Quelques instants(gram) de ma semaine #30

Après le WE détente en terres guyanaises, j’ai eu le droit à une vraie semaine de TRAVAIL à Cayenne (si si).

Le vrai bonheur du matin, quand tu es loin des tiens, c’est de te faire un vrai petit déjeuner <3

(avec de la goyave, et des fruits de la passion)

… et puis le soir, un petit apéro, pour te consoler aussi d’être loin ….

C’est marrant, en métropole, en dehors des mojitos, je ne bois que peu de rhum. Alors que quand je suis aux Antilles, hop, ti punch à la moindre occase. Il faut dire, le ti punch, c’est entre 3 et 3,5 euros. Moins cher qu’une bière (ou qu’un verre de jus de fruits frais). Même si en l’occurrence la production de rhum est importée de Martinique et de Guadeloupe (3h d’avion).

Cayenne by night, soyons honnêtes, ce n’est pas une belle ville de bord de mer (elle lui tourne le dos, à la mer, d’ailleurs). Les cafards traversent les trottoirs à toute allure (quand ils ne te grimpent pas dessus sur les terrasses, ahem), les chaussées sont défoncées,  les poubelles mal ramassées et les rues mal éclairées, façon coupe gorge. Mais bon, j’y ai passé des riches semaines depuis mes premières missions en 2006, et j’adore cette ambiance de far west tropical.

Lors d’une discussion avec un chargé de tourisme, il disait que la stratégie régionale était de vendre Cayenne comme une avant garde, un petit goût et bout de France, notamment aux touristes brésiliens. Je n’ai pas pu retenir un rire nerveux. La Guyane en général, Cayenne en particulier, ressemble très peu à la France, c’est ce qui fait son charme à mes yeux aussi.

En préparation de la Coupe du Monde de Foot et des prochains JO, qui se tiennent au Brésil en 2014 et 2016, la Guyane porte un projet « Guyane base avancée », espérant recevoir sportifs, et pourquoi supporteurs et touristes, en relais et porte des sites sportifs brésiliens. J’espère que les compagnies aériennes suivront, développant des liaisons aujourd’hui faiblardes, pour que ce beau territoire gagne en visibilité, car il mérite vraiment le détour.

(Je cause comme le Lonely Planet non ?)

La vue depuis mon « bureau », au Ker Alberte, jolie petite adresse dans l’hyper centre de Cayenne, 11 chambres seulement, ouvert depuis quelques mois seulement, que je recommande, bien que pas donné. De toutes manières, en Guyane tout est hors de prix, d’ailleurs les fonctionnaires détachés ici touchent + 40% de rémunération.

Et notre zone de débrief post journée de travail. La piscine à portée, les PC, de la bière et des clefs USB. Les secrets de la réussite corpocouilles bien de chez nous.

Parmi les 4 jours d’ateliers et leurs 220 participants qui s’y sont relayés (c’était un peu le gang bang de la réunionnite cette affaire j’avoue), j’ai même récupéré quelques militaires en tenue <3

(J’ai la photo non floutée, mais c’est privé.)

En Guyane, les militaires (et leurs petits shorts, et leurs grosses rangers, et leurs treillis camouflage) sont très présents, car ils sont chargés de la sécurité de la base de Kourou (d’où décollent une fusée toutes les 6 / 8 semaines environ). En dehors des activités de surveillance, ils sont actifs dans la vie économique et sociale du territoire (en dehors de boire des coups dans les bars de Cayenne, j’entends).

A Cayenne, la métropole est loin certes, mais la vie culturelle est riche. Si si. La preuve, les artistes sont polyglottes.

Parce que oui, l’amour es BUENO.

Point de vue culinaire, c’est l’éclate. Y’a des CREVETTES PARTOUT. La Guyane est un gros producteur de crevettes (grosse concurrence surinamaise et brésilienne, car ils bénéficient de bas coûts de main d’oeuvre, pensez y, achetez guyanais les enfants).

Et notamment dans les soupes chinoises servies avec des jus frais à côté du marché (ici, papaye).

Seul petit achat de la semaine, un petit collier en graines fait à la mimine et avec du fil de pêche par une amérindienne (ils vivent sur le fleuve Maroni).

Donc voilà, c’était ma semaine à Cayenne. Autant dire que lorsque je suis passée de mon coin d’Amazonie à la place des Terreaux en moins de 24 heures, bonjour le dépaysement.

Mais bon, entre le bout d’Amazonie et les petits morceaux de moi qui m’attendaient (et ne m’ont même pas reproché ou fait payer mes 10 jours d’absence, les amours), y’a pas vraiment à choisir.

Bonne semaines les affreux !

2 réponses sur “Quelques instants(gram) de ma semaine #30”

  1. Mâcher à la rencontre de son destin, c’est sûr, ça a de la gueule.
    C’est sans doute plus facile si on est polyglotte.

  2. aaaah, les soupes vietnamiennes du marché de Cayenne, les légionnaires, les ti-punch et le supermarché Match…. (et y’a toujours le petit bouiboui à glaces qui faisait de la glace à la cacahuète maison dans une petite rue parallèle à la plage ? oui ben j’ai plus le nom mais c’était connu !)

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