« La vie du chasseur », par Michel Onfray

Choses promise, chose due.

La fameuse interview d’Onfray donnée à Playboy cet été. J’espère que le lien fonctionne.

Interview Michel Onfray.

Par ailleurs, suite à plusieurs échanges fructueux cet été avec des lecteurs, ami(e)s et autres personnes de valeur (dont l’Epoux, qui a quand même fini par lâcher que « de toutes manières, tu finiras ta vie avec une lesbienne« , youhou), je serais bientôt en mesure de vous livrer une théorie fort intéressante sur cette question des visions divergentes entres les hommes et les femmes vis à vis du passage à l’acte (sexuel, est-il besoin de le préciser).

J’ai décidé de l’intituler Les baiseurs et les jouisseurs.

(Ce vieux teasing de la muerte.)

Michel Onfray a dit (2).

« Les hommes … ont simplement envie d’honorer le vieille tradition du chasseur qui tue son gibier, qui couche rapidement. L’homme est un chasseur qui désire mettre un trophée de plus dans sa chambre à coucher… Je pense qu’il y a un destin hormonal très différent chez l’homme et chez la femme. Quand un homme a couché avec une femme, c’est fini… Quand une femme a couché avec un homme tout commence… »

Playboy Magazine, interview de Michel Onfray, vu ici.

Aujourd’hui je me suis payée l’affiche à Palais, en demandant au buraliste le numéro de Playboy en question (mais qui me connaît sait que j’entretiens des rapports délicats avec la confrérie des buralistes). « Le voilà » qu’il me dit en me tendant un numéro d’été avec uniquement des chattes très épilées et bien écartées à toutes les pages. « Non, c’est pas celui là que je veux, ça c’est le numéro spécial été, moi je veux le mag, avec l’entretien avec Michel Onfray« . Le buraliste m’a regardé d’un drôle d’air. « C’est qui Onfray ? »

Bref. Je vais faire d’autres bureaux de presse de Belle Île, et je trouverais, j’espère, cette interview de mon Michel (ou quelqu’un connaît un gentil buraliste qui me mettrait un numéro de côté ?)

J’aime beaucoup Michel Onfray. Et c’est une drôle de coïncidence qu’il soit justement interrogé ou amener à s’exprimer sur de tels sujets. Du coup on en revient à cette insoluble équation, faut il ou pas coucher le premier soir ? Sachant que ce sera un aboutissement et une finalité pour l’un, une ouverture, le début de quelque chose pour l’autre, comment réconcilier les deux points de vue ?

Vous me direz qu’il existe de plus en plus de chasseresses (orthographe incertaine, tout comme le statut), et que l’égalité entre hommes et femmes se conquiert sur ce terrain là aussi, moi je n’y crois pas trop. 9 femmes sur 10, d’après mes statistiques personnelles, sont comme celles que Onfray décrit (elles couchent pour voir, pour la suite, pas pour en finir avec une crampe dans le bas ventre. Et les premières fois sont rarement les meilleures, elles le savent bien, ce sont les « figures imposées). Et 8 hommes sur 10 dirons nous.

Parce qu’au delà de la différence hormonale qu’évoque apparamment Onfray, il y a tout simplement l’acte sexuel en lui même, il n’est pas du tout caractérisé de la même manière entre les deux sexes. L’un pénètre, conquiert un espace dissimulé / intérieur, l’autre laisse pénetrer cet espace. C’est basique, mais c’est l’évidence.

En attendant, je persiste à penser qu’il faut coucher le premier soir. Parce que de toutes manières autant savoir au plus vite si ça colle au pieu, car ça reste la base d’une relation saine.

Ensuite, comme dirait l’autre, it’s complicated.

(Une prochaine fois, on continuera cette discussion. Mais il faut que je recueille d’autres avis, des masculins notamment.)

Michel Onfray a dit

« Nous aurons toujours assez du néant de la tombe pour offrir son obole à l’immobilité. »

(La puissance d’exister, Manifeste hédoniste, 2006)

Dans la même veine, le père d’une connaissance particulièrement indolente (et donc sujette à se tirer difficilement hors de sa couche avant 11 h) la tançait régulièrement d’un « tu auras bien le temps de dormir quand tu seras morte ! »

Je ne crains que mon organisme n’aie que trop intériorisé les préconisations de ce bon Michel et de ce délicat papa. J’ai beau faire, quelque soit l’heure à laquelle je me couche, je me réveille, pour de bon, avant 6 h 30 le matin.

L’avantage, j’ai du temps pour relire Onfray.