un fait. Mais moi, ce sont les commentaires qui pour certains m’ont choqué. à base de ‘non mais si tu préfères pourrir la santé de ton gosse, à la limite c’est ton problème… »

    Le problème d’aujourd’hui, c’est que rien ne prouve les bienfaits de l’écharpe/du co-sleeping/ des petits pots maison VERSUS le porte bébé/le blédina. (sauf surement le bien etre ressenti par les femmes qui pratiquent le « maternage » et pour qui c’est le pied)

    Et peut etre que la solution n’est pas de confronter « naturel » et « industriel » (sans parler de la partie commerciale citée plus haut dans les comm’ qui en fait rejoint les deux position : ton écharpe tu te l’achètes, comme ton porte bébé hein…)

  20. Bonjour,
    je porte mon fils depuis sa naissance, nous avons des couches lavables et je fais de la cuisine maison. Je n’allaite pas car j’ai raté mon allaitement.
    Très franchement, je me sens insultée par cet article. Ce que je fais pour mon fils je le ais aussi pour moi. Je le porte en echarpe car je n’aime pas les poussettes, je lui mets des couches lavables car je trouve ça plus sain et tellement plus écologique, et je fais ses repas tout comme je fais les miens… Je ne suis ni esclave, ni rétrograde, ni intégriste. Seulement j’ai des convictions et j’agis en conséquences, ne vous déplaise. Je ne cherche pas non plus à convaincre le monde entier que j’ai raison et que ma voisine a tort, comme vous semblez le penser…
    Et dernière chose: j’ai décidé de ne pas travailler bien avant d’être maman et j’ai une licence de psycho, une licence d’ethno et un master d’anglais. Mon Dieu quelle surprise, je suis maternant et diplômée!…

  21. @ Nanette : excuse moi, mais il ne s’agit pas de documentation pour le coup. Parce que dans ce cas là, tu n’es pas documentée non plus : le porte bébé m’est bien plus confortable que l’écharpe (enfin m’était), faire un bib la nuit, franchement, ça n’a rien de compliqué (tu ne comptes pas les dosettes, vu que tu as un doseur)….

  22. je commente tres rarement, mais de maniere sobre je tiens simplement a dire que tu exprimes bien mieux que moi ce ressenti que j ai par rapport au maternage, et pourtant mes enfants sont en couches lavables ( pour raisons ecologiques et economiques ) et portes la plupart du temps ( par ce que quand mm c est bien plus pratique que de sortir et deplier puis replier et ranger la poussette ). J ai foire mon premier allaitement en parti a cause cette pression dont tu parles, et pas peu fiere d avoir reussi a allaiter numero 2, quand j ai fait le mm constat que toi : un biberon le soir et tt le monde est bien plus calme, et bien je n ai pas pu m empcher d avoir mauvaise conscience de donner du mechant lait de vache a ma fille… Alors oui je pense que certaines femmes sont trop categoriques dans leurs propos et que leur « perfection » ne fait que souligner nos imperfecctions…

  23. Bonjour,
    Je rejoins Tinote et Géraldine (allaitement, petit pot maison, portage couches lavables et travail). Tout est une question de choix et de ressenti par rapport à nos enfants. Ma fille était très demandeuse de tétées et de contact, quand j’ai découvert l’écharpe ça a été bénéfique pour nous deux. Nous sommes plusieurs à avoir été maman en même temps dans mon petit village et on a toutes une conception propre de la maternité et de notre rôle de parents car les pères sont aussi là dans ces décisions, mon compagnon porte notre fille en écharpe, m’aide dès qu’il le peut et m’a beaucoup soutenu pendant la période d’allaitement. Il n’y a ni esclavage ni culpabilité à y voir, on fait chacune de notre mieux avec notre vécu, notre bébé…

  24. Ha et puis, il ne s’agit pas d’orienter sa façon de faire envers son enfant ou soi même… Il FAUT penser à soi aussi, une mère complètement cramée parce qu’elle ne s’est pas écoutée c’est pas terrible pour l’enfant non plus… (et ça, ça passe pas forcément par sevrage/laisser pleurer la nuit et reprendre le travail à j+15 jours ^^) Pas évident de trouver son point d’équilibre ! Je suis ultra pro allaitement, et pourtant, si une mère fait le choix de donner le bib parce que ça lui convient à ELLE, qu’elle en a besoin pour élever son gosse sereinement, respect. Même si je crois vraiment que sur plein de plans, le lait artificiel est nettement moins bon que le lait maternel. (et que les pratiques des firmes de lait artificiel me font globalement gerber)

  25. @ Juju, rien ne prouve non plus que ces pratiques sont « moins bonnes ». Ni d’ailleurs que le maternage fasse des mères des esclaves. Une écharpe coûte en moyenne 60 euros, moins qu’un BabyBeurk ou qu’une poussette. Et en plus, on peut prendre le métro et le bus avec, si si!

