Quelques instants(gram) de ma semaine #15

Ce joli mois de mai est bien pourri point de vue météo (enfin, on arrive à passer entre les gouttes), mais il présente l’avantage de nous offrir de laaaaaaarges week end de 4 voire 5 jours (merci le 4/5ème le vendredi).

Qui dit démarrage du mois de mai, dit évidemment changement de feuille sur le calendrier des pimpons de NYC (je passerais sous silence au passage cette histoire glauquissime de 13 pompiers bien français qui en ont violé un 14ème, ça casse UN PEU le mythe).

On dit donc bonjour à Monsieur MAI.

Bon, après, c’est pas le tout, mais il était urgent de ne plus bosser, nous avons donc grattouillé le nombril de Monsieur Mai, expédié les affaires courantes, et nous sommes dépêchés de repartir en vacances. Nous avons profité du pont pour aller voir de la famille dans le grand ouest. Dans le Scénic j’ai mis ma mère, mon père, mes frères et mes soeurs, et les deux enfants. Les hommes, les vrais,  sont restés à Lyon, soit disant pour effectuer de menus travaux de peinture. A mon avis c’était surtout pour profiter du calme de leurs domiciles respectifs en l’absence de toute présence conjugale (reloue) et enfantine (bruyante et agitée).

Pendant ces 5 jours, j’ai largement arrosé touitteur de mes tranches de vie en compagnie de ma bien aimée progéniture et surtout bien chère maman. En vrai, ça s’est plutôt bien passé, même si, à la fin, il était temps que ça se termine … (au delà de l’âge de 20 ans, c’est indéniable, passer plus de 5 jours H 24 avec ses parents devient … délicat ?).

C’était donc parti pour 700 km de bonheur automobile entre Lyon et Nantes (ne dites rien, je sais qu’il y a un TGV entre ces deux destinations, mais qui n’a pas 2 enfants ne sait pas ce qu’est la gestion d’un déplacement mômesque, surtout quand y’a zéro matos enfants de moins de 2 ans à la destination d’arrivée. Bref, on a fait 1400 bornes en caisse en 5 jours). On s’est arrêtés sur l’aire des Vérités, mais en vrai, nous nous les sommes même pas dites, nos 4 vérités, tiens.

(Drôle de nom tout de même non pour une aire d’autoroute non ? Les aires d’autoroutes, il faut le savoir, c’est le diable. Elles me donnent toujours envie de tout acheter, de tout manger, j’évite de me balader dans les travées avec de l’argent en poche tellement je suis tentée de compulser. J’ai entendu en interview François Damiens qu’il adorait les aires d’autoroutes, et je le comprends, ce sont des petits havres consuméristes à la fois follement excitants et apaisants. Toute cette bouffe, déconnectée du monde réel. Moi ça me donne envie de me rouler dans les paquets de chips goût fromage fondu en buvant des Red Bull. Si.)

D’ailleurs, en matière de nourritures roboratives, ma marraine / tante chérie de mon coeur m’avait préparé UN SEAU de florentins, ces chocolats terrrrrribles, j’en mange sans faim, sans m’arrêter, c’est affreux. D’un autre côté, ça m’a permis de compenser l’absence TOTALE d’alcool pendant 5 jours (à l’heure où je vous parle d’ailleurs, je n’ai toujours pas re-bu, ni donc fêté dignement la victoire de la gauche, je ne me reconnais plus).

L’alcool ne nous a pas empêché de follement rire, les soirées en famille étant largement ambiancées par la Dauphine, qui du haut de ses 15 mois et 8 dents (youhou), tient une patate phénoménale. De tôt le matin jusque tard le soir, avec heureusement deux grandes siestes dans la journée, qui te permettent de recharger un peu les batteries. C’est un peu fatigant à l’usage, mais bon, quand on est un peu fan de ses enfants, ce n’est pas bien grave hein.

