Quand Charles Ingalls se met au porno

A l’occasion d’une soirée à zoner sur Lookiz (le streaming c’est le diable), j’ai découvert Hard, une série télé produite par Canal +, dont j’avais entendu dire du bien.

Ce qu’on avait oublié de me dire, c’est que le rôle de l’étalon de SophiX, société de production de « films pour adultes » qu’une mère au foyer un peu coincée reprend à la mort de son mari, a été confié à un de mes chouchous de baignoire, découvert dans Clara Sheller, François Vincentelli.

François, pour ceux et celles qui l’ignorent, c’est une belle carrure (épaules larges mais pas trop, torse viril comme j’aime, pas trop fuselé, pas gros non plus), une chevelure poivre et sel très fournie, et un sourire ultra brite avec un petit air malicieux. Il excelle dans le rôle de Roy Lapoutre (Roy en hommage à son hamster, Lapoutre le nom de jeune fille de sa mère, technique bien connue pour pseudo qui dans mon cas donnerait Caramelle Lepetit – si je « françise » le nom de jeune fille de la Reine Mère), hardeur aux 3.000 partenaires à la limite du candide, grand coeur et gros engin, toujours dévoué pour le bon plaisir de ces dames.

Non mais rah quoi.

Je n’ai vu pour l’instant que la saison 1, qui est très réussie, grâce notamment à la présence assez charismatique de Roy, hardeur au grand coeur, mais aussi de toute une galerie de personnages plutôt stéréotypés, mais touchants (les acteurs analphabètes et obsédés, les actrices blasées, le metteur en scène à l’ancienne, le trav au grand coeur, la belle mère autoritaire, les ados pénibles, la mère dépassée, la meilleure copine folle de cul, …). Mine de rien, il aborde aussi la question (non résolue en grande partie à ce jour), de l’accès des femmes à une production pornographique (en tant que spectatrices j’entends, parce qu’en tant qu’actrices, ça va, elles sont bien bien sollicitées) qui soit aussi source d’excitation et de plaisir pour elles.

(Cette photo très second degré – et illustrant assez mal somme toute je vous l’accorde le puissant sex appeal de Roy Lapoutre – est assez représentative du ton de la série : guillerette, décalée et gentiment subversive, donc sans doute pas très représentative du monde du porno 2011, mais est ce que c’est vraiment important ?)

Le Charles Ingalls du porno, qu’il dit dans cet entretien (et en plus il cite « Weeds »).

« Prends moi fort au fond de la cabane » Charles Roy François.

(Oui je sais la cabane, c’est plutôt Francis, mais « prends moi fort au fond de la petite maison dans la prairie », c’était moins évocateur, je trouve.)

4 réponses sur “Quand Charles Ingalls se met au porno”

  1. Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiis Prem’s
    J’ai entendu porno… j’ai rappliqué ventre à terre 🙂
    Huiiiiik.

  2. Charles ingalls? heu j’aurais plutôt dis Connan le barbare en voyant la photo lol
    Mais plus sérieusement, c’est vrai que cette série est vraiment très cool, rien à voir avec les daubes commerciales qu’on nous sert à longueur de soirée et qui sont soit des série policières, soit des séries « médicales ».
    C’est dans la lignée de weeds, californication etc, bref à découvrir sans tarder pour ceux qui ne connaissent pas encore

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