  26. Juste pour votre info:
    Le lait maternel est une matière vivante, contrairement au lait industriel modifié 1001 fois depuis qu’il existe (et tjrs le même argument « le lait qui se rapproche le plus du lait maternel » lol)
    Les couches lavables ont évoluées depuis le temps de nos mamies (et ouiii c’est possible!! lol) ca n’a plus rien à voir maintenant, et les toutes en unes se rapprochent des jetables mises a part qu’il n’y a aucun produit chimique agressif dont les effets au long terme n’ont pas été démontrés, ya que les problèmes de peau qui sont bien constatables (vous êtes au courant sans doute qu’il y a de plus en plus de problèmes de fertilité aujourd’hui… Ca ne vous vient pas à l’esprit que les produits chimiques contenus dans les couches contribuent sans doute?)

    Alors ca vous plait de lire ce genre de choses?

    Si vous pensez que « ce qui est nocif pour la santé est retiré des ventes automatiquement » et bien je dirais que vous êtes l’occidentale idéale, qui sert de cobaye et qui ne dit rien! Enfin il en faut me direz vous! lol

    Je n’ai pas le temps de dire tt ce que je pense parce que je bosse moi aussi (et oui, maman allaitante depuis 25 mois, aux couches lavables durant 2 ans car maintenant bébé propre, qui échaporte, et qui essait d’éduquer avec le moins de violence que possible -aussi bien les cliques que les cris!- et qui bosse à son compte, sans faire garder son enfant, et qui gère de l’immobilier à coté, ca existe!)

    Il faudrait penser à arrêter de classer les non maternantes comme « mauvaises mères », et les maternantes comme « esclave de son enfant qui est mère et plus femme », chacun fait ce qu’il veut avec son enfant!! Ne pas donner le bib a contre coeur comme ne pas allaiter a contre coeur, se sentir BIEN avant tout, car une maman bien dans sa tête ne peut qu’être la meilleure maman pour son enfant!

    Sur ce je vous souhaite une bonne journée à toutes!

  27. Merci pour le lien Jujube !

    L’allaitement, puissance de la femme

    L’allaitement échappe au système marchand, puisque le lait de femme est gratuit (sauf lorsqu’il est recueilli par les lactariums) et que sauf exception, il ne nécessite aucun dispositif pour sa production ni son utilisation. Il rend donc la femme indépendante de ce système marchand.
    Il lui donne aussi une extraordinaire confiance en ses capacités, un sentiment de force, de puissance, de compétence, de plénitude. Elle sait en effet qu’elle a pu faire grandir et grossir son enfant avec quelque chose que son propre corps a produit. Elle n’a pas eu à s’en remettre à un produit industriel, elle n’a pas eu à suivre les directives d’un « expert » sur les quantités à donner, les horaires à respecter, etc. C’était elle l’expert en ce qui concernait la nutrition et le bien-être de son enfant.
    Et n’oublions pas le plaisir éprouvé par les femmes à allaiter leurs petits. Plaisir dont on parle peu, comme s’il était suspect (« elle se fait plaisir à allaiter ») et que décrivent tant de textes. Comme par exemple l’écrivain Annie Leclerc qui, dans Parole de femme, écrivait : « C’est le corps qui est heureux quand le lait monte dans les seins comme une sève vivace, c’est le corps qui est heureux quand le bébé tète. »
    Un auteur comme le Canadien Joël Martine renoue avec la « radicalité politico-psychanalytique » des années 70, en insistant non seulement sur l’enjeu sanitaire de l’allaitement, mais aussi sur son « enjeu socio-économique , les « profondeurs charnelles et fantasmatiques du vécu féminin », la qualité du « dialogue charnel pré-verbal » de la mère avec son bébé, l’importance pour le mouvement féministe d’intervenir sur l’enfantement et le maternage, et de jouer ainsi « un rôle exemplaire dans la mise en œuvre d’une éthique de solidarité et d’émancipation » (4).
    Pour Penny Van Esterik, Américaine féministe et militante de l’allaitement, les groupes féministes devraient intégrer l’allaitement dans leurs luttes pour plusieurs raisons :
    – l’allaitement suppose des changements sociaux structurels qui ne pourraient qu’améliorer la condition des femmes,
    – l’allaitement affirme le pouvoir de contrôle de la femme sur son propre corps, et met en question le pouvoir médical,
    – l’allaitement met en cause le modèle dominant de la femme comme consommatrice,
    – l’allaitement s’oppose à la vision du sein comme étant d’abord un objet sexuel,
    – l’allaitement exige une nouvelle définition du travail des femmes – définition qui prenne en compte de façon plus réaliste à la fois leurs activités productives et leurs activités reproductives,
    – l’allaitement encourage la solidarité et la coopération entre femmes, que ce soit au niveau du foyer, du quartier, au niveau national et international.

