Family trip : 3 semaines dans l’ouest américain – comment qu’on a fait (1)

Nous rentrons de 3 semaines de voyage en famille aux Etats-Unis, ceux qui me suivent sur IG n’auront sans doute pas échappé à la séance diapos quotidienne que j’inflige dans ces cas là. Je vais faire un petit récap en images de notre (long) parcours (ouééééééé), dans une prochaine note, car je voulais commencer par quelques observations générales sur l’organisation de ce type de roadtrip avec enfants en relativement bas âge (3,5 et presque 7 ans). Pas mal de personnes m’ont demandé un retour intéressé sur cette expérience, et voici mes petits tips (pour une fois que j’exerce mon métier de conseil GRATIS, enjoy). 

1/ l’organisation du voyage

Chez nous, on aime bien faire nos choix de voyages de A à Z : vols (plutôt AF que compagnies peu connues ou low cost), location de voiture, choix des hôtels / motels et surtout du parcours. S’agissant de l’Ouest Américain, avec deux guides et un accès web, c’est relativement simple à faire car c’est un parcours touristique somme toute très classique, sachant que si vous partez comme tous les canards salariés en août, il faut s’y prendre (très) à l’avance (notamment pour dormir à proximité de certains parcs nationaux très courus) et se préparer à raquer, car c’est une période très fréquentée (on a évidemment croisé beaucoup trop de français). Pour notre trip, on a pris les billets en janvier février, et certains hôtels étaient complets dès cette période (région de Yosemite et autour de Grand Canyon notamment).

Mes parents ont fait ce voyage (à quelques nuances près) il y a 3 ans (en faisant le sens inverse : commencer par LA et finir par San Francisco). Ils sont passé par une agence qui leur a préparé le voyage clef en main, c’était  bien foutu et bien plus compétitif que nous, car ils sont partis en juin (si vous pouvez, hors saison, il fait moins chaud et c’est bien moins cher).

Après côté budget, hors les imprescriptibles (billets d’avion, voiture, entrées dans les parcs), c’est à faire en fonction de vos moyens, sachant que tous les budgets sont possibles côté hôtellerie et restauration, pourvu de s’y prendre à l’avance.  Pour notre part on a alterné les motels de base (parfois très chers sur  certains sites très courus) et des lieux plus haut de gamme et / ou pittoresques, je les évoquerais dans notre parcours. Sachant que pour garer sa voiture, dormir et se laver, un motel est amplement suffisant quand on fait juste un stop sur la route. L »héritier, qui a un fond bling bling un peu étonnant (il a ADORE Las Vegas), garde un souvenir ému et satisfait de tous les hôtels ….. qui avaient une piscine.

2 / les bornes

Bon, le principe d’un road trip, c’est de bouffer de l’asphalte, autant vous dire qu’on a été servis, avec un total de 3500 miles (soit 6000 km) en 3 semaines. Alors on peut sans doute faire des choix plus drastiques, avec moins de sites ou moins de parcs, mais là c’est des questions de partis pris. Nous on voulait clairement en prendre plein les mirettes, et en faire le plus possible.

Voici un peu l’étendue du parcours (qu’on reverra en détail), les parties en bleu fluo (entre San Francisco, notre point d’arrivée, et LA, notre point de départ.)

Fini le road trip camarades, on a bouffé + de 6.000 km en 3 semaines, c'était beau mais c'était long ! (Note de blog à suivre ...)

Pour ne pas transformer l’épopée en calvaire total, il faut donc :

– une voiture suffisamment confortable (personnes + bagages, n’oubliez pas les satanés bagages, je vais y revenir) et climatisée (on a atteint quasiment 40 degrés dans la Vallée de la Mort). Ne pas lésiner sur ce point, car on passe trop d’heures dedans pour ne pas être à l’aise. On s’était renseignés sur la possibilité de faire une partie du voyage (les parcs) en camping car (ils ont des espèces de maisons sur roues absolument impressionnantes, un gros fantasme personnel, qui restera donc inassouvi cette fois). Las, ça coûte une couille, voire deux. 

