Progéniture de blogueuse mode (un exemple)

Un enfant de blogueuse mode, ça pourrait je pense ressembler à peu près ça non ?

Vu chez Garance Doré, qui n’est pas (de mon avis) une blogueuse mode.

Nan, une blogueuse mode, une vraie, celle qui pose en camouflant souvent malhabilement son visage et les pieds en dedans, celle qui vous fait pousser des cris d’orfraie (au son de « mais bordel, qui s’habille VRAIMENT avec ce genre de nippes ? et sort dans la rue attifée comme cela ? »), c’est plutôt Pandora, AKA Louise Ebel. La blogosphère se moque souvent d’elle, pas tant pour le choix de ses tenues (déjà pas piquées des vers), mais surtout pour le … contenu éditorial de son blog, les photos étant souvent scénarisées et accompagnées d’une prose manquant singulièrement de … modestie, dirons nous.

Par exemple, voici une séance où Pandora pose avec un couvre-chef assez proche de celui dont le bébé est coiffé.

(Finalement, c’est plus chouette sur le bébé, m’est avis …)

Pour ma part, côté vestimentaire, j’ai ressorti des cartons (autant vou

s dire que la fouille de la tombe de Keops – à côté des efforts qu’il faut déployer pour retrouver quelque choses dans ce Pxxx de chantier qu’est l’appart – c’est peau de zob, d’ailleurs à l’heure où je vous parle j’ai toujours pas remis la main sur le livret de famille, ça va être commode pour déclarer la gamine) les grenouillères, turbulettes et autres nippes taille 1 à 3 mois en prévision de l’arrivée (imminente désormais) de la Dauphine, la larme à l’oeil bien évidemment. C’est en manipulant ces toutes choses absolument minuscules que je me suis souvenue qu’un bébé, même quand on pond des golgoths de plus de 4 kilos, c’est petit. Je me suis habituée à l’Héritier, ses 16 kilos, et je prends doucement conscience (oui, il serait temps) qu’il va falloir retourner 3 ans en arrière. Les couches, les soins de cordon, le vomi (ah ça j’ai pas tellement arrêté d’un autre côté), la tétée à toute heure du jour et de la nuit (ah le bonheur de l’allaitement à la demande), les bains, les manipulations délicates, etc. Ca m’effraie forcément moins qu’il y a 3 ans (l’effet d’expérience, ah ah, je ne suis plus une primipare comme dirait l’autre), mais en même temps, je sais que je vais redémarrer de zéro ou presque, parce que le temps a (déjà) fait son oeuvre, et que plein de réflexes ou de connaissances ont disparu (accessoirement, j’ai une très mauvaise mémoire à moyen et long terme).

Il y a un peu plus de 3 ans, j’avais accouché le lendemain du terme. Cette fois encore, il semblerait que l’on prenne le chemin le plus long, puisque à J – 11, je n’ai toujours aucune signe avant-coureur d’un quelconque démoulage (on remercie le vendeur de carreaux qui m’a rappelé cette douce formule, qui, alors que j’errais dans son entrepôt la semaine dernière, est venu me demander d’un air inquiet, si par hasard, j’allais pas « démouler dans (son) entrepôt »). C’est une bonne chose pour les manards qui oeuvrent actuellement dans notre appartement (et qui me couvent d’un oeil inquiet lorsque je viens faire du « rangement » – c’est à dire remuer la poussière – dans l’appart). C’est moins chouette à mon sens, puisque comme toute fin de grossesse, tout est chiant comme d’hab, mais encore plus qu’avant. Ton ventre continue de grossir et te tire (d’ailleurs, c’est maintenant que la peau éclate et que les vergetures les plus coriaces arrivent, je t’envoie du rêve là, hein ?). Ta vessie est réduite à la portion congrue (bébé est installé dessus), et tu te lèves 3 fois par nuit (ça te prépare à l’open bar de l’allaitement). Ton dos et tes genoux te donnent l’impression d’avoir 75 ans. Ton humeur est de plus en plus délicate et aléatoire (c’est l’Epoux qui est ravi).

Sinon, autant j’ai oublié comment on soigne le cordon d’un nourrisson, autant je me souviens TRES BIEN de combien ça fait mal (doux euphémisme) d’accoucher, péridurale ou pas. La vie est décidément mal faite 🙂