  28. J’vais dresser un autel au pied de mon lit à Géraldine. 😛

    J’aime beaucoup ton billet (une fois n’est pas coutume).

    De mon point de vue, j’ai touché de près au maternage parce que c’était un courant d’éducation, ça m’a interpellée et que les arguments mis en avant étaient pleins de bon sens donc logiques à suivre. Tout comme les arguments que ma mère a entendus il y a 30 ans. Elle faisait le meilleur pour nous à l’époque (et tout l’inverse du « meilleur » d’aujourd’hui). J’ai d’ailleurs du faire face à l’incompréhension de mon entourage. Le meilleur pour eux, c’était le pire, pour moi !

    Sauf que j’ai été rattrapée par ma vie active, les couches jetables (ras le bol des fuites avec les lavables, de chercher LA couche et de me taper toute seule les lessives), le lait artificiel (parce que l’allaitement en reprenant le travail, ce fût une bonne blague qui a transformé ce moment précieux en course aux 6 mois d’allaitement exclusifs), fini le liniment et la cosméto maison (j’ai préféré passer mon temps libre à faire autre chose) et bonjour petits pots.

    Tant que je prenais du plaisir à faire tout ça, c’était parfait. En reprenant le travail, j’en ai pris nettement moins. Donc stop. Et la reprise du boulot a également atténué l’espèce de phase symbiotique dans laquelle j’étais avec mon enfant.

    Par contre, il y a beaucoup de mères de familles nombreuses qui suivent ce courant. Je comprends ce que tu veux dire par esclavagisme mais honnêtement je ne pense pas que ça en est (que ce soit du fait d’une mode ou d’un choix de vie). Ça reste effectivement du plaisir pour celles qui pratiquent.

    Je crois que le fond de ton message c’est surtout qu’il n’y a pas UNE bonne façon de faire. Et j’suis bien d’accord.

  29. @gwendymum : oui tu as raison, je le dis. mais l’inverse est vrai aussi. rien ne prouve que c’est meilleur. à partir de là dire à quelqu’un « ce que tu fais, c’est pas bien, il faut faire comme ça », c’est pas forcément vrai (et pas forcément faux). DOnc il vaut mieux se taire.

    L’information, ok. Dire « ça, ça existe, c’est cool, moi j’ai adoré pour diverses raisons » ok. Dire « non mais vous avez vu ce truc, c’est de la merde », là je suis aps d’accord.

    AH et magiiiie je prenais les transports avec mon babyBjorn (pas Beurk, Bjorn)

  30. @juju : Je retire documentation et je dis « information ». Les maternantes ne sont pas des femmes que l’on a poussé à faire comme ci ou comme ça.
    Je maintiens que POUR MOI, préparer un bib de nuit, avec ou sans doseur, c’est chiant. JE préfère allaiter, parce que quoi qu’on en dise, le lait idéal reste le lait maternel (et je ne jette pas la pierre au biberon).

    Encore une fois, chacun fait bien comme il veut chez lui…

  31. Je rejoins le commentaire de « Maman sur Terre »… Et j’ajoute que j’ai 4 enfants, certes en congé parental, mais je pratique le maternage depuis mon aîné, j’ai travaillé entre tous mes enfants et actuellement je vis un retour aux études… Pour moi, materner ne revient pas, non, au privilège des primipares peu informées en congé parental.

    Je suis pour l’ouverture d’esprit, la liberté d’expression et de pensée. Chaque maman agit comme elle le sent, comme elle le peut aussi. Il n’y a pas de preuve scientifique des effets positif du maternage proximal? Dans ce cas, quelles preuves avons nous du bienfait de l’attitude inverse? Les couches jetables? Les porte-bébé? (Mon aîné avait un bébé confort,pour ne pas le citer, une bretelle a lâché subitement alors que je le portais….) Le lait artificiel??? Je ne dis pas qu’utiliser tout ceci sera « mauvais » pour l’enfant, simplement qu’on a pas plus de recul de leurs bienfaits que pour le maternage, ais-je tort? Nous avons même des preuves que les couches jetables sont bourrées de merdouilles mauvaises pour la santé, mais encore une fois, je ne jette pas la pierre, mes deux aînés en ont portées… J’ai simplement revu ma position sur leur utilisation en connaissance de cause.