– des activités pour les enfants : musique (nous on a quand même du souvent enchaîner « la reine des neizes » et le best of de Michel Sardou, qu’ils adorent d’un amour pur, ces pervers, ça rend le voyage assez particulier), des histoires lues (on s’est cogné « Bilbot le Hobbit », soit 10 heures de lecture par Dominique Pinon), des jeux (on a joué aux devinettes, gros succès), et bien entendu des vivres en quantité pour occuper des temps un peu trop longs (des chips, des gourdes de compote de pommes, des briques de jus, des bonbons à distribuer avec parcimonie). Bref, faut ambiancer la voiture !

Sur les 3 semaines nous n’avons eu leu droit qu’à une séance vomito, juste avant d’arriver à LA, et c’est dans ces moments de solitude (quand les pates de midi te glissent entre les mains parce que le sac en papier où l’enfant a vomi s’est percé) qu’on est globalement pas mécontents d’avoir des enfants qui supportent bien la bagnole.

– un GPS ! C’est tout de même bien plus simple que de se tordre le cou sur des cartes immenses MAIS pas assez détaillées (notamment dans les agglos), ou de manipuler X  cartes en parallèle. Le notre est tombé en carafe à plusieurs reprises, gros moments de solitude aussi dans ces cas …

3/ les valises

On a essayé toutes les techniques possibles (une valise par personne, des valises « thématiques », une valise que tu prépares pour plusieurs jours pour toute la famille …), et bien c’est simple, rien ne marche ! Tu te retrouves toujours à sortir toutes les valoches du coffre et à en foutre partout dans la piaule pour retrouver le nécessaire aux uns et aux autres. Aux USA en général et dans l’ouest en particulier, c’est relativement moins pénalisant qu’ailleurs, notamment hors agglomérations, dans la mesure où les hôtels sont souvent de plain pied, et dans bien des cas tu gares ta caisse face à la porte de ta piaule, et roule. 

Mon autre reco s’agissant des valises (que je m’appliquerais encore mieux à moi même la prochaine fois) est de partir léger niveau vêtements, et de profiter des laundries dans les hôtels pour laver et sécher son linge dans des conditions cool. Certes ça prend un peu de temps sur quelques soirées, mais ça t’évite de traîner des valises de 20 kg entre le coffre de la voiture et les chambres d’hôtel.

(Et puis tu as aussi les arrêts dans quelques outlets qui te permettent d’acheter des vêtements et des pompes sur place.)

4/ la bouffe

Bon, on le sait, on est pas là pour sucer des bâtonnets de céleri quand on est aux USA (quoique, assez rapidement, le manque de verdure s’est faite sentir dans nos menus, et on se battait ensuite pour les tomates cerises qui servent de déco). Toutefois il faut résister à la facilité de laisser les enfants en auto suffisance et de se nourrir majoritairement de nuggets + frites ou de macaroni with cheese pendant toute la durée du séjour, mais c’est un sacré challenge. 

Pour ma part,  je suis une FAN ABSOLUE du Guide du Routard, pour tout ce qui concerne les restaux. Toujours bien référencés, des bons plans, pas trop chers si on veut et assez originaux. Le seul bémol étant la forte affluence … d’autres français à ces adresses.

Dans les parcs nationaux, la bouffe est vraiment pas géniale (beaucoup de pizzas et de frites surgelées). Il est donc bien plus chouette (et économique) de pique niquer dans ou aux alentours des parcs, sachant que toutes les épiceries des bleds alentours proposent produits de base, mais aussi souvent élaboration de sandwichs et / ou salades. Les enfants adorent évidemment ça (car qui dit pic nic dit obligatoirement CHIPS).

Il faut penser aussi à s »équiper d’une glacière (une de base vaut 9$) et à renouveler les stocks de glaçons (gratuit dans les hôtels et motels généralement) pour permettre d’avoir de l’eau fraîche aux travailleurs (les parents conducteurs). En période haute et chaude comme actuellement, il est recommandé de boire 4 litres d’eau par personne, il est possible d’acheter de gros bidons de flotte un peu partout.