L’Héritier n’est pas en reste, il traverse actuellement une grande phase créative, notamment en matière de dessins, qui se font de plus en plus expressifs et figuratifs. Ci dessous, un MORPION, qu’il m’a gentiment offert. Je préfère toujours cela au dernier dessin-cadeau, qui était pour mémoire un CIMETIÈRE. Autant vous dire que la fête des mères se préparant activement à l’école, je bruisse d’une folle impatience 🙂

Pendant ces journées, en dehors regarder vivre mes enfants (ce qui est déjà un spectacle réjouissant en soi), j’ai pu apprécier de passer du temps en baskets (c’est fou comme c’est à la fois laid et confortable ces choses là), à discuter entre filles, à préparer des repas ..

… et j’ai même eu le temps de bouquiner cette superbe BD en deux tomes, que je vous recommande chaudement, « Lulu femme nue » par Etienne Davodeau. Ca m’a rappelé dans le thème et dans les couleurs les romans d’Olivier Adam, donc pas super gai mais finalement très humaniste et émouvant. (C’est l’inconvénient d’avoir des enfants en bas âge, tu ne lis que des romans de moins de 400 pages et des BD.)

Ma tante ne m’a donc pas servi d’alcool (oui c’est une obsession), par contre, elle a su rendre attractive la corvée de patates <3

Dans un WE à rallonge relativement grisou, on a eu tout de même un gros coup de bol, en ce désormais mémorable 6 mai 2012, où nous sommes allé tremper les orteils (et uniquement les orteils, je vous le garantis) dans les eaux des plages de Pornic. C’était doux, chaud et chouette.

Ci dessous, la Dauphine et sa première fan, la Reine Mère, qui ont une très belle complicité. Elles se font mutuellement marrer. C’est très très chou.

Des pêcheries en bord de mer.

Dimanche soir, quand les résultats ont commencé à sortir sur twitter (à partir de 16h30), l’Epoux avait voté pour moi par procuration, et j’étais donc à milles lieux de l’effervescence et l’émotion de la Place de Bastille, surtout que j’étais accueillie chez des gens (ma tante et son chéri en l’occurrence) très peu politisés (sauf à considérer que le militantisme au sein de la LPO soit politisé, cui cui). Je me suis donc contentée de suivre cela par les ondes de la radio, de loin en loin, les tweets des camarades gauchistes, les SMS et MMS des copains, et quelques images dans la petite lucarne (et la calamiteuse séance d’accordéon, orchestrée par un ancien client à moi !).

Bien entendu, c’est pour moi avant tout un énorme soulagement que Sarkozy se soit fait sortir. Et un petit plaisir de voir la gauche élue (même si j’aurais sans doute plus vibré si ça avait été Martine Aubry la gagnante). Pour autant, je n’ai pas la naïveté de croire que je vis dans un pays passé à gauche. Si celle ci revient aux affaires, c’est plus par rejet de l’un que par adhésion à l’autre. J’espère donc que François Hollande saura agir de manière appropriée aux enjeux. D’ores et déjà il incarne au moins un ensemble de valeurs auxquelles j’adhère et qui me rassérènent. Je n’ai plus cette honte au front d’être dirigée par un fou méprisant et mégalo, et c’est déjà beaucoup. Après, dans le contexte actuel, la marge de manoeuvre opérationnelle est faible, on le sait bien, mais putain, que c’est bon de se réveiller et de se dire qu’on est dans un pays dirigé par la gauche.

(Merci à Sucia pour ceci.)

Voilà, c’était mon 6 mai 2012, assez NORMAL somme toute. Il semblerait que ce soit l’adage du Président, et l’air du temps. Ca manque d’exhalation, de panache et d’un grain de folie, sans doute hein. En tous cas, pour l’instant, cette normalité me va bien. Prenez soin de vous et des vôtres.

(PS : Je vous présente Pollux, vénérable tortue de Floride, qui vit à Nantes depuis plus de 20 ans, et qui a un pêché mignon : grignoter les doigts de pied. C’est un peu la France lente. Je la kiffe.)

Une réponse sur “Quelques instants(gram) de ma semaine #15”

  1. Non si elle est bien faite, elle ne fait pas mal. J’en ai déjà eu une et je n’ai pas senti la moindre douleur. C’est plutôt un sentiment d’inconfort désagréable, on sent l’aiguille qui force et ça dure un petit moment mais c’est tout.

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