    S’il y a militantisme actuellement, c’est également parce que longtemps le maternage a été montré du doigt, démonté, accusé…. J’ai reçu des propos violents quand j’ai décidé de mettre des couches lavables à mes enfants (et j’en reçois encore, preuve que les mentalités n’évoluent pas forcément si vite que ça….), j’ai été critiquée quand j’ai décidé de cododoter, et je passerai sur les commentaires négatifs vociférés lors de ma relactation pour mon aîné.

    Je n’approuve pas Badinter que je trouve beaucoup trop extrême dans ses propos, et très culpabilisatrice. Je ne comprends d’ailleurs pas vraiment que vous y adhériez tout en dénonçant paradoxalement l’extrêmisme des maternantes, alors que Badinter en est une fervente opposante loin d’être modérée… L’ouverture d’esprit ne doit-elle pas être réciproque? 😉

    Merci de cet échange que je trouve néanmoins fort intéressant!

  32. @nanette : donc pour toi l’information, c’est le fait de savoir que chez d’autres, comme toi ça marche. OK, je veux bien. Mais chez d’autes ça marche autrement. Et comme tu le dis, chacun fait ce qu’il peut/veut

  33. pffffffff …. juste pffffffff quoi ! le maternage, etre maternante…mais c’est que des mots tout ca !

    une maman va NATURELLEMENT chercher le meilleur pour son bebe, alors pourquoi la culpabiliser ?

    perso, je porte en echarpe ou en meitai, j’allaite encore mon bonhomme de 18 mois a la demande, je lui mets des couches lavables et prepare aumaximum ce qu’il mange…ca m’empeche pas de sortir ma poussette (d’occaz ! ) quand je me sens l’envie ou pas le courage de porter, d’ouvrir une boite de cassoulet ller au mc crado quand j’en ai envie ou pas le courage de faire a manger, et de taper dans le paquet de jetables de la creche parce que couches pas seches ou pas envie de les tacher avec de la creme !

    j’ai une amie qui a biberonné, couche-jetablisé, bledinisé et poussettisé sa poupette, eh ben on se dispute pas pour ca… si on a des questions on se les pose, on se repond et point barre…

    @ Juju : l’echarpe est en effet tres inconfortable si le noeud n’est pas bien fait, d’ou l’interet d’un atelier portage .

    c’est dingue ca, on allaite tout de suite on a des remarques, si on biberonne on en a aussi !
    on porte on a des remarques (« mais il va tomber la ! attends il est pas bien regarde il est tout courbe !  » euh non pas courbe, blotti endormi ! ) , si on met en poussette on en a aussi (l »mais t’es sur qu’il est bien attachééééééééééééé ? ca a pas l’air confortaaaaaaaaaaaaaaable ! tu devrais le porter  » )
    on mets des jetables on nous accuse de polluer, on met des lavable on nous accuse de retard en arriere….

    quand est ce qu’on fichera enfin la paix aux parents !!!

  34. merci pour cet article sur lequel je suis arrivée par hasard via un surf quotidien de site en site, blog en blog, bref, je sais plus d’où m’est venu le lien… oops !

    globalement je suis pleinement d’accord avec vous, je déteste les extrémistes du « maternage » et encore plus que vous car je leur reproche de faire bcp de tord au maternage, que personnellement, je défend et explique (calmement).
    Je ne comprend pas l’intérêt de culpabiliser ceux qui font d’autres choix, ont d’autres goûts, d’autres envies, d’autres possibilités et cie…
    J’aime bien présenter aux parents qui s’adressent à moi le pour et le contre de chaque chose telle que je le sais (par expérience, étude ou autre) pour qu’il fasse LEUR choix. On est tous différents ! que diable !!!
    Un exemple ?
    Moi j’ai le sommeil super léger, mon mari tout le contraire. Il peut se lever 4 fois dans la nuit pour choper un enfant voir le changer, sans s’en souvenir au petit matin… Par contre si j’ouvre une paupière suite à un réveil nocturne involontaire (suivez mon regard) je ne me rendors pas de la nuit. Résultat il s’est toujours levé pour nos bébés, me les a collés au sein s’ils n’étaient pas déjà contre moi, les a changés etc… et même encore maintenant il gère les terreurs nocturnes et autres vomis impromptus…
    Bon, du coup je suis fraîche le matin au boulot…
    M’enfin, tout le monde n’a pas un mari qui dort comme une bûche, hein ? alors notre système qui nous convient à NOUS pourquoi conviendrait-il à un autre couple ? hein ?
    Du coup oui, je parle de notre solution pour déculpabiliser un couple qui ose à peine dire qu’il dort avec son bébé. Ou au contraire qu’il préfère se lever 25 fois par nuit que de dormir avec etc.. chacun discute sans jugement et tente d’apporter à l’autre des infos et des idées qui lui permettront de trouver LA solution qu’il recherche.