5/ la kiffade des enfants et celle des parents

Plusieurs personnes m’ont demandé s’il était pertinent d’emmener des enfants aussi petits dans un voyage aussi long et coûteux, et dont ils garderaient pas forcément beaucoup de souvenirs. Là dessus, je ne peux répondre qu’en fonction de ma sensibilité. Je considère que je n’ai pas tant de temps que cela dans l’année avec mes enfants pour m’en séparer 3 semaines l’été, j’ai envie de faire des choses avec eux, et encore plus des choses un peu exceptionnelles. Ils n’auront peut être pas beaucoup de souvenirs de ces vacances dans 10 ans, mais moi oui, et je considère aussi que ce qui compte est le moment présent, et donc les chouettes moments passés ensemble.

Alors par ailleurs, pour être totalement honnête, ce qui vous émerveille et que vous avez envie de partager avec vos enfants n’est pas forcément ce qui eux va les faire kiffer. Nous les parcs on a évidemment adoré, on a été émus, impressionnés, ce sont des endroits dingues. Parfois, c’est passé par dessus la tête des enfants. Quand c’est clairement énorme (les séquoias géants de Sequoia Parc, le Grand Canyon, Monument Valley, Bryce Canyon, Arches, etc.) ils sont attentifs, mais ce qui compte est souvent les choses un peu « enfantines » qu’ils vont pouvoir faire autour : toucher les écorces, se balader en vélo (traînés dans une carriole) dans les parcs ou sur le bord de mer à LA, escalader des bouts de montagne, voir des animaux (gros succès des écureuils dans les parcs et des dauphins à Malibu), etc.

A posteriori, quand vous demandez à l’Héritier ce qu’il a préféré, il cite dans l’ordre : Las Vegas, Legoland et les piscines dans les hôtels …. :B La dauphine n’en parlons pas, elle cause uniquement piscines, conspuant encore les quelques rares hôtels qui n’en avaient pas, de piscine. Pour autant, on ne regrette pas de l’avoir fait avec eux, c’était vraiment un beau voyage, même si assez crevant compte tenu des bornes. Je pense que notre parcours était sympa pour les enfants grâce à l’alternance entre grandes villes (San Francisco / Las Vegas / LA) et parcs, et l’insertion d’activités purement récréatives pour satisfaire leur soif de jeux et de glande. De notre côté, je pense qu’on ne s’est privés d’aucune visite / site parce qu’on était avec nos enfants, mis à part bien sûr les spectacles de chippendales et jeux d’argent dont je me suis privée à Vegas, mais j’ai prévu de retourner en célibataire dans cette charmante bourgade dès que possible 😀

La suite en images et le détail du parcours dans la prochaine note !

3 réponses sur “Family trip : 3 semaines dans l’ouest américain – comment qu’on a fait (1)”

  1. Et puis même si les enfants ne s’en souviennent pas il restera vos souvenirs de parents, les photos et les anecdotes à leur raconter plus tard, et rien que pour ça ça vaut le coup.

  2. C’est quand même un chouette voyage que vous avez fait là.
    C’est une bonne idée ce petit bilan, je me disais justement que j’allais faire un petit digest sur mon voyage en Islande

  3. Merci pour cette note (je n’ai pas encore lu les suivantes, mais tu te doutes bien que je les enchaîne juste après ce commentaire ^^) !

    J’ai longtemps fait partie des gens qui se disent que « ça ne sert à rien de faire des choses exceptionnelles avec de jeunes enfants qui n’en garderont peut-être aucun souvenir », jusqu’à ce que je me rende compte qu’à raisonner comme ça, on se privait de beaux moments… et que même s’ils ne s’en souviennent pas précisément, ils se souviendront d’avoir partagé des trucs avec des parents épanouis et heureux, c’est quand même pas mal 🙂

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