Patience, optimisme et dihairesis

Mon blog et mon compte Twitter sont comme deux enfants putatifs (j’ai pas dit putassiers, je te vois toi là bas au fond). Je les chéris et les cajole, et quand je les néglige, je me traîne une mine légèrement coupable, un peu comme quand je renifle le derrière de la Dauphine (oui, toutes les mères le font, renifler le cul de leurs mômes, je vous assure), avant de la reposer en me disant que le changement de couche attendra bien un quart d’heure, ça ne sent pas SI mauvais. Là pareil, je renifle vois la dernière note, 15 septembre, et je me dis que quand même, ce blog sent la petite fille négligée … (et encore, je réponds UN PEU aux commentaires)

A vrai dire, je n’avais pas trop le coeur à poster, parce que ces jours ci je manque un peu de légèreté, de souffle vital. Et j’en ai fait un principe, je n’écris pas (ou peu) mon spleen ici. Je pourrais m’y autoriser (après tout je fais bien ce que je veux ici), mais non, quand je le fais, je le regrette. Peut être une forme de pudeur qui me rattrape, allez savoir (Sabrina, la pudeur, deux concepts irréconciliables ? la preuve que non). Mais ça va revenir hein. Il va falloir attendre un peu, quelques semaines, que l’horizon s’éclaircisse, ou du moins se clarifie.

(J’aime parler par ellipses, c’est bien chiant hein ?)

Dans un de ses prolifiques commentaires, Raymond, vieux lecteur libidineux et néanmoins ami des Amériques, citait comme deux de ses vertus cardinales la patience et l’optimisme. C’est rigolo, parce que moi c’est pareil. Je ne supporte pas l’attente, l’incertitude, ça me rend nuts. Et en attendant de savoir ce qu’il en est, j’envisage toujours la pire option. Certes, c’est la meilleure recette pour avoir de bonnes surprises. Mais c’est un peu usant, pour moi, pour les miens, cette propension au catastrophisme. Espérons que cette attente me donne des raisons de me tromper, et alors je me flagellerais pour me punir de mon indécrottable pessimisme.

En attendant (vous l’avez compris, ces temps ci, je passe mon temps à ATTENDRE, et ça me porte un poil sur les nerfs), je me suis rappelée de mes cours de philo en terminale, on lisait le manuel d’un stoïcien, Epictète (le vieux lapsus, j’ai d’abord tapé épicurien, à la place de stoïcien). J’avais trouvé ça lamentable, cette posture philosophique, notamment la Dihairesis (qui me faisait naturellement penser à la diahrée, on est très organique quand on a 16 ans), qui consiste à accepter de subir ce sur quoi nous n’avons pas prise. Je finis par me ranger aujourd’hui à l’avis qu’il faut un minimum de stoïcisme dans la vie. Accepter de ne pas avoir prise objective sur certaines choses, et s’y résoudre avec le sourire. Et sur le reste, savoir aussi lâcher prise, parce que tous les combats ne peuvent se mener à la fois.

(La vie est un petit restaurant, petit, mauvais et cher. Et en plus, c’est trop court. Elle est de Woody Allen. Vue ici.)

(Respire, et ne pense pas au pire. Elle est de moi celle là.)

ADDENDUM (à la manière de Diastème, qui a commis ce chouette article sur les règles du rugby) : autre attente qui se précise également, la sortie du nouvel album de Coeur de Pirate, Blonde. Le single Adieu est sorti, ça me plaît déjà. Ce petit bout de femme me plaît, me plaît beaucoup.


(Photo prise sur son Tumblr, extraite de son clip, assez drolatique je trouve.)

Moi je ne suis toujours pas blonde, mais depuis samedi, je suis BOUCLÉE. Ouais. Vous aurez une photo, dès que j’aurais arrêté de confondre mon reflet avec Mireille Dumas.

5 réponses sur “Patience, optimisme et dihairesis”

  1. Oui. OK. C’est bien beau tout ça. Mais … heu, c’est quand qu’on te revoit à poil ? Merci.

  2. Tu en as de la chance de te rappeler tes cours de philo, toi ! 😉
    Sinon, j’espère vivement pour toi que la légereté et ta « pêche » habituelle reviennent vite…
    et que nous ayons une photo de toi bouclée tout aussi vite !

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