    Alors voilà, ça me met hors de moi de voir tout le formidable boulot que fait LLL pour l’allaitement, fichu en l’air par des animatrices (ou pas, puisque vous aviez l’air de dire que ce groupe n’appartenait pas vraiment à LLL) qui manquent d’ouverture d’esprit, d’absence de jugement, de compassion et de gentillesse. Et pourtant les formatrices insistent tellement sur ces points !!! ça m’énerve !

    En fait au début je ne comptais pas commenter spécialement vote article (quand on surfe on lit plus qu’on écrit hein 😉 ) mais y’a une phrase qui a retenu mon attention :

    « Toujours est il que je serais curieuse de connaître combien de mères peuvent assumer les préceptes du maternage en travaillant à temps plein, et avec plusieurs enfants.  »

    voilà, je bosse à temps plus que plein (50 à 60h par semaine comme beaucoup de libéraux), j’ai 4 enfants en bas-âge (entre 9.5 et 2.5 ans), mon mari bosse à mi-temps comme assistant maternel chez nous (fin de congé parental en août aaaaaaaaaaaaaaargh ! angoisse !!) et nous avons instinctivement fait des choix pour nos enfants qui aujourd’hui passent pour du « maternage intensif » ou « maternage proximal » et cie… bon, on ne l’a pas fait pour avoir une étiquette ou adopter un package « naissance » naturel, non, on a fait des choix au fur et à mesure…
    En résumé (sinon je monopolise les commentaires), on a découvert avec bonheur (de notre dos) l’écharpe qui nous a permis de continuer à porter autant qu’on aimait nos enfants, j’ai allaité jusqu’à leurs sevrages voulus (oui j’ai tiré mon lait au boulot, divers boulots, parfois aux wawas, glamour…), on dort avec nos enfants quand on trouve ça pratique, on utilise des couches lavables par économie d’une part (4 enfants hein !) et parcequ’un mari menuisier (avant d’être père au foyer plein temps) a du mal à voir des forêts se faire abattre pour les fesses de ses enfants 😉 ), mais aussi des jetables, bio ou pas, voir pas de couches du tout, quand j’avais du temps avec mes bébés pour les observer ;)… qu’est-ce qui rentre encore dans le package habituel ? qu’on essaie de ne pas faire partie la fessée ou la claque plus vite que notre énervement ? qu’on a choisi la diversification à la demande ? qu’on a revendiqué des choix humains pour la naissance de nos enfants et surtout mes accouchements (après avoir subi, on s’est imposés. je ne voulais pas de césariennes itératives après en avoir eu 2 ;)…)
    bref, je ne me sens pas du tout une maman à la mode ou quoi. Je ne veux culpabiliser personne, je voudrais juste que chaque parent ait les infos pour faire les choix qui lui convient (et pas découvrir aux 3 ans du petit dernier que justement avec une écharpe on ne se serait pas pété le dos… ou que si l’enfant réclamait plein tube à 3 semaines c’était pas qu’on manquait de lait mais qu’il faisait une poussée de croissance et donc que le bib introduit à cette époque a sonné le glas de l’allaitement qu’on voulait long au départ, etc etc). Pas des infos sur le tard, non, des infos au plus tôt. Et la possibilité, aussi, de faire des choix.

    Pour le monde du travail, moi je fais partie des rares qui revendiquent un congé maternité commun homme/femme. je parle bien de congé maternité et pas de congé parental (c’est le cas, là). Autrement dit un congé paternité obligatoire, aussi long que celui de la femme. Histoire qu’à l’embauche il ne soit pas plus intéressant de prendre un jeune con de 25 ans à peine marié qu’une jeune idiote de 25 ans même pas pacsée mais dont on craint une future grossesse « vu l’âge ».
    Ben oui, jusqu’à nouvel ordre faut un homme et une femme (je fais simple) pour faire un môme et l’élever, il serait tant que la société ne considère plus cela comme un handicap, une tare et j’en passe…

    Bon c’est pas tout, mais la pause repas est finie, je vais retourner à mon travail (snif, j’ai pas le goût aujourd’hui) et envoyer des bises de soutien à toutes les mères qui se font critiquer quelque soit leur choix.
    Faut pas oublier que si y’a un souci avec un enfant c’est d’abord à cause de la mère, quoiqu’elle ait fait ou pas fait. grrrrrr….

  35. punaise, j’ai commencé avant manger et fini à l’instant, résultat une tartine (digeste ?) désolée !!!

