10 ans.

Putain 10 ans.

Il y a 10 ans, le 2 avril 2000 je commençais à travailler (comme stagiaire), dans la Feurme. 10 ans. J’avais même pas 22 ans (je suis née un 12 avril), et je n’en menais pas large DU TOUT. Etudiante sortant à peine de l’Université, dans une boîte qui recrute à 95% des écoles de commerce de haut rang et des ingénieurs, je me sentais pas du tout à ma place. Passager clandestin, déjà.

Le premier jour, je portais un tailleur pantalon gris, un haut en angora rose pâle, j’avais les cheveux longs teints en roux jusqu’aux reins, une frange, et des joues de hamster, car je m’étais fait enlever les quatre dents de sagesse 5 jours avant (la vraie bonne idée ça).

Evidemment, 10 ans après, j’ai plutôt l’impression de faire partie des meubles, même si dans l’intervalle, on peut pas dire que je n’ai pas bougé (Villeurbanne / Rueil Malmaison / Villeurbanne / Lyon), sans compte mes délicieux et récurrents déplacements. 10 ans, une longévité que je ne m’explique pas, mais qui me questionne de plus en plus, au fur et à mesure que les rats les départs de ceux qui avaient été recrutés en même temps que moi se multiplient.

Je n’ai aucune raison objective de changer. Je fais exactement le métier qui correspond à ma formation initiale, et qui m’intéresse, même s’il présente des contraintes et me fatigue (genre la propale que tu termines seule comme un rat dans ton salon à 1 h 30 du matin, pas plus tard qu’hier). Je suis régulièrement augmentée et bien rémunérée, je travaille dans de bonnes conditions, j’encadre des gens (même que des fois je donne des instructions et ils obéissent) avec des gens intéressants et / ou sympas.

Je me dis que c’est couillon de changer de boîte par principe (et puis de toutes manières je n’ai aucun principe.)

(La photo la plus intéressante de l’année : mon bureau !)

Bref, 10 ans, j’ai l’impression que c’était hier, mais bon, sans doute que tant mieux, puisque je pense que j’ai bien encore 30 / 35 ans à taffer pour toucher une retraite un jour éventuellement.

Bon, c’est pas tout, mais j’ai un sac de voyage à préparer, et y’a l’Héritier qui me réclame une chanson de Lady Gaga (c’est bien le fils de sa mère tiens celui là).

PS : Pour la minute nostalgie : un post où je parle de ce que je fais en vrai, un autre où je parle des mysogynes qui m’entourent, les moments de looze, mon premier accident du travail, les raisons de mon départ de Paris vers Lyon, mon amour inconditionnel pour les Antilles …