  36. 😀
    je vais me régaler!
    vive les stéréotypes!
    vive l’ignorance!

    maternage proximal = respect

    mademoiselle « je parle d’un truc que je connais pas », ne t’en fait pas, tu es loin du maternage proximal, tu respect rien! Même pas la nature!
    on a des seins pour quoi? les bourrer de silicone ? A la base c’est pour allaiter mais tu comptes aussi remettre ca en cause?
    je suis loin d’être une mère parfaite, loin d’aller à l’église… et je sais pas cuisiner !!
    j’ai énormément de « progrés » à faire pour coller au déchet que tu as publier.
    C’est plus qu’un manque de respect ce que tu as écris
    c’est quoi ton problème? tu manques tellement de confiance en toi que tu dois cracher sur les autres pour te sentir mieux? Je comprends pas du tout les filles dans ton genre…
    j’ai allaiter 13 mois, cododo 2ans, portage exclusif, couche lavable… mon fils à maintenant 2ans edemie et moi? sais tu l’âge que j’ai? 19 ans 🙂 et je suis fière, trés fière! (pas trés catholique heinnn)
    j’ai eu mon bac par correspondance pour m’occuper de mon trésor et je l’ai eu!! alors faut arrêter les apprioris
    j’ai des amies qui sont pas du tout dans le « maternage proximal » mais qui RESPECT mes choix, comme je respect le leurs!
    aimer son enfant c’est encore une fois le RESPECTER, faire les choix qui vont mieux à tout le monde et non rentrer dans des cases C’EST CA LE MATERNAGE PROXIMAL (j’espère que tu auras au moins appris ca!)
    on peut bien sur ne pas comprendre, de pas adhérer mais on peut aussi TOLÉRER!
    la liberté c’est d’avoir le choix… à méditer…
    je ne te salue pas!

  37. je suis un peu déçut.
    certes cet arcticle est très bien tourner pour descendre les principes du maternages, mais quand on s’y connait un peu, on voit bien que tu ne sais pas de quoi tu parles.
    je suis une maternante plutôt extrémiste (ms pas intégriste) et quand je te lis, tout ce que je vois, c’est que non seulement tu me sembles très mal renseignée sur le sujet (y compris sur l’allaitement, hélas, il semble qu’avoir allaiter quelques mois ne te donne pas le savoir complet de l’allaitement) et en plus tu accuses les maman maternantes de culpabiliser les autres mamans et ca ca me rend dingue! j’ai pleins d’amis non maternantes et je ne les culpabilisent pas! je sais que mon choix de maternages est un très bon choix pour moi et mes enfants, mais je sais aussi que ce n’est pas le seul! il y a une multitudes de bons choix pr élever son enfants, et les mères arrêtront de se tirer ds les pattes lorsqu’elles deviendront tolérantes sur les choix d’autruit!
    et celles qui se sentent culpabiliser juste parce qu’on allaite et pas elles, et bien c’est elles qui ont un problèmes!
    j’allaite tj ma fille de 20 mois et je suis enceinte de 3 mois, et je ne laisse personne me culpabiliser ou me dire que c mal. si je culpabilisait c’est que je ne serais pas sure d’avoir raison de faire les bon choix. ms ce n’est pas le cas.
    là aujourd »hui, tu es la prermière sur les blog que je parcours que je vois dénigré une méthodes d’éducation, dc au final qui attaque qui?
    pour ce qui est de l’allaitement et du travail, certe LLL st assez intégristes, malheureusement il n’ya que comme ca qu’on arrive à faire entendre la vérité. parce que oui c important de considérer la possiblité d’allaiter exclusivement jsuque 6 mois avant de décider tt de suite du sevrage sans peut-être connaitre les possibilité qui s’offre à nous! moi aussi j’ai repris le travail à 2mois et demi (avec des horaires très complexe) moi non plus je ne pouvais tirer mon lait au travail. dc oui j’étais aller au réunion pr sevrer, mais j’ai été bien heureuse quelles me mettent au courant des solutions me permettant d’éviter ce sevrage! ma fille à été allaitée jusque 6 mois et + exclusivement sans soucis, alors qu’à la base j’ais prévu le sevrage, dc merci LLL! leur connaissances ne st pas à dénigrer car elles se décracassent pr trouver une solution à chaque problème!

  38. ce conflit est un faux probleme.
    je suis infirmiere,j’ai effectivement pris un conges de 6 mois pour allaiter MAIS j’ai deja un petit garçon de 4ans MAIS je suis adepte du co dodo+allaitement+écharpe….et je ne vois pas en quoi je regresse!J’ai une vie sociale,ne passe pas mon temps a la maison a recurer ni soumise en quoi que ce soit.je pense que c’est un peu « facile » de tirer sur les femmes allaitante/maternante en criant aux retour en arriere inacceptable pour nos ainées!on peut etre une femme active ET faire ce qu’on pense le mieux pr son bébé.NON les femmes maternante ne sont pas forcément des femmes au foyer.Moi j’ai subit la pression pour ne pas allaiter car « le papa n’a pas de place », »c’est trop fusionnel pour le sommeil » et j’en passe! et ce n’est pas pour cela que je fais des billet contre les maman-bibi.Et si on se respectait un peu avec toutes nos façon s de faire??????????

  39. Juju : désolée mais le truc de la culpabilité c’est bien là pour ça non, c’est comme si je te disais que dire de mettre les enfants dans un siège auto en voiture ou de ne pas fumer à côté d’eux ou de ne pas leur donner du piment à 1 mois c’était culpabilisant de me dire ça ???

    désolée mais oui respecter le bien être de l’enfant en lui donnant son lait plutôt que du lait de vache modifié avec les conséquences potentielles que ça engendre, le mettre dans un mode de portage adapté à lui et son bien être physique et physiologique, ça semble important non ?

    quand je laisse mon fils pleurer 15 secondes parce que je suis naze et que je traine à aller le chercher, quand je crie sur ma fille quelque soit la raison, quand je préfère passer du temps au tel avec une copine plutôt que de jouer avec elle, ben oui je culpabilise ! parce qu’en soit je sais que je ne fais pas le meilleur choix sur le moment pour SON bien être à elle, mais après je le fais aussi, car sur le coup je fais passer MON bien être à moi en premier en papotant ou en trainant… c’est tout ! l’enfant n’a rien demandé, il naît, il a besoin de temps, d’attention, de cocoonage et tout ce qu’on veut, mais sans doute pas que ses parents bossent ni de boire son alimentation dans un biberon, qui plus est une alimentation non adaptée au mieux à lui ! Après on fait aussi comme on peut, comme on veut dans sa vie, dans notre société qui n’est absolument pas adapté à l’écoute et le respect de l’enfant, qui propose toujours le matos le plus nouveau et le plus moderne pour remplacer le parent auprès de l’enfant… alors que l’enfant à part les seins de sa mère, les bras de son père et les mains et les sourires de tout le monde, pour lui le reste c’est peanuts, il s’en fout !
    Mais étant actuellement une maman de très jeunes enfants, à la maison par choix, mais souffrant très fort d’avoir peu de liens sociaux sur place parce qu’on vit dans le trou du c** du monde, oui j’ai conscience que mes choix de vie et éducatifs ne sont pas en cohérence avec notre mode de vie avec famille nucléaire, solitude et chacun chez soi ! EN REALITE, le maternage ou la parentalité proximale est bien plus adaptée aux modes de vie collectifs, genre comme chez les gitans dans nos pays, ou sinon dans tous les pays où il y a un partage intergénérationnel et que tout le monde vit les portes ouvertes, qu’on peut poser son gamins 1/4h chez la voisine pour aller pisser tranquille ou aller prendre une douche !

  40. C’est drôle parce que je ne vois aucune critique du « maternage » dans cet article, seulement de celles et ceux qui voudraient nous en faire bouffer à chaque repas (faits maison bien sûr) et qui nous assoment de « c’est le mieux pour bébé et les parents »….

    pourtant j’ai relu, mais non je vois pas…

  41. Ce qui me semble complètement décalé, c’est que tu parle de pression sociale et de mode car vois-tu, je vis exactement l’inverse.

    J’allaite ma fille, et je compte bien le faire le plus longtemps possible. J’ai allaité mes 2 fils avant Elle.
    Le 1er, mon allaitement c’est mal passé, et il a été au lait artificiel à 1,5 mois. Je l’ai hyper mal vécu.
    Mon n°2 a tété jusqu’à 1 an. Il a choisi de laisser le sein pour le biberon à cet âge là, et je l’ai accompagné dans son choix.
    ça, c’était il y a 16 ans.
    Aujourd’hui, lorsque je dits que j’espère allaiter ma fille longtemps, j’ai l’impression d’être une extra-terrestre. On tente de me culpabiliser en me disant que je vais en faire un bébé ventouse et capricieux. Que j’écarte le papa. C’est faux. Je pense juste que mon lait est ce qu’il y a de mieux pour mon enfant. Si ce n’était pas le cas, mon corps ne serait pas formaté pour le fabriquer. Et quant à écarter le papa, je tire mon lait (oui, comme une vache) et il lui donne occasionnellement un biberon, quand IL en a envie.

    J’ai pratiqué le cododo pour mes fils (il y a 17 et 16 ans) à une époque où ça n’était vraiment pas la mode. Mais ILS en avaient besoin. ça ne m’a pas contrainte. J’ai aimé ça, eux aussi.
    Ma fille dort très bien dans son lit, a un sommeil paisible, nous ne co-dormons donc pas.

    L’important est de s’adapter à l’enfant et à ses besoins. c’est notre premier rôle de parent.

    Pour ce qui est des couches, pour ma part, je ne suis pas couches lavables. Pas envie de me contraindre à ce niveau là. Par contre, pour tenter d’être un peu moins nocive pour l’environnement, je pratique la couche jetable bio que pour ma part, je recycle pour partie dans mon composteur. Et oui, c’est possible.

    Quand à l’écharpe de portage, c’est juste une bénédiction pour le dos de la maman, et le confort du bébé. Mais il faut l’avoir utilisée pour pouvoir comparer et comprendre.

    Enfin, j’ai une poussette. Achetée d’occaz parce que sinon c’est hyper cher.

    Je ne considère pas faire du maternage avec ma fille, je m’occupe d’elle au mieux, selon mes convictions et ses besoins.

    Enfin, je suis toujours en congés maternité, mais je ne prendrais pas de congés parental. Par par choix, mais par obligation financière. Ce qui me pèse énormément. J’aurais aimé avoir la liberté financière de pouvoir m’occuper de mon bébé plutôt que de la confier à la crêche.

  42. @juju : je n’ai jamais dit que ça marchait chez tout le monde. En clair, ce que je dis c’est que qualifier les maternantes d’esclave, c’est n’importe quoi. C’est extrême, comme qualifier les non-maternantes de mauvaises mères. Chacun ses choix, c’est tout.
    Il y en a beaucoup, qui au départ ne maternent pas. Et puis, pour des raisons économiques ou par conviction (en observant tout simplement les réactions de leur bébé), le deviennent.
    Avant d’avoir ma fille, je pensais vraiment que les non-allaitantes étaient stigmatisées, aujourd’hui je me rends compte que c’est carrément le contraire. Je le vois tous les jours dans le regard des gens et de ceux qui te posent 100 fois la question « ah bon tu allaites ? mais tu dois te faire chier ! »
    Si j’avais voulu une vie simple, je n’aurais pas eu d’enfant.

  43. Je vais éviter d’étaler mes hauts faits de maternage et ne pas tenir compte des commentaires ci-dessus. Ah sauf un : « Le problème, c’est pas le maternage, c’est le fonctionnement de notre société. Mais c’est plus simple de taper sur le maternage. » de Jujube.

    Je trouve qu’en 2011, c’est un peu fou de ne pas considérer que les hommes, les pères donc, peuvent aussi participer à la vie au foyer (élevage, éducation mais aussi ménage et cuisine, genre ils pourraient bien les cuisiner les petits pots, eux).

    Et surtout, je trouve dommage qu’en 2011, les femmes se désolent de ne pas allaiter longtemps et se tirent des les pattes (ou s’attendent à être critiquées). Combien de fois j’ai entendu « oh et je n’ai allaité que 4 mois », « j’ai arrêté l’allaitement à 8 mois, mais j’en avais marre » ?
    Heu, il n’y a pas un souci ? On devrait plutôt être fières : « wahouuu, j’ai réussi 4 mois, parce que je voulais lui donner le meilleur », « au bout de 8 mois, je pense que ma fille a bien profité de mon lait » seraient les phrases à entendre.

    Pourquoi le pire ennemi de la femme est…une autre femme ?

  44. J’ai toujours eu énormément de respect E.Badinter. Mais en lisant son dernier livre, j’ai eu l’impression d’y trouver le regard « classique » d’une femme (ce serait un homme, ce serait pareil) qui ne comprend pas les aspirations de la nouvelle génération.
    Quand j’ai lu ton billet, j’ai commencé à changer de point de vue.
    Puis… j’ai lu les commentaires (le retour de l’inquisition ?), et là j’ai commencé à flipper grave.

    Donc, merci et bravo d’avoir exprimé un point de vue que je n’imaginai pas -à ce point- courageux.

    ps : ça manque de mecs dans les commentaires…

  45. @ Juju : puisque tu as tout lu tu noteras que tout le monde ne critique pas non plus le biberon, la poussette et les jetables…. (si toutefois tu es de bonne foi ! )

  46. Je trouve ton article aussi culpabilisateur que ceux que tu veux dénoncer : perso quand je me DOCUMENTE (ah oui malgré 2 Deugs de langues, 1 Licence de lettres et un Deust Documentation je suis « maternante ») et que je vois la composition des couches jetables et la quantité de déchets qu’elles produisent, la composition du lait maternel comparée à celle du lait artificiel et la façon dont les petits d’homme sont portés depuis si longtemps je me dis que nous faisons les bons choix (car le père de mon enfant a tout autant son mot à dire que moi).
    Les humains, quoiqu’en pense cette « chère Mme Badinter » sont des mammifères parmi tant d’autres et je crois qu’on l’oublie un peu trop souvent…

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